mercredi 8 juillet 2009

Et voilà l'gros

La mort est une tragédie et on ne devrait pas rire du décès de quelqu'un, sauf en de très rares circonstances comme celle-ci:

Lundi matin, aux environs de 9h, deux gars complètement saouls se promènent le long de la route 138, à Boischatel. On aperçoit les deux gars lancer une bouteille de boisson dans un stationnement et également rechercher un endroit pour acheter de la boisson malgré l'heure matinale.

À un moment donné, un des deux gars décide de traverser la route sans vérifier la circulation de chaque côté. Il se fait frapper par une voiture (limite de 90 km/h sur la 138) et meurt sur le coup.

Son ami, probablement un peu secoué par l'événement, mais pas trop, continue de boire. Il va s'acheter une king can de Wildcat (interprétation personnelle pour ce bout de l'histoire) et continue sur sa lancée. Les journalistes arrivent un peu plus tard sur place et le questionnent sur les événements.

En introduction de l'entrevue, le journaliste dit que le type interviewé a continué de boire tout au long de la journée et ne semblait pas prendre conscience de la gravité de ce qui s'est passé. Les mots du compagnon survivant ressemblaient à ceux-ci (à lire avec la gueule pâteuse):

"L'auto est passée sur la lumière jaune comme ça arrive souvent. Mon chum a décidé de traverser au mauvais moment. Il est mort sur le coup. Et voilà. Ça aurait pu m'arriver moi aussi l'gros (le gros étant le journaliste)".

lundi 6 juillet 2009

Mon mal-être

Vendredi dernier, je dinais avec Claudine, la blonde de Ygreck, sur la rue Cartier. On discutait de tout et de rien jusqu'à ce que Claudine m'annonce, en posant les yeux sur la table: "Ça fait longtemps que je veux te dire ça. Je pense que t'es le genre de personne pour qui une psychanalyse serait appropriée. Dans tes écrits, il y a une espèce de mal-être qui ressort et ça pourrait être exploré plus en profondeur au cours de ce genre de séances…".

*****

Je suis ouvert à creuser dans mon subconscient. C'est ce que je fais (ou essaie de faire) moi-même depuis plusieurs années. Je pense toutefois que les personnes qui ne se questionnent jamais à propos de leur existence sont celles qui auraient le plus à avantage à rencontrer un psychologue, un psychanalyste ou une personne qui les incite à se remettre en question (comme ce que j'essaie de faire avec certaines personnes).

Quoiqu'il en soit, je serais prêt à essayer la psychanalyse, à tout le moins pour le fun. Par contre, si ça coûte 200$ de la séance, je ne sais pas si le plaisir de la chose est maintenu. À ce prix là, j'opterais peut-être davantage pour une dépense relative à un aspect de la vie situé plus au bas de la pyramide de Maslow. Comme un kit de couches pour bébé, par exemple.

Toujours est-il que ce qui m'a le plus fait réfléchir là-dedans, c'est le terme "mal-être". Est-ce que c'était le bon terme pour me décrire? Peut-être aux yeux de certains. Aux miens, j'ai plutôt l'impression d'être inconfortable avec le monde (la vie en général) qu'avec moi-même. Je ne pense pas être mal dans ma peau ou malheureux avec ce que je suis. C'est plutôt ce qui est externe à ma personne qui me pose problème: tout ce qui aurait pu se passer autrement, tout ce qui ne se produira jamais, le fait que la plupart des gens (y compris moi-même, peut-être) resteront toute leur vie nettement en-dessous de leur potentiel, la faible quantité de gens qui me semblent intéressants et que j'ai le goût de connaître davantage, l'idée d'avoir perdu certaines des rares personnes que j'aurai considérées spéciales, etc.

Je pense aussi que je mène une vie où l'anticipation du deuil prend beaucoup de place. Je n'en parle pas souvent avec les gens qui m'entourent, mais j'y fais parfois référence par écrit: en trame de fond, je suis convaincu que toutes nos relations sont encore plus éphémères qu'on ne le croit. Je pense aussi que la vie, le temps, et tous les grandes choses à propos desquelles on réfléchit ne sont pas là pour nous. Nous sommes là par hasard et on essaie de trouver une signification à des choses qui existent par hasard.

Il y a un an ou deux, j'avais écrit que, de façon imagée, la vie était comme un grand champ désert enneigé balayé par un vent froid. Eh bien je maintiens cette idée là. Le grand vent froid, c'est l'indifférence de la vie par rapport à notre petite personne. Et puis le grand champ désert, c'est ce que nous sommes (rien).

Une fois qu'on a pris conscience que la vie peut grossièrement se résumer à: naître par hasard, tisser des liens avec des gens et les perdre à tour de rôle, mourir, disparaître physiquement et spirituellement, on ne peut plus l'oublier. Ça reste là et je ne comprends pas les gens qui ne tiennent pas compte de cette très possible explication de l'existence, dans leur vision de la vie.
Je pense que mon mal-être, si c'en est vraiment un, est issu de cette prise de conscience et de plusieurs autres idées du même type.

Dans ce cas, peut-être que si mon mal-être n'est pas partagé, c'est que les gens n'ont pas poussé leur réflexion autant que moi quant à l'absurdité de l'existence.

Ou bien peut-être qu'ils ont mieux compris que moi que ça ne servait à rien de réfléchir à tout ça.

vendredi 3 juillet 2009

Notre grossesse, en date du 3 juillet 2009

J'avais pensé écrire un ou des textes débutant par "je t'écris quelques phrases toi l'enfant que j'aurai", histoire d'imiter l'introduction de la très mauvaise chanson d'Okoumé.

J'ai aussi souvent en tête le film "Always", avec Micheal Keaton. Dans ce film, le personnage principal est atteint d'une maladie incurable et décide d'enregistrer divers vidéos de lui-même afin d'en faire bénéficier son enfant qui naîtra probablement après son décès. Je ne suis pas sensé décéder prochainement, mais le principe de laisser des traces à son enfant de ce qu'on était avant sa naissance, je trouve que c'est une bonne idée.

En date du 3 juillet 2009, à moins de 3 mois de la date prévue d'accouchement, je n'ai pas grand-chose à dire sur la grossesse. Ça ne m'a pas changé, ça ne me fait pas angoisser, ce n'est pas au cœur de mes discussions avec qui que ce soit. Mis à part les maux de cœur, vomissements, angoisses et remises en question des premières semaines, on en est maintenant rendus à une phase plus sereine.

J'hésite toujours à qualifier trop positivement une période de ma vie car j'ai l'impression que ça ne prend que ça pour que le vent tourne et que de gros nuages s'installent soudainement. Un peu comme ces filles qui racontent à quel point elles vivent le grand amour, à quel point leur chum est différent et mieux que tous les précédents... et qui se font crisser là ou qui crissent leur chum là 2 semaines plus tard.

Enfin, on vit notre vie sans trop porter attention à ce qui s'en vient. On n'émet pas de réflexions ésotérique par rapport aux changements psychologiques, physiologiques, biologiques qui sont en train de se produire. On s'en calisse. En tout cas, moi je m'en calisse et si Aimepé ne s'en calisse pas, elle ne casse les oreilles de personne avec ça.

J'ai beau entendre à l'occasion que ma vie va changer, que je vais moins dormir, avoir moins de temps libres, que toutes mes priorités vont changer et ainsi de suite, je suis incapable d'accorder de l'importance à ces commentaires. Plusieurs imbéciles ont eu des enfants avant moi et j'ai l'impression qu'ils ont réussi à s'arranger malgré leurs facultés limitées. J'imagine que je garde tout le temps ça en arrière-plan, dans ma tête.

Ces temps-ci, la seule anecdote marquante que je vis et que j'ai à raconter, c'est que j'ai récemment découvert que parfois, lorsque Aimepé dort en ronflant le matin, si je mets ma main sur son bedon, je peux sentir que le petit poupon est loin de ronfler lui. Il est bien actif et me donne de petits coups de pied.

Je trouve ça bien amusant d'être en contact avec mon bébé pendant que ma blonde est en train de ronfler.

jeudi 2 juillet 2009

Lucette Vachon

Hier, la chanteuse IMA était invitée à Sucré Salé.

Guy Jodoin lui a demandé pourquoi elle s'appelait ainsi. Elle a répondu que le choix de ce nom avait été fait pour imiter Bono et Sting qui ont tous les deux un petit nom simple qui sonne bien.

En entendant ça, Aimepé et moi, on s'est dit que cette fille devait avoir un nom anti-commercial, comme Lucette Vachon.

C'est vraiment pas cool, une belle fille de 30 ans qui s'appelle Lucette.

lundi 29 juin 2009

Le gars qui voulait me faire peur

Parfois, je me dis que je devrais écrire de la poésie sur mon blog. J'aurais peut-être la paix et je pourrais faire du hamac l'esprit tranquille, sans avoir 2-3 crinqués sur mon dos qui sont déchainés à l'idée que quelqu'un comme moi puisse émettre une opinion qui ne fait pas leur affaire...

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Vendredi, en début d'après-midi, le téléphone sonne. Au bout de la ligne, un type se présente et me dit qu'il est un blogueur comme moi et qu'il aimerait me poser quelques questions sur "l'identité numérique".

Premièrement, je n'ai jamais entendu parler de ce type. Deuxièmement, je ne me rappelle pas lui avoir donné mon numéro ni lui avoir dit qu'il pouvait m'appeler pour me parler de quoi que ce soit. Troisièmement, la seule fois dans ma vie où j'ai entendu parler "d'identité numérique", c'est sur le blog de Noisette Sociale, comme raison de fermeture de son blog. Quatrièmement, pourquoi ce gars là ne m'a pas écrit un osti d'email?

Il me répond qu'il croit encore au bon vieux téléphone et me dit qu'il a rejoint comme ça plusieurs blogueurs. Il ajoute qu'il me contacte pour son travail dans le domaine des technologies. Afin de savoir un peu plus à qui j'ai affaire, je lui demande s'il aime mon blog ou non. Il esquive la question en me disant que sa démarche est scientifique et qu'elle se situe au-delà de l'appréciation. Malgré ce supposé détachement scientifique, il me sort une couple de petites menaces détournées ou de sous-entendus désobligeants tels que "habituellement, les gens qui écrivent un blog comme le tien ne travaillent pas de jour" ou "si j'avais voulu te faire chanter, j'aurais publié ton nom et une photo de toi en train de jouer au Twister sur mon blog" (je lui demande en quoi une photo de moi en train de jouer au Twister est dangereuse et il me répond que, selon lui, ce ne serait pas bien vu), "Pauvre toi, parmi tous les blogueurs, tu es un de ceux qui laissent le plus de traces et qui est le plus facile à identifier" et finalement que parmi tous ceux qu'il a contactés, je suis un des plus "paranoïaques".

Comme je n'aime pas vraiment son ton et ses menaces plus ou moins subtiles, je dis que pour continuer la discussion, y va falloir qu'on aille prendre une bière ensemble et que je vois à qui j'ai affaire. Il me dit qu'il doit aller chercher ses enfants à Sorel dans 10 minutes…

Ce type me contacte pour discuter d'un sujet et doit quitter 10 minutes plus tard!? Quessé ça? Déjà en partant, ça ne tient pas debout. Malgré tout, il accepte mon offre de bière et décide de laisser bretter ses enfants pour aller rencontrer un blogueur qui ne devrait selon moi qu'occuper une place de divertissement dans la vie de toute personne équilibrée.

Comme ma blonde a pris congé avec moi cet après-midi là, elle m'accompagne. On se rend donc au Village Huron pour rencontrer le gars qui est plutôt sympathique à la première approche. Aimepé lui demande pourquoi on est là et quel est son objectif. Il répond qu'il veut me parler d'identité numérique afin de comprendre comment un gars comme moi perçoit cette notion. Je lui demande de préciser ce qu'il entend par là et il me répond qu'une photo de moi saoul en train de vomir en 1987, c'est mon identité numérique. Il veut savoir ce que je fais pour la préserver. Je lui réponds que je ne fais rien de précis: la preuve, il est tombé sur des photos de moi en train de jouer au Twister (d'ailleurs, est-ce que je devrais me sentir mal d'aimer jouer à ce jeu là?) et il a réussi à me retracer et m'appeler au téléphone.

J'ajoute que, bien entendu, je n'aimerais pas qu'on affiche des photos de moi en train de jouer à un jeu de société en m'identifiant, mais si ça arrive, je ne fermerai pas mon blog pour autant. Ça prendrait plutôt des photos de moi en train de vendre de la drogue à des enfants ou en train de faire l'amour à une chèvre ce qui, à ma connaissance, n'existe pas. D'ailleurs, la préservation de mon blog ne tient pas à mon anonymat. Depuis le début, je pense avoir choisi un semi-anonymat qui en dit assez pour que quelqu'un qui le veuille vraiment puisse m'identifier. La preuve, un de mes nouveaux collègues de travail m'a identifié en dedans de 48 heures. Et puis, même sans la mention d'un prénom, d'une ville de résidence ou d'un emploi occupé, je pense qu'à peu près tout le monde peut être retracé sans trop de difficulté. Je ne suis pas intouchable tout comme aucun blogueur n'est intouchable. Mais bon, tant qu'on reste dans la légalité, c'est quoi l'osti de problème?

Ça fait que je lui réponds à peu près ça. Mais ça ne l'empêche pas de me poser à nouveau la même question à propos de l'identité numérique 3-4 autres fois au cours de l'heure qui suit. Le problème, c'est que le ton monte pas mal à plusieurs reprises parce que ce type semble croire que je le niaise. Mais je le niaise pas: je ne comprends pas où il veut en venir avec ses questions de 80 mots et 12 verbes aucunement illustrées par un exemple précis. Ce que j'ai vite compris, c'est que ses questions sont presque toujours liées au gros scandale à propos de Noisette Sociale. Ce gars là est un émissaire chargé de me faire peur, de m'avertir qu'il pourrait m'arriver quelque chose si je continue à dire que je n'aime pas telle ou telle personne pour telle ou telle raison.

"À quel point fais-tu des vérifications d'antécédents de tristesse d'une personne avant de publier quelque chose sur cette personne? Ça fait peut-être 4 tentatives de suicide qu'elle fait et tu viens peut-être de la pousser à faire une 5ème tentative". Euh, premièrement, si c'est le cas, je pense qu'il faut être débile pour penser que j'écris sur mon blog pour pousser des gens au suicide. Je ne suis qu'un ti-coune qui écrit ses opinions sur son ordinateur dans son sous-sol. Deuxièmement, si quelqu'un se suicide à cause de ce que j'écris sur mon blog, faut que cette personne là soit très instable et ait déjà fait de nombreuses tentatives par le passé. Parce que la vie est remplie d'épreuves nettement plus pénibles que de se faire dire par un blogueur qu'on est niaiseux, cave, qu'on a pas rapport. Troisièmement, s'il faut que je me renseigne sur chaque personne à propos de qui j'émets mon opinion, je ne dirai plus jamais rien à propos de qui que ce soit et personne d'autre ne le fera non plus. Que tous ceux qui blastent Jean Charest en prennent conscience: vous faites peut-être beaucoup de peine à ce gars là et vous devriez chercher des explications dans son enfance avant de le juger...

Le problème, c'est que certains blogueurs veulent devenir des stars ou des personnes influentes mais n'acceptent pas (i.e. deviennent très agressifs et utilisent des mots beaucoup plus durs et violents que ceux adressés à leur endroit) lorsqu'on émet une opinion défavorable à leur sujet. Ça doit faire 10 fois que j'écris ça, mais j'ai toujours autant l'impression d'être le seul à l'avoir réalisé.

De retour à la discussion. Le ton monte souvent entre nous deux. J'ai encore droit à certaines menaces ou sous-entendus tels que: "avant de te voir, je te donnais 6 pouces de moins, parce que t'écris comme un ti-cul", "j'ai vu 3 poursuites à ton sujet à l'ADQ" (what the fuck!?!?!), "fais attention, parce que t'es à ça de ta luck (faire un signe de 2 cm avec son pouce et son index pour indiquer un tout petit espace), "je vais te sortir d'ici par le fond de culottes", "qu'est-ce que ça va prendre pour que ça arrête?", "Aimerais tu ça que je dise sur mon blog que ta blonde est enceinte d'un mongol et qu'elle a l'air d'une belle fille mais que ses vergetures la rendent dégueulasse?" et ainsi de suite.

Le pire, c'est qu'à chaque fois que je lui pose des questions pour clarifier où il veut en venir (notamment les supposées 3 poursuites à mon sujet à l'ADQ), il me répond que "c'est pas important" ou que je le niaise, ou que je suis pathétique de ne pas comprendre où il veut en venir. Sacrament, ça se peut tu que je trouve ça important d'essayer de comprendre ce que ce gars là essaie de me dire? En fait, une des seules calisse de question à laquelle il me répond précisément, c'est pour me dire le nom de sa chanson préférée de Michael Jackson.

Comme ça ne s'en va nulle part, que ça s'étire et que ça s'étire et que le gars n'a l'air que de vouloir me garrocher une petite menace une fois de temps en temps, entre deux questions ambigües, Aimepé décide de s'en aller en disant que ça ne sert d'être là et que le gars est trop agressif. Je décide de partir avec elle.

Juste avant de sortir du stationnement, je me dis que ça n'a pas de bon sens de m'être déplacé jusque là sans en être arrivé à quoi que ce soit de concret. Je décide donc de retourner le voir seul afin de comprendre précisément ce qu'il veut. Je me dis que, seul à seul, ça va peut-être aboutir à quelque chose. Il ne veut rien savoir de me parler sans la présence d'Aimepé (!?!?!?!) en me disant que j'aurais besoin d'une témoin pour entendre la suite de ce qu'il a à me dire. Comme je lui dis qu'elle ne veut plus rien savoir, il me dit "Bon, ben décalisse". La tension monte encore et on est à deux doigts de se sauter dessus. Je finis par crisser mon camp, en beau tabarnac d'avoir perdu mon temps avec un gars manifestement pas bien dans sa tête et assez débile pour me faire des menaces.

Je pense que ce gars là n'avait pour mission que de me faire peur, de me donner l'impression que mon "identité virtuelle" de marde pouvait être dévoilée sans difficulté. Je ne pense pas qu'un père de famille comme ce type puisse être assez débile pour jouer au justicier comme ça sans avoir reçu de commande de la part de quelqu'un d'autre. Pendant une heure ou une heure et demie, je l'ai entendu me parler d'un paquet de trucs évasifs et abstraits, allant de poursuites bientôt déposées contre Renart l'Éveillé (???), du fait que j'avais eu de la chance de n'avoir contre moi qu'un poids léger comme Renart alors que lui, il aurait pu me sacrer à terre n'importe quand et qu'il me tenait par les couilles. Il m'a dit qu'il était remonté à moi par Facebook à partir de gens qui ne se connaissent même pas entre eux, qu'il avait été classé parmi les blogueurs les plus influents par Radio-Canada et qu'il avait rencontré plus de 400 blogueurs. Bizarrement, j'ai vérifié après coup sur Google Reader, et il n'y avait que 10 abonnés à son blog. Aucun des blogueurs assez connus que j'ai interrogés n'avait ni entendu parler, ni rencontré ce gars là malgré ses innombrables rencontres. Bref, je me suis fait raconter un paquet de trucs, mais rien ne semble tenir debout.

Ce vendredi là, ça faisait exactement 4 ans que j'étais blogueur. Et, sans que je ne m'y attende, ça allait être la journée la plus intense de toute cette fabuleuse blogo-aventure. C'était la première fois que quelqu'un me rejoignait dans la vie de tous les jours et voulait me donner l'impression que j'avais un collet de serré très étroitement autour du cou, comme un petit lièvre. Le problème, c'est que je ne me suis fait rien dire de concret. C'était juste un avertissement détourné qui s'étirait à l'infini et qui était accompagné de menaces.

Ça m'a vraiment fait chier qu'un gars ose m'appeler à la maison pour ensuite me faire des menaces comme ça. Pour la première fois de ma calisse de vie, je songeais sérieusement à déposer une plainte à la police.

Y'a toujours ben des sacraments de limites à faire une psychose sur mon cas.

vendredi 26 juin 2009

Un autre texte sur Michael Jackson

Comme Elvis Presley, Michael Jackson était devenu une joke humaine un bon moment avant de mourir. En fait, depuis le début des années 90 et ses accusations de pédophilie, je ne pense pas que bien des gens aient fièrement affirmé qu'ils écoutaient ses disques. En tout cas, pas en dehors des États-Unis. Bizarrement, tous ses albums, même ceux qui ont suivi les scandales, ont été numéro 1. Selon ce que j'en ai vu sur Internet, son album le moins vendu a été Invincible en 2001 avec 11 millions d'exemplaires vendus!

Je n'ai jamais été un grand fan de Michael Jackson, en tout cas, pas depuis mon adolescence. Je le trouvais kétaine, je n'ai jamais vraiment aimé sa chanson "Black or white" qui a été un de ses derniers gros succès que j'ai entendus de façon fréquente à la radio ou à Musique Plus, vers 1991-92.

Par contre, j'ai toujours trouvé que l'album Thriller était très solide. La première fois que j'ai vu le vidéo de la chanson "Thriller", j'avais entre 4 et 7 ans et je me rappelle que ça m'avait beaucoup marqué, probablement comme tous ceux qui ont mon âge. Je me rappelle aussi avoir entendu des chansons de Michael Jackson dans les discos de mon enfance et ça mettait toujours beaucoup d'ambiance. Je pense que c'est surtout pour ça que sa mort me touche. Ça vient toucher directement aux premières années de ma vie.

J'ai récemment appris par moi-même, en fouillant sur Wikipedia, que Michael Jackson avait composé lui-même plusieurs de ses chansons. En fait, sur ses 15 plus grands succès (tirés du disque HIStory), seulement 3 pièces n'ont pas été écrites ou co-écrites par lui. Ça m'a impressionné, parce qu'avec le style de musique qu'il faisait, je n'aurais jamais pensé qu'il écrivait lui-même ses pièces. J'ai beaucoup plus de respect pour les auteurs-compositeurs-interprètes que pour les interprètes uniquement, ce qui fait que lorsque j'ai appris ça, Michael Jackson a remonté de beaucoup dans mon estime. Même si c'était rendu un détritus humain aux yeux de la plupart des gens.

Sa façon de chanter était différente de ce qui se fait dans la musique et ça, on l'oublie trop souvent je pense. Son style était murmuré, agressif, anxieux, irrité. Je ne sais pas trop comment décrire ça, mais on n'a qu'à écouter ses chansons les plus connues pour entendre. J'ai de la misère à décrire concrètement sa façon de chanter, mais tout le monde qui s'y arrête 2 secondes peut réaliser qu'il y avait là quelque chose de différent. Il faut le faire, inventer une façon de chanter comme ça. Je reviens souvent avec les exemples de chanteurs que je n'aime pas, mais y'a pas un osti de Bruno Pelletier ou autre chanteur à voix qui est sorti des sentiers battus à ce point là.

Je ne sais pas trop si Michael Jackson a vraiment tâté le pénis de petits garçons. Possiblement, mais l'histoire n'est pas claire là-dessus. Je pense que son enfance a été très pénible, que son père a été très dur avec lui et ses frères et que ça explique (ainsi que son succès acquis à un très jeune âge) pourquoi il est devenu si fucké au fil des années. Les gens devraient beaucoup plus éprouver de pitié que de mépris à son endroit. C'était un pauvre gars complètement débalancé.

Malgré tout, au-delà de sa triste existence qui s'est terminée hier, je pense qu'on ne peut diminuer l'œuvre d'un artiste qui a eu un style qui sortait autant de l'ordinaire. Trop de musiciens sont d'exécrables copieurs pour qu'on puisse nier l'originalité de ce qu'à fait Michael Jackson.

jeudi 25 juin 2009

Quand c'est compliqué comme ça, ça me dérange pas de me faire fourrer

Au Québec, tous les gens qui ont un emploi et qui se font offrir une assurance médicaments par leur employeur sont obligés de souscrire à cette assurance.

Si l'employeur n'offre pas d'assurance médicaments, c'est la RAMQ qui nous assure selon un principe qui s'apparente aux assurances privées, mais en un peu moins dispendieux.
Depuis que je travaille et à chaque fois que j'y réfléchis, je ne comprends pas où réside l'avantage d'être obligé d'avoir à payer pour une assurance médicaments. Hormis quelques exceptions de gens maganés ou ayant des maladies rares, ça coûte combien en médicaments, en moyenne par année à la personne normale? 50, 100, 150$? Moi, en tout cas, ma moyenne annuelle doit être inférieure à 50$. Merci Jésus pour la santé dont tu m'as fais cadeau, mais est-ce que ça justifie vraiment que je doive payer 1 000$ par année à une compagnie avide de profits, sans jamais en retirer quoi que ce soit?

Et surtout, pourquoi suis-je obligé de payer pour ça? Est-ce que c'est dans la constitution canadienne?

J'ai fait un petit calcul afin de déterminer la rentabilité d'une assurance privée standard pour un célibataire. Les chiffres avancés peuvent varier légèrement d'un emploi à l'autre, mais je crois que mes calculs sont valables pour la majorité de la population:

  • Je paie environ 910$ par année en primes d'assurances médicaments (35$ par paye);
  • Par la suite, si je consomme des médicaments, je dois payer 50$ en franchise. Ainsi, les 50 premiers dollars de médicaments sont à mes frais;
  • 80% des dépenses qui suivent seront remboursées par ma compagnie d'assurance.
J'en suis arrivé à calculer qu'il fallait débourser 1 200$ en médicaments pour rentrer dans notre argent. Ainsi, avec 1 200$ de dépenses, la compagnie d'assurance rembourse 960$ (1 200$ X 80%) soit l'équivalent des paiements en prime (910$) et de la franchise (50$) que nous aurons déboursés jusque là. Bref, 1 200$, c'est le point mort à partir duquel on ne "perd" plus d'argent avec la compagnie d'assurances.

Je sais qu'il y a des gens qui consomment beaucoup de médicaments et qui sont décrissés de partout. Mais le principe des assurances, c'est pas de faire payer certaines personnes pour redonner (en échange d'une contribution) à d'autres personnes dans le besoin? Est-ce qu'il y a assez de gens qui consomment plus de 1 200$ de médicaments par année pour justifier que tant de gens aient à payer près de 1 000$ en primes par année? Qui, dans la population active, consomme pour plus de 1 200$ de médicaments par année?

Depuis quand on met de l'avant des programmes obligatoires comme ça sans que la masse y trouve son compte?!

Mais tout le monde s'en calisse. C'est comme les REER, les impôts, etc. Vu que c'est un sujet plate qui implique des calculs, tout le monde laisse ça de côté en se disant: "Bof, quand c'est compliqué comme ça, ça me dérange pas de me faire fourrer. Quand j'ai un break dans mon esprit, j'aime mieux penser à quelque chose de le fun. Comme une rivière qui coule. Ou une future sacoche."