mercredi 30 novembre 2011

RÊVE RÉALISÉ

Printemps 2005: Mon amie Amélie m'appelle en direct de la Direction des ressources humaines pour me faire part de son désarroi:

Elle me dit que là où on travaille, un gestionnaire a, en moyenne, 20 employés sous son autorité. Or, un gestionnaire en particulier a 23 employés sous son autorité. Elle veut que je lui calcule la différence de pourcentage entre ce cas précis et la moyenne. Je lui explique tranquillement le concept de la règle de trois. Elle ne comprend rien. J'explique une nouvelle fois encore plus tranquillement. Elle comprend toujours rien. Ça fait que je lui donne sa réponse pis avant de raccrocher, je lui fait remarquer qu'elle a quand même une maîtrise. Dans les jours qui suivent, je pose la même question à plein de gens autour de moi et je suis complètement abasourdi de constater que la majorité des gens ne comprennent rien à ce problème de catégorie secondaire 2. En fait, à part mon père et ma mère (pas particulièrement une championne en maths) et un ou deux gars que je connais, tout le monde est embarrassé par la question. Je la garde donc en stand by en vue de la réutiliser dans la catégorie "chose essentielle à savoir quand on étudie ou travaille dans un domaine axé sur l'analyse et la logique".

AUJOURD'HUI, J'AI RÉALISÉ MON RÊVE EN HIBERNATION DEPUIS PLUS DE 6 ANS: J'AI FAIT PASSER UNE ENTREVUE À UN GARS ET JE LUI AI DEMANDÉ S'IL ÉTAIT CAPABLE DE CALCULER UNE RÈGLE DE TROIS. LE GARS A DIT OUI. JE LUI AI FAIT UNE MISE EN SITUATION SIMPLE PIS IL ÉTAIT FOURRÉ.

ON VA QUAND MÊME L'ENGAGER PARCE QU'IL ÉTAIT BEN SMATTE.

mardi 29 novembre 2011

Plus on monte, plus ça pue

Je suis content d’avoir progressé dans ma carrière et d’être rendu chef d’équipe. J’ai l’impression d’avoir avancé dans la vie alors que j’ai souvent eu l’impression de stagner par le passé. Je gagne maintenant un meilleur salaire, j’ai des responsabilités plus importantes et plus d’impact dans l’organisation. J’ai pas vraiment de pouvoir mais je suis quand même plogué sur le pouvoir. En fait, la question est pas tant d'être plogué sur le "pouvoir" mais plutôt sur la prise de décision, en pouvant avoir une certaine influence.

D'un autre côté, plus je vois passer les décisions de près, plus je me dis que ce serait parfois mieux d’en savoir le moins possible. Ma position m'a fait prendre une grande bouffée de désillusion ou, de façon plus neutre, de réalisme...

J’autorise maintenant des factures mensuelles de 15 000$ pour un consultant poche qui sait même pas que la fonction « suivi de modifications » existe dans Word. En date de la semaine passée, le gars connaissait pas non plus l’existence de la touche « Print Screen » pis du logiciel Paint (bref, il savait pas comment faire des saisies d’écran). Quand le gars en question se pense bon et est méprisant avec pas mal tout le monde, c'est encore plus dur à avaler. Par-dessus le marché, j’ai eu un boss qui tolérait ce gars et qui est même allé jusqu’à retaper lui-même un document écrit tout croche par le consultant pour éviter de détériorer leur relation.

Le même gestionnaire acceptait qu’un gars rentre à 10h30 le matin « parce qu’il faisait ses heures en restant plus tard le soir ».

Ça s'appelait acheter la paix à fort prix, ou bien, agir comme une grosse moumoune.

Un autre gestionnaire est en train de régler un différent avec une firme de consultants qui chialait pour des niaiseries en leur donnant une montant compensatoire deux fois supérieur à ce qu’on avait convenu de leur donner auparavant.

On est en réunion ce matin et on convient tous ensemble d'un montant. Rendu à la réunion avec la firme, 3 heures plus tard, le boss décide de faire volte-face devant nous en doublant le montant offert à la firme. Sans aucun doute dans le but de régler le litige vite fait pour éviter que les instances supérieures n'entendent parler de cet épineux dossier. Faut pas mal paraître, faut que tout sous notre autorité ait l'air clean, quitte à se plier à du chantage ou du niaisage.

Bref, monter dans la pyramide, ça me rappelle quand j’avais parlé à Paul Piché au téléphone: c'est la désillusion. C'est de se rendre compte que quelque chose ou quelqu'un qu'on estimait ou qui nous fascinait de loin n'incarne vraiment pas ce qu'on croyait.

Ça pourrait aussi s'apparenter à rencontrer Cameron Diaz et réaliser qu'elle pue de la gueule.

jeudi 24 novembre 2011

Monsieur Lazhar

Une partie appréciable de ma vie est consacrée à la fréquentation de l'autocar des chûtes, matin et soir. Et puis, les jeudis soirs, ça m'arrive de me rendre au cinéma des chûtes pour profiter des films à 5 piastres. Lorsque je m'y rends par soirée hivernale, je prends garde aux plaques de glace pour ne pas faire de chute. Et quand le film débute, je me tais afin d'éviter qu'on me crie "Chut".

J'espère que vous avez bien ri avec ces abus lexicaux parce qu'à partir de maintenant, on rit plus, on pleure.

Synopsis
: Dans une école de Montréal, une professeure se pend dans sa salle de classe. Deux élèves la voient au travers de la fenêtre, les pieds au-dessus du vide, ce qui contribue probablement à la diffusion de l'information détaillée chez les autres élèves. Dans les jours qui suivent, un immigrant Algérien se propose comme remplaçant et obtient le poste après avoir mentionné qu'il adorait les enfants. Traînant avec lui son propre drame familial, il essaiera de comprendre ce qui a pu causer ce suicide.

Critique: Sachant que le film avait été réalisé par Philippe Falardeau, fils de feu Pierre, je m'attendais à un film avec des sous-entendus politiques tendancieux. J'ai été agréablement surpris de m'être entré le doigt dans l'oeil jusqu'au biceps. (MISE À JOUR: NE VÉRIFIANT PAS MES SOURCES AVANT D'AVANCER QUOI QUE CE SOIT, ÇA M'ARRIVE D'ÉCRIRE DES CONNERIES ALLANT DE "CONNERIE MINEURE" À "SUPERBE CONNERIE". CE LIEN DE PARENTÉ INEXISTANT EST PROBABLEMENT DE NIVEAU "CONNERIE MAJESTUEUSE". MERCI À MES SOURCES POUR CONTRIBUER À CONSOLIDER MON STATUT DE MÉDIOCRE SOURCE D'INFORMATION). Le film n'a rien de politique, enfin presque rien, à part deux scènes devant la commission de l'immigration du Canada. Grosso modo, le film traite de la réaction de l'école au complet face au suicide surprise d'une prof sur son lieu d'enseignement. On a le point de vue de presque tout le monde: la Directrice, les profs, les élèves... Et tout le monde est dépassé par ce qui s'est passé. Y'a pas de méchant, ou presque pas. Pas de tension, de violence, et presque pas d'histoire d'amour. Bref, ça dérive peu du sujet principal. Le film est aussi ponctué d'humour, ce qui fait en sorte que l'histoire pourrait être qualifiée de comédie dramatique.

Ça peut peut-être ressembler un peu à la Société des poètes disparus. Y'a pas de ressemblance frappante entre les deux films, mais les histoires se croisent un peu.

Les deux jeunes acteurs qui jouent les élèves principaux sont super bons. Il y a une scène-punch très marquante avec le jeune garçon qui est vraiment écoeurante. En fait, dans les 10-15 dernières minutes du film, il y a un super crescendo d'émotions qui aurait bien pu me faire brailler comme une fillette si ça s'était poursuivi 2 minutes de plus.

Somme toute, un très bon film que tous devraient voir. J'avais lu les critiques sur www.cinoche.com et le film m'attirait pas plus que ça. Possiblement que mon résumé n'est pas si vendeur que ça non plus. Mais c'est vraiment bon. Je suis sûr qu'une gang d'ados réussirait à rire dans les bouts dramatiques, juste pour avoir l'air hot. Mais s'ils s'y rendaient seuls plutôt qu'accompagnés, ils riraient pas pantoute pis peut-être même qu'ils pleureraient en silence sans jamais l'avouer de peur d'être victime d'intimidation pour cause de réaction de tapette.

Note finale: Au moins 8 bayous sur 10.

mardi 22 novembre 2011

Quand est-ce que la vie est devenue plate?

Quand est-ce que la vie est devenue plate?

À partir du moment où ma génération s'est mise à avoir des bébés...?

Ça me déprime d'assister à la reproduction de mon entourage. Pourquoi? Je sais pas vraiment. C'est en écrivant là-dessus que je m'efforce d'y réfléchir un peu pour trouver des raisons. Voici ce que j'ai trouvé:

1- Les gens avec un profil plate ou limité deviennent encore plus plates. En fait, ils deviennent habituellement figés pour toujours dans cet état une fois leurs enfants nés;

2-Je pense pas que des gens puissent avoir des enfants à contre-coeur, en tout cas, peu de femmes en âge de procréer ou non voilées. Par contre, je pense que plusieurs ont des enfants pour faire comme tout le monde, sans nécessairement s'en rendre compte. C'est un effet domino conscient ou inconscient comme la vie en regorge. Baignez dans un environnement de n'importe quel type, que vous le vouliez ou non, cet environnement vous influencera.

3-La réplication du pattern familial. Ce point là me fesse particulièrement dans la famille de mon père où la plupart de mes cousins/cousines ont le profil agricole/rural: achat d'une maison en banlieue ou en campagne, enfants conçus en relatif bas âge (dans la vingtaine), achat d'un 4X4, d'un ski-doo, d'un quatre-roues, d'un gros garage, même nombre d'enfants que la famille dont ils sont issus. Il y a peu ou pas de grand voyageur ou d'artiste dans le lot. Tout le monde est relativement uniforme et même ceux qui sont allés à l'Université ont un profil ou une mentalité de travailleur de shop en milieu semi-rural. Peut-être que c'est du gros jugement sale de ma part, mais de ce que j'en vois, mes cousins reproduisent le pattern steak-haché-patates de leurs parents.

Je passe parfois devant chez Christian, mon ancien ami de jeunesse qui habite tout près de chez moi mais que je ne côtoie plus depuis qu'il est marié avec une folle. Aujourd'hui, il a trois enfants, le nombre exact d'enfants de la famille dont il est issu. Il a une tente roulotte pareille comme celle de ses parents et il y a quelques années, pour aller travailler, il prenait l'autobus comme son père le faisait aussi en laissant l'unique char familial à la disposition de sa femme. Malgré cette quasi copie-conforme, je pense pas qu'il ait été une copie de ses parents au niveau de l'attitude ou de la vision de la vie.

En fait, il en était pas mal l'opposé au début de la vingtaine, soit à l'époque où on se tenait ensemble et qu'on composait des chansons dans mon sous-sol telles que "Fuck l'éducation" ou "Le B.S. solitaire". La vie était dégueulasse et les gens en général étaient des enfoirés. Même si ça fait des années que je ne lui ai pas parlé, je ne pense pas qu'il puisse avoir changé du tout au tout en devenant jovialiste. Mais sur l'aspect visible, on dirait qu'il veut maintenant calquer son modèle parental. Pis je sais pas précisément pourquoi, mais j'ai de la misère avec ça même si ça a aucun sibole d'impact sur ma vie. Peut-être que c'est le pâlissement de la personnalité et la conformité à l'image typique du jeune parent qui m'irrite?

Enfin, cette génération dont je fais partie me coupe pas mal l'inspiration. Mon déclin d'intérêt pour les blogs, et le vôtre, aident pas mal aussi.

lundi 21 novembre 2011

Déchets muqueux sur un document officiel

Aujourd'hui, un gars avec qui je travaille a dit au Directeur qu'il avait trouvé des crottes de nez sur les pages d'une analyse réalisée par un consultant qu'on veut crisser dehors.

On avait plein d'arguments pis ça, c'était l'argument massue.

dimanche 13 novembre 2011

Détermination

Je poursuis cette séquence inintéressante et laissant présager la fin imminente des publications sur mon blog avec un retour sur mon dernier cours de chef d'équipe à L'ENAP (école nationale de l'avalage de pénis).

Après 3000 ou 4000$ transférés du trésor public à l'ENAP et près d'une année à avoir des cours à raison d'un ou deux jours par mois, c'était maintenant la fin. Pour l'occasion, on a reçu un diplôme sans valeur accompagné d'une "activité de reconnaissance" consistant en une caresse morale prodiguée par les collègues du cours. Ainsi, lorsqu'une personne recevait son diplôme, les gens de la classe étaient invités à émettre un commentaire positif à l'endroit de la personne. Ou bien un commentaire à tout le moins neutre.

Quand mon tour est venu, 5 ou 6 personnes ont parlé. Évidemment, pour un portrait mieux balancé, il aurait fallu qu'on accepte les commentaires disant que j'avais l'air bête ou que j'étais baveux. Mais comme l'heure était au lichage dans le but de se laisser sur une bonne impression et nous donner le goût d'investir une couple de milliers de piastres sur une formation plus poussée à l'ENAP, ça a donné ça:

Déterminé;
Intelligent;
Discret;
Pince-sans-rire;
Rigoureux;
Grande capacité d'introspection.

Le commentaire que j'ai le plus aimé, c'est celui qui m'a décrit comme étant déterminé. Ça venait du gars avec qui je me suis le plus tenu dans le cours. Terry Fox m'a certainement surclassé à ce niveau là. La plupart des grandes vedettes du sport et de la musique aussi, mais à part ça, je pense me démarquer au milieu de gens normaux.

Ce qui est bien avec la détermination, c'est qu'on peut attribuer le qualificatif autant aux gens qu'on aime qu'aux gens qu'on n'aime pas. C'est peut-être ça que j'ai le plus apprécié: ça pouvait pas être de la basse flatterie alors que "gentil", "intelligent", "attentionné", ça peut toujours l'être et ça varie d'une personne à l'autre alors que la détermination est plus stable dans l'oeil de l'autre. Et je pense que c'est avec la détermination qu'on peut aller le plus loin dans la vie. L'intelligence est nécessaire à l'avancement de l'humanité mais je crois que beaucoup de Mozart s'assassinent eux-mêmes en vivant une vie axée sur la léthargie.

Y me reste juste à me rendre loin pour prouver et incarner ce que j'avance.

vendredi 11 novembre 2011

Que faire dans une atmosphère de merde

Depuis un bout de temps, au boulot, y’a une atmosphère de merde. Les gens s’haïssent pis ça arrête pas de chialer. Autour de moi, j'ai 2 ou 3 spécimens d'ultra-chialeux qui grugent ma parcelle d'optimisme. Jusqu’à tout récemment, mon boss venait régulièrement dans mon bureau pour me dire que telle personne était folle, que tel autre était cave pis que tel autre était un prédateur sexuel.

Pour la première fois de ma vie, je me suis mis à trouver que ça allait trop loin. Avec ces gens qui dénigrent tout le monde sans exception, je me suis mis à avoir envie de sacrer mon camp. Je me suis rappelé que Patachou m'avait laissé en partie pour des raisons semblables pis je me suis dit que la vie se chargeait de me faire payer en me retournant le même style de personnes que j'ai peut-être été, en y ajoutant toutefois un exposant 5.

Comme tout le monde s’haït et que plus rien ne semble être vraiment important, j'ai commencé à me sentir plus confortable, dans un environnement sans menaces (vu que plein de gens s'haïssent entre eux, je vois pas comment quelqu'un pourrait se mettre à m'haïr spontanément). Bref, je me suis mis à prendre ça avec un grain de sel, parce qu'anyway, y'a rien d'autre à faire.

Ainsi, aujourd’hui, Un gars est venu me voir pour me faire valider son dossier sur un système de gestion du rendement. C’est toujours un défi de créer un acronyme pour donner un nom à un système informatique. Le gars avait proposé GRE, comme dans Gestion du RE-ndement. Dans un élan de joie de vivre, je lui ai plutôt suggéré l'acronyme "GREMENT", si facile à retenir et si amusant. Je me suis trouvé super drôle, pis je me trouve encore drôle d'ailleurs. Je pense que les chances que ce soit retenu sont faibles, mais si c'est effectivement rejeté, c’est que les gens mériteront d’être malheureux dans leur petite vie plate de fonctionnaire. Quand le soleil se pointe en automne, il faut ouvrir les rideaux.

Convaincu qu'on peut autant conditionner les gens à être malheureux qu'à être heureux, je me suis dit que j'allais essayer de faire une petite différence dans cette ambiance de merde. Ce sont peut-être mes cours à l'ENAP qui ont fini par me brainwasher, par rapport au leadership et à la mobilisation de personnel. Mais enfin, aujourd'hui, j'ai pris deux résolutions:

  1. Lors de mes réunions d'équipe, on va s'appeler "ami". Comme dans "ami Patrick". On ne sera plus des administrateur de données, des architecte de systèmes ou des programmeurs-analyste. On va tous être des amis.
  2. Lors de ces mêmes réunions, je vais donner la parole au hasard à quelqu'un pour que cette personne émette une réflexion positive par rapport à la Direction ou la vie en général. Cette réflexion n'aura pas rapport avec le reste de la rencontre mais elle aura pour but de donner de l'espoir ou une matière à réflexion pour les gens de l'équipe.
Et c'est ainsi que rien ne changera mais qu'on se créera un micro-climat semi-merdique une fois de temps en temps.


11-11-11-11-11: J'étais là.

On est le 11-11-2011, il est 11h11. Je suis choyé par la vie car je suis là pour vivre ce moment complètement malade dans l'Histoire avec un grand H du Monde avec un grand M.

Y'a rien d'aussi hot qui a été vu depuis le 11 novembre 1111. Malheureusement, à l'époque, c'était l'obscurantisme du Moyen-Âge. Ainsi, la majorité de la population était analphabète ou trop préoccupée par la peste, le choléra et toutes les autres maladies qui se propagent lorsqu'on ne bénéficie pas d'un réseau convenable d'égouts. Bref, soit que les gens n'étaient pas au courant de la date du jour, soit qu'ils avaient d'autres chats à fouetter.

Pauvres générations disparues et mal informées. Tous ces Européens du 12ème siècle sont passés à côté d'un événement historique qui ne se reproduira plus jamais, à moins qu'on invente un 22ème mois d'ici l'an 2222.

Donc, aujourd'hui célébrons. Mais juste modérément vu que c'est pas une série parfaite de 1.

mercredi 2 novembre 2011

Occupy Quebec City (ou Montreal, ou Kuala Lumpur, ou autre...)

Vous considérez-vous comme étant assez indignés pour faire du camping à -5 degrés en plein centre-ville de Québec?

Non? Eh bien ça veut juste dire que vous faites partie du système. Le confort et l'indifférence ont eu raison de vous. Vous nous donnez envie de vomir, à moi pis mes 16 chums campeurs répertoriés à Québec.

Vous avez encore le temps de venir nous joindre, avant qu'on meure d'hypothermie pendant notre sommeil. Venez fumer de la shisha pis écouter du Bob Marley avec nous autres. Après 3 jours, on se sent même plus alors faites vous en pas avec la question de l'hygiène.

GET UP STAND UP, DON'T GIVE UP THE FIGHT!

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Holy Fucking Shit. Je suis prévisible, ça fait 6 ans que j'écris la même chose contre les granos. Bon, je m'en fous un peu d'eux. Si l'autobus m'avait pas débarqué directement à côté de la cellule de résistance de Québec hier matin, j'en aurais jamais parlé.

En tout cas, à la radio ce matin, quand ils ont dit qu'il y avait 17 campeurs de répertoriés, je me suis dit que c'était pas vraiment un succès. Mais vu que les seules personnes ayant le profil pour faire du camping à -5 ou -10 degrés pendant la nuit sont des jeunes en année sabbatique entre le cégep et l'université (donc déçu de manquer leur grève étudiante cette année), ça donne quand même un bon score de réussir à en rassembler 17 au même endroit.

J'y crois pas aux mouvements de ce genre. On se fait fourrer, mais vraiment pas assez pour qu'il y ait un vrai soulèvement qui va changer les choses. Faut pas juste que le gouvernement soit corrompu ou que nos placements fondent pour qu'y se passe de quoi. Faut que le gouvernement emprisonne et tue nos familles.

Je crois plutôt que ça va prendre un 21 décembre 2012 pour que les choses changent vraiment dans le système boursier international pis à tous les autres niveaux où ça va mal.

Ça s'en vient pis ça va être un méchant beau défi à relever.