Ça fait qu'on a commencé par la rue des Braves, soit la fameuse rue où Jacques Parizeau résidait dans le temps qu'il était Premier Ministre. Me semble qu'ya aussi un ou deux ambassadeurs qui résident ou résidaient sur cette rue là. Ça fait qu'inutile de dire que j'étais fébrile comme c'était pas possible à l'idée de recevoir des bonbons de la part d'ambassadeurs et de diplomates.
DÉCEPTION CRUELLE DE LA VIE UNE FOIS DE PLUS: Les gens de Sillery (c'était plus marqué dans un autre quartier que sur la rue des Braves, mais quand même, quand la valeur moyenne des maisons où on va cogner doit être de 500 000$, on s'attend à recevoir plus de bonbons qu'à Limoilou mettons) ont été cheaps comme c'était presque pas possible. Même dans mon quartier de classe moyenne où le revenu per capita doit être 3 ou 4 fois inférieur à celui des quartiers riches de Sillery, on reçoit plus de bonbons. On a même reçu des raisins secs. AYOYE. Le monsieur donnait une ou deux boites de raisins secs par enfant pis c'était tout. Faut s'assumer en tout cas. J'aurais jamais été capable de faire ça. Finalement, j'admire ce vieux monsieur pour oser être ce qu'il est: un osti de déconnecté.
Le sac se remplissait pas vite et les raisins secs ont donné le coup de grâce à Sillery. Il fallait changer radicalement d'endroit. On s'est donc dirigés vers Breakeyville, plus précisément le coin de la ville situé tout juste à côté du golf de Jeff Fillion. Ce nouveau développement compte des maisons luxueuses comme on en voit rarement, notamment cette fameuse maison de dimensions très vastes avec un garage triple et un cabanon en briques. J'ai jamais vu un cabanon en briques de ma vie et je suis pas mal certain que vous aussi. Ça a juste pas de bon sens. Le cabanon doit valoir la moitié du prix d'une maison dans certaines villes.
Ça fait que Elmo a visité une bonne vingtaine de maisons cossues de cette banlieue où les gens ont été nettement plus généreux. Probablement parce que plus de jeunes familles y habitaient?
À 20h, les lumières commençaient à s'éteindre partout. Plusieurs personnes n'avaient plus de bonbons. J'imagine que toute la ville s'était donnée rendez-vous dans ce quartier pour prendre aux riches et redonner aux enfants. On est partis à notre tour pour faire le décompte de ce qui avait été ramassé. Notons à l'extrême gauche les deux paquets de raisins secs arborant la même image qu'en 1981, quand j'en mangeais.
Somme toute, un butin moyen considérant l'opulence des endroits visités.

