mardi 30 août 2011

What a feeling

Dimanche soir, on revient de souper au chalet de mes parents. Le Ministre nous avait bien averti de ne pas sortir de chez nous, mais on s'est essayé quand même.

Vers 18h, une panne de courant survient. On est plongé dans la noirceur et ça devient plate assez vite. Ça fait qu'on se met à bailler à répétition et on décide de repartir de là vers 20h30.

Arrivé dans le haut de la côte, pas très loin de la jonction avec la route 132, je vois que l'ouragan Irene Cara a cassé un gros arbre en deux. Ça bloque le chemin qui mène à la sortie. De chaque côté, y'a un fossé donc c'est impossible de passer ailleurs. Je m'attendais à voir des débris, mais je pensais que ça allait être sur la grand route (et que j'allais pouvoir faire du slalom au travers).


Je sors de l'auto et tente de déplacer l'arbre. C'est pas super lourd, mais l'arbre est jammé après quelque chose.

Soudain, je découvre la raison de la panne d'électricité: l'arbre est tombé sur les fils électriques.

Je lâche le tronc pis je dis quelque chose de super hot comme : "Fuck, je peux pas toucher à ça moi!". Pis on fait marche arrière jusqu'à un coin où je peux me retourner pour descendre par en avant jusqu'au chalet.

Rendu en bas, mon père et son cousin me disent que j'aurais pu me faire électrocuter à mort. C'est un choc post-traumatique pour moi. C'est dur pour les émotions de réaliser que j'aurais facilement pu rejoindre Elvis Presley, Janis Joplin, Jésus, Martin Luther King, Jack Layton, Abraham Lincoln, René Lévesque, Ian Curtis, Mahomet, Isaac Newton, Francis Bacon, Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Marlon Brando, Adolf Hitler, John Lennon, Winston Churchill, Pierre-Eliott Trudeau, Pythagore, Platon, Aristote, Socrate, Jules César, Nicolas Machiavel, Ramses I, Ramses II, Ramses III, Ramses IV, Ramses V, Jean-Paul I, Jean-Paul II, Syd Barrett, Jean-Paul Sartre, Jimi Hendrix, George Harrisson, Joe Strummer, Christophe Colomb, Jacques Cartier, Samuel De Champlain, Robert Bourassa, Thomas Edison, Keith Moon, Alfred Nobel, Marie Curie, Charlemagne, James Dean, Marilyn Monroe, Kurt Cobain, Jeanne Calment, Hiro-Hito et Gilles Villeneuve de façon aussi banale que ça.

Me semble que je mérite au moins un cancer.

dimanche 28 août 2011

3 heures du matin, discussion dans un char

Vendredi soir, je vais au Dagobert avec un ami. La musique est forte à s'en perforer les tympans. L'ami est ben chaud et est même sur l'excstasy, parce que tous ses chums de shop trippent là-dessus et que si tout le monde le fait, ça doit pas être si pire que ça.

Après avoir fait caca au Maurice, avoir eu un gros mal de ventre post-caca et avoir très mal feelé (à cause de sa pillule?), il réussit quand même à être en mode chasse agressive. Il se frotte après presque tout ce qui bouge. Sur la piste de danse du Dagobert, il tombe sur une super-salope qui se frotte vigoureusement après plusieurs gars et qui frenche même une ou deux filles. Après l'avoir taponné pas mal, il me dit: "Elle a pas de bobettes!". C'est clair que cette fille là veut se faire honorer aussi tôt que possible et qu'elle est pas vraiment regardante sur qui ou quoi s'essaye sur elle.

Ça fait que mon chum est pas mal en business mais malheureusement, la fille doit quitter pour aller travailler à son dépanneur. Ils échangent quand même leurs numéros respectifs et peut-être même envisagent-ils de s'ajouter à Facebook. J'ai pas tout vu et entendu, j'étais occupé à perdre l'ouïe.

Plus tard, dans l'auto, sur le chemin du retour:

-En tout cas, si un jour tu la fourres, j'espère que tu vas mettre au moins deux condoms!
-Ouin!
-La fourrerais-tu?
-Ché pas...
-Ben mettons, combien tu lui demanderais pour la fourrer? Si elle te donnait 20 piastres, est-ce que tu la fourrerais?
-Ben oui!
-Ouin mais oublies pas que ça te prendrait deux condoms, faque faut que tu déduises deux piastres!

MERCI D'AVOIR VISITÉ CE BLOG POUBELLE DANS LA PLUS PURE TRADITION DE TOUT CE QUI SE DIT OU S'ÉCRIT À QUÉBEC. JE CONCLUS EN QUALIFIANT CETTE FILLE DE CRISSE DE PLOTTE ET EN DISANT QUE TOUS LES HABITANTS DE MONTRÉAL SANS EXCEPTION SONT DES OSTIS DE CAVES.

samedi 27 août 2011

En studio avec les Beatles

J'ai emprunté un super bon livre à la bibliothèque. Ça s'appelle "En studio avec les Beatles" et c'est de Geoff Emerick, l'ingénieur de son ayant travaillé avec les Beatles de 1963 à 1969, soit de leur première séance d'enregistrement à leur dernière (avec quelques interruptions au cours de la carrière du groupe).

Le livre est très intéressant à lire. On y trouve plein d'anecdotes par rapport aux Beatles, aux personnalités de chacun et à l'enregistrement de plusieurs de leurs chansons.

Par exemple, on apprend que Paul s'est trompé pendant sa prestation au piano de Hey Jude. Mécontent, il a dit "Fucking Hell" entre deux vers de la chanson. John Lennon a réalisé que l'exclamation avait été captée sur bande et a décidé de la conserver pour en faire une "inside" pour le groupe. Le mixage camoufle un peu les gros mots, mais on peut quand même les entendre si on fait très attention et surtout, si on a des écouteurs et qu'on met le volume dans le fond (j'ai écouté le tout sur Youtube et, personnellement, j'ai pas été capable d'entendre le tout même si j'entends une voix imprécise en arrière).

Au niveau des membres du groupe, j'ai été surpris d'apprendre que personne, à part Paul McCartney, n'était vraiment agréable à côtoyer.

John pouvait être très drôle et très sympathique mais sa personnalité était la plus changeante de tous. Parfois, il pouvait subitement devenir agressif et méchant sans raison, ou presque. Lennon est aussi dépeint comme n'ayant pas confiance en sa voix et voulant toujours qu'on y ajoute des effets pour la rendre méconnaissable. Finalement, on dit de lui qu'il était naïf et s'est associé à des crosseurs ou des illuminés comme Alan Klein (dernier gérant du groupe) ou Magic Alex (gars bizarre ayant été en étroit contact avec le groupe vers la fin des années 60. Le gars en question se qualifiait d'inventeur de trucs qui ne tenaient pas debout, comme un vaisseau spatial ou de la peinture invisible).

George ne parlait pas beaucoup et était le moins chaleureux des Beatles. Il n'était pas particulièrement sympathique. De plus, c'était un guitariste très ordinaire au début de la carrière des Beatles, à peine capable de jouer un solo simple. Paul McCartney était un bien meilleur guitariste pendant une bonne partie de l'histoire du groupe. C'est d'ailleurs ce dernier qui joue quelques solos que George était incapable de jouer (notamment celui de la chanson "Taxman" qui est pourtant une composition de Harrisson).

Contre toute attente, Ringo est décrit comme quelqu'un qui ne parlait pas beaucoup et qui se tenait en retrait. Il n'était pas particulièrement sympathique non plus et était supposément le plus sarcastique de tous les Beatles. J'avais jusque là pensé que c'était le Beatle le plus sympathique et amusant.

Dans le livre, on voit que le groupe était à l'origine constitué de quatre amis qui ne prenaient rien au sérieux et qui s'amusaient à quatre gars qui se détestent et qui n'ont plus le goût de collaborer ensemble. À compter de leur retour d'Inde, en 1968, plus rien n'allait. En plus, Yoko était rentrée dans le décor et donnait son avis sur tout, tout en assistant toujours aux séances des Beatle. John appelait d'ailleurs celle-ci "maman" et prenait plein de drogue. George voulait être en Inde. Paul voulait que le groupe se dépasse et continue d'avancer. Ringo jouait aux échecs avec les assistants du groupe.

Les pires moments du groupe ont eu lieu en 1968, lors de l'enregistrement de l'album blanc (qui est considéré par plusieurs comme le meilleur album du groupe). Les séances d'enregistrement étaient invivables. Paul et John ne voulaient plus collaborer ensemble et méprisaient leurs chansons respectives. Un temps fou a été passé sur "Ob-la-di-ob-la-da", quel Paul voulait toujours perfectionner mais que John détestait. La toune a presque rendu tout le monde fou. Mais de l'autre côté, John se désintéressait tranquillement du groupe et n'a d'ailleurs que peu collaboré à l'album "Abbey Road" qui est lui aussi considéré comme un des meilleurs du groupe (comme Lennon n'a pas beaucoup participé à Abbey Road et moyennement à Sergeant Pepper's, on peut presque dire que deux des meilleurs albums de l'histoire de la musique sont l'oeuvre de Paul McCartney).

C'est donc un excellent livre que je recommande à tous les fans de musique populaire et ceux qui connaissent un peu les disques des Beatles. Si on n'a jamais entendu Sergeant Pepper's Lonely Hearts Club Band ou Abbey Road, on peut quand même apprécier le livre, mais étant donné les nombreuses références aux albums ou aux chansons, j'imagine que la lecture du livre peut s'en trouver moins intéressante.

Sans le rock and roll, la vie NE VAUDRAIT PAS la peine d'être vécue.



lundi 22 août 2011

Deux morts et demi en une journée

Aujourd'hui, sur la page Facebook de mes retrouvailles de 15 ans du secondaire, j'ai appris qu'un gars qui était dans ma classe en secondaire un, s'était suicidé il y a deux ans. Ayoye. Ça fesse toujours d'apprendre que quelqu'un qu'on a connu étant jeune n'existe plus. En fait, ça fesserait même de juste savoir qu'il est mort d'un accident. J'suis pas encore assez vieux pour que ça soit une banalité quotidienne de trouver des ex-camarades de classe dans les décès divers du journal ou ailleurs. Et je me demande une fois de plus combien sont morts parmi tous ceux que j'ai connu au primaire ou au secondaire?

Toujours sur Facebook, je viens d'apprendre qu'Henry the Dog, le meilleur ami de Mark Prindle (mon chroniqueur de rock and roll préféré) est atteint du cancer. Sa tumeur est immense selon Mark, donc c'est pas de très bonne augure. Quand la femme de Mark l'a sacré là l'année passée, le seul soutien de Mark était son chien et le voilà qui se dirige vers le paradis des chiens.

Pis y'a Jack Layton qui est mort aujourd'hui par surprise. Mais à quoi ça sert d'être jovial et positif si on peut faire des métastases aussi rapidement que ça?

jeudi 18 août 2011

À propos du fleuve

En passant une partie de mes derniers étés aux abords du fleuve, j'apprends toutes sortes de choses. La plupart, et probablement même la totalité, sont inutiles. Pourtant, ça m'intéresse et ça m'égaye même d'apprendre ce genre de trucs.

J'ai principalement appris à connaître le fleuve.

Quand on est à Québec ou à Montréal, le fleuve est pas très large. Quand on est un peu plus en retrait et que les deux rives sont plus éloignées, le fleuve offre beaucoup plus de contrastes, notamment au niveau des marées.

Lorsque la marée est basse, le fleuve recule de peut-être 500 mètres parce que la déclinaison du fleuve est très faible (dans le coin de notre chalet en tout cas). L'année passée, on a traversé le fleuve avec un sonar sur la chaloupe et j'ai pu voir à quel point le fleuve était peu creux jusqu'au chenal (espace navigable pour les gros paquebots et délimité par une bouée verte du côté sud du fleuve et une bouée rouge au nord). Grosso modo, pendant au moins un kilomètres, la profondeur variait entre 6 et 12 pieds. Puis, arrivé au chenal (large de seulement 100 ou 200 mètres à certains endroits), la profondeur se met à croitre drastiquement, jusqu'à 80 ou 100 pieds. Impossible de réaliser ça sans sonar. On a juste l'impression que le fleuve est une grosse flaque d'eau. Mais si ça se vidait, on verrait qu'il y a une étroite crevasse au milieu du fleuve et que le reste est une légère pente qu'on peut gravir sans difficultés.

La marée haute est idéale pour se promener en kayak ou en bateau de par sa proximité mais aussi de par le courant qui est de beaucoup inférieur à celui de la marée basse. Si j'ai bien compris le principe, à marée basse, le courant du fleuve est réparti sur une plus petite surface, ce qui implique un courant augmenté.

Quand on regarde le fleuve sur une carte, ça a l'air assez droit. Pourtant, sur une carte détaillée, on voit que le fleuve est pas mal croche. Pire, le chenal est très étroit et encore plus croche que le fleuve. Ce qui revient à dire que le fleuve est très inégalement creux et qu'un bateau qui remonte ou descend le fleuve doit naviguer tout croche pour éviter de toucher le fond. J'imagine que le trajet prend au moins deux fois le temps impliqué par un voyage en ligne droite. C'est impressionnant de voir qu'un bateau doit avoir à virer de presque 90 degrés pour poursuivre sa trajectoire dans le chenal. L'optimisation a pas sa place sur le fleuve. En tout cas, pas l'optimisation des distances.


Qu'est-ce qu'un charognard et qu'est-ce qu'un oiseau de proie? Probablement que les chasseurs sont au courant, mais la plupart des gens pourront vivre jusqu'à 80 ans sans savoir la différence et surtout, sans la voir. J'ai appris cette année que, grosso modo, un oiseau charognard c'est très laid et qu'un oiseau de proie a une allure plus noble.

Les charognards, comme l'urubu, se nourrissent de poissons (ou autres animaux) morts échoués sur le rivage alors que les oiseaux de proie préfèrent la nourriture fraiche, ce qui leur confère une allure beaucoup plus saine.

Je pensais que l'aigle à tête blanche était presque disparu de la surface terrestre, mais, comble de la surprise, y'en a aux abords du fleuve, dans Lotbinière. Cette fin de semaine, j'en ai vu un planer au-dessus du chalet. Il ne battait à peu près pas des ailes et avait une envergure qu'on ne pouvait pas confondre avec celle d'un corbeau. C'était clairement un oiseau de proie qui vole très haut afin de pouvoir voir tout ce qui peut être mangé dans les environs.

On pense aussi avoir vu un aigle à tête brune sur le rivage il y a quelques semaines. Il avait l'air d'attendre quelque chose. On voyait ses grosses serres, plus grosses et beaucoup plus massives qu'une main d'adulte. C'est vraiment impressionnant à voir quand on ne connait que les colibris, les corneilles, les canards et les mouettes qui tournent autour des fast foods. C'est le genre d'oiseaux qu'on ne pourra jamais voir dans un endroit moindrement urbanisé.

J'aime beaucoup le fleuve. Sa grandeur, sa tranquillité occasionnelle, le bruit sourd des gros bateaux de marchandises qui arrivent de je sais pas trop quel pays et qui nous passent dans la face à chaque jour, ses couchers et levers de soleil qui s'étirent sur une plus longue période qu'en ville et qui sont nettement plus spectaculaires. Je me levais justement à 5h30 pour faire pipi en fin de semaine et je me disais que ça aurait valu la peine de prendre une photo. Malheureusement, à 5h30 du matin, c'est difficile d'être vraiment déterminé. Ça fait que j'ai remis ça à mon prochain pipi matinal.

Enfin, quoiqu'il en soit, la campagne, autour du fleuve, c'est un environnement complètement différent de ce qu'on est habitué de voir et dans lequel c'est impossible, ou presque, de développer un ulcère ou un cancer. Combiné à une poignée quotidienne de fruits des champs remplis d'anti-oxydants, on a la recette gagnante pour une longue existence heureuse.

lundi 15 août 2011

Eau de javel VS larves

J'en suis à la moitié de mes vacances et, vu que je fais office de gardienne à plein temps, y se passe pas grand chose. En dehors des 2-3 promenades en vélo jusqu'au parc à chaque jour afin d'y faire 15 minutes de balançoire, 10 minutes de glissade pis 5 minutes de bascule, c'est assez tranquille.

La chose la plus spectaculaire qui m'arrive ces temps-ci, ce sont les innombrables larves qui ont récemment vu le jour dans ma poubelle.

Y'a quelques semaines, ça commençait à sentir la marde quand j'ouvrais la poubelle. Je me suis dit qu'yallait sûrement y'avoir des conséquences visibles à cette odeur, mais j'ai rien fait parce que je devais avoir quelque chose d'autre à faire, comme me ronger les ongles d'orteil ou flatter mon chat.

Je sais pas si c'est à cause des restants de PFK qui ont mûri dans la poubelle pendant deux semaines (étant donné qu'avec la nouvelle politique de compostage de la ville de Lévis, les poubelles ordinaires passent seulement aux deux semaines,). J'aurais peut-être dû mettre le PFK et d'autres déchets alimentaires au compost plutôt qu'à la poubelle mais bon, c'est tellement mélangeant ce triage des déchets. Anyway, l'autre jour, dans le petit contenant (supposément hermétique) de compost destiné à l'intérieur des maisons pour récupérer les déchets au jour le jour, y'avait un paquet de mouches alors que j'avais jeté ma pelure d'ananas la veille ou l'avant veille. Des mouches en dedans pis des larves dehors, c'est le jack pot.

Le compostage, c'est pas propre-propre à moins d'être assidu sur le transfert poubelle d'intérieur vers poubelle extérieure. Ça me ravit pas ben ben. Mais faites donc ce que vous voulez si vous voulez sauver la planète, gang de crisse de granolas.

En tout cas, pour faire une histoire courte, avant-hier, j'ai pitché un fond d'eau de javel dans la poubelle pis le lendemain, j'ai vu que ça avait rien fait puisque les larves étaient encore là. Alors hier, j'ai acheté un gros cruchon de 5,84 litres à l'épicerie pis j'ai dû en verser 2 litres dans la poubelle. Ce matin, j'ai ouvert le couvercle pour voir ce que ça avait donné. Et quelle ne fut pas ma surprise de voir que les larves étaient encore là et que contrairement à ce que j'aurais pensé, l'eau de javel les avaient rendues encore plus animées et de fort bonne humeur. Elles ont seulement sacré le camp du fond de la poubelle vers le haut pour continuer leur party.

Je déclare donc l'eau de javel bien pratique pour tenter un suicide ou un empoisonnement mais impuissante pour tuer des larves dans un endroit clos.


jeudi 11 août 2011

Podio-fascination

Aujourd'hui, j'ai appris que je connaissais bien un adolescent qui fréquente des sites de pieds. Sites de pieds dans le sens de fétichisme du pied. Fétichisme du pied dans le sens de JE ME BRANLE EN REGARDANT DES PIEDS PIS DES ORTEILS SUR INTERNET.

Ça fesse de:
A-Savoir qu'y a du monde qui trippent vraiment sur cette partie de l'anatomie (c'est pas une joke finalement cette déviance là);
B-Connaitre personnellement une de ces personnes;
C-Réaliser que cette personne a réussi à développer une fascination sexuelle pour la partie de l'anatomie qui est la plus anti sexuelle sans avoir atteint l'âge pour conduire un scooter.

lundi 8 août 2011

La proposition et le gars qui lichait les marches


LA PROPOSITION

Samedi soir, vers 2h du matin peut-être, je commence à être pas mal claqué. Camping Boy est décidé à compléter le voyage en se défonçant complètement et en jasant avec le plus de monde possible. J'aimerais en faire autant, mais j'ai mes soirées antérieures (et peut-être aussi mes joints) dans le corps. Ça fait que je décide de quitter le St-Barnabé (bateau échoué recyclé en bar avec une ambiance d'épave) pour me diriger vers le bar de la Marina, à environ 5 minutes de marche.

Un peu avant d'arriver à marina, j'ai pas mal envie de pisser. Comme la rue est déserte, je décide de me laisser aller sur un panneau à côté de la route. Pendant que je change mon petit poisson d'eau, je réalise qu'un gars est debout dehors et regarde dans ma direction. Fuck, j'espère que c'est pas une police...

Je fais comme si de rien n'était pis je continue jusqu'au bar.

J'y rentre et c'est pas vraiment ce que je recherche. Y'a un groupe de musique, mais tout le monde est assis sur une chaise et tape des mains. J'ai pas rapport là. Ça fait que 2 minutes plus tard, je rebrousse chemin pour retourner au bateau.

En sortant, le gars qui était dehors embarque dans sa caravan et démarre le moteur. Merde, je pense que je vais vraiment me faire donner un ticket. Le gars s'arrête à côté de moi, baisse la fenêtre et entame la discussion de façon inaudible/incompréhensible:

Lui: Grmlbmrblmrb
Moi: Hein?
Lui: Ffdjkfsolfsdns
Moi: Pardon???
Le type en question est un homme de 45-50 ans, pas très grand, un peu dodu. Il a l'air gêné. C'est définitivement pas un policier.
Lui: Est-ce que t'es du coin? (pas aussi clair que ça parce que le gars bafouillait pas mal tout en ayant un gros accent gaspésien/acadien)
Moi: Non, pas vraiment...
Lui: Est-ce que tu connais un bar gai?
Moi: Non... ben peut-être le bateau? (probablement le bar le moins gai de toute la Gaspésie)
Lui: Ben toi, est-ce que t'es gai? Est-ce que tu voudrais que je te suce pis tu me suces?
Moi: Euh, ben pas vraiment... Ça prendrait pas mal de drogue pour ça.
Lui: Ben, j'ai du pot... Pis j'ai de la boisson aussi...
Moi: Non, ça va me prendre quelque chose de pas mal plus fort que ça, comme du Christal Meth par exemple...
Lui (se frottant les bras et le corps, soit par gêne, soit par excitation... dur à dire): Aweille donc, embarques, on va avoir du fun!
Moi: Non non, moi je fais pas ça si tu me donnes pas de drogue forte. Je peux pas.
Lui: Ben je peux peut-être en trouver, j'ai du pot pis de la boisson (reprise). Aweille, embarques, on va avoir du fun. Moi j'aimerais ça en tout cas...
Moi: Ben regardes, reviens me voir si tu trouves du Christal Meth.

Le gars repart, probablement ben déçu de pas avoir de pusher de drogue dure à sa disposition.

LE GARS QUI LICHAIT LES MARCHES

Je reviens au bateau un peu sous le choc de ce qui vient de m'arriver.

Tout est normal pendant peut-être 30 minutes jusqu'à temps que je rencontre un gars assez fucké dans les toilettes. Sans raison, il me montre son argent et je lui dis : "A lot of money to buy drugs!" ou quelque chose du genre. Le gars me pogne pis m'enlève quasiment de mon urinoir pour me parler de quelque chose de super important. Camping Boy est impliqué et on comprend tous les deux absolument rien. Le gars nous emmène dehors et nous dispose de manière particulière avec ses bras. On finit par se rendre compte que ça veut absolument rien dire mais le gars est un peu trop agressif et brusque pour qu'on ait le goût de le questionner.

Pas longtemps plus tard, le gars pitche sa bière en bas du bateau et cette dernière éclate par terre. Le bouncer va l'intercepter et le sort du bateau.

Le gars a pas l'air content. Il s'en va et pitche un poteau de délimitation d'entrée du bar dans la rue en criant sa rage (réaction comparable à celle d'un gars que sa blonde vient de cocufier avec son meilleur chum). Il revient un peu plus tard et pitche le container à côté du bar par terre. Ce dernier se vide et y'avait pas mal de stock dedans, principalement des bières. Il enlève sa veste (ce qui donne l'impression qu'il veut sauter dans la face de quelqu'un) et s'ostine un peu avec le bouncer. Il repart ensuite en fonçant droit dans une grosse flaque d'eau de 30 cm de profondeur et 5 mètres de longueur. Y'a de plus en plus l'air de faire une psychose live sous les yeux de toute la clientèle du bar rassemblée sur la terrasse.

Il revient, se met en bedaine et se fait niaiser par plein de gens pas de couilles sur la terrasse. N'ayant pas vraiment grand chose de pertinent à dire lui non plus, il se met à délirer de façon enragée en s'adressant notamment à une fille en lui disant: "COMMENT TU VEUX ME PRENDRE?" (je pense pas que c'était à saveur sexuelle, j'ai l'impression que ça voulait pas dire grand chose).

Le gars se couche sur les marches d'entrée du bar et se met à les licher avec appétit. Rendu là, on a tous l'impression d'halluciner.

Il se couche ensuite par terre, toujours en bedaine, et se met les deux mains sur la tête comme un gars qui veut se faire sacrifier. La police arrive 2 minutes plus tard et le gars est dans la position idéale pour une arrestation réussie. Quatre policiers s'occupent de lui en lui demandant : "Quessé tu fais là?". Les gens sur la terrasse continuent de le niaiser en lui disant des affaires qui n'ont aucun rapport comme "T'as le cul dans la plotte!" ou "Ta mère c'tune lesbienne!".

Et le garçon se fait emmener par la police.

C'est ainsi que notre voyage s'est terminé de façon mémorable.


dimanche 7 août 2011

Ma destination de voyage sur un chest néo-brunswickois


Une caisse de 24 bières;
Une caisse de 24 bouteilles d'eau;
2 flasques de vodka;
4 litres de jus d'orange;
8 joints;
des Val-Nature au beurre de peanuts;
des pommes;
des noix mélangées;
Du fromage en grain;
Des fèves de mon jardin.

C'était ce qui était dans la glacière pour notre voyage en Gaspésie/Nouveau-Brunswick, Camping Boy et moi.

Premier arrêt: Rimouski. On arrive vers 21h30. On monte la tente à la noirceur, on se fait un fond pis on s'en va sortir dans les bars de Rimouski à la recherche d'un peu de vie. On essaye donc les bars les plus importants de la ville soit: le Pull, le rétro 50, le Rino et le Sens Unique. Le Pull pogne pas mal, c'est une discothèque remplie de jeunes, particulièrement de jeunes cégépiennes venues profiter de la soirée des dames. Au rétro 50, c'est plutôt le bar des 35-50 et ça manque de vie mais l'ambiance est un peu moins fake. Au Rino, y'a pas un chat, c'est juste bon pour aller pissser. Finalement, au Sens Unique, l'ambiance est pas mauvaise mais ça manque un peu de vie. On rencontre quand même trois gars de Causapscal assez sympathiques mais un peu ti-counes qui snifferont des amphétamines et se rouleront un joint live devant nous et devant tout le reste des gens sur la terrasse. Un de ces gars m'a précisé qu'il ne pognait plus de ticket pour pisser dans la rue depuis qu'il habitait à Causapscal alors que ça arrivait fréquemment à Québec, quand il y habitait. J'imagine que ça lui a enlevé toutes ses inhibitions relativement à ce qui ne se fait pas en public. Y s'est pas crossé par exemple. Mais peut-être après qu'on soit partis?

Deuxième arrêt: Caraquet, Nouveau-Brunswick. On roule toute la journée au travers du très ennuyant Nouveau-Brunswick. Les paysages sont pas vraiment beaux, les villages sont ennuyants et déserts. Y'a personne qui marche dans les rues nulle part. En plus, parmi le peu de gens qu'on voit, on dirait qu'ya un trou noir générationnel entre 18 et 50 ans.

Malgré tout, les gens sont super smattes. Tout le monde ou presque est souriant, sympathique et chaleureux. C'est particulièrement perceptible chez les filles qui sont nettement plus sympathiques qu'à Québec ou à Montréal et ça compense presque pour le fait qu'elles s'appellent presque toutes Lison, Denise, Louise ou Ginette, même si elles ont moins de 40 ans (incroyable).

On avait choisi Caraquet comme destination à cause du festival acadien qui était supposément le plus gros festival de toute l'Acadie. Mais, à notre arrivée là-bas, on est amèrement déçu. Les rues sont vides, y'a pas vraiment de sites majeurs ou d'indications nous laissant comprendre que c'est à tel endroit que ça se passe. Ça a l'air d'un petit festival mineur avec des scènes de très petite taille. Bref, le Festivent de St-Jean-Chrysostôme a l'air au moins 5 fois plus big que ça. Ça fait que, qu'est-ce qu'on fait?

On essaie de se trouver un bar pour boire et rencontrer des indigènes. Malheureusement, on apprend qu'au Nouveau-Brunswick (ou en Acadie, à tout le moins) les bars commencent à se remplir vers minuit et demi ou une heure du matin alors que ça ferme une heure plus tard, soit vers 2h du matin. C'est complètement débile. Les gens sortent pour une heure!?! Pis nous, on va rien faire pendant toute notre soirée en attendant qu'y soit 1h?

Ça fait qu'avant d'aller au bar La Chaloupe qui est supposément l'endroit le plus in de Caraquet, on va virailler jusqu'à Tracadie-Sheila (ville natale de Wilfred Lebouthiller) en espérant que quelque chose s'y passe. Camping Boy se fait dire par un gars du Dooly's de Tracadie-Sheila que c'est vraiment plus à Caraquet que ça se passe.

Ça fait qu'on y retourne pour attendre l'ouverture de la Chaloupe en allant bretter dans un autre bar qui s'appelle le Rafiot (thématique maritime locale) en buvant un pichet et en échangeant un peu avec des gens de la place. On fume aussi 4 joints ce soir là et on se rend compte qu'on est toujours pas des champions en la matière. Ça nous buzz pas assez pour qu'on ait l'impression d'avoir respiré le tout convenablement. Je développe une technique qui consiste à me boucher le nez et à aspirer le joint comme une paille. Ça manque d'élégance mais c'est assez efficace.

Après quelques heures au Rafiot, on traverse à la Chaloupe qui est finalement ouverte et le bar est rempli de pitounes et de gars à calotte. Mais y'est tard et je suis assez fatigué. J'en reviens toujours pas qu'une aussi grande quantité de gens se déplacent uniquement pour une heure. L'ambiance est bonne mais je suis pas un grand amateur de discothèques, surtout quand je suis fatigué, ça fait que j'ai de la misère à en profiter au maximum. Camping Boy trippe un peu plus que moi.

On peut pas se permettre de rien faire de nos journées et d'attendre 1h du matin pour un peu d'action. Ça fait que le lendemain, on aura pas le choix: va falloir retourner au Québec.

Ça fait que le lendemain, on se dirige vers la Gaspésie du Sud, soit Carleton, petit village deux fois moins populeux que Caraquet mais avec au moins dix fois plus d'action durant son festival Maximum Blues.

Camping Boy et moi, on adore Carleton. C'est un super bel endroit et les gens sont encore là tous super smattes, probablement autant qu'au Nouveau-Brunswick, mais avec un dialecte plus proche du nôtre et des prénoms plus acceptables pour des gens n'étant pas retraités.

On commence à se faire un fond à partir de 16h ou 16h30 en allant se chercher de la vodka à la SAQ. On fume aussi nos quatre joints restants sur une période de 2 ou 3 heures en espérant maximiser l'effet et terminer notre périple avec un grand punch. On se promène dans le village pendant quelques heures, on arrête à la microbrasserie pour boire un verre.

On va aussi se promener dans le coin "Woodstock" du village. L'endroit situé aux abords du festival et du fleuve consiste en un camping de fortune où plein de gens vont se stationner et monter leur tente (ou dormir dans leur campeur) sur un terrain non-payant. C'est un peu le coin des Hippies qui ont un econoline, qui ont les cheveux gras et qui fument du pot en bédaine et pissent dans le fossé sur le bord du chemin. On rencontre quelques néo-brunswickois, toujours aussi smattes, mais particulièrement ti-counes. Parmi ceux-là, un gars a un tatou du Nouveau-Brunswick sur la bédaine et un piercing sur un mamelon. Ses chums sont aussi en bédaine et sont assez tatoués. On établit le contact pour leur demander où passer la soirée. Je dis au propriétaire du tatou que ce dernier est super cool et qu'un de mes amis voudrait s'en faire un semblable mais avec la province du Québec. Ça fait qu'il est probablement flatté et me laisse le photographier. Ouin, pis ça a l'air de rien, mais le mamelon percé tombe presque exactement à l'endroit où serait situé le rocher percé si on continuait à dessiner la carte du Canada.

Jusque là, y s'est pas passé grand chose. On a parlé avec peut-être une dizaine de personnes depuis le début du voyage. On a fumé nos 8 joints, on a bu pas mal de bières pis de la vodka-jus d'orange. Mais y s'est rien passé de mémorable.

Ça prendrait un punch pour terminer le périple...

mardi 2 août 2011

Arithmétique VS PFK

Comme à chaque été, Aimepé et moi, on a décidé de se gâter en se payant un bon baril de PFK.

J'arrive à ma succursale favorite. Il y a une très longue file d'attente du comptoir jusqu'à la porte d'entrée. On se croirait chez Ashton au mois de janvier. En plus, c'est le festival du petit vieux qui paye avec du petit change (la moyenne d'âge doit être de 60 ans) et y'a qu'une caissière sur place.

Ça prend un bon 10-15 minutes avant que je puisse passer ma commande. Pendant ce temps, j'ai le temps de réfléchir à plein de choses. Je regarde les affiches, les promotions, le poulet popcorn, le poulet épicé, les sandwiches PFK (on dirait que le super sandwich ultra gras a été retiré du menu), etc. Soudainement, je vois que le mardi, y'a une promotion "les p'tits deux du mardi": 2 morceaux de poulet et une frite individuelle pour 2,79$ plus taxes.

Le baril de 10 morceaux que je projetais d'acheter était à 18,99$ plus taxes. Je fais un exercice de calcul mental poussé et je me rends compte que jusqu'à 7 X 2,79$, ça revient plus économique de prendre la promotion du mardi.

YES, J'AI PRIS 7 P'TITS DEUX DU MARDI. CE QUI M'A DONNÉ 14 MORCEAUX DE POULET PIS 7 FRITES INDIVIDUELLES POUR MOINS CHER QUE L'ÉCONO-BARIL SOIT 10 MORCEAUX PIS UNE FRITE MOYENNE.

ÇA M'A RAPPELÉ LES GUIMAUVES DANS LE CHOCOLAT DE CHEZ CHOCOLATS FAVORIS QUI ÉTAIENT À 25 CENTS L'UNITÉ OU BIEN 4 POUR 1,25$.

MERCI ÉDUCATION PRIMAIRE POUR TES PRÉCIEUX ENSEIGNEMENTS!