mercredi 27 juillet 2011

Suite et fin d'une bien belle histoire

Aujourd'hui, j'ai appelé le bureau coordonnateur pour formuler ma plainte. La fille était ben attentive et ben compatissante mais elle m'a dit que c'était peut-être plus un cas de D.P.J. Le tout m'a bien entendu ravi.

Après, j'ai appelé la police pour faire une plainte. La répartitrice avait pas l'air de vouloir traiter ma plainte jusqu'à ce que je lui dise que si un parent pouvait se faire intimider de même, les enfants pouvaient probablement y goûter dix fois plus. Elle m'a dit de rappeler de chez moi pour qu'un policier vienne me rencontrer pour ma déposition.

La gardienne a essayé de nous appeler au moins 7-8 fois chacun à notre lieu de travail et à la maison pour avoir son cash. Ça presse avec elle, le cash. Faut que ça rentre au plus criss.

Sur l'heure du souper, j'ai rappelé le bureau de police pour qu'on vienne me visiter. Un policier est arrivé 30-45 minutes plus tard. Il m'a écouté mais il m'a dit qu'il pouvait rien faire si je me faisais pas dire: "M'as te tuer mon criss" ou bien que je reçoive un coup de poing dans la face ou bien que mon garçon rentre à l'hôpital parce qu'il s'est fait péter le crâne contre un mur par ce gros enfoiré (en autant qu'il ne plaide pas la folie). Bref, ce merveilleux système pourrait se résumer par MIEUX VAUT GUÉRIR QUE PRÉVENIR.

La gardienne (que nous appellerons dorénavant Mélanie puisque c'est son nom et qu'elle ne mérite absolument pas l'anonymat) appelle vers 19h pour qu'on règle les papiers. Je lui dis de venir chez nous pour régler ça vu que ça me tente pas que son chum prenne le contrôle de la situation encore une fois.

Dix minutes plus tard, par la fenêtre, je la vois s'en venir chez nous. Elle est à 50 mètres de la maison quand le téléphone sonne. SURPRISE! C'est gros criss de tas de marde avec une chaîne dans le cou (que nous appellerons ci-après Jacques, véritable nom de ce professeur au secondaire).

-Ouin Patrick, c'est Jacques.
-Ouin.
-Là, si t'es correct avec Mélanie, tu vas lui payer ses 3 jours pour la semaine.
-Premièrement, c'est deux jours pour cette semaine pis deuxièmement, de quoi tu te mêles toi? C'est entre elle pis moi que ça se passe.
-Non là, si t'es correct, tu vas même lui payer ses 5 jours pour la semaine.
-ÉCOUTES MOI BEN LÀ! J'ai averti la police aujourd'hui, j'ai fait une plainte à ton sujet. Ça fait qu'à partir de maintenant, je veux PUS JAMAIS que t'appelle ici ou que tu rentres en contact avec moi. Si jamais tu me recontacte, j'appelle la police tu suite!
-... (bouché)
-Ça va être la police!
Et je raccroche.

J'ouvre la porte en beau TABARNAK pis je dis à Mélanie: "LÀ MÉLANIE, ÉCOUTES MOI BEN, Jacques vient d'appeler ici pour m'intimider encore une fois. Tu vas lui dire de se mêler de ses affaires parce que c'est la police qui va s'en mêler la prochaine fois!"
Mélanie comprend rien...
Elle me dit: "Y'a appelé chez vous??? De quoi y se mêle lui?"
Elle a l'air complètement estomaqué que son chum se soit mêlé de l'histoire encore une fois. Comme elle a l'air de mon bord, genre une femme battue qui peut enfin se confier à quelqu'un d'autre, je me calme.

Je lui demande quel est le chiffre de la pénalité qu'elle a calculé. Elle me dit qu'elle arrive à 16,10$ (ce qui est le chiffre que j'avais aussi calculé). Mais j'ai calculé un peu plus loin que ça. Je lui explique qu'elle a fermé la garderie 15,5 jours pendant l'année et que 13 jours de fermeture sont payables au maximum selon le contrat. Ça fait qu'elle me doit 2,5 jours (ahahaha) contre mes deux jours payables de cette semaine (14$) et les 16,10$ de pénalité.

Je lui fais donc un chèque de 12,60$, ce qui est un montant absolument hilarant. C'était ma petite victoire de rien du tout.

Tout se passe tranquillement et sans hausse de ton. Je lui rappelle de dire à son chum de plus jamais me contacter pis elle me dit qu'elle va le faire. Elle repart dans le calme et l'harmonie. Pauvre nounoune qui va vivre avec un connard pour le reste de sa vie parce qu'elle a pas assez d'épine dorsale pour se tenir debout ou pour réfléchir par elle-même (sans doute un mélange des deux). J'ai même pas pitié d'elle. Y'a du monde pas mal plus sans défense à considérer dans l'histoire.

Là, j'aurais juste le goût de nommer leur nom de famille au complet, leur adresse pis le nom de l'école où cet osti de cave enseigne. Je trouve que ce serait rendre service à la société parce que PERSONNE devrait envoyer ses enfants dans un endroit où ce mongol a le contrôle. Je me retiens en tabarnak. Ça serait même pas de la diffamation parce que tout est vrai.

En fait, je me dis qu'il faudrait que je fasse de quoi, malgré le fait que j'aie pas de soutien de la police et pas beaucoup de soutien du bureau coordonnateur. Je peux pas laisser un gars qui intimide les parents et sacre devant les enfants s'en tirer comme ça même si mon gars est sorti de là. Ça a juste pas de calisse d'allure. J'ai beau être un anti-grandes-convictions, je pense que c'est mon devoir de faire quelque chose.

C'est probablement pas un Guy Turcotte, mais y'est capable de nuire à la vie d'un enfant. Pis je sais pas pour vous, mais moi, les petits animaux de compagnie pis les enfants, si t'es pas fin avec eux, tu mérites de te faire crisser une volée.

mardi 26 juillet 2011

La rocambolesque fin de contrat avec ma gardienne et son conjoint complètement malade mental

Ce soir, vers 20h30, je m'en allais le coeur léger chez ma gardienne pour lui remettre l'avis de résiliation. Ben oui, le lendemain de la fois où j'ai payé ma dernière pénalité, on a rencontré une nouvelle gardienne qui a dit être intéressée à nous prendre, dès la première visite. Ça fait qu'on a pas hésité longtemps.

J'ai pris le temps de relire le contrat d'origine pour voir ce qu'une rupture impliquait. Pis j'ai aussi attendu d'avoir le nouveau contrat avec la nouvelle gardienne. Et puis là, ce soir, c'était le moment d'aller porter l'avis de résiliation puisque mon gars est pris en charge par mes parents pour le reste de la semaine. Ça allait couper la paye de la gardienne à mon grand bonheur puisque l'avis est effectif à la date de remise et qu'une pénalité de seulement 10% de ce qui reste au contrat doit être fournie. Ça donne 2,10$ pour le reste de la semaine au lieu de 21$ si on avait payé pour les 3 jours restants.

Toujours est-il que je m'en allais chez la gardienne. Je cogne et je rentre avec ma feuille dans les mains. La gardienne semble comprendre et me regarde avec un air complètement désemparé.

Elle: Mon Dieu, quessé ça?
Moi: C'est pour te dire que mon garçon reviendra plus ici, on a trouvé une autre garderie...
Elle: BEN VOYONS, JUSTE À CAUSE DES PÉNALITÉS? J'AI PAS LE CHOIX PATRICK, C'EST DANS LE CONTRAT!
Moi: C'est pas juste ça... Ça nous a pas mal déçu ça, mais y'a d'autres choses aussi.
Elle: J'AI PAS LE CHOIX PATRICK, C'EST DANS LE CONTRAT!
Moi: Ben voyons, tu peux utiliser ton jugement aussi quand c'est juste pour 30 secondes. Quand la police t'arrête, elle a le choix de te donner un ticket ou pas. Y'en a en masse du monde qui continuent leur chemin sans contravention après avoir été arrêté.
Gros criss de tas de marde avec une chaîne dans le cou s'insère ici dans l'histoire. Il surgit au bas des escaliers avec son téléphone sur l'oreille et écoute la discussion. Il semble perdre l'intérêt de ce que l'autre personne au bout du fil lui raconte pour se concentrer sur l'excitation de sa blonde. Il me fixe pendant un bon 2-3 minutes avant de raccrocher et d'intervenir pour prendre totalement le contrôle de la discussion.
Gros criss de tas de marde sale avec une chaîne dans le cou: C'est quoi l'affaire? Tu sors ton gars d'ici juste à cause des pénalités?
Moi: Oui, entre autres, pis y'a d'autres choses.
Gros criss de tas de marde sale avec une chaîne dans le cou: C'est CON!
Moi: Pourquoi tu dis que c'est con? C'est dans le contrat, j'ai le droit.
Gros criss de tas de marde sale avec une chaîne dans le cou: Oui, mais c'est CON!
(Il dit encore une couple de fois que c'est complètement con)
Moi: Regardes, je vois pas pourquoi tu me parles de même. Moi aussi y'a des affaires que tu fais que tu trouves connes, comme quand tu cries après les enfants ou que tu sacres après tes enfants.
Gros criss de tas de marde sale avec une chaîne dans le cou monte les escaliers lentement de façon à m'intimider et me montrer qu'il est chez lui et qu'il se laissera pas parler comme ça par un gars qui pèse seulement 33% de son poids.
Gros criss de tas de marde sale avec une chaîne dans le cou: Tu me diras pas que j'ai crié après ton petit gars!
Moi: J'ai jamais dit que t'avais crié après mon gars. J'ai dit qu'on t'avait déjà entendu crier après Éliane pis qu'on t'a aussi entendu sacrer après tes enfants pis je trouve pas que c'est un bon modèle pour mon enfant.
Gros criss de tas de marde sale avec une chaîne dans le cou se rapproche de ma face à 3-4 pouces comme si on était deux ados dans un bar et qu'on s'était donnés des coups de coude sur la piste de danse.
Gros criss de tas de marde sale avec une chaîne dans le cou: Pis toi penses-tu que t'es un bon modèle quand tu rentres icitte pis que tu boudes ma blonde parce que t'as eu à payer une pénalité de retard?
Moi: Je pense pas que j'y ai manqué de respect à ta blonde. Je me rappelle pas l'avoir traité d'innocente, ni toi d'ailleurs. Ça fait que je vois pas pourquoi tu me parles de même. Moi je suis venu icitte avec la feuille de rupture sans vouloir écoeurer personne pis toé tu me dis que c'est con, que c'est con, que c'est con, comme si ça avait de l'importance dans ta vie.
Pendant que cette discussion a lieu, les deux enfants débiles de ces deux parents débiles sont collés sur moi. Ils ne semblent pas comprendre ce qui se passe même si le ton de la discussion est assez corsé. Le garçon débile intervient:
Garçon débile: Hey Patrick, on mange du popcorn!
Gros criss de tas de marde sale avec une chaîne dans le cou: Y s'en calisse ben que tu manges du popcorn!
Moi: Hey, te rends tu compte que t'es en train de valider tout ce que je dis? Tu m'enlèves tous les remords que je pourrais avoir. Depuis quand on sacre devant des enfants de 4-5 ans?
Gros criss de tas de marde sale avec une chaîne dans le cou flatte la tête de ses enfants en souriant comme si y'avait rien là et que c'était un petit sacre inoffensif.
Gros criss de tas de marde sale avec une chaîne dans le cou: En tout cas, tu vas la payer, la pénalité! (pénalité de départ de 10% qu'ils vont sûrement essayer de majorer).
Moi: Ben oui, je vais la payer. J'ai tu déjà pas payé? J'ai payé à chaque semaine, pis quand j'ai eu des pénalités, je les ai payées. À part ça, tu t'en calisse ben de mon gars. Là tu capotes parce que tu vas perdre le cash que ça te rapportait. Tu vas en trouver un autre flot pour combler la place pis ça sera pas long... En tout cas, moi c'est clair que j'aime mieux que mon gars soit pas en contact avec quelqu'un comme toi.
Gros criss de tas de marde sale avec une chaîne dans le cou: Quessé tu dis là? Que je suis pas un bon père? Si c'était le cas, y'en aurait d'autres parents qui le diraient pis qui feraient des plaintes.
Moi: Quoi? Tu penses pas que les parents sont pris en otage pis qu'yont pas le choix de fermer leur gueule? Personne peut se permettre de perdre sa gardienne pendant 2 semaines pour s'en trouver une autre. On a pas le choix d'endurer en silence pis de faire comme si tout était beau.
Gros criss de tas de marde sale avec une chaîne dans le cou: Pffff!! Ben voyons, ça a pas de bon sens! Ben tu la feras ta plainte à la DPJ! Pis à part de ça, fais attention à comment tu me parles, t'es chez moi icitte!
Pendant que cette discussion qui tourne en rond a lieu, la gardienne est en train de mettre toutes les affaires de mon gars dans un sac. Je repars en saluant les enfants pis la gardienne tandis que le Gros criss de tas de marde sale avec une chaîne dans le cou me dévisage par la fenêtre d'entrée. Je soutiens son regard et sors dehors. Rendu dans la rue, je vois qu'il est sorti sur son patio pour me dévisager, comme un gars qui attend juste une provocation de plus pour sauter sur l'autre personne et lui péter la yeule.
Moi: Quessé tu veux encore là?
Gros criss de tas de marde sale avec une chaîne dans le cou: Avec la face que tu m'as fait en sortant...!
Moi: Retournes donc chez vous là, ça donne rien de continuer.

Pis je calisse mon camp chez nous, complètement estomaqué de ce qui vient de se passer. J'ai l'impression que ce gars là est assez malade pour venir faire du vandalisme chez nous. Comme péter les pneus de mon char ou péter une vitre.

  • Ce gars est prof dans une école secondaire.
  • Il est en étroit contact avec les enfants gardés par sa blonde.
  • Les deux jobs tiennent à la réputation de celui qui l'exerce plus que presque toutes les jobs qui existent pis ce gars là réagit comme un débile qui veut me péter la gueule juste parce que j'ai dit que je voulais sortir mon gars de là.
Yo man, ça va pas dans ta tête. Je pense que t'es dû pour te faire clairer de ta job pis qu'on fasse fermer votre garderie. Je viens d'ailleurs d'écrire un commentaire sur votre garderie sur le site www.magarderie.ca disant que t'avais essayé de m'intimider suite à une rupture de contrat pis que cet environnement me semble pas sécuritaire pour des adultes et encore moins pour des enfants.

Demain, j'appellerai au bureau coordonnateur pis j'appuierai là-dessus. Ça a pas de calisse de bon sens que des enfants de 2 ou 3 ans puissent être en contact avec un malade comme ça.

dimanche 24 juillet 2011

Anti-rentabilité d'un permis de musicien de rue

Incroyable. J'en suis rendu à 6 présences à Québec avec ma guitare pis j'ai toujours pas été averti par les petites filles qui checkent les permis de musiciens de rue. J'aurais pas pensé pouvoir jouer illégalement aussi longtemps.

Voici un très bref résumé, plate mais droit au but, de mes deux dernières soirées:

Mardi 19 juillet
Emplacement: Rue St-Jean, face au Tutto Gelato, dos au cimetière.
Événements à déclarer: Aucun, à part un gars qui m'a approché (sans doute vu que je chantais en anglais) pour que je joigne son mouvement facebook "pour le bilinguisme". Il voulait savoir si je composais en anglais et voulait que je participe à un genre de show pour le bilinguisme... Euh?
Montant récolté: 4,82$
Verdict: Soirée nulle à chier.

Dimanche 24 juillet
Emplacement: Escaliers à côté du Château Frontenac
Événements à déclarer: Aucun.
Montant récolté: 10,95$
Verdict: Bonne soirée mais j'étais stressée parce que j'étais exactement au spot où je me suis fait avertir après 15-20 minutes y'a deux ans (lors de ma première et dernière sortie, en plus). C'est un spot qui a l'air plus surveillé que pas mal d'autres.

Résumé des 6 sorties de l'année jusqu'à maintenant:

Jour 1: 8,67$
Jour 2: 11,68$
Jour 3: 8,66$
Jour 4: 9,95$
jour 5: 4,82$
Jour 6: 10,95$

Total: 54,73$
Moyenne par soir: 9,12$
Coût du permis: environ 60$

Ce qui revient à dire que si j'avais payé mon permis, ça serait même pas encore rentabilisé.

Finalement, je serais quasiment plus gêné d'avoir payé mon permis que de jouer illégalement. C'est débile d'avoir à payer pour aller jouer 7 fois avant de rentrer dans son argent. Pis une fois rentré dans son argent, faut y'aller au moins 20 fois de plus pour pouvoir dire qu'on a fait un peu de cash avec ça.

vendredi 22 juillet 2011

Statut pathétique de femelle sur Facebook

Nos deux petits amours dorment depuis 19h et mon chum n'est pas là pour en profiter avec moi... Et moi, qu'est-ce que je fais ? Je lis, je mange et je tourne en rond. Pas facile d'avoir que soi à prendre soin... Oh! il arrive !! Bye !
Ostie que les filles sont fortes pour écrire des statuts de marde sur Facebook. C'est quoi le but de raconter des choses qui arrivent à tout le monde, à tous les jours?

La blonde de mon cousin est la championne toutes catégories et particulièrement de la catégorie "je parle de ma vie de marde et je rends grâce à Dieu".

Pas facile d'avoir que soi à prendre en main!?!?!?!?!? Rendu à ce point là, je demanderais à être exécuté et j'espère que vous aussi. D'ailleurs, si vous vous reconnaissez dans ce statut, arrêtez de venir lire mon blog, je veux rien savoir de vous. JE VOUS MÉPRISE.

mardi 19 juillet 2011

La grande orgie

Des êtres sans talents et sans compétences peuvent maintenant être embauchés comme consultants dans la Fonction publique et gagner des salaires quasiment comparables à ceux des médecins spécialistes, soit de 250 000 à 300 000$ par année. C'est pas la norme, mais ça arrive. Ça arrive tout près de moi d'ailleurs.

Ça fait comprendre à quel point le système est pourri. Ça me semble impossible qu'il n'y ait pas de corruption généralisée dans l'appareil de l'État pour que d'aussi gros salaires soient versés à des gens aussi ordinaires. Il faut que le crime profite à quelqu'un et je vois pas comment il ne pourrait pas y avoir un paquet de gestionnaires qui se font graisser par les firmes de consultation. Autrement, ça ferait longtemps qu'on aurait compris qu'on peut engager 2 ou 3 internes pour le salaire d'un consultant, lequel n'est même pas profitable pour l'organisation à long terme étant donné qu'il finira assez tôt par sacrer son camp ailleurs.

On rétorquera que ce sont les départs à la retraite et le remplacement d'une ressource sur deux qui ont causé ça. Comme on peut plus embaucher d'interne, on engage des consultants. Ok, mais personne a encore vu les chiffres sur papier ou quoi?

J'ai pas le goût de changer de job. Ça me motive pas pantoute. Mais comme le système dont je fais partie fonctionne sous le signe de l’abus flagrant, j’ai décidé de postuler chez une firme de consultation dans le but de faire la même calisse de job que je fais actuellement en doublant mon salaire ou, au minimum, faire 50% de plus par année. Pis j'ai été convoqué en entrevue cette semaine.

Si on m'offre 100 000$ ou plus par année, ça me fera plaisir de prendre au moins une année sabbatique où mon personne permanent sera gelé. Je pourrai ainsi participer à la grande orgie pendant au moins une année et après revenir dans mes bonnes vieilles pantoufles si le coeur m'en dit.

C'EST ÇA LE MODÈLE QUÉBÉCOIS.

jeudi 14 juillet 2011

IN THE FLESH ENCORE

Une de mes chansons préférées de Pink Floyd s'intitule "In the Flesh". C'est sur l'album "The Wall". La dernière phrase de la toune est criée et ça dit: "IF I'VE HAD MY WAY, I'D HAVE ALL OF YOU SHOT!" (traduction libre de "Si j'en avais l'occasion, je vous ferais tous fusiller!").

Y'a 6 ans, quand j'ai commencé mon blog, un de mes premiers billets ne faisait que citer ce passage.

Ça m'inspire toujours autant, cette semaine, particulièrement.

Premièrement, j'ai autorisé pour la première fois de ma vie des factures de consultants qui travaillent au bureau. J'ai entre autres autorisé une facture de 13 000$ pour UN MOIS de travail d'un consultant pas vraiment bon qui me gosse de plus en plus. Y'aurait pas fallu que je vois ça. Ça a pas de calisse de bon sens de gagner des sommes comme ça, même si la firme pour laquelle il travaille retient un petit pourcentage (10% max, ce qui lui donne quand même entre 120 000 et 130 000 piastres par année, siboire de criss). Son attitude me met en beau tabarnac. Y'est toujours en train de chialer sur tout, il travaille tout croche, quand je lui dit de procéder de telle manière et que ça fait pas vraiment son affaire, il fonctionne d'une autre manière. Pis y'écrit tellement mal, maudit calisse, ça a pas d'osti de bon sens. La cerise sur le sundae, c'est qu'il invente des choses quand il sait pas la réponse. J'hallucine quand je compare son rendement à son salaire. Faudrait qu'y se fasse calisser dehors pis qu'on engage deux jeunes diplômés avec un cerveau. Même si plusieurs personnes pensent comme moi, j'ai malheureusement l'impression de pas avoir beaucoup de soutien dans ma démarche drastique.

Du coq à l'âne, après 3 ou 4 ans de niaisage, j'ai finalement décidé de me prendre en main: J'ai envoyé cette semaine une lettre à Bell par la poste. Ça dit: "Je n'ai plus le temps de scruter minutieusement ma facturation à chaque mois afin de comprendre pourquoi je suis surfacturé de façon régulière. Je souhaite donc mettre un terme pour toujours à ma relation d'affaires avec Bell à la fin de mon contrat en octobre prochain. Merci." Je m'y suis pris d'avance pour pas qu'on me sorte de délai requis de 180 jours.

De l'âne au rhinocéros, j'étais encore en tabarnac ce soir. J'avais le char pis je me suis grouillé comme un malade pour arriver à l'heure chez la gardienne. Selon l'heure de l'auto pis l'heure de ma montre, je suis arrivé vers 17h18. Mais en entrant chez la gardienne, je vois qu'il est 17h20 sur son horloge. Je demande: "Est-ce que je suis en retard là?" et elle me répond "Oui". Au même moment, sa petite CALISSE DE FOLLE de fille arrive en poussant mon garçon. Je lève le ton après elle pis je lui dis de le lâcher. Je suis en retard pis mon gars se fait pousser, c'est la combinaison gagnante pour que je devienne en tabarnac. S'ensuit une discussion sous le signe de l'amour:

Moi: (en siboire de réaliser qu'ils me laisseront jamais aucune chance parce qu'y sont à la seconde près): "Ouin, ça fait chier ça, 30 secondes trop tard..."
GROS TAS DE MARDE AVEC UNE CHAINE DANS LE COU (nom romancé du chum):
"Ben là Patrick... C'est Patrick ton nom? (cool, son gars de 5 ans connait mon nom depuis 6 mois pis pas lui), c'est pas la faute à CALISSE DE CRUCHONNE (nom romancé de sa blonde). C'est écrit dans le contrat pis on a pas vraiment le choix..."
Moi: "Je dis pas que c'est de la faute à CALISSE DE CRUCHONNE, je dis qu'y manquait presque rien pour que je sois à l'heure..."
CALISSE DE CRUCHONNE: "Ouin, on a pas le choix, c'est spécifié dans le contrat..."
Moi: "..." (Allez chier avec votre osti de contrat à marde).
GROS TAS DE MARDE AVEC UNE CHAINE DANS LE COU: "En plus, vous êtes chanceux, CALISSE DE CRUCHONNE attend que 5 minutes aient passé avant de charger des frais, à d'autres garderies, y chargent tout de suite après une minute de retard, blablablablabla..."

Je repars de là avec le goût de calisser un schrapnel dans la maison pour que tout le monde soit perforé par des clous. Je starte le char pis je repars en faisant shirer les pneus dans la rue tel un adolescent cave.

Je reviens chez nous en me disant que j'en ai mon calisse de tas de cette bande de caves. Je vais visiter www.magarderie.ca pis je réalise qu'ya deux nouvelles garderies qui cherchent des enfants dans le quartier. J'écris donc deux emails pis je rappelle une gardienne à qui j'avais parlé il y a quelques semaines.

Lueur d'espoir, elle nous convoque demain soir pour une visite de sa garderie. Avec un peu de chance, je vais pouvoir sortir mon gars de ce puisard à court terme et je pourrai officiellement porter plainte sans crainte que mon garçon ne se fasse violer par ce gros calisse de tas de marde sale en guise de représailles.

mercredi 13 juillet 2011

Criss de gros lapin

Étant donné la programmation de marde du festival d'été, c'est assez difficile de revendre les bracelets/macarons cette année. Beaucoup de gens annoncent leur laissez-passer sur Kijiji et les enchères montent pas très haut comparativement à la folie de l'année passée avec Rammstein et Black Eyed Peas.

J'ai quand même pris la même approche que l'année dernière: j'ai commencé par afficher un prix assez élevé et j'ai diminué le tarif jusqu'à temps que je commence à recevoir des emails. Je réalise que je pourrai probablement pas avoir beaucoup plus que 40 ou 45$ par macaron si je veux que ça se vende sans que ça brette trop. Je me ferai donc aucun profit. C'est pas vraiment grave, mais encore une fois, ça en dit long par rapport à la qualité de la programmation de cette année.

J'aurais bien aimé vendre mon stock à Criss de gros lapin, mais j'ai pas eu de retour de courriel de sa part:

From: crissdegroslapin@hotmail.com
To: pb1979@hotmail.com

Bonjour, si vos laissez-passer ne sont pas vendut, je serais intéressé à vous les acheter et je passerais les prendre vers 20h ce jeudi (le 14). Me contacter par courriel à crissdegroslapin@hotmail.com ou au 450-802-73XX (mais c'est un intterurbain pour vous).

From: pb1979@hotmail.com
To: crissdegroslapin@hotmail.com
Subject: RE: Réponse à votre annonce « 2 macarons pour le festival d'été » sur Kijiji
Date: Tue, 12 Jul 2011 02:13:44 +0000

Bonjour criss de gros lapin.

Les billets sont toujours disponibles. Par contre, j'aimerais avoir la certitude que vous prendrez les billets car si vous laissez tomber jeudi soir, ça me mettra pas mal serré pour les vendre.

Merci.

mardi 12 juillet 2011

Le pee-wee de la bourse

La semaine passée, je suis allé dîner avec Jean-Guy, mon ancien voisin de bureau (et un peu ami) maintenant à la retraite.

Ça faisait presque un an et demi qu’on s’était pas vus. Surprise, il avait maintenant le look d’un hippie des années 70, avec les cheveux longs des deux côtés de la face. Il portait aussi une veste style tunique du moyen-âge ou style années 70 (difficile de différencier ces deux époques que je n’ai pas vécues). Mais y’avait encore ses longs poils raides qui lui sortaient du nez, élément stable de sa personne.

Comme c’est Jean-Guy qui m’a initié à la bourse, pendant le diner, il s’est informé comment ça allait de ce côté-là.

Je lui ai donc parlé de mes actions, lesquelles sont en bonne partie détenues par lui également puisque j’ai copié ma stratégie sur la sienne, en entrant sur le marché boursier.

J'avais déjà l'impression que Jean-Guy n'était pas un si bon investisseur que ça et ça m'a été confirmé pendant le diner.

Premièrement, ma seule compagnie qui a fait faillite (Biosyntech) m’a été recommandée par lui en disant que la compagnie avait un beau potentiel et que même si ça allait pas trop bien financièrement, ça pouvait pas faire faillite étant donné que le gouvernement avait subventionné la compagnie et qu’ils ne laisseraient pas tomber ça.

Ensuite, c’est lui qui m’avait dit que Pages Jaunes était bien gérée et que le haut dividende était très intéressant. Ben ça adonne que l’action est en chute constante depuis 5 ans et la chute s’est dernièrement accentuée au point de voir l’action dropper à 2$, ce qui est absolument pourri. Pendant le diner, il me disait qu’il avait conservé ses actions et qu'il en avait même racheté à 3$ et quelques. Selon lui, c'était toujours intéressant de par le dividende versé et ça pouvait pas faire faillite...

La dernière fois que j’avais entendu ça, c’était au sujet de Biosyntech.

(Et pis le lendemain de cette rencontre, je lisais sur Internet qu’un nouvel analyste avait affirmé qu'il n'y avait plus d'espoir avec Pages Jaunes).

Je comprends pas comment un investisseur de longue date avait pu être séduit par Pages Jaunes. Même s’il me reste encore un million de choses à apprendre et à appliquer, en moins de 3 ans à la bourse, me semble que j’ai déjà compris quels étaient les secteurs à éviter alors que lui, en 25 ans, je suis pas certain qu’il a compris. T'investis pas dans une action en baisse constante, dans un marché en déclin quand t'as un peu d'expérience, me semble.

Mais Jean-Guy me parlait des dividendes intéressants de la compagnie, comme si c’était un bon critère pour conserver le titre. Tu le vois ben que même si la compagnie te rapporte 15% en dividendes, la valeur de l’action baisse de 50% par année, ça fait que t’es 35% dans le trou!

Ça a été la fin quand j’ai dit que je choisissais maintenant des entreprises peu endettées avec un bon ratio de profitabilité (marge de profit, mettons). J’ai sorti ma feuille Excel où je compare plein d’entreprises entre elles sur plusieurs points (performance de l’action sur 5 ans, performance prévue sur la prochaine année, dette à long terme, dette à court terme, nombre d’actions en circulation au fil des années, ratio cours/bénéfice comparé aux ratios cours/bénéfice des 5 dernières années et quelques autres statistiques).

Quand j’ai parlé de Transcanada Pipelines en disant que la compagnie était très endettée, que sa dette augmentait tout le temps mais que ses ventes stagnaient et qu’elle émettait en plus des actions pour financer sa croissance, il m’a répondu qu’il manquait la colonne des actifs sur ma feuille. Parce que pour lui, une dette était essentielle pour croître. Dans ce contexte là, une lourde dette était synonyme de grande croissance.

Ouais ben y'a des compagnies comme Apple qui sont en croissance exponentielle et qui sont presque pas endettées. Je lui ai donc répondu que l’important était pour moi la croissance des revenus, pas la croissance des actifs. Parce que son point revenait à dire que si on emprunte un million à la banque pour s’acheter 10 blocs appartement, on a contracté une grosse dette pour avoir un gros actif. Jusque là, c’est super, mais si on loue pas tous les appartements et que ça nous rapporte rien, je vois pas en quoi l'acquisition d'actifs est profitable.

J’ai trouvé ça pas mal poche comme omission, surtout de la part d’un gars qui est actif en bourse depuis plus de 25 ans. Aussi, tsé, j'ai comparé genre 30 compagnies entre elles et Transcanada était la compagnie la moins enviable de la gang pour un paquet de points, à part pour les dividendes versés...

Ça m’a pas mal déçu de sa part. J’aurais pensé qu’il était plus au courant que ça et que sa démarche était plus approfondie. J’ai d’ailleurs réalisé dernièrement que mes actions de banques canadiennes achetées en début de parcours (suite à mes discussions avec lui) étaient pas mauvaises, mais pas si bonnes que ça non plus.

Il m’a demandé quel rendement je souhaitais avoir à long terme. Je lui ai dit 14-15% par année pour que ça double à chaque tranche de 5 ans (enseignements de Stephen Jarislowsky). Il m’a répondu que c’était irréaliste et que je devais plutôt viser 6-7% par année.

Peut-être que 14-15% par année, c'est beaucoup. Mais je pense que c'est peu ambitieux de viser seulement 6 ou 7% par année. C’est certain qu’en choisissant des compagnies comme Pages Jaunes et Biosyntech, c’est compréhensible de viser juste 6-7% par année.

Bref, j'ai eu l'impression de l’avoir déjà surpassé et ça m'a déçu. Ça m'a déçu parce que je me trouve très moyennement connaissant en ce qui concerne la bourse. J'ai encore beaucoup à apprendre pis j'ai quand même dépassé un gars qui investit depuis au moins le milieu des années 80.

Le pire, c'est que je réalise que j'ai été entrainé par un pee-wee.

dimanche 10 juillet 2011

Grolla + Festival d'été = combo perdant

Ce soir, Aimepé et moi, on est allés à la Grolla parce qu'on avait des coupons pour une table d'hôte gratis chacun. Ben l'ostie de propriétaire ou gérant nous a dit que les coupons n'étaient valides qu'à Ste-Foy. Pourtant, bout de criss, y'a quelques semaines, on a vu une affiche à la défunte Grolla de Ste-Foy disant que la succursale de Québec allait honorer tous les coupons valides à Ste-Foy.

Le gars a argumenté en disant que toutes les promotions avaient été transférées À PART ces coupons là pis que c'était pas le même propriétaire aux deux places. Ben oui, c'est ça, c'est pas le même propriétaire mais certaines promotions sont transférées et pas d'autres, c'est logique. Le peak de la bullshit, c'est quand il nous a dit que les coupons étaient distribués gratuitement à des organismes de charité. FUCK YOU MAN, ça se peut pas que tu sois pas au courant qu'une couple de milliers de personnes de Québec ont payé 60$ pour avoir droit à ces coupons.

Ça fait que l'ostie de crosseur nous a finalement dit qu'il pouvait nous faire une table d'hôte gratis mais pas les deux. Ben oui c'est ça. Les coupons sont pas valides mais tu vas nous faire une faveur en nous donnant un deux pour un juste parce que t'es ben smatte pis ben accomodant. Wow, ben à l'avenir, je vais me dessiner des coupons artisanals dans mon logiciel PAINT pis je vais essayer de te les passer. Tu vas te rendre compte que c'est une tentative de crosse mais par grandeur d'âme, tu vas accepter de me donner une table d'hôte gratuitement.

Bref, FUCK LA GROLLA, je retourne pus jamais là pis j'espère qu'avec les 20 000 personnes qui lisent mon blog quotidiennement, je vais réussir à faire fermer le restaurant.

Ça adonne quand même bien que cette entrée en matière soit sous le ton de la frustration parce qu'au cours de la fin de semaine, je suis allé au festival d'été pis les shows auxquels j'ai assisté m'ont également un peu frustré.

Vendredi soir: Stephen Marley (fils de Bob) et Ben Harper

Le seul bout égayant du présent récit, c'est qu'avant ce show, je suis allé jouer de la guitare dans les marches du Château Frontenac pis je me suis fait 9,95$, principalement grâce à un gars de 20-22 ans qui m'a donné 5$ en échange d'une demande spéciale (que je ne savais pas, soit "The Time of Your Life" de Green Day). Ce fut un bon résultat pour environ 30 minutes de musique.

Après ça, je me suis dirigé vers les plaines pour le début du spectacle.

Stephen Marley jouait du reggae dans la tradition de son père. C'était pas mauvais, mais à la longue, ça tournait pas mal en rond. Irritant majeur: ce type a l'air d'un imbécile heureux avec son constant sourire de nono dans la face et ses interventions du style: "My name is Stephen Marleeeeeey... DO YOU LOVE REGGAE MUSIC?". Il a joué quelques tounes de son père (Buffalo Soldier et Three little birds, mieux connue sous le nom de "Don't worry by a thing, cause every little thing's gonna be alright"). Ce sont évidemment les tounes qui ont le plus pogné. Pour le reste de la performance, on a eu droit à des tounes pas mal conventionnelles. Plus le temps passait, plus on avait hâte que ça finisse.

J'ai jamais vu autant de gens fumer du pot autour de moi dans une foule. Ça sentait le printemps à fond la caisse et je me disais que la fille pas loin de nous qui avait décidé de trainer son bébé de 3-4 mois au show aura probablement, par sa négligence, causé des retards de développement cérébraux d'importance chez son pauvre poupon.
Note: 5 sur 10

Programme principal de la soirée: Ben Harper

Je connaissais pas vraiment Ben Harper. En fait, j'étais persuadé que c'était un genre de Tracy Chapman au masculin (guitare acoustique et chansons mollo axées sur les textes). Ben c'était pas pantoute le cas malgré la première toune du show qui était acoustique et pas mal bonne. Le reste de la performance était un genre de mélange Pink Floyd-Live-Pearl Jam. Bref, ça brassait quand même assez tout en étant un peu atmosphérique par moments. C'était cool au début d'avoir droit à un peu de rock après du reggae qui revenait souvent au même. Mais encore une fois, c'est devenu redondant assez rapidement avec une succession de tounes de gros rock qui revenait toujours au même (tounes de 12 minutes qui finissent pu avec des solos de lap steel qui durent 8 minutes). En plus, le groupe avait l'air mêlé sur scène entre les tounes. Au début, j'étais impressionné par Ben Harper derrière son lap steel, mais après 15 tounes à faire toujours le même style de solo, je me suis mis à le trouver quasiment mauvais. Je pense que le reste de mon existence se déroulera sans plus jamais écouter quoi que ce soit de cet artiste.
Note: 6 sur 10.

Elton la tapette:

C'était samedi soir qu'avait lieu le seul show m'intéressant vraiment au cours du festival d'été. Même si je suis pas un grand fan d'Elton John, j'apprécie la plupart de ses tounes et quand on consulte sa discographie sur Wikipedia, on peut pas faire autrement que réaliser que c'est probablement l'artiste ayant eu le plus de hits au billboard. Si je me trompe, c'est pas de beaucoup. Il est sûrement dans le top 5 de tous les temps.

Y'avait du monde à Québec samedi soir. Je me suis stationné au coin de la rue des Braves pis du chemin Ste-Foy, soit à environ 3 km du lieu du spectacle. Les rues étaient pleines partout! Et puis plein de baby boomers écoutaient des vieux greatest hits d'Elton John dans leur char comme si on entendait pas déjà 20 tounes de lui à Rock Détente à chaque jour.

L'entrée sur le site a été assez longue mais on a fini par trouver un spot qui avait du bon sens et où on pouvait respirer. Comme on s'était fait un fond, Frank et moi (et que quand je bois une bière, j'en pisse 8), on a fait la file pour aller pisser et ça a dû prendre au moins 30 sinon 45 minutes avant qu'on ait la chance d'accéder au lieu odorant de la libération. En sortant, les premières notes du show étaient entendues. Notre vessie était synchronisée avec Elton...

Ça a commencé avec "Saturday Night's alright for fighting" (quel concept). De façon surprenante, y'a pas eu tant de hits que ça. Le gars doit avoir 50 tounes qui ont fait le top 40 au Billboard et j'ai eu l'impression de ne pas connaitre plus de la moitié des tounes jouées. Y'a même pas fait "Don't go breaking my heart" en plus.

Grosso modo, le show manquait de dynamisme et de punch. Elton a une voix qui monte moins qu'avant mais il chante quand même juste. Ses interventions au micro, semi-françaises semi-anglaises étaient appréciées, mais siboire, il murmurait tout bas, comme pour se confier à la foule, probablement par rapport à ses exploits homosexuels. On comprenait à peu près rien donc j'imagine que c'était très cochon et grossier. Et puis le show s'est terminé avec deux odes à l'homosexualité, soit "Your song" et "Daniel", chanson relatant les consultations d'un jeune gai auprès de son grand frère afin de savoir si ses douleurs rectales persisteront au travers des expériences: "Daniel, my brother, Do you still feel the pain?".

Certains qualifieront ces propos d'homophobes. Je les qualifierai de lucides.
Note: 7 sur 10.

mardi 5 juillet 2011

Guy "lave-vitres" Turcotte et Jean-François "trench coat devant les garderies" Harrisson

À partir de quel moment on a le bon background pour qu'on soit jugé comme non-criminellement responsable de ce qu'on a fait?

Est-ce qu'un mongol-trisomique violé par son père et écoeuré pendant toute son enfance par ses camarades de classe jouit de circonstances exceptionnelles atténuant la portée de ses actes criminels dans le futur?

Est-ce que c'est moins grave de tuer du monde si nos parents sont des meurtriers en série?

Plus on souffre durant notre jeunesse, plus on est naturellement fucké, plus on a des mauvais exemples autour de nous, plus ça nous déresponsabilise de nos gestes? Est-ce que c'est comme ça que ça marche?

Moi, je reviens toujours avec le même exemple d'Adolf Hitler. Si on cherche vraiment à le comprendre, on peut le faire, j'en suis certain. Je suis sûr qu'il y a des trucs pas faciles dans son passé qui l'ont poussé à faire ce qu'il a fait. On peut comprendre tout le monde si on veut vraiment le faire.

C'est ça que ça donne une société compréhensive et axée sur la réhabilitation. Y'en aurait pas de verdict de même dans une société totalitaire. Une grande Germanie aurait gazé Guy Turcotte le lendemain des événements après avoir fait quelques expériences scientifiques sur sa personne.

Je rends ici hommage au Troisième Reich inachevé.


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Le 4 juillet, après avoir lui aussi plaidé la folie, Jean-François Harrisson écopait de 20 mois de prison pour avoir échangé de la pornographie juvénile sur Internet.

lundi 4 juillet 2011

Je pense donc je lis Patrick Lagacé

Patrick Lagacé m'a encore fait réfléchir aujourd'hui avec son texte "En banlieue de Pluton".

En gros, c'était un texte publié le lendemain de la fête du Canada pour dire que Pat s'est jamais senti chez lui avec les gens du reste du Canada. Même si c'est du ben bon monde, il n'a jamais eu d'atomes crochus avec eux. C'est comme établir le contact avec des Grecs ou des extraterrestres de Pluton. Même incompatibilité d'alphabet genre.

J'en jasais justement en Inuktitut avec mes chums de Kuujuaq en sniffant un tube de colle et pis on se disait qu'on était donc bien entre Québécois!

Même discussion l'autre jour, lors de notre bière habituelle d'après-viol. On venait de défoncer une adolesente à 4, moi pis mes chums haïtiens de gang de rue à Montréal pis maudit qu'on s'est rendu compte qu'on était ben pis qu'on se réalisait ensemble. J'aurais pas pu faire ça avec des Ontariens, y sont ben trop plates pis pognés. Avec des Québécois, ça vient naturellement. On est pareils pis la connexion est instantanée!

... Sérieux, j'y avais jamais pensé avant, mais quand je sors de ma maison, plus je m'éloigne de ma rue, moins je me sens chez moi.

JE PENSE DONC JE LIS PATRICK LAGACÉ.

dimanche 3 juillet 2011

Bobettes de fillette

Ça fait environ un mois que presque à chaque soir où il fait beau, on se fait une promenade père-fils en vélo jusqu'au parc. On va se balancer pis on glisse. J'en profite parfois pour jaser avec d'autres parents pis je me fais des chums de parc.

Ce soir, je me suis presque fait des chums juvéniles de parc.

Une petite fille de 5 ans était encore une fois toute seule au parc (elle a l'air d'y aller souvent toute seule. Elle habite juste à côté, de l'autre bord de la clôture et ses parents ont l'air de juger que c'est suffisant pour pas exercer de surveillance assidue). La petite fille est pas achalée pantoute. Quand je lui ai demandé son nom, elle m'a dit: "On s'est présentés l'autre fois!". Je lui ai dit de me dire mon nom pis elle m'a dit qu'elle s'en rappelait plus. Ah, petite maudite menteuse, te voilà déjouée.

La petite fille voulait qu'on fasse un "train" dans la glissade. Au début, je pensais qu'elle voulait le faire avec mon garçon mais après que celui-ci ait descendu la grosse glissade toute seule, elle m'a demandé de mettre mes jambes autour d'elle pour qu'on descende ensemble. Euh... Moi, ça me dérange pas vraiment mais je suis pas sûr que tes parents aimeraient ça ma grande. Ça fait que je sais pas trop ce que j'ai dit mais je me suis abstenu.

Ensuite, sa petite soeur de 3 ans est venue la rejoindre, elle aussi toute seule. Elle a commencé par me montrer ses bobos sur les pieds pour finalement relever sa jupe à deux reprises et me montrer ses bobettes de Dora.

J'ai donc éprouvé de bien bizarres de sensations au parc ce soir.