jeudi 30 juin 2011

Research in plongeon

Quand on lit un peu sur l’investissement à la bourse, on peut souvent avoir droit à des conseils comme « n’investissez pas dans des compagnies technologiques ou dans les domaines trop à la mode ».

Malgré tout, quand on s’y arrête un peu, on constate qu’il y a eu d’assez grands succès dans le domaine de la technologie. Par exemple, Microsoft a offert un rendement assez incroyable dans les années 80 et 90.

Aujourd’hui, c’est au tour d’Apple. Si j’avais acheté des actions d’Apple il y a 5 ans, elles vaudraient 6 fois plus aujourd’hui (de 55$ à 325$ l’unité). Spectaculaire comme rendement.

D’un autre côté, si j’avais acheté des actions de Research in Motion (compagnie qui fabrique les téléphones Blackberry) il y a 2 ans, j’aurais payé mes actions 82$ l’unité alors qu’elles valent maintenant 28$ l’unité. Ça donne une baisse de 66%. Pourtant, y’a pas si longtemps, le Blackberry était dominant. Et Research in Motion était et est toujours une compagnie financièrement solide, sans dettes importantes par rapport à ses profits.

Ça donne un bon exemple comme quoi tout ce qui est technologique change vite et qu’une compagnie prospère aujourd’hui pourrait être complètement dépassée dans 3 ou 4 ans.

Ça me fait penser à ICQ qui a pas mal pogné y’a une dizaine d’années. Après ça, du jour au lendemain ICQ était out et c’était au tour de MSN d’être à la mode. Aujourd’hui, y’a plus un chat sur MSN. Tout le monde est sur Facebook. Pensez-vous vraiment que Facebook va toffer longtemps? C’est possible, mais les concepts sur Internet peuvent tellement être facilement imités et améliorés que les chances sont pas si grandes. Y’a probablement quelqu’un à quelque part avec plein de boutons dans la face qui est en train de rassembler tous les points forts de Facebook, de MSN et d’un ou deux autres sites en y ajoutant un petit quelque chose de différent.

Ça fait que si Facebook entre en bourse et que ça déclenche une frénésie (ce qui est pratiquement assuré si ça se fait prochainement), je vois pas pourquoi j’achèterais des actions. En fait, pour un an ou deux, ça pourrait être payant, mais à long terme, c’est pas mal risqué.

Les gens sont excités par les nouvelles technologies, comme si un nouveau concept qui parait révolutionnaire pouvait changer le monde. C’est pourtant mieux et pas mal plus sécuritaire de se concentrer sur les bons vieux domaines qui ne changeront jamais comme les céréales, le train, les verres de contact pis les Big Macs.

Je m’apprends rien à moi-même et j’apprends probablement pas grand-chose aux gens en général. Par contre, y’a rien de mieux que de voir de ses yeux la chute libre d’une compagnie dominante pour comprendre que tout pourrait basculer pour n’importe quelle autre compagnie dans le même domaine en pas si longtemps.

mercredi 29 juin 2011

Un mardi soir sur la rue St-Jean

  1. J’ai pitché un 1$ et de la petite monnaie pour totaliser 2$ dans mon étui avant de commencer à jouer;
  2. Un gars avec plein de tatous d’os sur les bras (comme le gars de Montréal qui a joué dans le vidéoclip de je sais plus qui) est arrêté pour me demander s’il pouvait m’échanger 1$ contre plein de petite monnaie en 5 cents et en 10 cents (qu’il avait quêté aux passants dans un verre vide). Il m’a dit que c’était « avantageux pour moi ». Je sais pas pourquoi j’ai accepté. Pour vivre en harmonie avec les itinérants et les quêteux du quartier peut-être? En tout cas, j’ai trouvé ça super beau qu’un inconnu s’arrête comme ça pour m’avantager gratuitement;
  3. Un gars vraiment magané, genre défoncé au crack, s’est assis sur un banc à quelques mètres de moi. Après une de mes tounes, il m’a applaudi et est venu s’asseoir par terre, drette à côté de moi. Genre comme si c’était mon grand chum de quêtage. Maudit que ça m’énarve quand un itinérant fait ça. En plus, il s’est mis à chanter « Wish you were here » avec moi en miaulant. Après la toune, il m’a dit : « Gnaa ocou ee talent » et ça m’a pris 3 fois pour comprendre qu’il disait : « T’as beaucoup de talent ». Mais là, ça allait pas ben. Le gars était parti pour coller. Il voulait même me serrer la main. Je lui ai plutôt donné un coup de jointures par souci d’hygiène. Après ça, j’ai niaisé un peu pour qu’il dégage. Ça fait que j’ai sorti mon accordeur pis je l’ai posé sur ma cuisse. Le gars a essayé de le ramasser pour « m’aider ». Quessé ça? Fuck man, crisse moi patience. Je pensais à Orange Mécanique pis j’avais le goût de faire pareil (scène avec le vieux saoulon dans le tunnel).
  4. Le gars qui m’avait échangé 1$ contre une poignée de change est repassé devant moi et s’est mis les mains dans les poches comme pour me faire un don. Il a sorti une ostifie de grosse poignée de cennes noires, m’a regardé comme pour me dire que ça valait pas vraiment la peine de m’en pitcher. D’après moi, il avait échangé mon 1$ contre des cennes noires pour que ça soit encore plus avantageux pour lui;
  5. Je me suis fait 8,66$ au total;
  6. En comptant mes cennes sur un banc, y’a des gens qui m’ont donné un tract. C’était pour manifester contre la venue du Prince William à Québec en fin de semaine. Quelle bande de connards. Y’a des gens qui ont vraiment trop de temps libres et de convictions. Si ça vous fait vraiment de quoi à l’estomac que le couple princier se déplace jusqu’ici, achetez-vous donc un chien ou ben CROSSEZ-VOUS pour avoir un peu de plaisir dans la vie;
  7. En revenant à mon char, j’ai vu que je m’étais stationné sans m’en rendre compte dans une zone de débarquement de chaise roulante. Grâce à Dieu et à la monarchie britannique, je n’avais reçu aucun ticket. FIOU.
  8. Merci de votre attention. C’est toujours un plaisir de vous abreuver de mon vécu.

dimanche 26 juin 2011

6 années de blogue

Résultats du vote de mon dernier sondage:

Combien de blogs trouvez-vous encore intéressants?

  • Moins de un: 7%
  • Un: 7%
  • Entre deux et cinq: 66%
  • Entre cinq et dix: 18%
  • Plus de dix: 0%
La fin des temps approche! Oh oui, ce sondage l'indique très bien. Les gens ne lisent presque plus de blogues et ceux qui sont encore lus se comptent, pour la plupart, sur les doigts de la main d'un manchot.

Aujourd'hui, 26 juin, ça fait très exactement 6 ans que je suis un blogueur. Incroyable, c'est plus long que le secondaire au complet (période qui m'a semblé durer une éternité).

Ce blog est maintenant un gros réservoir à souvenirs. Ça a toujours été l'objectif, mais depuis quelques années, l'objectif est atteint. Je suis passé d'un célibataire chez ses parents à un célibataire dans sa maison à un gars en couple puis, à un père. Entre-temps, j'ai rencontré à peu près 10 000 filles du réseau contact. Ça en fait des souvenirs...

Je repense parfois aux gens qui étaient dans ma vie où aux choses que je faisais pour m'occuper en 2005, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010... Je me demande ce que ces personnes là sont devenues ou qu'est-ce qui serait arrivé si j'avais continué de faire telle affaire plutôt que de faire telle autre.

Je pense pas avoir trop de regrets, mais ça m'arrive de me demander si certains moments ont bel et bien eu lieu. Avez-vous l'impression comme moi qu'un souvenir lointain est comme un rêve? On est jamais trop sûr si ça s'est vraiment passé comme on l'imagine. Chaque année qui passe est une couche d'imprécision qui se rajoute par-dessus les autres.

Au moins 90% de ce qui a été écrit ici n'a pas vraiment d'importance. Mais il y a un petit 5 ou 10% dont je suis très content d'avoir gardé une trace. Ça s'est vraiment passé comme ça. C'était pas juste un rêve ou un souvenir arrangé par mon esprit, pour faire mon affaire.

Ça fait que depuis 2005, j'ai pas rêvé ma vie.

lundi 20 juin 2011

Ma deuxième soirée de l'année comme musicien de rue

Hier soir, j'avais le goût de tenter à nouveau ma chance pour un peu de musique de rue. Ça fait que je me suis dirigé vers la rue St-Jean, comme d'habitude depuis 5 ans. Genre que je peux être un gars pas mal surprenant quand je veux.

Malheureusement pour moi, la rue était fermée pour cause "rue en spectacles". Ça m'a mis un peu en maudit parce que tous les emplacements étaient occupés par des tentes abritant des artistes émergents. Mais comme il faisait beau et que j'avais pas le goût de m'être déplacé pour rien (c'est quand même un bon 20-25 minutes d'auto pour me rendre là), j'ai continué mon chemin jusqu'aux marches à côté du Château Frontenac.

Un vieux monsieur sale jouait du lap steel à mon spot. CALVAIRE. Ça allait pas ben. J'ai donc continué mon chemin jusqu'au petit parc pis je me suis dit que ça avait pas de bon sens de jouer là. Trop mort et pas vraiment approprié pour attirer les gens. Ça fait que je suis revenu en bas des marches pis j'ai décidé d'y jouer même si j'avais pas un super bon feeling.

Ben, contre toute attente, ça a été pas mal bon. En 5 ou 10 minutes, j'avais déjà 4 piastres dans mon étui et ce seulement avec "Pigs on the wing".

Y s'est rien passé d'exceptionnel. Un jeune touriste m'a pris en photo. Une madame m'a demandé de lui jouer du Cat Stevens pis ça adonnait bien parce que c'est un des rares artistes dont je me rappelle des tounes avec mon exceptionnel déclin de cette année. Un autre gars m'a fait un signe de satisfaction (pouce relevé) pendant que je jouais "I won't back down". Un gars a sorti un billet de ses poches pis j'ai frémi jusqu'à ce que je me rende compte que c'était seulement un dollar américain. Pis une itinérante-artiste qui semblait très sale avec des cheveux ultra gras est venue s'asseoir dos à moi dans les marches. Genre à moins de 2 mètres de moi. Ça m'énervait un peu parce que je trouvais qu'elle respirait mon oxygène. À un moment donné, quand j'ai fini une toune, elle s'est retournée vers moi pis m'a dit:

"Joues-tu ici demain?"
"Euh... Je sais pas, peut-être..."
"Ben si t'es ici demain, je vais te donner 2 piastres"
Moins de deux minutes plus tard, elle fouillait dans la poubelle à côté de moi pour ramasser des cannettes ou je sais pas trop quoi. C'est correct madame, gardes le ton deux piastres. C'est quand même 40 cannettes.

Je sais pas si j'étais zen et serein par rapport à la vie ce soir là, mais j'ai vraiment aimé ma soirée. Je me suis dit que c'était vraiment la chose que j'aimais le plus faire dans la vie (dans un contexte de bon environnement, avec un bon "public"). Évidemment, si un itinérant est trop gossant ou qu'un autre musicien de rue veut que je libère le spot, ça perd vite de son attrait. Mais là, dans des circonstances de relatif calme, avec un peu de passants, assez d'appréciation et de l'aisance, ça a donné une très belle soirée.

C'est quand même pas pire d'avoir le "pouvoir" de mettre un air dans la tête des gens. Je suis sûr qu'yen a une couple qui ont repris l'air de mes tounes pendant quelques secondes en continuant leur chemin. Wow, tout ce temps je me faisais passer pour un être méchant et mesquin alors qu'en fait, je n'étais véritablement bien que lorsque je rendais les gens heureux et fredonneurs.

Résultat de la soirée: 11,68$ en 45 minutes seulement.

samedi 18 juin 2011

Le Voyou de la Grande Allée

Jeudi soir, c'était l'ouverture des terrasses sur la Grande Allée.

Encore une fois, Mike boy et moi, on s'est retrouvés pas mal chauds. Faut dire qu'avec notre concept d'acheter la bière au dépanneur de la Grande Allée au lieu de s'approvisionner dans les kiosques où la bière était à 7 ou 8$ avec le tip, on a tellement économisé qu'y fallait pas se priver. On a fait pas mal de conneries, mais presque rien d'illégal.

En y pensant bien, notre démarche est presque totalement à l'opposé de celle de ma cousine pas si jeune que ça que je croise régulièrement dans les bars ou occasions sociales (je l'ai justement croisée ce soir là) vêtue de ses kits de chasse et accompagnée de ses amies aux gigantesques totons qui semblent chercher à se faire défoncer la noune par 3 gars en même temps. Mais idéalement quatre.

Le fil conducteur, c'est les grosses boules.

En fin de soirée, après avoir vécu plein d'affaires dont je me rappelle pas toute, on s'est retrouvés devant un des bouquets de gros ballons qui agrémentaient les poteaux de la Grande Allée. Mike Boy voulait qu'on les ramasse, sachant comme moi qu'ya rien comme un bouquet de ballons pour attirer l'attention des gens autour de nous et nous faire vivre encore plus de folles aventures. Ça fait qu'avec mon canif, j'ai coupé le fil pis ça nous faisait 3 beaux gros ballons remplis d'hélium.

Ça a donné lieu à une excellente conversation qui saura me faire bien paraître:

-Moi ou Mike Boy (me rappelle pus qui): Ballounes à vendre! Balloons for sale!
-Une fille: How much?
-Moi: twenty bucks!
-Fille: Twenty bucks? Fuck you! (avec le doigt en plus)
-Moi: Ok, five bucks!
-Fille: No, fuck you!
-Moi: Fuck you!
-Gars avec la fille: What? Why are you saying fuck you to me?
-Moi: I said Fuck you to that girl because she said fuck you to me. So Fuck her, she's a FUCKING WHORE!

J'aurais dû la traiter de CUNT. J'ai encore jamais traité personne de cunt. En tout cas, je suis pas mal fier de mon langage de rue qui n'est malheureusement jamais mis à profit dans notre belle ville unilingue de Québec.

Après cet échange de bons procédés, on s'est retrouvés à mon char avec la dure réalité devant nous: si on voulait rentrer les trois ballons dans l'auto, Mike boy allait devoir marcher jusque chez lui. En effet, chacun de ces ballons prenait la place d'une personne obèse et les portes de l'auto fermaient de peine et de misère. Ça fait qu'y'a fallu qu'on en donne un à un gars pris au hasard dans la rue. Je lui ai dit de me jurer qu'il allait le garder. Il me l'a juré en attachant le fil après sa main. Je lui ai dit que j'allais le retrouver pis j'allais lui rentrer mon canif dans un oeil si j'apprenais qu'il l'avait laissé s'envoler. Il m'a dit que c'était un deal. C'était suffisant pour moi.

Après, on a rentré les deux autres avec difficulté dans mon auto. Mike est ensuite parti chez lui avec un des deux pis j'ai gardé l'autre qui traine encore au plafond dans la cuisine chez nous, deux jours plus tard. J'attends que ça se dégonfle. Ça rétrécit pas vite.

Sûrement que mes stats de fréquentation vont exploser avec une ostie d'histoire de malade mental comme celle-là.


mardi 14 juin 2011

23 000 couronnes

Ce soir je suis un peu en tabarnac de calisse. J'ai reçu une lettre de l'Islande par la poste. C'était un ticket de photo radar avec une photo de mon char loué pis un zoom sur ma face pour prouver que c'était bien moi au volant.

Vu que j'ai roulé à 110 km/h dans une zone de 90 km/h, on me demande 23 000 couronnes (environ 200$ canadiens). Quessé ça maudit calisse. J'ai eu la moitié de ce montant à payer après avoir traversé le tunnel Atwater à 70 km dans une zone de 50 km/h. Bref, ça me semble abusif comme montant, surtout considérant le fait que les routes islandaises étaient toutes désertes comme le calisse et que j'ai dû croiser genre 50 chars en 2 000 km de route.

Si je paye pas, ça fait quoi? Je suis barré d'Islande seulement ou je suis barré à toutes les douanes du monde entier? Ou bedon est-ce que ça fait rien pantoute?

En tout cas, fuck you justice islandaise. Y'a rien que j'haïs plus que de recevoir des factures surprises.

dimanche 12 juin 2011

Please don't rape us!

Samedi soir, Mike Boy et moi, on est pas mal chauds. Il est presque 3h du matin et on veut pas retourner à la maison tout de suite parce qu'on est pas en état. On se promène donc un peu pour dégriser et on se retrouve au petit bar miteux Fly sur la rue St-Jean. Comme le bar est sur le point de fermer, on retourne dehors. Un gars passe devant moi avec sa guitare et me demande l'heure en anglais. On commence à jaser dans la langue de Bruce Springsteen.

Le gars nous dit qu'il vient d'emménager à Québec et qu'il vient de la vallée de l'Okanagan en Colombie-Britannique. Je lui demande si c'est un cueilleur de pêches (faut bien que ça serve les préjugés). On est particulièrement forme pour dire des niaiseries et on commence d'ailleurs à le faire en 5ème vitesse, dès le départ. Comme on lui dit qu'on veut continuer la soirée et qu'on aimerait aller dans un after-hour avec de l'extasy, du GHB pis de la cocaïne, le gars nous invite chez lui à prendre une bière et nous dit qu'il a du speed.

On le suit donc jusqu'à son appartement bordélique. On entre et y'a un gros couteau qui traine sur la table et je lui demande s'il va CUT OUR THROATS. Il me répond "No no, that's why I'm putting it away...". Il nous donne une bière pis je taponne un peu sur sa guitare. Il sort aussi son speed pis découpe trois lignes sur la table (je savais pas que ça se sniffait du speed). Il nous offre d'en sniffer avec lui. Je décline en disant que je veux pas me faire violer. Le gars lève les yeux au ciel en signe de découragement parce que ça doit faire 4 ou 5 fois qu'on lui dit que si on va chez eux, c'est pas pour prendre de la drogue et se faire violer. Ouin, j'imagine qu'on était un peu gossants pour ce pauvre type qui n'essayait que d'être sympathique avec sa bière pis sa poudre gratis.

Ça fait qu'on sniffe pas les lignes malgré les pressions de notre acolyte de l'ouest. Par dépit, il reprend sa guitare et joue quelques tounes. C'est pas mal juste du Neil Young et du Nirvana. Je devine à peu près toutes ses tounes en 10 secondes en lui disant "I know everything fucking song that you're fucking playing...". Ouin finalement, avec le recul, j'étais un peu baveux pour un invité qui boit une bière gratis, sans la mériter. Mais ça passait quand même assez bien.

Il est maintenant 4 heures du matin pis il nous offre de l'accompagner dans un after hour pas trop loin de chez lui. On commence à être pas mal claqués (surtout Mike Boy) mais on décide quand même de l'accompagner en se disant qu'on va peut-être voir du monde fourrer live et des filles à poil qui sniffent de la coke à répétition.

Malheureusement pour nous, on se ramasse chez un gars qui ressemble comme deux gouttes d'eau à un membre de la famille Adams (gars de 50 ans sans cheveux, avec la face toute blanche comme un gothique, des ongles noirs pis des grosses bottes noires de gothique itou. Le problème c'est que le fil conducteur est pas respecté: le gars a l'air ultra-méga-fif. Avec sa voix, c'est clair qu'il se fait piner à fond la caisse et qu'il a le trou complètement slac). Juste en lui serrant la main, Mike Boy et moi on est persuadés qu'on a pogné le SIDA.

Pis les gens présents au dit bar clandestin (parce que c'était pas un after hour mais bien un bar clandestin), c'était genre 8 personnes de 40-50 ans assises autour d'une table qui jasaient calmement en buvant une bière. Ça méritait pas l'appellation "bar clandestin". C'était juste une réunion de fin de soirée de célibataires laids.

On repart de là et il commence déjà à faire clair dehors. On est complètement découragés de se coucher aussi tard pour aussi peu. Notre première expérience dans un soit-disant bar clandestin aura été une amère déception.

***

SUPER MISE À JOUR: Lundi matin, Mike Boy m'écrit au boulot pour m'envoyer le lien suivant. C'est très exactement la place où on était samedi soir. Je veux pas stooler personne, mais Madame Thérèse a pas l'air d'avoir la santé si fragile que ça finalement.

samedi 11 juin 2011

Zing a ling


C'était un beau samedi et comme j'avais à faire dans le quartier St-Roch pour faire développer des photos, j'ai trainé ma guitare avec moi dans l'espérance de pouvoir jouer un peu sur la rue St-Jean. Étant donné la température, j'avais pas de grandes espérances pour qu'un spot soit libre... Mais ça valait quand même la peine de prendre une chance.

Ça fait que j'arrive à mon spot habituel en face du Tutto Gelato pis c'est pas vraiment invitant. Y'a 2 ou 3 bancs qui sont remplis de gens qui mangent leur crème glacée. Je me vois mal m'en aller à côté d'eux pis commencer à jouer en interrompant leurs discussions. En plus, je suis semi-terrorisé car c'est ma première fois de l'année et, comble de la bad luck, j'ai oublié ma strap à la maison. Ça fait que ça va pas si bien que ça finalement. Je devrai obligatoirement jouer assis parce que je suis pas assez habile pour jouer debout avec ma guitare sans soutien.

Après un peu de brettage, y'a un banc qui se libère et j'y prends place. Je commence à jouer et ça va bien. En fait, la seule chose qui me stresse un peu, c'est de me faire avertir par une gendarme de 21 ans qui surveille les permis des musiciens de rue.

Comme j'ai pas beaucoup pratiqué, je me retrouve avec un répertoire de 15 chansons maximum. Je suis un peu embêté de piger là-dedans parce que j'ai vite fait le tour. Heureusement, après avoir été fourré par le deuxième accord de "Wild World" de Cat Stevens, je me rappelle finalement que c'est un Ré 7 et la toune débloque comme par magie. C'est quand même important d'avoir des valeurs sûres quand on a un faible répertoire.

Les dons commencent avec une jeune feume de 19-20 ans qui me pitche un 25 cents et me fait un beau sourire. Ensuite, ça prend pas mal de temps avant qu'y se passe quelque chose d'autre. Mais pendant l'heure où je jouerai, les pièces s'accumuleront tranquillement. Côté présence rapprochée, un petit gars de 2-3 ans s'est fait donner quelques sous par son père pour me remettre. Il est resté à côté de moi pendant quelques minutes et avait l'air fasciné par mes chansons (comme tous les enfants). À part ça, un monsieur m'a pitché 25 cents et s'est assis à mes côtés pendant que je jouais "Pigs on the wing". Il m'a dit que c'était donc bon du Pink Floyd. Je joue ensuite "Your Possible Past" et il me pitche un autre 25 cents.

À noter que les gens qui lisent mes récits depuis 2005 ou 2006 doivent être complètement désemparés devant la très faible rotation des chansons que je joue. Je le suis aussi. Ça fait au moins 3 ans que je me dis qu'y faut que j'apprenne d'autres tounes. Mais c'est tellement plus reposant de se pogner le cul en faisant rien.

Mon environnement est pas super sain. Y'a des crachats par terre juste à côté de mon étui, pis des cigarettes écrasées aussi. À un moment donné, je me retrouve entouré de quêteux avec un gars juste en face, de l'autre bord de la rue, qui quête avec un verre de café vide (ou plein, qui sait?) et un autre gars à une dizaine de mètres de moi qui quête aussi avec un verre. On dirait qu'ils se sont ligués pour écraser la compétition.

Un monsieur bizarre se ramasse devant moi et se met à sauter pendant que je joue une toune qui ne se prête pas du tout à ça. Bizarrement, il me pitche un 1 ou un 2$ et s'en va en sautant. J'aurais plutôt pensé qu'il allait me quêter du cash. Ce fut mon seul moment un peu twilight zone de l'après-midi, ce qui est pas mal du tout.

Ça fait que tout se déroule bien tranquillement et sans problème. J'aime toujours autant jouer dans la rue même si avant de m'y rendre, j'ai toujours l'impression que ça ne me tente plus vraiment et que le trip est passé. Finalement, c'est toujours aussi bon pour le moral et je me dis qu'il faudra que j'y retourne encore quelques fois cette année. D'ailleurs, si j'avais pas eu à aller chercher mes photos pour 17h, je pense que je serais resté encore un peu. Mais toute bonne chose à une fin et je pense que c'aurait été manquer de respect aux passants que de jouer plus de 3 fois les mêmes chansons au cours de la même heure.

Montant amassé: 8,67$

mercredi 8 juin 2011

BRUN: la couleur de la réciprocité

Un certain prof de management de l'Université Laval s'appelle Jean-Pierre Brun et que je trouve que c'est un bon exemple pour démontrer que c'est rare qu'un nom ou un mot français de nature spéciale surpasse un nom ou mot anglophone. Sérieusement, même si vous êtes séparatistes à mort, aimeriez-vous mieux vous appeler Brun ou Brown?

À part ça, je voulais m'exprimer au sujet de ce qu'on appelle la "réciprocité" sur Internet. Les "réseaux sociaux" sont d'ailleurs basés là-dessus. Facebook pis Twitter, c'est juste ça de la "réciprocité", mot signifiant "faire croire aux gens qu'on est intéressés par eux pour avoir un public en retour". En voulez-vous des "guillemets" à toutes les phrases? Pas de "problème". Ça m'a jamais dérangé d'être "gossant" quand j'écris des phrases "sur mon" blog.

Les gens qui suivent 1200 personnes et qui sont suivies par 1100 personnes sur Twitter représentent l'incarnation du phénomène dans toute sa splendeur. Ça me dépasse complètement. Je serais le premier à dire aux 1100 personnes qui me suivent d'aller s'acheter un chien. Mais bon, tant que c'est pris à la légère, y'a pas vraiment de problème. Le trouble, c'est qu'yen a là-dessus qui le prennent pas de pas être suivis par quelqu'un qu'ils suivent. Comme si le fait de s'intéresser à quelqu'un devait automatiquement nous rendre intéressant aux yeux de l'autre. Quelle incroyable connerie. Un dirait un bébé gâté qui a toujours eu ce qu'il voulait dans la vie et qui a fait des tentatives de suicide à chaque fois où une fille désirée s'est pas intéressée à lui.

Sur Facebook, c'est un peu moins pire parce que le concept est un peu plus associé à la proximité même si plein de gens ajoutent n'importe qui. Le pire, c'est que même en étant assez restrictif sur qui on ajoute sur sa liste Facebook, on se ramasse avec des sacrament de relations de RéCiPrOcIté à marde. Ça m'a sauté en pleine face à ma fête. Parmi les souhaits que j'ai reçus, y'en a au moins 2-3 qui étaient clairement obligés. Ça paraissait 100 milles à l'heure que c'était juste un retour d'ascenseur parce que j'avais souhaité bonne fête à ces personnes là.

Peut-être que ça parait bizarre aux yeux de certaines personnes, mais moi ça me met pas mal plus en criss de me faire souhaiter bonne fête par quelqu'un qui le fait par réciprociblablabla que par initiative vraiment personnelle. J'ai d'ailleurs remarqué qu'une fille m'a pas souhaité bonne fête alors que je suis persuadé qu'elle l'aurait fait si je lui avais souhaité bonne fête précédemment. Pis le pire, c'est qu'un des connards du poker m'a souhaité bonne fête avec plus d'émotion que bien des gens dont j'ai été pas mal plus proche et que je trouve pas aussi caves que lui. Je vais être obligé de le considérer avec un peu d'égards à l'avenir.

Anyway, je m'en sacre un peu. J'ai été content de recevoir des souhaits de bonne fête, mais c'est juste que ce qui est forcé m'est d'aucun intérêt. Pis avec un minimum de discernement dans la vie, on voit ce qui est forcé.

Ça fait que ceux qui recherchent ce genre d'attention là, je trouve que c'est des ostis de mongols. C'est surtout ça que je voulais dire plutôt que de chialer sur mes souhaits d'anniversaire.

lundi 6 juin 2011

Festival d'été 2011

Bonjour Monsieur Daniel Gélinas, lecteur fréquent de mon blog occupant les nombreux temps morts de votre job PLATE et INUTILE.

Aujourd'hui, j'aimerais m'exprimer à propos de la programmation 2011 du festival d'été de Québec. Je serai laconique et résumerai donc l'essentiel de mes propos par deux seuls mots: CHOLIFORME FÉCAL.

Ouin, la programmation 2011 me déçoit beaucoup. Marie-Mai pis Éric Lapointe en tête d'affiche? Quessé ça? Comme j'étais en Islande quand la programmation a été dévoilée et les macarons mis en vente, j'ai chargé mon ami François de m'acheter des macarons en pré-vente. Avoir su qu'aussi peu d'artistes me feraient frémir, j'aurais dit à Frank de laisser faire. Ben, en fait peut-être pas, parce que les macarons peuvent se revendre assez facilement. Et je veux pas chialer trop non plus parce que Jean-François m'a fait économiser 10$ sur le plein prix.

Mais pourquoi y'a pas d'artiste rock classique cette année, à part Elton John et John Fogerty? Je m'attendais à une couple de gros noms du passé qui doivent pas trop charger cher vu qu'y sont plus des gros noms du présent: The Cure, The Who, REM, Kate Bush, Bryan Adams, David Byrne, Public Image Limited, Tom Petty, Tracy Chapman, Pat Benetar, REO Speedwagon ou même un vieux groupe rock canadien kétaine comme Glass Tiger ou Loverboy, je sais pas moi. La catégorie rock classique est nettement sous représentée et ça me déçoit pas mal. Sérieusement, si The Cure avait été là, je me serais maquillé la face en blanc pis je me serais mis du rouge à lèvre autour des yeux pis sur les lèvres. Ça aurait été hot en tabarnac. J'ai jamais fait ça de ma vie mais là j'aurais été prêt à le faire.

En fait, j'ai plus hâte d'aller voir Rod Stewart gratis à Lévis le 31 juillet que d'aller voir à peu près n'importe quel show du festival d'été pour lequel j'ai payé 55$. C'est pas des jokes, devant le peu d'attrait du FEQ, je ressens de l'excitation à l'idée d'entendre DO YA THINK I'M SEXY ou encore HAVE I TOLD YOU LATELY THAT I LOVE YOU. Ben oui, le maillon faible de la toune ALL FOR LOVE me semble désormais comme la seule lueur de plaisir parmi les shows de mon été. MANGEZ DE LA TOURBE MONSIEUR DANIEL GÉLINAS, VOUS AVEZ ÉTÉ DÉCLASSÉ PAR LA VILLE DE LÉVIS.

C'est surprenant, mais en regardant sur Wikipedia, on peut voir que Elton John et Rod Stewart (nettement derrière Elton John tout de même) sont probablement dans le top 5 des artistes ayant eu le plus de hits au billboard.

Je déclare le billboard comme étant un refuge à tapettes.

vendredi 3 juin 2011

La fin de la grande aventure Pages Jaunes

En février 2009, j’achetais des actions de Pages Jaunes au prix de 5,75$ l’unité. Tout le marché était en baisse drastique. Le mois suivant, on allait être au plus creux de la crise et de nombreuses actions allaient revenir au même prix où elles étaient 7-8 ans plus tôt. On se serait cru au seuil de l’apocalypse.

Au début de l’année, j’avais ouvert un CELI et j’avais maintenant le goût d’y investir un peu d’argent, après tout, le marché pouvait pas vraiment descendre plus bas que ça. Comme le CELI est un compte d’épargne libre d’impôt, quoi de mieux qu’une action rapportant beaucoup de dividendes pour en profiter pleinement? C’était comme ça que je réfléchissais. Ça fait qu’après un peu de recherche et des discussions avec Jean-Guy, mon voisin de bureau qui était en train de m’initier à la bourse, j’ai décidé de m’acheter des actions de Pages Jaunes.

Pages Jaunes offrait à ce moment là un dividende annuel d’environ 20%. Wow! La caisse pop, elle, m’offrait 1% par année. Différence himalayenne. Comme j’étais nouveau sur les marchés boursiers, je savais pas trop comment envisager le titre. Jean-Guy m’a dit que l’entreprise était bien gérée et, en regardant un peu les états financiers, j’ai vu moi aussi que les profits étaient au rendez-vous même si le cours de l’action avait pas mal baissé au cours des dernières années (avant la crise).

Pages Jaunes était une fiducie de revenus et la loi était sur le point de changer. En gros, ce que j’en ai compris, c’est que les fiducies de revenus pouvaient distribuer de gros dividendes puisqu’elles n’étaient pas imposées au même titre que les compagnies. Les dividendes étaient donc des profits redistribués aux actionnaires qui avaient eux à payer l’impôt à la place de la compagnie. C’est peut-être pas tout à fait ça, mais je pense que c’est pas trop loin de la réalité.

Mais peu importe ces impôts à payer, comme j’allais recevoir tous ces dividendes dans un CELI, ça changeait rien. J’allais m’enrichir d’au moins 20% à chaque année. J’allais être riche.

Après 3 mois, le dividende a été réduit pour permettre à la compagnie de continuer sa transition de fiducie à compagnie. Ça me donnait maintenant un dividende d’environ 14% à chaque mois. C’était encore très bon. Le prix de l’action restait relativement stable. Ça a baissé autour de 4,70$ à un moment donné, mais généralement, ça restait entre 5 et 6$. Le prix est même monté à 6,80$ à un certain moment.

Les évaluations de Pages Jaunes que je lisais sur Internet étaient toujours correctes. Les rapports annuels et résultats trimestriels étaient aussi corrects. Rien d’exceptionnel, mais rien d’inquiétant non plus.

Mais en février 2011, au moment où le dividende a encore été réduit et où la fiducie a été transformée en compagnie, on dirait que Pages Jaunes est passée d’une entreprise normale a une entreprise en danger. Tout le monde est devenu fou. Le cours de l’action est passé de 6,30$ en février à 3,68$ à la fin mai.

Entre temps, plusieurs nouvelles sont sorties, me mettant toutes plus en tabarnac l’une que l’autre. Premièrement, Pages Jaunes a vendu la société Trader pour 745 millions, soit un prix inférieur au coût d’acquisition quelques années plus tôt. Personne ne peut se réjouir d’une compagnie qui décroit au lieu de croitre. La compagnie devait vouloir aller chercher de l’argent pour patcher des trous ailleurs, comme pour honorer son versement de dividendes. Compte tenu du fait que la distribution d’annuaires semblait aller de moins en moins bien depuis quelques années, c’était une autre mauvaise nouvelle. Comble de la grosse marde, Marc Tellier (nom à retenir), le Président de la compagnie avait été payé 9 millions de dollars pour gérer une compagnie en déclin constant depuis quelques années. Ça m’a vraiment mis en beau tabarnac. Cet osti là était mieux payé qu’un paquet de dirigeants de grosses compagnies, comme le Canadien National par exemple, qui vont bien et qui sont en croissance. Cerise sur le sundae : le coût de conversion de la fiducie en compagnie avait aussi été 20 fois supérieur à celui de la moyenne des fiducies. Bref, tout semblait aller tout croche dans cette ostie de compagnie de marde et aucune annonce n’était faite pour éclaircir tout ça dans le but de rassurer les investisseurs.

Ça fait que j’haïssais Pages Jaunes de plus en plus chaque semaine. Mais le cours de l’action avait tellement baissé que je me disais que c’était vraiment pas une bonne idée de vendre à un aussi bas prix.

Finalement, ce matin, j’ai décidé de liquider la quasi-totalité de mes actions de Pages Jaunes à un prix que j’aurais jugé totalement inacceptable il y a seulement quelques semaines. En fait, j’aurais été tenté d’attendre un peu plus, mais comme j’ai vu que les actions de BMTC (Brault Martineau Tanguay) étaient à leur plus bas depuis presque un an, j’ai décidé de vendre Pages Jaunes pour acheter BMTC (achetées à 19,79$ l’unité).

Comme cette compagnie a connu un rendement moyen de 30% au cours des 10 dernières années tout en étant reconnue comme une des entreprises les mieux gérées dans la voie lactée, je me suis dit que ça serait pas une mauvaise idée de passer d’une ostie de compagnie de marde en glissade constante vers le néant à une compagnie solide dont l’action pourrait ne pas monter de manière excessive au cours des prochains mois mais ne devrait pas non plus baisser. En fait, je m’attends pas à faire du 30% par année mais je me dis que j’ai de bonnes chances de faire au moins du 15% étant donné le haut rendement de la compagnie qui rachète constamment de ses actions et qui n’a aucune dette à long terme.

Contre toute attente, j’ai pratiquement pas perdu d’argent avec mes actions de Pages Jaunes. J’ai fait le décompte et, en considérant les coûts de commission, j’ai perdu 48$ avec l’action en deux ans (merci aux généreux dividendes qui ont absorbé ma perte de 1000$ sur le cours de l’action).

Si je pousse un peu plus loin ma réflexion, je ne peux toutefois que m’atterrer de consternation en réalisant que j’ai en fait probablement plutôt perdu 3 000$ parce que si j’avais acheté des actions d’une compagnie solide comme la Banque Scotia, j’aurais doublé mon montant investi depuis 2 ans.

C’est le dur prix de mon apprentissage livré pour vous, chers non investisseurs qui vous calissez probablement de la bourse.

Je conclus avec un tableau présentant un état de situation en date d’aujourd’hui en ce qui concerne mes investissements à la bourse :

Nom de la compagnie

pourcentage de toutes mes sommes investies à la bourse

pourcentage de la valeur actuelle de mon portefeuille en date du 3 juin 2011

Banque TD

25%

28%

Banque Scotia

24%

30%

SNC Lavalin

21%

17%

TransCanada Pipelines

9%

10%

Johnson and Johnson

8%

6%

Groupe BMTC

5%

4%

Cominar

5%

4%

Biosyntech

2,5%

FAILLITE DE LA COMPAGNIE, BRAVO CHAMPION

Pages Jaunes

1,3%

1%

Je suis donc maintenant en paix avec toutes les compagnies dont je détiens des actions (excepté les deux dernières).

mercredi 1 juin 2011

Nostalgie

Je sais pas pour vous, mais moi, quand je me promène dans ma ville natale, ça me rend toujours nostalgique. Nostalgique de quoi, je sais pas, parce que j'ai pas vraiment de souvenirs heureux (ni malheureux par contre) de ma jeunesse. Ça doit être parce que tout a commencé là. En première année, je retournais déjà tout seul à la maison, en traversant une lumière de la rue principale, en traversant le gros viaduc de St-Red pis je continuais jusque chez moi, à 10 minutes de là. Aujourd'hui, je pense pas que beaucoup de parents laisseraient leur enfant marcher aussi loin que ça à l'âge de 6-7 ans. Cette précision n'a aucun rapport avec le sujet du texte.

Tantôt, je viraillais dans les petites rues de St-Rédempteur en auto. Peu de choses avaient changé si on exclut tous les nouveaux développements. Dans les vieux endroits, c'est presque resté tel quel. En fait, la seule chose qui a changé, c'est l'explosion démographique et le déboisement de la ville. D'ailleurs, le boisé où je m'étais fait initier par la gang du terrain de jeux en frottant ma bédaine pleine de peinture contre celle d'Audrey - la fille qui s'était fait enlever des bouts de totons parce que ça lui faisait mal au dos - était maintenant rasé et bourré de condos. C'était aussi à côté de ce boisé que j'avais baptisé mon char avec Jessica. Impossible pour les jeunes d'aujourd'hui de suivre mes traces en en faisant autant de par la proximité des multiples habitations récentes.

Je repensais donc à tous les gens qui avaient eu un peu d'importance pour moi. Surtout à ma gang d'animateurs du terrain de jeux d'il y a 12-13 ans. Grâce à Facebook, je sais que plusieurs filles sont rendues avec un ou des bébés. Pour les gars, ça devrait ressembler à ça aussi à part celui ou ceux qui sont maintenant officiellement fifs.

Je me demande ce qu'ils sont devenus même si j'anticipe que leur vie soit assez plate, pour la plupart. Qui est-ce qui nous épate rendu à 30 ans? Malgré tout, j'aimerais revoir plusieurs de ces personnes, peut-être juste pour me raccrocher un peu à mon passé.

En fait, j'ai surtout le goût de les revoir quand je me promène dans ma ville natale. Me semble que c'est eux qui faisaient la ville...

(Le lendemain - 2 juin - j'ai l'impression d'avoir réécrit dans mes mots les paroles d'une toune cheap nostalgie des années 80. Genre The Boys of Summer de Don Henley)