jeudi 28 avril 2011

Le manger islandais

C'est ici que se termine cette série d'articles sur l'Islande ayant suscité tant d'engouement et de frénésie.

Pour terminer, pourquoi pas parler de gastronomie? Ici en Islande, la température est fortement instable. Par contre, la bouffe est assez stable dans le domaine du mauvais. Je ne me considère pas capricieux sur la qualité de la bouffe quand je mange quelque chose de standard, mais ici, franchement, soit que la bouffe goûte rien, soit que ça a un petit goût tannant.

Premier exemple, le buffet du matin à l'hôtel (photo). Je me suis levé à chaque matin un peu déprimé d'aller y manger. Y'a pas vraiment de choix (tranches de tomates, tranches de concombres, tranches d'oranges plus ou moins belles, espèce de melon miel qui goûte pas grand chose, viandes froides qui goûtent rien et de toute façon, me semble que des viandes froides, on mange pas ça au déjeuner, etc...) Les céréales pis le yogourt goûtent rien aussi. C'est super déprimant.

Je travaille avec un français qui dit que la bouffe est super sucrée en Amérique. Il a peut-être raison et j'ai essayé de garder ça en tête pour éviter de faire preuve d'ethnocentrisme. Malgré tout, je vois vraiment pas comme un extraterrestre pourrait préférer cette bouffe à ce qu'on a au Québec, au Canada, en Amérique du Nord.

Il y a plus d'un an, un ami m'avait parlé du kiosque à hot-dogs de Reykjavik "Baejarins beztu" (aucune idée comment ça se prononce, en fait, ici, y'a plein de lettres qui se prononcent pas comme en français ou en anglais) qui était réputé pour être un des meilleurs endroits au monde pour manger un chien-chaud. Bill Clinton et James Hetfield y étaient allés. Un journal anglais avait déclaré que l'endroit était le meilleur dans toute l'Europe pour ce type de nourriture. Je m'étais donc promis d'arrêter y faire un tour. C'est vraiment minuscule cet endroit là, c'est un petit kiosque de 2 mètres par 2 mètres environ.

Ce soir là, j'avais pas mal faim. J'ai donc pris 2 hot-dogs. C'était pas particulièrement cher considérant la réputation du kiosque (environ 2,50$ canadiens par hot-dog). Le look était bizarre: des gros hot-dogs avec un coulis brun et un autre coulis mystérieux. Bon, tant mieux me suis-je dit, ca va rendre l'expérience encore plus exotique. Ça fait que j'ai croqué à belles dents dans mon premier hot-dog pis j'ai essayé de focusser sur mes émotions. C'était moyen. Pis plus j'en mangeais, moins je trouvais ça bon. En fait, c'était ordinaire. Mettons que j'aurais accordé une note de 5 sur 10. La saucisse était croustillante par endroits (ce que je trouve dégueulasse) et les sauces étaient pas mauvaises, mais ça fittait avec mon idée d'un bon hot-dog. J'ai essayé d'aimer ça, je le jure. J'avais faim aussi et dans ce temps là, nos critères baissent. Ben après deux bouchées de mon deuxième hot-dog, je l'ai jeté aux vidanges. J'imagine que c'est un sacrilège en Islande de faire ça parce que la file au kiosque était toujours assez substantielle lorsqu'on passait devant.

Pour le reste, on a pratiquement toujours été déçus de ce qu'on a mangé. Chez Bonus (épicerie économique locale semblable à un Maxi mais avec moins de choix), je me suis acheté des petits morceaux de chocolat avec du riz. J'étais certain que c'était exactement comme la barre de chocolat Crunch (qui est excellente). Ben non, y'avait de la réglisse noire dans les morceaux de chocolat. Ça faisait une couple de fois qu'on mangeait des trucs qui contenaient des mauvaises surprises. Comme les croissants du Bonus qui contenaient du jambon pis une espèce de fromage alors qu'on pensait que c'était des croissants standards. On en est venus à privilégier les marques américaines et les produits standardisés et emballés commercialement (palette de chocolat islandaise).

Qu'est-ce qu'on a acheté ou mangé à part ça? Eh bien ici, le trio hamburger-frites-liqueur est pas mal à l'honneur partout. On dirait qu'on est aux États-Unis. Pendant le congé de Pâques, les seuls endroits ouverts avaient l'air de n'offrir que ce type de fast food. Pas de troubles une fois de temps en temps, mais on ne voyait que ça partout où on allait. Et puis les burgers étaient un autre bon exemple de "petit goût tannant". Pas mauvais au début, mais un petit quelque chose de gossant vient qu'à ressortir.

Un soir, on s'est payé de la bouffe thaï dans un resto et c'était bien bon. En fait, à Quebec, on aurait trouvé ça bon, mais ici, avec la succession de déceptions culinaires, on a trouvé ça excellent. Le yogourt "Skyr" (marque locale) nous a un peu écoeuré au début mais j'y ai pris goût et m'en suis racheté 2-3 fois. Finalement c'était pas mauvais (ceux à la vanille en tout cas). Le yogourt est plus ferme et moins sucré qu'au Québec.

Pour les prix de la bouffe, j'imagine que le taux de change avantageux (à cause du fait que l'Islande est un des pays les plus endettés au monde) nous donne une chance. À Reykjavik, ça a bien de l'allure. Je trouve ça comparable à Québec, si on s'en tient aux épiceries économiques et aux restos standards. En dehors de Reykjavik par exemple, les prix peuvent exploser. Par exemple, le soir où on a couché à Egilsstadir, à l'autre bout de l'ile, un trio hamburger coûtait environ 12$ soit le double du prix de Reykjavik. Pis l'image donnait vraiment pas faim. Ça avait l'air d'avoir été cuisiné avec de la bouffe avariée. C'est d'ailleurs ce soir là que j'ai soupé avec un milk-shake au sirop de bananes. Quel savoureux souvenir.

Bon, ça fait que j'espère que vous vous serez à nouveau extasié devant cette chronique qui fut la dernière de ce périple au nord du globe.

En gros, ce qu'il faut retenir, c'est que la bouffe est pas très bonne en Islande, que la température est déprimante en avril mais que les paysages sont incroyables et que tout le monde devrait voir des marmites de boue et des jets de vapeur au milieu d'un volcan semi-actif au moins une fois dans sa vie... En fait, les paysages valent autant la peine que les phénomènes géologiques.

La vie est courte pis j'imagine que ce sera le fun d'avoir des souvenirs spéciaux comme ça sur mon lit de mort.

mercredi 27 avril 2011

Le tour de l'Ile


La ligne en rouge, c'est approximativement le trajet parcouru au cours des deux dernières journées. Environ 1600 km de route, de 9h a 21h à chaque jour. Ayoye. Ce fut pénible. Même si c'est devenu un peu plate à la longue, je ne le regrette pas parce que je pourrai dire que j'ai fait le tour du pays, donc vu une bonne partie des paysages de l'île.

C'est hallucinant à quel point y'a personne qui habite en Islande. On s'en rend vraiment compte en faisant le tour de l'île. En dehors de Reykjavik et de sa banlieue, y'a RIEN nulle part. Grosso modo, je dirais que si on exclue les très rares centres urbains, on a dû croiser 50 ou 100 autos pendant le tour de l'ile. Y'avait vraiment personne. Les villes et villages indiqués sur la carte sont pour la plupart habités par 500 ou 2000 personnes. Ça fait qu'on a très vite fait le tour et qu'on ne prend pas vraiment une grande bouffée de civilisation à chaque fois. En fait, la deuxieme plus grosse ville d'Islande apres Reykjavik et ses banlieues, c'est Akureyri au nord avec 17 000 habitants. Le reste, c'est que des villages de 2000 habitants ou moins. Donc, si on fait un accident en auto et qu'on est mettons dans le Nord-Est du pays, ben ça se peut qu'on passe la journée ou la semaine dans le fossé avant que quelqu'un ne nous y découvre, ce qui nous laisse amplement le temps de mourir de froid. Bref, le pays dans sa quasi-totalité me semble un endroit idéal pour disparaitre sans laisser de traces.

Voici donc quelques clichés de ce très long périple de 1600 km. Je dois dire que si on avait rebroussé chemin après le lac de Jokularson (un peu a l'est du parc Skaftafell), on aurait pas manqué grand chose. Mais ça, on le savait pas et comme on était presque à mi-chemin du tour de l'ile, on s'est dit: aussi bien continuer et revenir par route différente.

Départ de Reykjavik et côte sud du pays

Après un départ un peu déprimant sous la neige, on a finalement rejoint la côte sud de l'île où le décor est devenu vert et super beau. En gros, à notre droite, c'était l'océan tandis qu'à notre gauche, c'était une montage/colline qui s'étirait pendant très longtemps (100 km peut-être?). Plusieurs très jolies chutes tombaient de cette montagne. On a fait un arrêt à deux de ces chutes pour prendre des photos. J'avais spotté la chute de Skogafoss sur Internet avant de partir et j'ai été bien content de pouvoir m'y arrêter. Je suis même monté jusqu'en haut, par un petit sentier assez difficile pour avoir droit à un autre point de vue. Ça ne valait pas vraiment la peine selon moi. La chute était plus belle d'en face que d'en haut. J'ai préféré la première chute visitée (dont le nom m'échappe).

Première chute:

Deuxième chute (Skogafoss). Le sentier que j'ai grimpé pour accéder au haut de la chute est situé à droite, sur la colline.

Du haut des chutes Skogafoss.


Vik

Un peu plus loin vers l'est, on est arrivés à beau petit village montagneux. La vue était superbe lorsqu'on y est arrivés. Dans l'océan, sur la droite, on pouvait voir un espèce de massif constitué de 5-6 pica. Le soleil venait de sortir après 3 jours de mauvais temps alors on se considérait choyés, surtout du fait que Vik est supposément l'endroit le plus pluvieux d'Islande. Sur la photo, on peut voir le massif au centre de la photo, à travers la brume.



Parc Skaftafell / Glacier Vatnajokull

C'est quoi un glacier? Une grosse montagne de neige? Quand on regarde la carte de l'Islande, on voit un gros motton blanc à la droite du pays. Eh bien c'est le glacier Vatnajokull qui occupe 8% du territoire (en regardant la carte, on dirait plutôt 15 ou 20% du territoire). Le glacier est renfermé a l'intérieur du pays par une chaîne de montagnes. Ça fait que généralement, on ne voit pas le glacier de la route mais plutôt des montagnes toutes blanches. Il y a toutefois quelques exceptions, entre autres au parc Skaftafell où on a pu voir une langue du glacier sortir au travers des montagnes (ça doit représenter 0,01% ou moins de tout le glacier, bref c'est insignifiant). Pour avoir une vraie bonne idée de l'ampleur de la chose, faudrait prendre l'avion ou l'hélicoptère.


Et plus tard, on a visité le Lac Jokularson, espèce de réservoir naturel dans lequel des icebergs du glacier se détachent et se jettent à la mer. C'est incroyable comme décor et comme couleurs. Un espèce de bleu vif qualifié de couleur "windshield washer" par Aimepé. L'endroit a servi de décor pour quelques films dont Batman Begins, A view to a kill (yeah, Duran Duran) et Tomb Raider.


Après ca

Après ça, c'était pas mal le calme plat pendant un sacré bout de temps. On a fait de la route sur la côte est. Bien sûr, c'était beau, mais après tout ce qu'on venait de voir, c'était pas mal moins marquant. Bref, on ne s'exclamait plus comme deux fillettes. Voici tout de même une photo prise sur la côte est.


Egilsstadir

On s'est rendus à Egilsstadir pour dormir. Pour ce faire, on a emprunté la route la plus dangereuse que j'ai prise de ma vie. On avait le choix entre un chemin asphalté de 120 km ou un raccourci sur la gravelle de 60 km. Comme j'étais pas mal écoeuré de conduire, j'ai préféré prendre le raccourci. Ce que je ne savais pas, c'est que la route s'est mise à monter, très à pic et avec des courbes très prononcées. Pour ajouter 10 degrés de difficulté, j'avais le soleil dans la face et la route était parfois trop étroite pour que deux voitures se rencontrent. Ça fait que c'était stressant en maudit. Honnêtement, je pense que c'est la meilleure route pour se tuer que j'ai empruntée dans ma vie. Dommage qu'on n'ait pas de photo des pentes abruptes en courbe. On était un peu trop stressés pour penser à ça.

Enfin, après toutes ces émotions, on est arrivés à Egilsstadir, ville de 2000 habitants située au centre-est de l'ile. C'est la ville la plus populeuse du coin. Malgré ce statut de capitale régionale, y'avait rien. On s'est pris un hôtel dans une genre de vieille ferme réaménagée. Ça avait bien du bon sens mais y'avait rien d'intéressant à manger autour. Ça fait que j'ai mangé un milk shake pour souper.

Mardi

Mardi matin, on s'est levés d'assez bonne heure pour poursuivre notre chemin dans le but de revenir a Reykjavik en soirée. On a poursuivi au nord-est du pays. En fait, pas tout à fait au nord-est parce qu'on a coupé un peu au centre des terres avec la route 1 (route principale du pays) afin d'éviter 5 heures de route supplémentaire pour se rendre nulle part, juste pour le trip de voir l'océan arctique (ça aurait quand même été cool, mais avec tant de route derrière et devant moi, je me sentais un peu moins curieux). Si on s'etait rendus à la pointe nord-est de l'ile, on aurait frôlé le cercle polaire arctique. On aurait été à moins de 5 ou 10 km de cette zone. Mais quand même, j'estime qu'on s'est rendus à 100 ou 150 km du cercle polaire, ce qui est quand même très bien.

Dettifoss

On voulait visiter Dettifoss, les chutes les plus puissantes d'Europe. Malheureusement,le chemin était fermé. J'imagine que la route n'était pas praticable avant le mois de mai ou peut-être même juin.

Myvatn et les environs

Je ne fondais pas beaucoup d'espoir sur cette région mais je me suis trompé. Le petit parc Namafjall était complètement débile avec ses marmites de boue en ébullition, ses tas de terre fumants qui puaient la marde (précision: ça sentait exactement ce que sent une bombe puante) et qui boucanaient incroyablement fort en faisant beaucoup de bruit. Ça sentait les oeufs pourris/la bombe puante à des centaines de mètres. Incroyable.


Le cratère Viti

Le guide du routard nous suggérait fortement plusieurs endroits dans le coin du lac Myvatn. On a essayé le cratère Viti dans lequel se trouvait un lac. C'était beau mais pas aussi exceptionnel qu'escompté. En fait, il faisait très très frette là-haut et il ventait comme rarement, ça fait que même quelque chose d'exceptionnel nous aurait laissé un peu indifférents avec une température comme ça. Je me suis aventuré un peu autour du cratère mais je trouvais ça dangereux avec les bourrasques de 200 km/h qui soufflaient.

Voici une photo de quelques cratères qui agrémentaient le paysage plus loin. Ces cratères n'étaient pas aussi profonds que celui de Viti, mais je trouvais l'image meilleure.
Akureyri

La route s'est poursuivie longtemps jusqu'à Akureyri, deuxième plus grosse ville du pays et probablement le point le plus au nord où nous sommes arrêtés (pour manger une pizza dans le parking du Domino's de la ville). Notre visite s'est arrêtée là. En fait, on a parcouru quelques rues, mais y'avait pas grand chose à voir. La ville était par contre très belle à l'arrivée. La route 1 était située sur le flanc d'une montagne faisant face au flanc d'une autre montagne sur laquelle était construite Akureyri.

Et on a fait 4 heures de route pour revenir à Reykjavik pour 21h environ. J'étais claqué et j'avais mal aux épaules, mais j'avais fait le tour de l'Islande.

dimanche 24 avril 2011

Jolis portraits islandais

L'Islande c'est super beau et dépaysant, mais maudit qui fait frette. À date, il pleut à tous les jours avec de rares percées de soleil. Mais le pire, c'est le vent. La température est d'environ 4-5 degrés celcius mais le vent est très froid, ce qui fait que la tuque et les gants sont de mise (j'en ai pas encore mis par contre, mais j'aurai bientôt plus le choix). Enfin, on est venus pour visiter les lieux extérieurs alors on a pas le choix de s'y faire. Voici d'ailleurs le récit des premières excursions islandaises, le tout agrémenté de jolis clichés qui nous permettent d'apprécier ces lieux au chaud au lieu d'au grand vent frette...

Samedi, on est allés au centre de l'île. En fait, au centre-ouest de l'île. On a commencé avec ce qui est désigné par l'appellation "Cercle d'or". Ça consiste en trois lieux se visitant l'un à la suite de l'autre: Thinvellir, Geysir et Gulfoss. On a donc commencé par Thingvellir, lieu reconnu par l'Unesco comme étant l'un des héritages de l'Humanité où je sais pas trop quoi. En gros, Thingvellir, c'est un monument naturel qui a servi comme premier parlement européen, ce qui est plutôt impressionnant pour un aussi petit pays peuplé par des guerriers. La première assemblée a eu lieu en 930 et ça s'est poursuivi jusqu'en 1270 après quoi l'endroit n'a plus que servi de cour de justice. On noyait notamment les femmes dans une chûte de l'endroit (je crois que les hommes étaient pendus quant à eux). Visuellement, c'était impressionnant, surtout pour les falaises de roches entre lesquelles on s'est promené. On n'a pas poussé notre visite très loin parce qu'il faisait frette comme le calisse, si vous me permettez l'expression.


Par la suite, on a continué jusqu'a Geysir, endroit où est situé le geyser le plus connu d'Islande (il semble toutefois que ce ne soit pas le plus spectaculaire). Le geyser se manifeste toutes les 8 à 10 minutes et des gens s'attroupent autour de l'espèce de piscine naturelle d'où le jet émerge. Quand ça sort, tout le monde s'écrie "Oh!" comme à un spectacle de phoques à l'aquarium. Ce qui m'a le plus marqué toutefois, ce sont les mises en garde de ne pas toucher aux nombreux petits filaments d'eau qui sont dispersés partout dans le parc de l'endroit. On indique que l'eau est à une température de 80 à 100 degrés. Mais il fait tellement frette qu'on serait quand même tenté de se mettre la main dans l'eau pour se réchauffer un peu. Aussi, il y avait plusieurs "fumeroles" (trous d'eau ou de fumée qui boucanent). Ça donne une ambiance pas mal volcanique, ténébreuse ou mystérieuse. C'est dur à dire. Enfin, avec les touristes, ça donne juste une impression spéciale, mais se retrouver seul dans un endroit comme ça, ça doit être un peu inquiétant. On a continué environ 10 km plus loin jusqu'à Gulfoss, endroit ou sont situées des chûtes assez impressionnantes. Il faisait très froid et avec l'eau de la chûte qui revolait jusqu'à nous, c'était encore pire. J'ai quand même décidé de poursuivre ma promenade jusqu'à la chûte pour avoir une idée du point de vue qu'on y avait. Ça a valu la peine! Il y avait une espèce de calotte de neige qui pendait au-dessus du vide et puis la chûte se jetait dans une crevasse qui se poursuivait jusqu'à une vallée. Très belle vue. Ça, c'est le point de vue du promontoire, au-dessus de la chûte.
Ça, c'est le point de vue à partir de l'espèce de butte sur laquelle les gens se retrouvent sur la photo ci-haut. On voit très bien la calotte de neige au-dessus du vide à droite.


On avait maintenant fait le tour du cercle d'or. Ça fait qu'on a rebroussé chemin pour revenir vers notre lieu de départ. Même si j'étais pas mal fatigué, après quelques heures de route, j'ai décidé d'arrêter à une montagne située sur le bord du chemin pour l'escalader le plus haut possible. Je la trouvais belle et j'aimais sa pente pas trop prononcée, donc invitante. Je me suis rendu environ au milieu de la montagne. La montée était étrange. Les mousses vertes étaient super absorbantes, comme un tapis ultra-moelleux. Mes pieds calaient d'environ 3-4 cm à chaque pas. C'était amusant mais plus forçant que sur de la bonne vieille gravelle. Enfin, je me suis élancé comme un bouc vers le sommet mais il s'est vite mis à venter pas mal là-haut. Il s'est même mis à grêler, ce qui rendait mon ascenscion assez périlleuse. Ça fait que je suis redescendu. Mais s'il avait fait un peu plus beau, je me serais rendu jusqu'en haut, je le jure devant Dieu.


Dimanche

Aujourd'hui, le plan de match était simple. On s'en allait au Blue Lagoon. Le Blue Lagoon, c'est probablement l'attraction la plus connue en Islande. Tout part d'une station géothermale qui rejette son eau dans le complexe du Blue Lagoon (situé juste à côté). L'eau provient des profondeurs et est initialement extrêmement chaude. Ça fait qu'après s'être servi de l'eau qui est maintenant refroidie, la station rejette l'eau et c'est le Blue Lagoon qui récupère le tout. L'eau est environ à 40 degrés celcius et est fortement salée (ou mineralisée). En tout cas, j'en ai avalé un peu et ça goûtait assez fort. Ça goûtait les bonnes chips super salées. Il y a des courants un peu plus froids à certains endroits, mais si on s'approche des petites stations en bois, la température de l'eau doit grimper de 50% par rapport aux endroits plus froids. Aujourd'hui, on avait une vraie température de marde. Il faisait super frette, il ventait, il pleuvait et on a même eu de la GRÊLE. C'était une des pires temperatures possibles pour aller faire des activités extérieures. En fait, on n'aurait jamais passé de temps dehors si ça n'avait pas été de ce lagon. Le coût était d'environ 40$ canadiens (sans extras, parce que si on avait pris un massage ou un quelconque cossin de soin de santé, ça aurait pu coûter pas mal cher). Quoi qu'il en soit, ça valait la peine parce que ça a probablement fait partie des 10-15 expériences les plus uniques de notre vie.

L'endroit est très agréable car l'eau est chaude comme dans un spa, mais ce qui fait le charme de la place, c'est le décor: on est dans un désert de lave avec plein de grosses pierres noires volcaniques. En fait, c'est quand on s'approche du lagon en voiture que c'est le plus impressionnant.


Demain, on devrait faire le tour de l'île. Ou bien si ça s'avère trop long, on ne fera que la moitié de l'île. Mais on devrait voir les paysages les plus spectaculaires du pays. Ça fait que je devrais normalement traiter de ça la prochaine fois. Ou bien peut-être du manger islandais, entre-autres des fameux hot-dogs...

vendredi 22 avril 2011

Entre deux plaques tectoniques

Me voilà donc en Islande, entre deux plaques tectoniques. Je suis aussi à quelques centaines de kilomètres du Groenland, ce qui m'apparait incroyable parce que le Groenland, c'est un peu le Pôle Nord.

On est arrivés ce matin, vers 6h30 (2h30 AM, heure du Quebec), en Islande. Les douaniers sont vraiment pas suspicieux ici, (ce qui fait changement des États-Unis). Amusant et crosseur à la fois, à un kiosque, on vendait des cendres du volcan qui a sauté l'année dernière pour la somme d'environ 9 $ canadiens. Comme je me suis dit que c'était peut-être le concierge de l'aéroport qui remplissait les petits pots à la fin de chacun de ses quarts de travail, j'ai décidé de laisser faire. De toute façon, si on peut se rendre au volcan par nous-même, on va le faire et on va la ramasser nous-même, la cendre.

On a ensuite pris possession de notre auto pour se diriger vers notre hôtel situé à environ 40 km de l'aéroport. Sur la route, c'était special. Pas particulierement beau ou étonnant mais simplement inhabituel. Il n'y a aucun arbre en Islande à part quelques très rares forêts (on essaie de reboiser le pays à certains endroits, mais grosso modo, tous les arbres ont été rasés il y a des siècles). Ca fait que le paysage autour de la route etait principalement constitué de grands champs irréguliers avec des tas de terre noire et des roches noires volcaniques. Un paysage un peu lunaire. Ca a vraiment pas l'air fertile par ici.

En fin de journée, je suis allé me promener dans un de ces espèces de champs de roches de la ville où on loge (Hafnarfjordur, à 10 km de Reykjavik). Ça donne une bonne idée du paysage vu en bordure de la route en arrivant de l'aéroport.

Après déjeuner, on a fait un somme jusqu'à 14h30 pour se remettre des deux dernières nuits pas particulièrement reposantes (autobus = 4 sur 10 pour la satisfaction du dormeur et avion = 1 sur 10. Ça fait pas une très bonne moyenne). Le somme a donc été très réparateur.

Ensuite, direction Reykjavik pour une promenade de quelques heures dans la capitale.

Reykjavik, c'est pas particulièrement beau. C'est pas laid non plus, mais j'ai rien vu de spécial comme paysage. Je cherchais un bon angle de vue pour une photo spéciale et j'ai à peu près rien trouvé. C'est sûr qu'on a pas traversé la ville de fond en comble, mais ce que je veux dire je crois, c'est que c'est pas une ville qui charme au premier coup d'oeil. Voici une photo d'une des rues principales qui m'a fait un peu penser à la rue St-Jean à Québec (petite rue remplie de commerces et plutôt achalandée).

J'ai adressé la parole à 4 ou 5 islandais(e)s, notamment pour essayer de trouver le fameux kiosque à hot-dog reconnu comme etant le meilleur en Europe. Tout le monde a été super gentil. Les gens ont une belle allure ici. Je dirais pas qu'ils sont d'une grande beauté, mais ils dégagent quelque chose d'attirant. C'est sûr que jai un penchant pour le style germanique mais je pense que bien des gens diraient la même chose que moi. En plus, à chaque fois où je croisais des enfants ou des adolescents, je me disais: "Wow, des petits vikings!".

Tout est en islandais et je trouve ça vraiment spécial. À Quebec, des fois on voit des trucs uniquement en anglais. C'est rare mais ça arrive. Ici, c'est complètement fou parce que TOUT a l'air d'être traduit pour un pays où seulement 300 000 personnes parlent l'islandais. Ça doit coûter une fortune pour le rapport coût/bénéfice. Par exemple, au resto cet après-midi, les petits détails sur nos cannettes de coke étaient en islandais. Les extincteurs sont en islandais (!!!) et plein d'autres choses aussi. Après réflexion, c'est vrai que si les extincteurs étaient pas dans la langue du pays, ça serait pas optimal en situation d'urgence. Mais comme tout le monde a l'air de parler anglais ici, le risque m'apparaitrait minime.

Peu de choses ont donc été vues jusqu'à maintenant. En fait, c'est probablement la journée la moins haute en couleurs de tout le voyage. Mais dès que je réfléchis un peu à l'endroit où je suis, je me dis: "Wow, je suis vraiment sur une ile perdue, collée sur le cercle polaire arctique et y'a 1000 ans, pleins de pilleurs/violeurs se sont en venus ici sur des drakkars pour coloniser ce pays..."

jeudi 21 avril 2011

To kid a douanier

Dans la nuit de mercredi à jeudi, entre 1h et 3h du matin, on se retrouve au poste frontalier. Il est tard, on s'endort, on veut juste repartir de là pour essayer de dormir mais tout le monde doit sortir de l'autobus pour subir un interrogatoire personnalisé.

Une française demande à Aimepé de l'accompagner parce qu'elle ne comprend pas très bien l'anglais. Ça fait que Aimepé sert de traductrice à la pauvre dame qui n'a pas l'air de comprendre un traître mot d'anglais (elle ne comprend même pas "Where are you from?"). Mais comment des gens peuvent-ils penser pouvoir voyager à l'international en ne connaissant que le français?

La dame se fait demander de passer à la zone arrière du poste. Ses explications ne sont probablement pas assez claires. C'est au tour d'Aimepé:

Douanier: Where are you from?
Aimepé: Quebec City
Douanier: Where are you going?
Aimepé: Boston?
Douanier: Why?
Aimepé: To take a plane to Iceland.
Douanier: Oh yeah! Are you kidding me?
Aimepé: Hihihi! Yeah I'm kidding you! I'm just going to Ogunquit, dude!
Douanier: Oh funny girl! You've almost had me on that one! Give me an high five!
CLAC!
Aimepé: What about a COCO BONK?
Douanier: Smash our heads together?
Aimepé: Yeah!
Douanier: All right funny girl!
BONK!
Douanier: Ouch! Funny but a little hard... NEXT!

OK, JE L'ADMETS, LA FIN DE LA CONVERSATION EST INVENTÉE DE TOUTES PIÈCES. MAIS QUAND J'AI ENTENDU LE DOUANIER DIRE "ARE YOU KIDDING ME?", JE ME SUIS DIT: SIBOLE QUE C'EST LE MOMENT IDÉAL DE NIAISER QUAND ON EST DEVANT UN DOUANIER.

mardi 19 avril 2011

Amygdales pleines de pus

On raconte que si Kurt Cobain s'est suicidé, c'est en partie parce qu'il avait de gros maux de ventre et qu'il s'est mis à prendre de l'héroïne pour essayer de contrôler sa douleur. J'imagine que l'héroïne l'a rendu complètement kaputt et que ça a précipité les choses. Y parait aussi qu'il voulait pas être une star (c'est pour ça qu'il a lancé des albums j'imagine: pour rester underground).

Depuis une semaine, je le comprends un peu. J'ai de la misère à avaler et je trouve que ma qualité de vie a diminué de beaucoup. C'est pas aussi grave que "ça fait mal quand je respire" mais c'est quand même très ennuyant. Si un jour j'ai une maladie incurable qui affecte une fonction vitale de mon métabolisme, c'est clair que je vais demander à être débranché ou bien je vais ploguer un tuyau de piscine sur mon muffler pour m'auto-asphyxier. C'était la minute "justification du suicide dans les cas extrêmes".

Vendredi passé, quand je suis allé consulter, on m'a diagnostiqué un virus. J'avais rien à faire d'autre que d'attendre que ça passe. Mais aujourd'hui, en retournant à la clinique, on m'a annoncé que j'avais une amygdalite. Première fois de ma vie que je fais ça pis ça tombe 2 jours avant de partir en voyage. Quand le médecin m'a annoncé ça, je me suis vu couché sur la table d'opération à me faire enlever les amygdales pendant que mon avion s'envolait vers l'Islande. Mais j'avais oublié les progrès faits par la science au cours du dernier siècle: il existait maintenant des antibiotiques. Fiou.

C'est vraiment pas le fun pareil parce que je suis pas pantoute au top de ma forme avant de faire 7-8 heures d'autobus et 6-7 heures d'avion. Depuis presque une semaine, je suis une véritable larve: je ne suis pas allé travailler depuis vendredi, je fais à peu près rien de mes journées (c'est ma première présence à l'ordinateur pour plus de 5 minutes), je dors dans le sous-sol, je sue comme un cochon pendant la nuit à cause des Tylenols extra-fortes que je prends, j'ai du spray qui goûte le Spic and Span pour m'engourdir la gorge (j'en ai juste pris une fois parce que c'est trop dégueux) et je mange à peu près rien. Y'a deux jours, le yogourt me faisait du bien et je me disais que j'étais seulement heureux quand je mangeais du yogourt. Mais depuis hier, le yogourt fait presque aussi mal que tout le reste tellement ma gorge est étroite ou bien parce que ça frotte contre mes amygdales pleines de pus. C'est le médecin qui m'a dit que j'avais une amygdale pleine de pus. C'est vraiment dégueulasse.

Puisqu'il faut tirer une leçon des épreuves de l'existence, je déclare que c'est fini pour moi les voyages en avril. L'année passée, j'ai fait deux otites à une semaine de mon départ et puis le volcan a sauté et nous a empêché de nous rendre à destination. Cette année, je fais une amygdalite à deux jours du départ et puis on annonce une tempête de neige demain soir alors qu'on prend la route pour Boston. Le mois d'avril, c'est le mois des problèmes. Tout le monde est malade en avril. Faudra que je m'en rappelle l'année prochaine.

vendredi 15 avril 2011

Pot pourri de bon vieux rock

Pour ma fête (un mois et demi avant...), Aimepé m'a donné une pédale multi-effets. En fait, c'est pas tout à fait une pédale puisque les effets se choisissent avec un bouton qu'on tourne plutôt qu'avec une vraie pédale. Mais bon, c'est exactement le même concept alors appelons ça une pédale.

J'ai pas exploré tous les effets possibles mais il y en pas mal. Certains effets sont classés par noms de groupes ou noms de chansons et j'ai réalisé qu'une bonne dizaine de ces chansons m'étaient connues. En fait, j'avais appris plusieurs de ces chansons au cours des premiers mois ou premières années où j'ai tenu une guitare. Ça fait que j'avais le goût de filmer le tout pour donner un petit pot pourri de certains riffs de rock classique avec le supposé son original de ces chansons là.

Si y'a encore des gens qui lisent mon blog, vous pouvez essayer de deviner les tounes. J'aimerais ça voir votre niveau de connaissances en rock classique. J'ai fait quelques erreurs, mais pas assez pour dénaturer les chansons. Ça fait que je pense qu'elles sont toutes reconnaissables, pour quelqu'un qui les connait bien sûr.

Si quelqu'un devine 80% des tounes et plus, c'est un champion du rock classique et j'aimerais devenir l'ami de cette personne là.

dimanche 10 avril 2011

Rite de passage

Mercredi passé, junior est allé se faire couper les cheveux. Si on étirait ses cheveux repliés au niveau de la nuque, ça donnait une impressionnante queue de rat pour un si petit garçon. Ça fait que c'était le temps de lui faire recouvrer sa masculinité par le biais d'une coupe de cheveux symbolisant un espèce de rite de passage entre l'étape de vie de bébé et celle de petit garçon.

Si je me rappelle bien, dans un cours d'anthropologie du cégep, on avait passé une partie de la session à parler des rites de passage de différentes cultures. Un peuple asiatique peut-être situé en Indonésie appliquait un rite de passage bien singulier à ses adolescents sur le point de devenir des hommes: on leur faisait boire du sperme. Méchante gang de malades. C'est peut-être pour ça que j'ai pas vraiment le goût de m'ouvrir à l'Autre. J'ai peur qu'on finisse par me servir un grand verre de sperme.

Ça fait que le rite de passage de la coupe de cheveux s'est bien déroulé si on considère qu'une crise de bacon est quelque chose qui se déroule bien. Ma mère a ramassé une petite mèche de cheveux pour garder en souvenir, histoire de faire la même chose qu'avec moi, quand j'étais petit. De retour à la maison, elle a sorti le livre de souvenirs assidument complété au fil de mon enfance (premiers mots, premières dents, récit de premier anniversaire, etc) pour sortir ma mèche de cheveux de 1985 et comparer. Mon garçon est clairement plus foncé que moi. Je pensais qu'on plus semblables au niveau capillaire.

Au moins, on se réveille tous les deux en braillant après nos siestes (moi, jusqu'au milieu des années 80, lui jusqu'à 18 mois, soit son âge actuel... avec un fort potentiel d'extension).

samedi 9 avril 2011

Si on faisait un chèque aux médecins au lieu de la retenue à la source sur nos impôts?

Pendant que mon rejeton est en train de faire caca dans le salon (je l'entends forcer) en écoutant son DVD de Baby Einstein, j'en profite pour écrire ce deuxième texte, telle une mère de famille blogueuse qui ne fait absolument rien d'autre de sa vie que de mettre à jour son blog alors qu'il y aurait au moins 10 autres choses plus importantes à faire.

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Être médecin généraliste, je pense sincèrement que c’est pas trop dur, une fois sorti de l’Université :

On va travailler dans une clinique, on gagne 120 000 ou 150 000$ par année. La majorité des gens viennent nous voir pour des problèmes assez banals : un rhume, une grippe, un mal de tête, des maux de ventre ou, pour les bébés, une otite. Si le problème est un peu trop complexe ou que la maladie est plus grave, on réfère le patient à un médecin spécialiste (qui gagne 350 000$ par année).

Quand je parle des médecins, j’ajoute pas mal tout le temps « les ostis de ». Parce que je trouve que les ostis de médecins ont pas mal trop de poids dans le système en plus de coûter cher pour être pas si bons que ça comparativement à Internet qui est une source d’information plus détaillée et, généralement, de meilleure compagnie.

Depuis que Junior (c’est le nom de mon garçon) fait des otites ou d’autres maladies de garderie, j’ai goûté pas mal plus au système de santé qu’au cours des 5 ou 10 années précédentes. Et à la lumière des derniers mois, voici ce que j’ai à dire à la galaxie :

  1. Les infirmières devraient avoir le droit de poser des diagnostics simples (problèmes de santé saisonniers). Je connais pas un criss de chat avec un cerveau (à part les médecins) qui est contre ça. Je pense que n’importe quel MAJOR TROU DU CUL serait capable de diagnostiquer une otite après 2 jours d’entrainement;
  2. Les cliniques pourraient ainsi engager 3 infirmières pour le prix d’un médecin généraliste. Ça accélérerait de beaucoup le service tout en le rendant parfois un peu moins arrogant et expéditif;
  3. Ok, quand on va chez le médecin, ça coûte rien, officiellement. Mais quand on sait qu’à peu près 50% de nos impôts vont dans le système de santé, ça veut dire qu’on donne une couple de mille piastres au système de façon annuelle, qu’on en bénéficie ou non. Si j’avais payé 5000$ par Visa contre les services reçus dans la dernière année, est-ce que je serais satisfait? PAS VRAIMENT, étant donné que mon petit gars a reçu 4 médicaments un à la suite de l’autre qui n’ont pas fonctionné (sauf le dernier) pour ses otites, qu’il s’est fait poser des tubes dont un est tombé après 2 mois parce qu’il a supposément été rejeté par son corps. Ok, les médecins peuvent pas prévoir la réaction physiologique d’une personne VS les médicaments ou interventions, mais quand toutes les tentatives successives sont des échecs pour un cas banal comme une otite, JE TROUVE ÇA NORMAL DE DIRE QUE C’EST DE LA CALISSE DE MARDE ET DE CONSIDÉRER QUE SI J’AVAIS PU M’ARRANGER SANS LES MÉDECINS (QUI ONT DÛ FACTURER 1000 OU 2000$ À L’ÉTAT POUR LES CONSULTATIONS SUCCESSIVES ET L’OPÉRATION DE POSE DE TUBES), ÇA AURAIT PAS DONNÉ UN RÉSULTAT VRAIMENT PIRE PIS ÇA AURAIT RIEN COÛTÉ.
Je vois absolument aucun autre remède aux problèmes du système de santé qu’en accordant plus de place et de responsabilités aux infirmières et aux pharmaciens. Mais ça, ça sera jamais accepté par le Collège des médecins parce que pour eux, seuls les médecins peuvent protéger la santé des québécois.

C'est juste plate que le gars qui symbolise la médecine dans notre province soit probablement le plus gros Québécois de l'Histoire.

Loque mervil

Drôle de semaine. J'ai pogné un genre de virus qui me donnait des étourdissements comme si j'étais légèrement saoul. Comme si j'avais pris 3 bières mettons. Ça a duré presque toute la semaine et c'était jumelé à un mal de tête et un manque d'appétit.

Rien pour aider à la maison qui ressemble souvent à une saoul (sou, sous, aucune idée de l'orthographe) à cochons. En fait, la meilleure image pourrait être celle d'une piquerie, avec un paquet de choses qui trainent sur les comptoirs et par terre. Un lieu habité par deux héroïnomanes trop défoncés pour accomplir quelque tâche que ce soit.

Ça fait dur en criss chez nous.