jeudi 31 mars 2011

Moi, au centre?

Résumé de la politique canadienne:

Parti conservateur: Extrême-droite religieuse;
Parti libéral: Corruption organisée;
Nouveau Parti Démocratique: Priorités aux bons endroits comme la promotion du mariage gai;
Parti Vert: Taxation de toutes les industries polluantes jusqu'à la mort de ces industries afin de pouvoir se baigner dans le fleuve et les grands lacs le plus tôt possible;
Bloc Québécois: Chialage continuel et inutilité absolue.

Comme une foule d'enfoirés, j'ai rempli le questionnaire sur le site de Radio-Canada qui permet de dresser sa boussole électorale afin de situer quels partis se situent le plus près de notre vision de certains grands sujets d'actualité. Évidemment, comme la majorité de la population canadienne, j'ai répondu avec brio aux questions relatives à la pertinence de la présence militaire en Arctique et en Afghanistan. Tout le monde est passé maitre dans l'évaluation de la pertinence de ces mesures et je n'y fais pas exception. Et pis les dommages causés par les sables bitumineux en Alberta, j'ai lu toutes les études, ça fait que je suis pas mal au courant à savoir si le traitement qu'on en fait est exagéré ou non.

Chose surprenante, selon la boussole, je me retrouve au centre. C'est le Parti libéral qui est le plus près de ma vision des choses. Pourtant, économiquement, je suis nettement à droite (dans ma tête, mais peut-être pas sur papier?). Socialement, je pensais être assez à droite aussi. Mais comme je suis pro-euthanasie et pro-choix, ça compense pour le fait que j'aie coché "extermination" à la question: "Que feriez-vous avec les tapettes canadiennes?".

Je trouvais ce passage excellent mais comme y'a plus moyen d'écrire de trucs haineux en paix, sans recevoir de poursuites, je dois préciser que j'ai répondu que j'étais indifférent à l'avancement des droits des gais. Ma seule vraie intolérance sociale était associée aux communautés religieuses qui peuvent porter des kirpans en classe et ainsi égorger nos enfants québécois dans les cours de récréation en toute impunité.

Je me disais justement que j'allais peut-être voter pour le Parti Libéral étant donné que les Conservateurs trippent un peu trop sur Jésus. Mais en même temps, en y pensant bien, le Parti Conservateur est dirigé par un bon joueur de piano qui sait également chanter et qui fait des shows de rock and roll aux congrès de son parti tout en étant économiste (ce qui fait changement des avocats). Le CÉLI a été créé par ce parti tout comme le crédit d'impôt à la rénovation auxquels on peut ajouter la baisse de la TPS. Ça donne probablement les trois seules mesures fiscales de ma vie d'adulte ayant eu un impact concret dans ma vie financière.

Le CÉLI, si on s'en sert intelligemment et efficacement, c'est pas mal la meilleure mesure fiscale qui permet de s'enrichir. Et comme j'accorde une bonne importance à l'économie et à la possibilité d'enrichissement de l'individu, je considère qu'à ce niveau, le Parti Conservateur a fait un très bon coup. Malheureusement, au Québec, c'est plus important de parler d'environnement que d'économie à cause de notre culture d'aide sociale.

Malheureusement numéro deux, les Conservateurs hébergent dans leurs rangs quelques sérieux cas d'extrémisme religieux qui doivent être du type à porter le silice. Et puis mon député a tellement l'air d'un ti-coune...

Ça fait que ce questionnaire m'aura fait réaliser que je suis probablement libéral au niveau social et économiquement conservateur.


mercredi 30 mars 2011

Dans mon champ de vision pendant le dîner

J'étais en train de dîner avec Mike Boy dans la cafétéria où on mangeait lorsqu'on travaillait ensemble. Tout à coup, j'ai réalisé qu'il y avait quelque chose de tannant dans mon champ de vision. J'ai fait le focus. Et puis c'était pas chic.

Me semble que c'est pas le temps pantoute de voir des affaires de même quand on mange.


On n'est plus en sécurité nulle part avec tous ces téléphones cellulaires qui prennent des photos. Mais quand tu te fais aller la craque dans une cafétéria bondée sans sentir le courant d'air se promener le long de ta raie poilue, tu mérites que la technologie bafoue tes droits. Quoique de dos, on a un peu moins de droits.

Idée photo: Le Voyou du Bayou
Photographe discret: Mike Boy
Anonymisation des dineurs paisibles: Mike Boy

dimanche 27 mars 2011

La moitié de ma vie plus tard

Contre mon gré, je me suis retrouvé membre de la page facebook des retrouvailles de 15 ans de mon école secondaire.

C'est quand même spécial de réaliser que ça fait déjà la moitié de ma vie (un petit peu moins) que cette époque là est terminée. Même si j'ai pas trippé sur cette période (à part le secondaire 5 qui était pas mal mieux que les autres années), c'est le niveau scolaire qui a eu le plus d'importance et d'impact dans ma vie. Le Cégep et l'Université, c'était tellement impersonnel que c'est pas comparable.

Voici un état de situation de mes amis de secondaire 5:

Jean-François: Resté mon ami environ un an après la fin du secondaire. Désintérêt grandissant à mon endroit par la suite. On s'est définitivement laissés tomber à l'été 1997 si ma mémoire est bonne;
Philippe: Resté mon ami environ 3 ans après la fin du secondaire. C'était mon meilleur ami pis ça m'a fait de la peine mais je pense que je m'en suis maintenant remis;
Maxime: Parti à Montréal après le secondaire. Perdu complètement de vue mais est supposément devenu un bum full tatoué et full percé, ce qui est très surprenant compte tenu de son allure du temps. Il a supposément volé une ou des banques (ce que je trouve vraiment hot);
Bruno: On était de moins en moins près l'un de l'autre en secondaire 5. Il se tenait avec un gars de l'école qui chauffait des gros trucks. Quessé ça stie.
Jean-Sébastien: Perdu de vue après le secondaire. Je l'ai recroisé pour la première fois il y a deux ans dans un Rona ou un Réno. Il était avec sa blonde pis son bébé. On a jasé un gros 30 secondes mais j'étais bien content de le revoir. Je l'aurais jamais reconnu s'il m'avait pas salué.
Nicolas: Le seul ami avec qui j'ai gardé le contact. Parti en Argentine, puis en Irlande, on s'est revus au Cégep de Ste-Foy en 97-98. Il est allé faire son bac à Sherbrooke. Il est ensuite allé travailler à Nassau puis dans un osti de pays capoté qui s'appelle le Bahrein. On s'est peut-être revus 5 ou 6 fois depuis la fin du cégep.

Compte tenu de cet état de situation, mon potentiel d'accompagnement à une soirée de retrouvailles est plutôt limité. Par contre, j'ai aucun problème avec l'idée de me lancer seul dans une aventure si je pense que je peux avoir un peu de plaisir. Malheureusement, mes dernières retrouvailles me laissent croire que cette probabilité est très faible. Mais c'est certain qu'il y a toujours un peu de curiosité qui plane...

Est-ce que les belles filles de l'époque sont encore belles ou si elles ont engraissé ou ont la face maganée comme c'est le cas pour plusieurs filles qui ont pogné la trentaine? Où sont rendus les gens dans la vie? Est-ce qu'il y a des doctorats dans la salle ou des éplucheurs de patates chez Valentine? Est-ce quelqu'un est devenu haut-placé à quelque part et pourrait m'offrir une job incroyable? Est-ce qu'il y a des cas d'exceptions comme des gens morts ou qui ont fait de la tôle?

Flashback...

Septembre 2001: Les retrouvailles de nos 5 ans ont lieu au Centre d'éducation physique. Mon pote Nicolas et moi, on se donne rendez-vous devant le Collège pour ne pas s'y rendre seuls chacun de notre côté. La soirée est pas si pire. Je pense que je bois assez pour devenir un peu chaud. Je me rappelle plus trop à qui j'ai parlé par contre mais je suis certain du fait que j'étais pas la personne la plus attendue de la soirée. Mathieu Benoit avait encore l'air de m'en vouloir de l'avoir écoeuré pendant les dernières années du secondaire. Il est venu me voir pour me parler de la fois où il m'avait vu danser à "Bouge de là" (été 1998), probablement histoire de se venger en public. À ma connaissance, j'ai jamais été un bourreau pour qui que ce soit alors de le voir m'en vouloir encore après 5 ans m'a semblé un peu exagéré.

Août 2007: Comme on est passés tout droit pour les retrouvailles de 10 ans, on se retrouve avec des retrouvailles de 11 ans. Cette fois-ci, Nicolas travaille en finances dans un paradis fiscal des Bahamas, ça fait que je me rends seul aux retrouvailles. Si j'avais à résumer la soirée en trois mots, je dirais BORING AS FUCK (plate comme le tabarnac). En plein cheminement de fin de couple, je ne réussis absolument pas à changer le mal de place puisque pas mal tout le monde se tabarnaque de moi (aucun de mes amis du secondaire n'est présent). Je jase quand même avec quelques anciens profs s'étant déplacés en début de soirée (pas mal tout le monde les ignorera à ma connaissance) et je tente d'entâmer la discussion avec quelques anciens compagnons. C'est pas mal moyen. J'apprends quelques potins: une fille s'est suicidée par anorexie, un de mes anciens amis est supposément en prison après avoir braqué une banque (voir Maxime ci-haut) et puis un autre gars a aussi fait de la prison pour avoir volé des maisons. C'est pas mal les seuls trucs intéressants que je retiendrai de la soirée. En plus, comble de l'ultra-déception, je me joins brièvement à une discussion où est présente une fille sur qui j'ai fantasmé une bonne partie de mon secondaire et découvre qu'elle a l'air d'une belle nounoune. Mieux vaut tard que jamais, mais je réalise quand même que j'ai gaspillé mes précieuses années d'adolescence à fantasmer sur une fille qui a l'air vide. Mathieu Benoit revient me voir et me dit: "Patrick, dis-moi que t'as changé..." Je réalise que, 11 ans plus tard, il a encore sur le coeur les quelques niaiseries que je lui ai dites. Et il me reparle encore de "Bouge de là". On recevra les photos de groupe prises ce soir là près d'un an plus tard, en mai 2008, pendant que je serai sur le Chemin de Compostelle.

Finalement, le secondaire, c'est pas vraiment un souvenir qui vaut la peine d'être revécu si on était un élève normal, un peu anonyme. Pour ceux qui étaient cools ou qui faisaient partie d'une grosse gang, j'imagine que c'est une autre histoire. Ça fait que je devrais passer mon tour pour tous les conventums à venir à moins d'un revirement exceptionnel. Parce que si la tendance se maintient, le plaisir ne sera pas vraiment de la partie et tout ce qui va se passer, c'est que ma soit-disant victime du secondaire va revenir me voir à chaque fois devant d'autres anciens élèves pour me parler de la fois où j'ai eu l'air d'un épais en dansant à "Bouge de là".

mardi 22 mars 2011

Trop de pression dans les loisirs

J’ai donné des cours de guitare à un petit gars de 11-12 ans. Je n’aime pas particulièrement utiliser l’expression « vedge », mais ce petit gars là était tout à fait « vedge ». Il n'avait pas l'air malheureux mais il ne souriait jamais vraiment. Il avait les cheveux dans la face. Si je lui demandais quel genre de musique il écoutait, il me répondait qu’il n’aimait rien de spécial. Si je lui demandais dans quel coin il habitait, il n’était même pas capable de me répondre précisément. Même chose si je lui demandais où était située son école: il ne savait même pas si elle était sur la rive-nord ou la rive-sud. Bref, ça ne me donnait absolument rien d'essayer d'entâmer la discussion puisqu'il n'avait rien à dire.

Par écrit, on pourrait penser que c'était un mongol, mais non, il était juste vedge. Pis sa mère travaillait dans le domaine des "énergies" alors ça donne quand même une petite idée du contexte. Je pense pas que ça puisse être bénéfique pour le mental de grandir au sein d'une famille qui s'énergise en touchant des roches.

À son deuxième cours, j'avais demandé au petit gars s'il avait pratiqué ce que je lui avais donné comme devoirs. Il m’avait répondu que non. Quand sa mère est venue le chercher, je lui ai dit que ça serait important que son fils pratique assez régulièrement, histoire de pouvoir maîtriser la matière nécessaire au cours suivant afin d'avancer au fil du temps. Je suggérais environ 15 minutes aux deux soirs, rien d'exagéré. Et je lui demandais même pas de sacrer des coups de ceinture dans le dos de son fils à chaque fausse note (méthode Joe Jackson ayant prouvé hors de tout doute son efficacité).

Elle m'a répondu qu'elle ne voulait pas le forcer et lui mettre trop de pression. Euh... Est-ce que ça sonnait comme de la pression? J'aurais plutôt considéré ça comme de la discipline. Ok madame, ça se peut juste qu'on n'ait pas la même définition de la pression. Pis probablement pas la même définition de l'énergie non plus, un coup parti.

D'ailleurs Madame, je me demande comment tu penses que ton gars va progresser dans un domaine quelconque s’il ne pratique pas. À moins que ça soit pas important de progresser? Bref, si je réfléchis plus que 2 minutes sur ce sujet là, je te trouve pas mal innocente madame. C'est comme si t'achetais un kit de ski alpin à ton flot pis que t'attendais qu'il ait le goût de lâcher son Playstation pour aller faire du ski.

Le petit gars a toffé 4-5 cours pis il a lâché. Un soir, sa mère est venue à sa place et m’a annoncé qu’il ne viendrait plus aux cours parce qu’il avait d’autres activités qui l'occupaient beaucoup. Et puis, elle a fini par me dire qu'il ressentait un peu trop de pression d'avoir à être prêt pour chaque cours.

Peut-être que ma personnalité complètement opposée à la leur est partiellement en cause. Mais je suis certain que ce qu'elle m'a dit est vrai et la "pression" est pas une défaite. Ils auraient voulu un cours sans pratique nécessaire. Parce que c'est bien connu que l'humain peut devenir bon dans un domaine sans y mettre d'efforts. C'est pour ça qu'il y a d'excellents médecins qui ont lâché l'école en secondaire 4 et d'excellents guitaristes qui sont bons juste parce que ça leur tente d'être bons.

ET C'EST AINSI QUE NOUS VIVONS DANS UNE MERVEILLEUSE SOCIÉTÉ AXÉE SUR LE DÉPASSEMENT DE SOI.

lundi 21 mars 2011

Portraits de fin d'hiver

Samedi soir, c'était le Red Bull Crashed Ice et initialement, ça me tentait d'aller y faire un tour. Ensuite, j'ai laissé tomber en me disant que j'allais plutôt l'écouter à la télé. Finalement, j'ai endormi le bébé pendant 30 ou 45 minutes, soit assez longtemps pour m'endormir moi aussi et ainsi ne rien écouter du tout.

Mais dimanche, avec mon amie Amélie, je suis allé me promener dans le Vieux-Québec et j'ai pris quelques clichés des installations ayant servi la veille.


Ça part au pied du Château Frontenac. Ça commence pas super à pic mais pour une personne fortement malhabile sur patins comme moi, la pente du début serait suffisante pour causer une douloureuse chute entrainant la fracture de plusieurs os importants du corps.


Ça se poursuit avec des jumps qui ne sont pas visibles sur ces photos mais qui pourraient encore une fois causer d'importants dommages à une personne non entrainée ou non protégée. Je m'imaginais descendre ça en crazy carpet (unique mode de transport avec lequel je serais un peu confortable) et je me disais que j'aurais le coccyx en feu ou bien un poumon perforé. Ça jumpe en tabarsnatch. J'aime beaucoup cette dernière photo avec le fleuve en arrière-plan. Ça montre aussi à quel point la piste descend de beaucoup puisque le début du trajet se retrouve plus haut que l'endroit d'où j'ai pris la photo.

FIN

Ça, c'est la partie pour émouvoir les fillettes.

Il y a quelques semaines, laissé à moi-même avec un enfant par temps trop froid pour sortir dehors, j'ai décidé d'aller passer l'après-midi à Place Laurier afin de faire autre chose que d'écouter les DVD méga-cheaps de Baby Einstein (Disney est une des plus grosses compagnies au monde et on dirait que ces DVD là ont été réalisés avec des archives d'émissions des années 80). Ça fait qu'on est allé manger un sous-marin et une gaufre chez Bel-Gaufre. Après ça, bébé a marché tout seul dans l'unique corridor tranquille de Place Laurier (celui qui part du Bel-Gaufre jusqu'au La Baie). Poupon a traversé tout seul le magasin (c'est grand en maudit le La Baie), il s'est rendu jusqu'aux escaliers roulants qu'il a semblé trouver fascinants. Puis on est allés passer 20 ou 30 minutes à l'animalerie, à regarder les rats, les oiseaux, les poissons. C'était la première promenade d'importance de poupon et c'était super le fun.


Dans un contexte de magasin vide, c'était merveilleux. Dans un contexte de magasinage du temps des fêtes ou de Boxing Day, ça serait probablement une des pires expériences de ma vie.

Merci d'avoir partagé ces quelques moments sans signification dans l'Histoire de l'univers. On se retrouve dans les commentaires pour des réflexions plus songées avec Canadian General Diamonds Illimitée.

VRAIE FIN

samedi 19 mars 2011

Une nuit de marde

Chaque jour de ma vie, je remercie Dieu tout puissant de m'avoir fait père et de pouvoir chérir la chair de ma chair.

Ça, c'est mon interprétation libre du statut Facebook de la blonde de mon cousin qui remerciait aujourd'hui le Bon Dieu pour son état de mère comblée.

C'est bien beau d'être maman ou papa et d'être reconnaissant envers les forces divines mais il ne faut pas oublier que la paternité fait aussi découvrir certains côtés obscurs de l'existence qui se doivent d'être connus des célibataires en mal de vivre pour leur faire prendre conscience des quelques avantages de leur état.

La nuit de marde est un excellent exemple des désagréments de la paternité. Ça peut ressembler ça: au milieu de la nuit, votre poupon de presque 18 mois se réveille en pleurs. Afin de couper court au chialage qui ne fait l'affaire de personne, le bébé se retrouve dans le lit parental. Parfois, ça ne lui tente pas vraiment de s'endormir alors il jase. Quand il s'endort, ou bien il ne tolère pas les couvertures sur lui, ou bien il cherche une position confortable en essayant tous les alignements possibles généralement anti-ergonomiques (en diagonale, la tête au pied du lit, couché par-dessus la tête de son père ou de sa mère, etc). La recherche de la position optimale est souvent accompagnée de coups de tête sur l'arcade sourcilière, de claques vigoureuses dans les yeux ou de coups de pieds sur le cou. Toutes des choses qui, si elles arrivaient dans une tente avec un ami (parce que c'est pas mal la seule occasion où on peut dormir à proximité d'un ami) mériteraient un bon coup de coude bien placé. Mais là, avec un bébé, c'est pas vraiment envisageable étant donné les moeurs en vigueur dans la société. Ça fait qu'on endure les coups en sacrant.

Généralement, ça s'arrête là mais c'est bien assez pour passer une nuit de marde.

Parfois, comme cette semaine, faut ajouter des bonus marde.

Cette fois là, le téléphone a sonné une fraction de seconde vers 1h ou 2h du matin. Comme j'ai le sommeil très léger, ça m'a réveillé. Ça a sonné à nouveau peut-être une heure plus tard et assez longtemps pour que je puisse décrocher cette fois. C'était sûrement mon père ou ma mère qui était mort(e) dans son sommeil. Est-ce qu'on peut envisager autre chose quand le téléphone sonne au milieu de la nuit? Ça m'est arrivé quelques fois par le passé et je me rappelle avoir écrit là-dessus sur mon blog en racontant la même chose. J'ai vraiment pas cheminé sur ce point là. Ça va peut-être changer le jour où les faux numéros seront chose courant au milieu de la nuit.

En tout cas, cette fois, c'était un message enregistré en anglais qui m'annonçait que j'allais recevoir un fax. Peut-être que ça m'aurait fait du bien d'envoyer chier le message enregistré avant de raccrocher mais sur le coup, j'en ai pas eu l'inspiration.

Ça fait que j'ai raccroché sans nécessairement me réjouir de ne pas être orphelin. Et la nuit s'est poursuivie avec du chialage, des claques dans les yeux, des coups de pied sur le cou... Jusqu'à 4h ou 5h du matin, heure où le bébé s'endort habituellement plus profondément dans les nuits de marde.

Je pense même que cette nuit là, j'avais trainé une envie de pipi pendant la nuit. Parce que mes envies de pisser, je les endure le plus possible en me disant que me lever et avoir frette est pire que de rester dans le lit avec ma vessie. Mais non, contrairement aux fantômes, les envies de pisser ne se tannent pas de manquer d'attention pour s'en aller si on les ignore.

Ça, c'était le bonus pisse dans la nuit de marde.

mardi 15 mars 2011

Le nucléaire

J'ai un ami qui est pas mal impliqué dans une lutte contre l'énergie nucléaire. J'ai jamais trop compris pourquoi étant donné qu'il n'y a qu'une seule centrale du genre au Québec. Le combat devrait donc logiquement être pas mal plus être mené en France.

Mais à l'entendre parler, le débat était plus profond qu'une centrale isolée dans le coin de Trois-Rivières: depuis plusieurs années, il semble qu'on essaie de faire de la Côte Nord un gigantesque dépotoir à déchets nucléaires. Vu qu'à peu près personne habite dans ce coin là, ce serait l'endroit idéal pour aller enfouir des trucs qui donnent le cancer pendant 10 000 ans. Mais, ça, c'est la version des alarmistes. Pour les promoteurs du projet, le nucléaire était décrit comme du bon vin qui s'améliore en vieillissant.

Honnêtement, comme mon pote est du type à vouloir que le salaire minimum monte à 25$ de l'heure pour ainsi enrayer la pauvreté, j'ai pas tendance à me rallier à ses combats. Ça fait que je prenais tout ça à la légère. Les gens trop conscientisés ou mobilisés me perdent très vite, surtout ceux qui sont du type Québec solitaire.

Et Tchernobyl, ça me rappelait pas grand chose. En plus, ça se passait en URSS. Comment peut-on juger d'une industrie à partir de ce qui s'est passé dans un pays où le génie mécanique a donné naissance à la Lada?

C'est ça l'histoire de l'humanité chers lecteurs de levoyoudubayou dot shit. On ne comprend les choses que lorsqu'on les vit ou qu'on les voit se passer dans l'Histoire au moment où on est adulte et conscient.

Avec le tremblement de terre du Japon pis les centrales nucléaires en meltdown, on se rend compte que la source d'énergie était peut-être sécuritaire en situation de stabilité des plaques tectoniques mais pas en situation de catastrophe naturelle. Comble de la bad luck, c'est tombé sur un pays où la densité de population est à peu près de 50 personnes au mètre carré.

C'est difficile d'aller se cacher du vent rempli de particules cancérigènes dans ce temps là.

lundi 14 mars 2011

Le bar des "never-was"

Samedi soir, 20h40, station Sherbrooke du métro de Montréal. Un itinérant est en train de se nettoyer les orteils avec quelque chose qui a l'air d'être de l'alcool. J'imagine que la gangrène est en train de pogner là-dedans.

Des genres de latinos louchent se tiennent près de la sortie.

Je suis à des années lumières de ma ville propre et j'attends Sophia Mascara et l'ancien blogueur qui s'appelait le Célibataire Endurci (maintenant Blanco). On est sensés se réunir pour virer une grosse brosse.

Vers 21h15, tout le monde est réuni et les présentations sont faites (avec Blanco qu'on n'avait jamais rencontré). On chemine alors vers Le P'tit bar, endroit situé près du métro qui a préalablement été suggéré par Sophia. Il parait que c'est une toute petite place. Ça semble idéal pour s'entendre en buvant nos pichets de bière.

On arrive bien vite à l'endroit situé presque en face du carré St-Louis (parc où les gens vont se piquer en plein-air à Montréal) et l'endroit a l'air pas si mal. Un client me dit que je ressemble comme deux gouttes d'eau à Jean-Thomas Jobin, ce qui était pas arrivé depuis un bout de temps. On boit notre bière pis on jase, pis c'est le fun. Avec un peu de pression, Blanco finit par nous parler de ses exploits sexuels. Malheureusement, c'est un coït interrompu car un show commence bientôt et ça se passe drette à côté de nous. Genre que la claviériste est à un mètre de moi. On essaie de continuer à jaser mais on se fait demander de fermer nos yeules par un des gars qui semble très impliqué dans la place. Je comprends alors que l'endroit est majoritairement fréquenté par des artistes "never-was" (une couple de coches en-dessous de "has-been") qui doivent passer pas mal de leur temps libre dans le parc d'en face en composant des poèmes sans queue ni tête en fumant du pot pis en écoutant du Harmonium sur leur Walk-Man à vinyles.

La moyenne d'âge est facilement de 55 ans. Les monsieurs de la table d'en face ont tous l'air de planer en écoutant les tounes inconnues chantées par un trio de madames inconnues et bizarres.

Malgré tout, c'est le genre d'endroit et le genre de clientèle où on peut jaser avec tout le monde. D'ailleurs, à l'entracte, on s'en va dehors et on jase avec quelques clients édentés en fumant les cigarettes de Sophia. Plusieurs photos sont prises dehors dont une avec un de ces types qui grimpe sur mes épaules à ma demande (ça prouve qu'ils étaient cools quand même). Blanco semble bien content d'assister à une de mes discussions de bullshittage au cours de laquelle je m'invente un nom et une vie comme je le fais à peu près à chaque fois où je sors dans les bars. Ce soir là, je suis Pierrot de Québec. Quand le nom Pierrot passe bien dans les présentations, on peut habituellement aller assez loin dans la fantaisie.

Ça fait qu'on a eu bien du fun. Même Blanco, gars de 31 ans n'ayant selon ses propres dires presque jamais pris de boisson de sa vie s'est retrouvé saoul, l'articulation laborieuse en notre compagnie. Trois pichets, trois blogueurs, un bar miteux qui se vaut la note de 7 sur 10 sur l'échelle miteux (10 étant le plus miteux).

Et si jamais le FLQ revient à la mode, je recommande chaudement à la GRC d'aller enquêter dans ce bar là.

samedi 12 mars 2011

Le papa de Sting

Alors qu'il était petit, Sting, accompagné de son père se rendait sur les quais de Newcastle, dans le nord de l'Angleterre.

Son père lui disait alors: "Don't marry, go to sea!"

jeudi 10 mars 2011

Mon jardin de givre


Ah, mon cabanon. Toujours là, toujours fier, toujours debout et toujours en plastique, quatre ans et demi après la grande chute.

Qu'il est bon de siroter une tisane en sapant et en le regardant bien fier au travers du jardin de givre.

La poésie, c'est parfois bien beau, surtout en décembre quand voltigent les flocons. Mais en mars, ça commence à être pas mal moins féérique. En fait, la seule chose que je trouve féérique dans les tempêtes ou grosses chûtes de neige qui s'étirent tard dans l'hiver, c'est que ça rend mon contrat de déneigement rentable. J'ai moins l'impression de me faire fourrer. Admettons-le, un déneigeur qui passe chez soi 4 ou 5 fois dans un hiver contre 300$, c'est pas super rentable. Là, le déneigeur est peut-être rendu à 10 fois.

Je pense que je m'en sacre que ça soit rendu rentable ou pas. Je veux juste un jardin de slush. Pis osti que j'ai hâte que la dérive des continents entraine l'Amérique du Nord vers le Sud Ouest.

mercredi 9 mars 2011

Attaques de mouffettes

Ces temps-ci, c’est assez hallucinant de voir tout ce qui tourne autour du développement durable, de l’écologie, de l’empreinte verte, etc.

En lisant aujourd’hui un article sur Cyberpresse, je vois que les hôtels axés sur le développement durable ont une meilleure image que les autres, entre autres parce qu'ils baissent leur chauffage d'un degré. Je savais déjà qu’à certains endroits, on ne lave plus les draps du lit ou les serviettes de bain sans demande explicite du client par « souci écologique ». Fuck you entreprise hypocrite. Je vais accrocher sur ton concept écologique si tes gestes ont pas d’impact sur le niveau de service reçu par la clientèle, pas si ça diminue. Fuck you aussi, clients séduits.

Si vous voulez être vraiment verts, allez coucher à l’hôtel de glace. Ça va vous coûter seulement 400$ par personne par nuit, OH YEAH, pis vous allez être plus verts que verts. Vous allez avoir une chambre sans chauffage pis sans douche pis ça va vous coûter 400$ pour la nuit. Parce que c’est ça le concept d’être vert: c’est d’avoir pas grand-chose pour plus cher.

Bientôt, la ville de Lévis va venir domper un bac de recyclage à compost devant chaque maison sur son territoire. Ça veut dire que, quand je vais manger ma banane, en février, à -40 degrés, va falloir que je mette mes souliers pis mon manteau pour sortir dehors pour mettre ma pelure de banane dans le bac. Ou bien, je vais me faire une troisième poubelle intérieure exclusivement axée sur le compost dans laquelle toutes les matières organiques se mélangeront pour dégager un parfum qui agrémentera la vie dans toute la maisonnée.

Vu que la poubelle sera uniquement dédiée aux restants de bouffe, ça va prendre plus de temps pour la remplir qu’une poubelle polyvalente. Ça fait que la poubelle va être vidée moins souvent que la poubelle actuelle. Ou bien, quand ça va trop sentir le calisse, je vais vider ma poubelle alors qu'elle ne sera remplie qu'au tiers. Ce qui fait que mon utilisation de sacs de plastique va s'accroitre dangereusement et ainsi contribuer à faire de la Terre un endroit stérile rempli de sacs de plastique qui volent partout au vent.

Volet vie animale

En juillet, ça va être super avec les mouches qui vont faire des nids dans les résidus organiques de ma poubelle intérieure. Pis l’été, quand il va faire 30 degrés et que le bac extérieur va sentir la charogne, plein de gentils animaux errants iront tourner autour dans l’espérance de pouvoir se mettre quelque chose sous la dent. Ainsi, un accroissement notable d'attaques de moufettes est à prévoir. Bref, je ne vois que du bon pour ce qui est de ces bacs à compost.

En fin de semaine, j'ai entendu un reportage où Jean-François Lépine disait que si on mange un steak, ça a consommé au préalable tel nombre de millilitres d’essence. Si on se prive de manger le steak en question, ça va permettre à 50 personnes du tiers-monde de manger par un gros effet domino d'économie des ressources. Et ainsi de suite.

Plein de reproches déguisés à l’endroit de la société occidentale qui devrait se priver du manger telle ou telle affaire parce que ça coûte cher à produire où que ça prive les sociétés sous-développées de précieuses ressources. Ça allait pour la discrimination contre les Hummers, mais la discrimination contre le steak, ça commence à aller loin pas mal.

Bref, qu’est-ce qu’on doit en comprendre? Que la seule façon d'être en harmonie avec la nature est de faire soi-même son potager et de chasser son orignal dans les boisés environnants? On s’en va vraiment vers ça si on les laisse faire. Il faut ridiculiser ces gens là en public, faire du bullying et détruire leur estime d’eux-mêmes parce que sinon, ils vont nous enlever tout plaisir dans la vie et inculquer un profond sentiment de culpabilité et de honte par rapport à chacun de nos gestes...

dimanche 6 mars 2011

Vendez votre maison

Il parait que plusieurs belles maisons et condos sont à vendre aux États-Unis pour pas cher. Par exemple, en Floride, pour 70 000 ou 80 000$, on peut avoir un beau condo récent situé près de la mer.

Un certain nombre de personnes semblent de plus en plus convaincues que le marché immobilier canadien est en route vers une implosion semblable à celle vécue aux États-Unis depuis 2 ou 3 ans. J’ai lu Stephen Jarislowsky suggérer fortement aux gens de vendre leur maison pour la racheter ensuite à la moitié de son prix de vente. Le seul gars du poker qui sait lire et écrire m’a répété la même chose récemment. Il disait : « Vendez votre maison, allez en appartement pis mettez votre cash dans des actions de Wal-Mart ».

Facile à dire quand on est déjà en appartement ou qu’on est milliardaire. Pour les autres, je ne pense pas qu'une maison puisse uniquement être considérée comme un investissement ou un moyen de faire de l'argent. C’est une possession « sentimentale ». Je sais pas pourquoi je précise ça, me semble que tout le monde le sait. À part peut-être ceux qui sont en appartement et qui sont actuaires.

Le marché est à un sommet historique mais dans l’ouest canadien, c’est encore pire. Le bungalow style 1975 qui vaut 250 000$ à Québec vaut un million à Vancouver. Je ne pense pas que le niveau de vie des gens de Vancouver soit en moyenne quatre fois supérieur à celui des gens de Québec. Bref, si une crise doit éclater, elle devrait normalement arriver de l’ouest et toucher le Québec après le reste du pays (sauf peut-être les Maritimes). Bref, est-ce la province de Québec est menacée par une crise au même niveau que la Colombie-Britannique ou l'Alberta? J'en ai aucune idée scientifiquement parlant mais je pense que non.

Bref, même si la décision purement économique de vendre sa maison me semble "sans coeur", je pense que les catégories de personnes suivantes devraient vendre leur maison dans un horizon rapproché pour profiter des prix du marché qui sont à leur plus haut:

  • Ceux qui sont près de la retraite et qui désirent maintenir un certain niveau de vie (en faisant des voyages, notamment). Ou encore ceux qui sont tannés de s’occuper de leur maison et qui veulent, d’ici quelques années, s’acheter un condo ou s’en aller en appartement. Popa et moman entrent dans cette catégorie.
  • Ceux pour qui les paiements d’hypothèque sont élevés et les empêchent de profiter de la vie, leur causent des soucis, du stress, de l’insomnie, des gaz, etc;
  • Ceux qui n’éprouvent aucun attachement pour leur maison et qui veulent faire un coup d'argent sans être pressé de faire le dit coup d'argent (parce que la baisse de marché pourrait prendre du temps à venir).

Pour les autres, à moins d'oublier une variable importante, j'ai l'impression d'une baisse des prix du marché n'aurait aucun impact. En tout cas, pas chez ceux qui habitent en maison et qui ne voudraient pas revenir en arrière pour un appartement. De toute façon, la plupart des maisons achetées depuis 5 ans ou plus ont doublé de valeur. On est donc psychologiquement capables de supporter une baisse de valeur de 50%. En tout cas, moi je m'en sens capable.

- Le Voyou du Bayou, chroniqueur économique n'ayant rien à apprendre aux gens qui possèdent un cerveau fonctionnel

jeudi 3 mars 2011

VIVEZ POSITIVEMENT

MON PÈRE CHAUFFE UN GROS TRUCK REMPLI DE COCA-COLA.

LES GENS ME DEMANDENT CE QUE MON PÈRE FAIT PIS MOI JE RÉPONDS QUE MON PÈRE LIVRE DU BONHEUR.

LES GENS COMPRENNENT PAS CE QUE JE RACONTE ET JE PASSE POUR UN ÉPAIS. ÇA FAIT QUE, DANS LA COUR DE RÉCRÉATION, QUAND ON JOUE AU BALLON-CHASSEUR, LES GARS DE L'AUTRE ÉQUIPE VISENT TOUJOURS MA FACE.

mercredi 2 mars 2011

Du chialage qui va sans doute passer à l'histoire

On est le matin du 2 mars. Y fait frette pis y neige. Au bout de la rue, genre à 200 mètres, je vois une fille qui sort de chez elle pour s'en aller à l'arrêt d'autobus. Habituellement, elle sort quand elle voit l'autobus arriver en face de chez elle, soit au moment où il reste moins de 30 secondes avant l'arrivée de l'engin motorisé. Il faut donc que je cours comme j'ai jamais couru. Ça fait que je cours comme j'ai rarement couru en brassant mes céréales à peine passées l'oesophage. J'arrive in extremis, au moment où l'autobus est sur le point de repartir de l'arrêt. Je prends place et j'essaie de contrôler ma respiration pour pas vomir.

Y’a un fil qui commence à se dénuder sur les écouteurs de mon lecteur MP3, un an et deux mois après l’achat du lecteur MP3. Ça me rappelle que la garantie de base de toute patente électronique correspond de plus en plus à sa vie utile. On dirait que des minuteries d'auto-destruction sont subtilement incorporées au matériel pour que ça scrappe dès que la garantie est échue afin d'assurer un maximum de ventes.

Durant la journée, je suis fatigué pis j’essaie de bailler discrètement pendant les réunions mais j’ai pas mal de misère à le faire car c’est jamais facile ni satisfaisant de bailler la bouche fermée.

Mes actions de Pages Jaunes droppent à 5,05$ dans la journée. Je sais que c’est une compagnie de marde, pas besoin de me le rappeler, Pierre-Olivier. Ça fait un bout que je veux écrire un texte pour me vanter que j'ai fait du 14% de rendement annuel avec ces actions mais là, avec la sérieuse baisse des derniers jours, je suis mieux de fermer ma gueule.

Maintenant, il est 21h30 pis ça fait même pas 20 minutes que j'ai réussi à endormir le bébé. Je peux enfin relaxer un peu et savourer pleinement mon mal de tête de fatigue.

Si y'avait pas 3 ou 4 milliards de personnes qui vivaient dans des pays sous-développés, sans céréales à manger le matin, sans autobus, sans job qui a du bon sens, sans lecteur MP3, sans argent pour s'acheter des actions, sans frette pis sans neige, je pourrais chialer en recevant de la compassion.

Malheureusement, les calisses de pauvres absorbent toute la miséricorde du monde pis y'en reste plus pour moi.