dimanche 27 février 2011

Histoire sans punch

Vendredi soir, Mike Boy et moi, on se rend à un endroit qui nous est complètement inconnu et qui s'appelle le Largo, dans la basse-ville. On y va pour profiter d'un coupon donnant droit à deux apéros gratis. Arrivé sur place, je reste figé devant la vitre d'entrée. C'est pas pantoute le type d'endroit auquel je m'attendais. C'est pas mal chic, on dirait un restaurant pour gens huppés qui ne sont admis que s'ils ont une (ou peut-être même des) BMW. C'est pas là que la soirée va lever, d'ailleurs un duo vient de commencer à jouer du jazz. On se commande des rhums and coke, on les aspire et on repart vite fait. Où est-ce qu'on pourrait bien trouver un peu d'action? En attendant de trouver, on se rend au dépanneur le plus près pour s'acheter un six-pack de bière pour se faire un fond sur la route d'un bar intéressant.

On marche jusqu'à la barberie. La place est paquetée ben raide, impossible de s'asseoir où que ce soit. On s'en va dans les toilettes pour boire notre deuxième cannette d'une série de trois chacun. Je commence et laisse ensuite ma place dans les chiottes à Mike boy. Je le laisse ingurgiter le précieux liquide à son rythme et m'en vais l'attendre à l'entrée. Surprise: je tombe face à face avec deux policiers qui jasent avec un serveur. Oh oh, je viens de commettre un geste répréhensible et Mike boy est en plein délit. Mais vu que les policiers sont juste en avant de moi, je veux pas éveiller leurs soupçons en retournant aux toilettes. Y vont ben penser que je vais avertir mon chum qui sniffe une ligne sur la bol ou bien qui est en train de réaliser une transaction de cristal meth. Je reste donc là en me disant qu'il serait quand même bon de leur piquer une jasette pour éviter qu'un d'entre eux décide d'aller faire un tour aux toilettes. De toute façon, ça tombe bien: on a frette pis on sait plus où aller. Quoi de mieux qu'un policier pour savoir où passer la soirée?

Je vais dire au policier que je suis pas du coin (vrai si on considère que le coin se limite au quartier) et qu'on cherche une place où y'a de l'action. Il est bien sympathique et suggère le boudoir. Mike Boy sort des chiottes et se joint à la discussion. En sortant du bar, les policiers nous offrent de nous emmener au boudoir si on accepte de s'asseoir sur le banc de plastique à l'arrière (c'est un banc en plastique en arrière des chars de police, en tout cas, en arrière de cette auto là c'était ça). C'est pas super confortable mais c'est très cool! On a un taxi gratis pis on vit 5 minutes de feeling de bandit qui vient de se faire ramasser par la police sans l'angoisse d'avoir un dossier criminel. Les policiers nous laissent juste en avant du boudoir. On capote tous les deux parce que les policiers étaient super smattes et qu'en plus, on s'est assis en arrière d'un char de police pour la première fois de notre vie. La preuve est faite, le porc du Québec est vraiment excellent!

AHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA LOLLLLL!

Enfin, peu importe ce qui va se passer dans le reste de notre soirée, on vient de vivre le peak. C'est un peu plate par contre, parce que la soirée est jeune et qu'on réalise qu'on peut pas faire autrement que déjà être sur la pente descendante.

Le reste de la soirée se déroule sans anecdote très intéressante. Le punch de l'histoire sans punch, c'est ma joke sur le porc du Québec. Ah ouin, y'a un gars chaud au boudoir qui m'a dit que j'étais pareil comme Ken, le chum de Barbie. Méchant compliment je pense, mais le gars était ben chaud alors ça compte pas. Pis les 2-3 filles à qui on a parlé m'ont vraiment pas donné l'impression que je ressemblais à Ken. Peut-être plus à Kenny, le petit bonhomme qui faisait du skate sans ses jambes.

Mais peu importe, cette histoire devait être écrite pour me rappeler le soir où je me suis fait lifter par la police.

vendredi 25 février 2011

Le guide de survie en territoire zombie

Aujourd’hui, j’ai dit au consultant de mon équipe qui gagne à peu près 150 000 piastres par année de mettre des retours de chariot entre ses paragraphes parce que je trouvais que son texte était pas très aéré.
Lui, quand il écrit des paragraphes, il fonctionne comme ça. Juste un « enter » pour sauter au paragraphe suivant sans laisser d’espace.

Ben sibole, comme ça arrive juste dans ma vie, ma suggestion banale a découlé en un ostinage me faisant valoir qu’en prenant trop d’espace, on allait tuer des peupliers, que c’était encore une connerie et que c’était toujours des conneries (à prononcer avec un accent français). Il va sans dire que la phrase qui me traversa alors la tête fut « Va chier mon tabarnac. Tu gagnes deux fois et demi mon salaire pour rien faire d’essentiel ça fait que fermes ta c
alisse de yeule pis va faire tes retours de chariot »

Mais j’ai cheminé dans la vie, ô mes frères. Je suis demeuré diplomate et lui ai cordialement fait savoir qu’on venait de s’ostiner 5 minutes à propos de quelque chose qui prenait 30 secondes à faire. Alors, dans le but de peut-être gagner moi aussi 150 000$ par année un jour, j’ai décidé d’écrire ce prochain texte avec des paragraphes semi-espacés.

Je n’ai jamais trippé sur les livres de dragons ou de zombies. Ça a sa place dans la collection de la courte-échelle, mais chez des gens de mon âge, je ne sais pas si c’est approprié. J’ai d’ailleurs un ami de 35 ans qui joue à Magic the Gathering tous les midis à sa job et je vis assez mal avec ça, surtout du fait que viens de le définir comme mon ami.

Quand j’étais au Cégep, entre 1996 et 1998, y’avait une table complète à la cafétéria où des gens s’échangeaient des cartes de Magic the Gathering. Ils avaient tous l’air épais ou mongols. En fait, y’avait véritablement trois ou quatre vrais mongols autour de la table.

Donc, quand j’ai reçu la suggestion de lire le livre « World War Z » au sujet d’une guerre mondiale causée par les Zombies, j’ai pas eu l’impression de faire partie du public cible. J’ai quand même décidé de l’emprunter à la bibliothèque parce que l’angle du livre avait l’air intéressant (chaque chapitre du livre parle de la guerre mondiale des zombies selon la perspective d’une personne en particulier comme un docteur, un soldat, une adolescente, un japonais aveugle).

J’ai malheureusement pas trouvé le livre à la bibliothèque alors j’en ai emprunté un autre du même auteur. Ça s’appelle « Guide de survie en territoire zombie ». La page couverture était très vendeuse.

J’ai pas terminé la lecture du livre, mais j’ai jusqu’à maintenant trouvé ça très intéressant. Grosso modo, le livre donne une multitude de conseils pratiques pour faire face aux zombies. On y explique comment faire face aux zombies, sur quel type de terrain les confronter, quels sont les armements idéaux, les modes de déplacements les plus efficaces, la psychologie zombie, comment se garder en forme pour résister et faire face aux zombies. On y conseille également, parmi les éléments essentiels, de se faire couper les cheveux et de porter des vêtements ajustés.

Même si ma lecture n’est pas très avancée jusqu’à maintenant, j’accorderai sans doute une note d’au moins 8 bayous sur 10 à l'ouvrage.

J’espère que vous aurez apprécié ce texte anti-aéré et j’encourage tout le monde, à réagir en commentaires de façon comparable aux derniers textes en donnant votre opinion de façon répétée et multiple au sujet de Jean Charest ou de l’histoire du peuple canadien français à travers l’Histoire.

mardi 22 février 2011

Le porc du Québec

J'ai pas lu au complet le manifeste de la nouvelle coalition de François Legault mais je suis toujours content de voir des gens essayer de réveiller la population sur le fait que ça va pas bien au Québec pis que ça va aller de moins en moins bien dans les années à venir. Je me demande si y'a encore des gens qui ont pas compris ça? Sûrement, parce que je suis persuadé que certaines personnes étaient fières d'entendre que le Québec s'en était mieux tiré que les autres provinces canadiennes pendant la crise économique. Genre que c'est pas ben ben dur de bien s'en tirer quand la moitié de notre population active est sur le B.S. et que l'autre moitié travaille pour le gouvernement.

Le manifeste de François Legault envisage de mettre la priorité sur l'éducation d'abord et avant tout. Je suis d'accord là-dessus. Y'a probablement pas un pays qui se démarque économiquement sans que sa population soit instruite.

Les deux passions des jeunes québécois sont le décrochage et le suicide. Ça sous-entend sûrement que le système d'éducation est mal fait. Pour le suicide, je peux pas avancer d'hypothèse, mais pour le taux de décrochage, c'est évident qu'il y a un lien direct avec le système d'éducation. Alors pourquoi on s'inspirerait pas des modèles qui fonctionnent bien, comme l'Allemagne (pays où le décrochage est le plus bas au monde selon un article que j'ai lu dans le journal il y a quelques mois)? En plus, ça adonne que le pays où le décrochage est le plus bas est la première puissance économique d'Europe.

Je pense qu'il faut être rigoureux et exigeant avec les professeurs, les fonctionnaires et les étudiants. Il faut viser une culture de l'excellence, encourager les jeunes à se dépasser et récompenser les meilleurs éléments. Il faut accroitre la compétition entre les jeunes et détruire pour toujours le concept de "tout le monde égal" qui limite la performance de notre société. Il faut que les gens soient récompensés au mérite et punis au manque de mérite.

Les faibles se suicideront pis ça fera comme le porc du Québec qui est, selon ce que j'ai appris cette semaine, un des meilleurs au monde parce qu'on a épuré les plus faibles éléments dans la chaîne de reproduction.

Ce texte qui avait pas si mal commencé se termine encore une fois avec de l'extrémisme qui me discrédite.

lundi 21 février 2011

Élitisse

J'accorde une grande importance à la façon dont les gens écrivent. J'irais pas jusqu'à dire qu'une personne est nécessairement conne parce qu'elle écrit mal, mais presque. Faut dire que ça reviendrait à affirmer que l'intelligence découle automatiquement de l'alphabétisation.

J’ai quand même de la misère à éprouver du respect pour une personne qui écrit mal. Ça me donne l’impression que cette personne là n’est ni curieuse ni cultivée. Et ça me fait revenir en arrière ça. Est-ce qu’on peut être intelligent sans être curieux?

Le fait est que l'échantillonnage que j'ai sous la main tend dans le même sens (écriture pauvre = intelligence inférieure):

  • La gardienne est un bon exemple. À la voir passive, quasiment la bouche ouverte avec de la bave qui coule, pendant que sa fille débile nous harcèle et ensuite, à lire le journal de bord dans lequel elle écrit des phrases nouveau-genre telles que « Bébé pleurais alors je les plasser par terre », on se pose des questions. Ce serait difficile de considérer son apport utile sur une île déserte ou après une catastrophe nucléaire, pour rebâtir la civilisation.
  • Un autre exemple: un des gars du poker. À 28 ans, en plus de mettre des photos super hot de lui complètement saoul sur Facebook, il agrémente l'incroyable réseau social de phrases de haut calibre telles que « ki cé ki veut joué au poker a soir? ».
Quand on travaille dans un secteur informatique, le niveau d’écriture est assez faible. Je pense que je suis en voie de devenir le téteux du secteur, mais sacrament, je trouve pas ça normal qu’on accepte des documents bourrés de fautes sous prétexte que le contenu est pertinent. À quoi a servi notre éducation? Quand ce sont des consultants qui gagnent 150 000$ par année qui remettent des documents bourrés de fautes, me semble que c’est encore moins acceptable. Payer cher, c'est pas pour avoir un service de grande qualité? Où je travaille, j’ai l’impression que le niveau d'écriture est une sous-considération. Genre, après la météo.
  • Toujours dans le fabuleux monde de l'informatique, j'ai un exemple qui ne propose pas de lien direct entre l'intelligence et le niveau d'écriture, mais quand même, ça fait dur. Aujourd’hui, j’ai reçu un CV pour une job offerte dans mon secteur. Dès les premières secondes de lecture, je vois plein de trucs qui marchent pas :
« Je suis agit à titre de coordonnateur »

« Sachant que votre société recherche constamment du meilleur, du personnel responsable, autonome, et surtout capable de fournir un service de qualité; je crois que mes acquises et ma compétence satisfont les critères requis, et feraient de moi, un candidat idéal pour votre institution » (pas vraiment de faute flagrante excepté l'abus de ponctuation et le point-virgule complètement pas rapport. Ce type de ponctuation devrait d'ailleurs être laissé de côté par 99% de la population).

« Caractères dynamiques et esprit d’équipe »

« Santé excellente » (très bon point)

C’est quand même le fun de savoir que ce type est en bonne santé et ne devrait pas prendre trop de congés de maladie. Malheureusement, ça ne compense pas pour le fait que le document qui vise à le vendre est pas vendeur. Qu'est-ce que ça serait dans le travail de tous les jours? Moi, j'appréhende une rutabaga d'orgie de fautes. Bref, je pense que j’aurai ni le goût ni le temps de repasser 8 fois sur les documents d’un employé, même s’il est super sympathique et bénéfique pour l’esprit d’équipe avec ses excellents caractères.

Je suis peut-être élitiste et/ou téteux. Mais j’accuse tous ceux qui tolèrent ces fautes de laisser tranquillement décliner la civilisation.

(Le déclin de la civilisation: ma nouvelle idée fixe).

dimanche 20 février 2011

Ejafjalajofuck

Cette année, j'ai décidé de pas parler du fait que je me suis racheté des billets pour aller en Islande.

jeudi 17 février 2011

Mon amitié sur un plateau

Ça fait un bon bout de temps que quelqu’un qui lit mon blog m’a écrit de sa propre initiative. Ça doit faire au moins un an ou deux que c’est pas arrivé...

Parfois, je m'ennuie de ma correspondance quotidienne d'il y a quelques années avec Kattykane. Même si elle se pensait belle, on avait du fun à s’écrire pis elle était ben smatte et je pouvais la niaiser un peu sans qu’elle capote, ce qui était un très bon point en sa faveur. Elle me racontait les potins du studio de musique où elle travaillait, elle me disait qu’elle était belle, on se parlait de ce qui se passait sur les blogs, elle me disait qu’elle était belle, et ainsi de suite… Pis moi je lui racontais mes déboires sur le réseau contact et lui donnais un peu plus de détails que ce qui était écrit sur mon blog. Un jour, on était même à deux doigts de s'acheter du lait 3,25% chacun de notre bord pour mettre de la fantaisie dans nos vies en essayant ça à la place du lait 2%. Puis, comme ben du monde, elle s'est tannée de lire mon chialage pis, pas très longtemps après, elle s'est tannée de pas mal tous les blogs en général. Ça fait qu'elle est disparue pis j'ai plus aucune nouvelle d'elle depuis environ deux ans.

Depuis, j’ai pas échangé avec grand monde et à peu près personne sorti de nulle part ne m’a réécrit. Mais, il y a quelques semaines, un gars (ou une fille qui s’est fait passer pour un gars) s’est manifesté :


From: alexi03@hotmail.com
Date: Thu,
13 Jan 2011
To: pb1979@hotmail.com
Subject: (aucun)

Salut,

J'habite Québec. Je ne te connais pas, tu ne me connais pas non plus. Je lis ton blog depuis quelques années, je n'ai jamais laissé de commentaires. J'ai lu un livre qui m'a fait pensé à toi, c'est une lecture particulière qui présente l'Holocauste sous une approche très marginale.

Enfin, fais ce que tu veux de ma suggestion, le livre c'est 'Beatrice et Virgile' de Yann Martel (même auteur que 'L'histoire de Pi'

Cette lecture est assez troublante, surtout la fin. Peut être lirai-je eventuellement ce que tu en as pensé sur ton blog.


Même si je ne comprends pas pourquoi tu mets autant d’emphase sur le fait qu’on se connaisse pas, t'es ben smatte d'avoir pensé à moi, Alexandre/Alexandra. Je suis allé à la bibliothèque pis ton livre était prêté alors je l'ai réservé pis je suis retourné le chercher quand il a été disponible. À date, je suis rendu à la page 101 sur 200 pis y s'est pas passé grand-chose. Y'a à peu près rien qui a été dit sur la deuxième guerre mondiale, j'attends toujours un punch ou un massacre de juifs. Mais je commence à avoir un peu d’espoir parce que depuis la page 65 environ, je commence à catcher là où ça s’en va. Maudit que c’est long avant qui se passe de quoi d’intéressant des fois dans les livres.

En tout cas, j’ai pas juste « pris note » de la suggestion qui m’a été faite. Ça fait que si quelqu’un d’autre veut se faire passer pour un gars ou une fille et m’écrire pour me suggérer un livre, un disque, une sorte de céréales ou n’importe quoi d’autre, je suis bien ouvert à tenir compte des suggestions faites. On pourrait même devenir correspondants comme je l’ai été avec Kattykane si vous êtes smatte. Pis peut-être même qu’on pourrait devenir amis pour longtemps, comme ça arrive jamais avec les cyber-relations que se font les blogueurs.

mardi 15 février 2011

Ma santé cardiovasculaire

Au travail, on nous offrait de passer un test de santé cardiovasculaire et je me suis dit que ce serait pas une mauvaise idée d’essayer. Aimepé a eu l’air de trouver que j’avais pas rapport avec cette idée parce que, selon elle, j'étais « la personne qui mange le plus de fruits au monde » (i.e. une pomme et une orange à chaque jour).

Ça m'a fait douter. Je me suis mis à me dire que le test était destiné aux gros tas et grosses tasses de 50 ans avec des bourrelets remplis de cholestérol. Mais, même si je connais pas grand-chose à la biologie, je sais qu’il y a des tueurs silencieux pour qui le dicton de la pomme à chaque jour ne s’applique pas.

J'ai passé le test et mes résultats sont bons. J'étais effectivement pas dans le public cible. Mais bon, ça me donnera un bon prétexte pour fêter en finissant le méga sac de chips de 2 kg acheté au Costco.

Dans le fond, si tout le monde était comme Aimepé, on aurait eu une troisième guerre mondiale depuis longtemps. Il faut se méfier des eaux qui dorment et c’est grâce à des gens comme moi et Winston Churchill qu’une forme de veille est appliquée lorsque personne ne se méfie. Plus personne ne fait référence à Winston Churchill dans notre société moderne, mais moi, j’ai pas oublié sa contribution et je lui dédie mes résultats médicaux :

  • Âge : 31 ans
  • Poids : 160 livres
  • Cholestérol sanguin total : 4,11 mmol/L (zone santé : moins de 5,2 mmoL/L)
  • Tension artérielle : 118/70 (zone santé : moins de 140/90)
  • Glycémie aléatoire : 5,4 mmoL/L (zone santé : moins de 11,1 mmoL/L)
  • Tour de taille : 32,5 pouces (zone santé : moins de 37 pouces)
  • Consommation quotidienne de fruits et légumes : 5-6 portions (zone santé : entre 7 et 10 portions par jour)
  • Pratique d’activités physiques : 30 minutes par jour
  • Espérance de vie : 108 ans

samedi 12 février 2011

La poire

Depuis quelques années, j'entends plusieurs filles affirmer qu'après avoir mangé une pointe de gâteau au fromage, elles vont devoir faire 30 minutes de jogging de plus. Ou bien je vois des pitounes avec un petit cul racing s'acheter des Special K à l'épicerie dans le but de réussir à maintenir leur cul de fillette de 15 ans en n'ayant aucun plaisir au déjeuner.

La blonde de mon cousin, la blonde de mon ami de jeunesse, ma cousine, les collègues de ma blonde, on dirait que c'est répandu partout et souvent chez des belles filles avec une belle shape. Heureusement, ça semble exclusivement féminin...

Vendredi, je suis en formation. À la pause, on sort de la classe pour se retrouver dans une salle où il y a des pâtisseries, du yogourt, du café, du jus et des fruits. Le gars qui sort à mes côtés (homme bien vêtu d'environ 45 ans, 6 pieds, environ 200 ou 220 livres, spécialiste dans un domaine précis de l'informatique) regarde la table et me dit:

Gars: "Ouin, ça sera pas bon pour mon régime ça."
Moi: "Ben au pire, tu peux prendre une poire."
Gars: "Oui mais y'a beaucoup de sucre dans les fruits..."
Moi: "C'est quand même la meilleure chose qui est sur la table, pis c'est naturel..."
Gars: "C'est vrai, mais je peux pas prendre plus que 2 fruits par jour. Quand je prends du sucre, ça ralentit le processus de mon corps qui brûle les gras. Là, j'ai déjà perdu 40 livres et blablablabla."
Moi: Ok. (J'ai rien compris aux détails)

Calvaire, d'entendre ça d'une obèse morbide, j'aurais trouvé ça limite. D'une pitoune, j'aurais trouvé ça débile. Mais d'un gars de shape normale, même s'il avait perdu 40 livres et ne souhaitait pas revenir en arrière, ça me scie complètement les jambes. On a un sibole de problème de société: des gros tas sédentaires qui ne font rien pour changer pis des gens de taille normale qui ont des remords en mangeant une poire.

mercredi 9 février 2011

Février 2007

Je suis un garçon de 27 ans et je viens de transférer mon blog de MSN spaces vers Blogspot. Je n’ai qu’un conflit de blogueur à mon actif (Keeg, avec qui je devins brièvement copain-copain puis avec qui je devins ensuite rien pantoute) ainsi qu’une mini-rencontre de blogueurs (Montréal, septembre 2006). Bref, j’écris mon blog sans trop connaître et m’intéresser à ce qui se passe autour.

Mais c’est en train de changer. Il y a de la fébrilité à Québec : la première rencontre de blogueurs du 418 est sur le point d’avoir lieu.

Brem a dressé une impressionnante liste de blogueurs qui devraient être présents au Turf. J’aurais jamais pensé qu’on était tant de blogueurs à Québec.

La rencontre se déroule bien et je fais plein de connaissances. Le lendemain, tout le monde va visiter le blog de tout le monde et c'est une gigantesque orgie due à l'établissement tout récent de rapports humains jusque là inexistants. Puis, l'effervescence décroit tranquillement jusqu'à mourir quelques mois plus tard.

Quatre années sont passées et les choses ont bien changé. Je n'ai pratiquement plus de contact avec les quelques blogueurs desquels je m'étais rapproché. Je pense que toutes les petites gangs se sont défaites et que ceux qui sont devenus amis avec d'autres ne le sont plus vraiment.

Pire, je pense que je ne serais même pas capable de me rendre à une liste de 10 blogueurs encore actifs dans la région de Québec. Je me demande même si je serais capable de me rendre à 5?

Malgré tout ce que j'en ai dit, c'était la période la plus vivante pour les blogs et le bout où on j'ai eu le moins l'impression d'être tout seul derrière mon clavier. Asteur, c'est raide mort. J'aimerais bien qu'on tente une autre rencontre du même type, un REVIVAL comme dans Creedance Clearwater Revival mais j'ai bien peur que les blogs soient complètement out depuis au moins 2 ans et que je ne l'aie tout simplement pas encore pleinement réalisé.

lundi 7 février 2011

Deux nouvelles critiques de film permettant d'économiser 24,50$ (plein tarif pour 2 films au Cinéplex Odéon de Ste-Foy)

À moins de s'être procuré des boîtes de céréales Avoine Croquante (un coupon imprimé à l'intérieur de la boîte permet d'aller voir un film gratuitement, ça fait que j'en ai acheté 4 boîtes), je permets aujourd'hui aux gens lisant mon blog d'économiser une somme appréciable. Criss de relation de bénéficiaire à sens unique pareil. Qu'est-ce que j'en retire moi de votre assiduité de lecteurs?


Le discours du roi

Synopsis : Le duc d’York (qui deviendra le roi Georges VI) éprouve de graves difficultés d’élocution, particulièrement en public. Étant donné son sang royal, cette difficulté lui cause bien des soucis car il a l’air d’un parfait demeuré lorsque vient le temps de prononcer des discours devant de larges foules. Ainsi, afin d’améliorer son parler, il fait appel à un orthophoniste nouveau-genre. Dans un contexte tel que celui de la montée au pouvoir d’Hitler, on devine que les allocutions rassembleuses et mobilisatrices du roi prendront une importance capitale.

Critique : Les deux personnages principaux soit le duc d’York et son orthophoniste sont excellents dans leurs rôles respectifs. Les répliques typiquement britanniques sont très bonnes et rappellent des films comme « A Hard Days Night » (premier film des Beatles) où les personnages réussissent à se lancer des répliques avec beaucoup d’esprit en seulement 2 ou 3 mots. Les personnages sont attachants et c’est très amusant de voir le docteur inviter le roi à se laisser aller en chantant ce qu'il veut dire ou en disant les plus gros mots qui lui viennent en tête (ce qui donne une succession de "Fuck" si on lit sur les lèvres après la traduction). Les causes du bégaiement du futur roi sont les mêmes que celles d’un des patients dans « Vol au-dessus d’un nid de coucou », soit des pressions ou moqueries familiales. Dans les deux cas, le bégaiement prend de l'ampleur en situation stressante. Le rôle du docteur sera donc en bonne partie celui d’un psychologue. L’histoire est très originale et nous permet de jeter un coup d’œil aux années précédant la deuxième guerre mondiale dans une tout autre perspective que celle des drames historiques de la même époque. Le seul élément qui m’a un peu déplu dans le film, c’est l’acteur personnifiant Winston Churchill qui avait l’air d’une caricature. J'aime beaucoup Winston Churchill, c'est un des personnages les plus importants du XXième siècle alors je considère qu'il mérite d'être bien interprété. Pour le reste, le film vaut le détour et s'adresse à un public de tout genre.

Note finale : 8 bayous sur 10

127 heures

Synopsis : Un amateur d’escalade se retrouve malencontreusement pris dans une crevasse avec un bras coincé sous une roche. Équipé d’un peu d’eau, de très peu de nourriture et de quelques effets personnels, il restera ainsi coincé pendant 5 jours. Les nuits se dérouleront sous le point de congélation, l’eau devra être rationnée et il sera même nécessaire de boire sa propre pisse personnelle pour étirer son horizon de survie. Éventuellement, la seule alternative sera de se couper le bras avec un canif qui ne coupe pas.

Critique : Quel film. Très dur, mais à voir. Possiblement le seul film pour lequel j’ai eu d’importantes réactions physiques d’inconfort. Impossible de rester indifférent à l’amputation d’un bras avec un couteau mal aiguisé, même si l’opération ne dure que 3 ou 4 minutes. L’image vient nous chercher au plus profond de nos trippes… Quasiment au point de vomir, à la vue du pauvre gars qui se découpe des bouts de bras avec une pince et qui finit par s’attaquer au nerf en ressentant une douleur innommable qu’on est capable de ressentir avec lui. Juste d’y repenser, ça me met vraiment à l’envers, même si ça peut avoir l’air lopette d’écrire ça. Anyway, je défie qui que ce soit, même un Hell’s Angels avec quelques décapitations à son actif, de rester indifférent face à la scène.

Au début, le personnage principal est un peu énervant avec son côté Guillaume Lemay-Thivierge. Par contre, à partir du moment où la roche se retrouve sur le bras du grimpeur, fini les pirouettes du gars qui a un peu trop de fun dans la vie. On réalise bien vite que le personnage est plus intelligent et réfléchi que prévu. Ça fait changement de tous ces films pour lesquels on ne peut s’identifier aux personnages principaux à cause de leur stupidité désarmante comme, mettons, dans Paranormal Activity. À la fin, je l’avoue, j’avais envie de pleurer. À cause de l’amputation qui est venue me chercher au fond de mon estomac? À cause de la leçon de ténacité et de volonté? À cause de la survie in extremis du grimpeur? J’en ai aucune idée… Je sais simplement que ça m’arrive très peu souvent d’être shaké comme ça par un film. Assurément l’un des films les plus marquants des 10 dernières années même si c’est très semblable, voire copié en partie sur « Touching the void » (un autre excellent film de grimpeurs pour qui les choses tournent mal).

Note finale : 8,5 bayous sur 10

Voici d'ailleurs les résultats du sondage concernant votre réaction si vous étiez pris dans une situation pareille:

  1. Je m'amputerais le bras avec mon couteau suisse (15%);
  2. Je me suiciderais avec mon couteau suisse (3%);
  3. J'essaierais de faire une passe de yoga même si ça aurait aucun lien avec la situation (11%);
  4. Je chierais dans mon froque (11%);
  5. Je resterais là jusqu'à temps de crever de faim ou d'ennui (38%);
  6. Je prierais à une main, on sait jamais, ça pourrait peut-être faire la différence (3%);
  7. Ne sais pas / n'a pas répondu (15%).

Ce qui est bien avec ces deux films, c'est qu'ils sont tous deux très bons et ne tiennent pas seulement à un punch. En fait, le punch est connu avant même d'aller voir le film.

vendredi 4 février 2011

Blesser une enfant

À chaque soir de la semaine ou presque, c'est la même routine: en revenant du travail, j'arrête chez la gardienne pour prendre mon rejeton.

Ça prend un bon 5 minutes à mettre les culottes, les mitaines, le col, la tuque, le manteau pis les bottes. C’est pas super le fun parce que je suis pogné pour faire ça dans l’entrée de la maison (environnement anti-ergonomique) avec un petit garçon impatient qui a faim et qui chiale un peu.

Si c’était juste ça, ça serait pas si pire. Le problème, c’est que parfois, la fille de la gardienne est revenue de sa garderie à elle et là, habituellement, la séance d’habillement est encore moins trippante.

Cet automne, c’était hallucinant. Elle dézippait mon manteau, arrachait mon foulard, me posait 12 fois la même question à propos d’un de mes morceaux de linge ou de mon sac (« c’est quoi ça? » j’explique. Elle répète « c’est quoi ça? » je ré-explique et ainsi de suite jusqu’à je me dise qu’elle est complètement débile et que tout ce qui me reste à faire, c’est de l’ignorer), tirait après mon linge ou après mes jambes pour avoir mon attention pendant que sa mère me parlait ou pendant que j’habillais le bébé. Tout ça de façon super agressante, en élevant le ton à chaque fois où je l’ignorais. Évidemment, si ça avait été ma fille, je lui aurais parlé dans le casque assez solide et je l’aurais envoyé dans le salon 3 niveaux d’agression plus tôt. Mais vu que sa mère est une créature passive ou incapable de réaliser que des choses peuvent se passer en même temps qu’elle parle, il n’y a aucune intervention de sa part.

Un soir cette semaine, j’habillais le bébé. La fillette est venue le serrer dans ses bras. C’était pas vraiment le moment, mais c’était quand même acceptable parce que je pense que ça serait pas correct de faire obstruction à l’amour dans ce monde pourri. Surtout pour des jeunes enfants. Ensuite, pendant que j’attachais la tuque au bébé, elle lui a enfoncé profondément sur la tête de façon assez raide. Bref, comme assez souvent auparavant, elle a voulu prendre le contrôle de l’habillement en se gênant pas pour faire les choses à sa manière anti-délicate.

Le bout de la marde, ça a été quand je mettais les bottes au bébé. Je sais pas ce qui s’est passé dans sa petite tête d’enfant débile mais elle s’est mise à sacrer des grosses claques sur les bottes du bébé (qui étaient enfilées dans ses pieds). Je lui ai dit d’arrêter mais elle a recommencé au moins 2-3 fois. Jusqu’à temps que son père intervienne.

Je sais aussi que si la petite fille est comme ça, c’est en bonne partie parce que ses parents sont épais à la base. Par contre, c’est quand même elle qui agresse mon bébé et même si ce n’est probablement pas sociablement acceptable ni socialement partageable, je dois avouer que j’ai souvent le goût de la calisser en bas des escaliers lorsque je la vois. Non, j’ai pas vraiment envie de la tuer, mais je la pitcherais volontiers au bout de mes bras ou bien en bas de quelque chose d’assez haut.

mardi 1 février 2011

ENAP SUCKS DICKS

À peu près chaque fois où je rencontre un gars ou une fille de mon âge qui parle avec des termes ésotériques ou un niveau de langage inaccessible, c'est parce que cette personne a fait une maîtrise à l'École nationale d'administration publique.

C'est beau de bien parler, surtout quand on s'adresse à des hauts gestionnaires qui aiment entendre parler des gens érudits. Mais quand on parle avec ses pairs en utilisant allègrement des termes comme "fenêtre d'opportunité", "circonscrire la portée du mandat", "périmètre", "nonobstant", j'ai l'impression que la conversation y perd plus qu'elle y gagne étant donné la nécessité d'un glossaire pour bien comprendre la teneur de la conversation.

Moi, en tout cas, quand on me plogue les termes "fenêtre d'opportunité", "cellule de projet" et "matrice conceptuelle", j'avoue que j'ai pas compris grand chose quand on arrive au point final de la phrase. Pourquoi appeler CELLULE DE PROJET une ÉQUIPE DE PROJET? NO SÉ mais je suis sûr qu'à l'ENAP, ils savent. Et puis ça me surprendrait même pas d'apprendre qu'entre deux cours de "vocabulaire abstrait appliqué au monde du travail", ils se font des joutes verbales et se font des "high five" quand ils réussissent à se ploguer des mots qu'ils connaissent pas. Dans le genre: "Tu m'as bien eu! Je le connaissais pas ce mot là mais je vais le réutiliser à tour de bras à l'avenir par exemple!".

Je sais pas comment ça marche à l'ENAP. Est-ce qu'on apprend aux étudiants que s'exprimer en beaucoup de mots compliqués, c'est le secret pour évoluer vers les hautes sphères? Moi en tout cas, ça m'impressionne pas pantoute parce que je pense que l'efficacité passe par la simplicité et si une idée est bien comprise, elle peut être vulgarisée avec des mots compréhensibles par tout le monde. Bref, je pense que ces gens là gagneraient à être plus expéditifs et même, dans certains cas, à sacrer un peu au travers de leurs phrases pour être plus accessibles pour la masse dont je fais partie.

C'est vrai que c'est une langue belle avec des mots superbes qui porte son histoire à travers ses accents mais à un moment donné, quand on s'en donne trop à coeur joie, ça gruge pas mal de temps. Dans ce temps là, j'aimerais mieux des mots qui swingnent comme du Sting, qui sonnent comme du Jackson.