lundi 31 janvier 2011

Mode survie

C'est la vague de froid! Tous aux abris, bande de gros sédentaires PLEINS DE MARDE! Réfugiez-vous dans vos maisons, derrière vos ordinateurs et vos Bell Express Vu!

Pendant ce temps, moi, je vais chercher mon bois en arrière de la maison, au gros frette. Préalablement fendu pendant des heures, puis cordé pendant d'autres heures et maintenant chauffé en quelques minutes, je réussis à créer une différence de 60 degrés entre l'extérieur et le sous-sol de ma maison. Ça dure pas éternellement, mais le temps que ça dure, c'est la meilleure chaleur du monde. Ça donne juste le goût de se coucher sur un divan et de se caler un bon biberon. Si j'étais un bébé, mon moment préféré de la journée, ça serait le biberon de soirée à côté du feu. J'aime beaucoup mon bébé, mais je le trouve immature de pas réaliser à quel point il passe à côté d'un doux moment en regardant le feu pas plus que 2 minutes avant de se tanner.

Ceci étant dit, je pense que de chauffer au bois peut être associé à un mode survie et qu'un mode survie est bon pour le moral. C'est demandant en temps et au niveau physique, mais ça occupe et ça chasse l'ennui. Si je vivais totalement en mode survie (chasser mon chevreuil, harponner ma truite, tricoter mes redingotes), j'aurais absolument aucun temps libre, mais je serais occupé en simonac et j'aurais pas de temps mort pour réfléchir à l'absence de bien-fondé de l'existence humaine.

vendredi 28 janvier 2011

L'apprentissage de la semaine ou la beauté du syndicalisme, deuxième partie

Dans un contexte où certains employés sont hostiles et/ou incompétents et nuisibles pour l'organisation, c'est toujours bon de connaître nos recours.

Cette semaine, j'ai appris que c'était possible de mettre un employé dehors. La démarche est simple:
  1. Avertissement oral;
  2. Avertissement écrit avec copie aux ressources humaines;
  3. 1 journée de suspension;
  4. 2 journées de suspension;
  5. 5 journées de suspension;
  6. 10 journées de suspension;
  7. Congédiement.
Wow, on a de la pogne. Pour qu'une personne se fasse calisser dehors en contexte syndiqué (en tout cas, dans mon contexte syndiqué), faut vraiment qu'elle soit débile mentale ou qu'elle veuille tester le système au maximum en faisant une genre de mission suicide.

Ça fait que j'ai compris qu'une personne se faisant congédier ne devrait attirer la sympathie de personne, parce qu'il faut que le dossier soit en béton armé et que la personne soit dangereuse pour l'humanité au complet pour qu'un gestionnaire puisse vouloir aller jusqu'au bout du processus.

Au baseball, t'es retiré après 3 prises, chez nous, ça prend 7 prises.

mardi 25 janvier 2011

Juste du frais, juste du vrai

En janvier, Ashton a un concept gagnant avec son rabais météo. Hier, il faisait -28 pis j'ai eu 28% de rabais sur ma mini-poutine.

Par contre, Ashton a pas pantoute un concept gagnant avec le nom de ses grosseurs de poutine: bébé (petite), mini (moyenne) et régulière (grosse). Depuis quand "mini" signifie moyen? J'ai toujours trouvé ça complètement débile, surtout que la régulière se mange pas tout seul à moins d'être un criss de gros tas, ce qui revient à dire que la régulière n'est pas mangée par une personne régulière. Ça doit être un truc marketing pour donner l'impression aux clients qu'ils en auront pas assez en s'achetant autre chose qu'une régulière.

Aussi, siboire que la poutine est rendue chère. La mini coûte 5,50$ plus taxes, ce qui revient à 6,27$ avec la taxe. Si tu prends une liqueur, ça doit monter à 8,50$ genre. Chez McDo, t'as un trio à ce prix là. Chez Victor (genre d'équivalent de "Frites Alors" pour les Montréalais, mais en un peu plus raffiné), pour 3-4$ de plus, t'as un super bon burger avec des frites maison et/ou une salade. Bref, t'as l'impression d'avoir quelque chose de pas mal plus complexe à cuisiner dans ton assiette.

Même avec un rabais météo de 28%, ma poutine m'a coûté 4,51$. Ça prendrait une ère glacière pour que Ashton fasse un vrai cadeau à sa clientèle.

C'est quand même un hit marketing parce que le consommateur a l'impression de faire le deal du siècle alors qu'il économise seulement 80 cents de plus quand il fait -28 versus une journée où il fait -15. Ça vaut tu vraiment la peine de faire la file 15 minutes de plus les journés où il fait ben frette, étant donné que la ville au complet se garroche dans les Ashton?

Sérieux, Ashton, c'est vraiment pas si hot que ça. Les gens de Québec qui s'enorgueillissent (AUCUNE IDÉE DE CE QUE ÇA VEUT DIRE) de la chaîne sont des ti-counes qui cherchent désespérément à s'élever au-dessus de Montréal.

Mais vous les Montréalais, allez chier avec votre OSTIE de banquise À MARDE qui est vraiment pas mieux même si c'est reconnu comme l'endroit incontournable juste parce qu'on cuisine 2500 sortes de poutines dans l'unique but d'avoir une niche distinctive. Y'en a des casses-croûtes à Limoilou qui proposent 200 sortes de poutines pas mangeables. Anyway si les 199 autres sortes de poutines étaient bonnes, ça se serait répandu autant que la poutine classique.

dimanche 23 janvier 2011

Enterré: un autre film où le personnage principal meurt à la fin

Enterré (Buried) - 2010

Synopsis
:Un homme se réveille dans un cercueil et ne comprend pas ce qu'il fait là. Équipé de seulement un cellulaire, un briquet et quelques autres trucs plus ou moins utiles, il est pour ainsi dire mal amenché.

Notre ami gaspillera allègrement son oxygène en allumant régulièrement son briquet pour s'éclairer, ce qui nous permettra de ne pas écouter un film entier dans le noir. Par contre, ça aura pour effet de consumer une bonne partie du rare oxygène à la disposition du pauvre type.

Notre héros appellera sa famille (ainsi que sa mère atteinte d'alzheimer afin d'ajouter un côté tragédie familiale à l'histoire), le bureau de son employeur, le FBI et sera également contacté par un des terroristes l'ayant mis en terre dans le but d'obtenir une rançon. Malheureusement pour lui, une attaque aérienne américaine viendra lui nuire considérablement en scrappant son cercueil, causant un trou par lequel du sable entrera, ce qui causera éventuellement sa mort après avoir cru un instant que les agents du FBI avaient bel et bien été mis sur sa piste. Il se sera préalablement tranché un doigt pour rien dans le but de satisfaire ses ravisseurs qui voulaient avoir une image de lui se mutilant (amputation filmée par cellulaire et envoyée aux ravisseurs). Rarement une scène de mutilation aura t-elle été aussi inutile.

Critique: Ce film pourrait facilement être une pièce de théâtre (de Robert Lepage mettons) et je pense que toute personne ayant défrayé 15$ pour voir ce film sur un écran géant est en droit d'être déçue. C'est probablement le film grand public du XXIème siècle nécessitant le moins recours à un écran géant.

Bien entendu, le fait que le personnage allume toujours son briquet devient vite un irritant pour l'auditeur désirant compatir à la situation du pauvre homme plutôt que de le considérer comme un épais qui brûle son oxygène à tour de bras même s'il suffoque et souffre de troubles de panique.

Mentionnons également que de voir quelqu'un taponner sur un cellulaire pendant 90 minutes n'est pas tout à fait la chose la plus excitante qui soit. Je ne comprends pas non plus pourquoi des terroristes l'ont enterré s'ils voulaient recevoir une rançon. Pourquoi ne pas l'avoir gardé à vue? Pourquoi l'avoir bâillonné dans le cercueil si on voulait éventuellement le contacter et lui parler par cellulaire? Bref, quand on veut parler à quelqu'un, pourquoi lui attacher une guenille autour de la bouche?

Somme toute, un film pas si pire compte tenu des limites du scénario (un acteur, une boite en bois) mais un seul acteur dans un espace clos, ça devrait pas se voir ailleurs que sur une scène de théâtre.

Cote: 6 bayous sur 10

vendredi 21 janvier 2011

Effet d'entrainement

Hier soir, au poker, un gars s’est retiré pour aller déféquer un bon coup. Je ne m’en suis pas rendu compte jusqu’à temps que certains gars autour de la table émettent des réactions de dégoût face à l’odeur qui envahissait tranquillement la maison. Éventuellement, j’ai humé le parfum à mon tour et c’était effectivement assez dérangeant, surtout du fait que ça avait voyagé au travers d’une maison faite en angles.

Curieusement, l’odeur nauséabonde avait dégêné certaines personnes. Ainsi, peu après que la fragrance malodorante se soit dissipée, deux gars ont pété tour à tour autour de la table. Un peu comme si la bienséance était morte asphyxiée quelques minutes plus tôt.

Trois gars se laissaient aller en 15 minutes, ce qui n’était jamais arrivé une seule fois pour une seule personne depuis l’année et demie où je joue au poker avec ces gars.

Ça m'a fait réaliser que ça ne prendrait pas grand chose pour que la civilisation bascule. On n'est pas si loin que ça d'être des animaux.

mardi 18 janvier 2011

Le Cygne Noir, un des rares hits au box office où deux filles se broutent la noune, mais pas un très bon film pour autant

Je reviens d'aller voir "Le cygne noir" au cinéma. Tabarnac, c'est pas un chef d'oeuvre pantoute ce film là. Le classement du top 250 sur IMDB, c'est n'importe quoi (le film est à peu près à la 50ème position du top 250 de tous les temps).

Synopsis: Une jeune danseuse de ballet est choisie pour incarner le personnage principal dans la reconstitution du Lac des Cygnes. Encadrée par une mère monoparentale contrôlante qui la surveille constamment, lui coupe les ongles, la fait vivre dans une chambre de fillette avec des toutous et de la tapisserie rose et va même jusqu'à dormir sur petit fauteuil dans la chambre de sa fille, elle devient tranquillement folle en étant complètement obsédée par son rôle. Afin de s'aider à mieux incarner le cygne noir (pendant sombre du cygne blanc), elle découvrira le sexe en se roulant la bille pour la première fois à l'âge de 28 ans (interprétation libre de ma part basée sur la date de naissance de Natalie Portman). Éventuellement, elle hallucinera une bagarre avec sa rivale et s'insérera un bout de miroir dans le ventre en pensant qu'elle tue en fait son adversaire. On devine qu'elle meurt au bout de son sang à la toute fin après une prestation magistrale.

Critique: Quessé ça tabarnac. Ce film là est tu vraiment une révélation pour certaines personnes? Je comprends pas l'aura autour de Darren Aronosfky qui est vu comme un genre de nouveau Stanley Kubrick. Ça fait trois films (Requiem for a dream, The Fountain et maintenant Black Swan) que je vois de cet enfoiré et je reste toujours sur ma faim même si ces films sont supposément révolutionnaires et uniques. Le seul élément exceptionnel de Black Swan est la performance de Natalie Portman qui fait des moves très hots de ballerine et qui joue très bien son rôle de vierge de 28 ans qui finit par se faire brouter la noune après avoir pris de l'excstasy. Je comprends que le film vise à présenter l'autodestruction dont font preuve certains artistes/athlètes, mais encore là, rien de nouveau. Raging Bull décrivait la même chose en 1980, au niveau de la boxe. Pour le reste, ça ressemble à un million de films où le personnage principal est obsédé par une idée et vire fou (mettons comme dans "Shutter Island"). Y'a quelques bouts un peu dégueulasses comme lorsque Natalie Portman s'arrache un long lambeau de peau sur le doigt ou encore le bout où un ex-danseuse se donne des coups de couteau dans la face en étant en beau tabarnac (assez dégueulasse). Mais grosso modo, y'a vraiment rien de spécial dans cette histoire là. Allez chier les amateurs de DARREN ARONOUNSKY. CE CONNARD MOUSTACHU N'A RIEN DE SPÉCIAL À OFFRIR À L'HUMANITÉ. VOUS AVEZ JUSTE BESOIN D'UNE IDOLE NOUVEAU GENRE PARCE QUE STANLEY KUBRICK EST MORT DEPUIS 1999. FUCK ARONOUNSKY, ON EST LOIN EN TABARNAC DE SHINING ET DE ORANGE MÉCANIQUE. ANYWAY JE PENSE QUE KUBRICK A MIS PLUS DE TOTONS ET DE NOUNES DANS EYES WIDE SHUT MÊME SI J'AI JAMAIS VU CE FILM.

Cote: 3,5 bayous sur 5

dimanche 16 janvier 2011

La beauté du syndicalisme

Dans mon ancienne job, j'avais été identifié en 2 ou 3 jours par un nouveau collègue qui lisait mon blog. Suite à ça, je me suis dit que j'allais toujours faire attention à l'avenir.

J'avais l'intention de faire attention dans le contexte de ma nouvelle job. Mais là, je me rends compte que j'ai deux employés nuisibles qui sont assez bien partis pour me faire chier. Pis comme ces employés à problème sont tolérés par l'organisation, je vois pas comment ce texte ne pourrait pas être toléré s'il venait à être connu.

J'en ai un qui arrive à 10h le matin, qui défonce toujours les échéanciers, qui n'a aucune méthode de travail. Ma job sera consacrée en bonne partie à repasser sur tout ce qu'il fait et à le suivre pas à pas dans ses dossiers pour m'assurer qu'il fait pas trop de marde. Aussi, ce gars parle en une heure d'un sujet qui se résumerait en 5 minutes. Quand il part, on peut à peu près pas l'arrêter. Un paquet de détails inutiles. Si on lui demande où il veut en venir, il répond: "Un instant, j'y arrive". Alors on ferme notre gueule en se disant que ça va venir. Mais non, ça prend encore 10 minutes. On intervient à nouveau pis là, il finit par aboutir. Mais ça a pris 20 minutes avant d'en arriver là. Et comme on l'a appris au primaire, l'introduction représente 10% d'un texte, le développement 80% et la conclusion 10%. Ça fait que si l'introduction prend 20 minutes, ben le développement est long en siboire. Quand il sort de mon bureau, c'est comme si j'avais mangé 8 Big Macs: j'ai juste le goût de piquer un somme.

J'en ai un autre qui a une attitude de marde. Je lui demandais s'il pouvait me fournir des documents sur ses dossiers en cours et il me répondait sur un ton plus ou moins sympathique d'aller fouiller sur le serveur pour trouver ses trucs... alors que A-j'ai aucune idée du nom de ses dossiers en cours et B-je sais pas comment les documents sont classés sur le serveur.

En pleine réunion de suivi de dossiers, il me disait qu'il allait faire une analyse sur Powerpoint. J'étais pas d'accord parce que Powerpoint, c'est pas fait pour faire des analyses, c'est fait pour RÉSUMER des analyses en vue d'une présentation orale. La discussion a eu l'air de ça:

Moi: Je suis pas vraiment d'accord avec l'utilisation de Powerpoint, ça donne des résumés d'analyse, avec des points de forme. Je trouve que ça fait pas vraiment professionnel...
Lui: Ça donne rien de trop écrire. Les gens lisent plus.
Moi: C'est pas parce que les gens travaillent tout croche qui faut faire comme eux autres...
Lui: Ça, c'est TA PERCEPTION, pis d'ailleurs, va falloir que ça change.

QUOI?

J'étais chef d'équipe de ce type pis je me faisais parler comme ça?

J'ai pas réagi si mal que ça sur le coup, mais j'ai parti un débat sur l'utilité de l'écriture et c'était peut-être pas la meilleure chose à faire. En gros, j'ai dit que je comprenais pas l'utilité de niveler vers le bas. Il m'a répondu que c'était une tendance mondiale de moins lire et que les documents qui n'en finissaient plus ne servaient qu'à s'empiler sans jamais servir. Mon point, c'était pas de faire des documents de 100 pages mais juste de faire de quoi de professionnel (calvaire, les étudiants universitaires pis mêmes les étudiants du cégep remettent même pas de travaux sur Powerpoint, je vois pas comment ça peut être accepté sur le marché du travail). Ça fait que j'ai rajouté que si je le comprenais bien, l'écriture était vouée à disparaitre pis qu'on allait bientôt communiquer sous forme de dessins.

La discussion a continué encore quelques minutes pis ça s'est terminé de façon assez sèche.

Je suis parti de là en beau TABARNAC. Pendant la soirée, pis même pendant la nuit, j'ai repensé à ça. Je me suis demandé ce que L'Art de la guerre me suggérerait comme réaction optimale dans une situation semblable.

Je pouvais pas laisser passer ça. Ça fait que le lendemain, j'ai rencontré le type en question seul à seul et je lui ai dit que j'accepterais pas qu'il me reparle sur ce ton là et encore moins en réunion. Il a tenu son bout, m'a dit que j'avais perçu ça comme une attaque mais que c'en était pas une parce que lui et les autres gars de l'équipe se parlaient supposément régulièrement comme ça. Bizarre, moi en 9 ans de carrière, personne m'a jamais parlé comme ça.

Il m'a même dit à un moment donné: "Si ça se reproduit, qu'est-ce que tu vas faire?"

J'étais à nouveau en calisse. À cause de la réplique pis à cause de la beauté du syndicalisme. Ce type le savait: je pouvais pas rien faire. À part le stooler à mon boss, mettre des notes à son dossier pis le tabletter. Ce qui revient à perdre un poste en le laissant occupé par une personne à qui on ne donne aucun dossier mais qu'on ne peut mettre à la porte...

mercredi 12 janvier 2011

Tranches de vie

Depuis un mois ou deux (peut-être trois, j'en ai aucune idée), je suis la source principale de réconfort pour mon poupon. Si je quitte son champ de vision, il se met à pleurer. S'il pleure, c'est triste jusqu'à temps qu'il change de bras et se retrouve dans les miens. S'il est occupé dans le salon pendant que je soupe, il se retrouve assez vite à côté de moi pour réclamer quelques bouchées de mon souper (qui se déroule après le sien). Si je mets de la vaisselle dans le lave-vaisselle, il vient à côté de moi pour regarder ce que je fais. Si je cuisine, il vient tirer sur mes jambes en chignant pour que je le prenne dans mes bras.

Cette photo a justement été prise hier soir pendant que j'étais en train de couper des oignons. Comme bébé insistait pour que je le prenne, je l'ai assis sur le comptoir et je lui ai dit: "Tiens mon bonhomme, regarde comment c'est plate ce que papa fait". Je pensais qu'il allait vite s'emmerder et vouloir débarquer pour aller vaquer à d'autres occupations telles que sacrer des coups de manette de télé sur mon plancher de bois. Mais non, il a toffé tout le long. Je dois être vraiment aimé pour qu'un bébé de 15 mois reste assis sans bouger à côté de moi pendant 20 minutes, soit pendant que je fais cuire des oignons pis du steak haché.

La semaine passée, je suis allé au Café Céramique et j'ai fait cette tirelire pour poupon. Elle est pas mal! J'ai pensé l'appeler Presto l'escargot.

Avant, je pensais qu'au Café Céramique, on faisait soi-même sa pièce (comme Patrick Swayze dans le film Ghost) et qu'on la peignait ensuite. J'errais, parce qu'en fait, on achète une pièce faite en série en Chine et qu'on ne fait que la peindre.

Ça fait que la seule chose pour laquelle j'ai du mérite, c'est pour le coloriage. C'est quand même un bibelot qui sera utile pour mon poupon lorsque viendra le temps d'économiser son argent de poche pour s'acheter de la gomme baloune ou bien des cigarettes s'il suit les traces de sa mère. Ce fut bien le fun comme activité mais un peu cher (30$). J'imagine qu'on peut acheter quelque chose de comparable chez Dolorama. Mais évidemment, le concept est beaucoup moins attendrissant si ce magasin entre en ligne de compte.

J'aime beaucoup ma hache! Je l'ai achetée cet automne et j'ai même pris la plus chère sur les étagères du Canac Marquis Grenier. Incroyable, moi qui n'ai même pas de perceuse à moi, je voue une affection marquée pour cette hache. Cette photo est un bonus qui ne vise qu'à conclure sur un point non-papa. Merci de votre attention.

dimanche 9 janvier 2011

L'utilité d'un tyran

Tantôt, j'écoutais un reportage sur le Sphinx à la télé. C'est toujours incroyable d'écouter des reportages sur les monuments de l'Égypte ou de la Grèce: ces constructions existent depuis 5000 ou 6000 ans et ils sont encore là, en assez bon état.

Nous, on construit des viaducs ou des édifices qui se fissurent après 50 ans malgré le fait qu'on ait 5000 années de génie civil de plus qu'eux.

C'est aussi super triste/dramatique de constater que ces Égyptiens de l'an -3000 ont laissé des traces beaucoup plus durables et marquantes que nous tous qui existons aujourd'hui. Je me demande si beaucoup de gens ont tendance à devenir aussi dépressifs que moi lorsqu'ils réfléchissent à l'Histoire de l'humanité?

Dans un autre ordre d'idées, ça m'a aussi fait me dire que les plus grandes réalisations de l'Histoire ont été faites sous le règne d'une tyrannie. Hormis la Grèce supposément démocratique de l'Antiquité, presque toutes les grandes conquêtes ou les grands accomplissements ont eu lieu grâce à un conquérant pas nécessairement porté sur l'humanisme (je pense d'ailleurs que la personne la plus importante de l'Histoire est probablement Adolf Hitler, ou en tout cas, il est certainement dans le top 5). L'Humanité ne fait rien d'exceptionnel par elle-même, il faut qu'il y ait quelqu'un avec de grandes ambitions derrière pour manipuler le peuple. Un peu comme Régis Labeaume.

jeudi 6 janvier 2011

Le coût d'une otite

Je sais qu'il y a des gens comme Malika qui ont le cancer et pour qui une pilule ou une injection coûte 2000$. La vie en péril et le porte-monnaie affligé, c'est tout un jack pot. Je suis encore en train de diminuer les aventures de ma vie avant d'en traiter. Mais que voulez-vous, c'est ça avoir 31 ans et essayer d'être plus nuancé pour démontrer plus de maturité. Ou bien c'est la tragédie de la vie de couple. On fait des concessions, on essaie d'être moins tranché pour pas créer de conflit et on met de l'eau dans son vin pour être une personne endurable. Sibole qu'il l'avait l'affaire Kurt Cobain: y'a tout arrêté ça à 27 ans avant de se mettre à faner.

Cette introduction n'en finit plus. Je voulais parler de l'épisode des otites intuables de mon bébé qui m'a fait me lancer dans une analyse économique.

Je sais pas exactement combien ça a coûté, mais le bébé a pris 4 médicaments successifs pour traiter ses otites. Le premier marchait pas. On est passé au deuxième, ça marchait pas encore, on est passé au troisième. Pis finalement, on en a pris un quatrième efficace qui a arrêté les poussées de fièvre à 40 degrés celcius au milieu de la nuit (épisode vraiment pas cool). Par contre, ça a comme effet secondaire de le faire chier comme une véritable machine à caca. Genre 10 ou 12 cacas par jour. Tu changes sa couche, tu la regardes 45 ou 60 minutes plus tard pis c'est sûr qu'ya au moins une trace de break. En plus, c'est très insidieux (aucune idée de ce que ce mot veut dire) car les cacas en question ne sentent rien alors il faut veiller au grain et ne pas attendre la draft annonciatrice à laquelle les parents se fient si souvent.

Cette succession de cacas a entrainé une irritation complètement capotée de ses fesses. C'est devenu super rouge, comme s'il avait pogné un coup de soleil du type brûlure au deuxième degré. Ça fait que chaque changement de couche et étendage de crème pour les fesses lui fait très mal. Les champignons ont pogné là-dedans à cause de la quantité de médicaments prise ou de je sais pas trop quoi. J'ai pas un doctorat en dermatologie fessière. Il fallait maintenant envisager de lui mettre du stuff à vagin sur les fesses pour arrêter tout ça.

Bref, outre les médicaments pour les otites, j'ai ce soir acheté pour 15$ de crèmes et onguents pour les fesses (ou pour les vagins). C'est pas beaucoup, mais si on ajoute ça aux 50$ par médicament (je crois que le 4ème médicament est venu en 2 shots de 40$) minimum, ça donne un bon 215$ et peut-être même 250$ pour un problème plus ou moins enrayé découlant en d'autres problèmes. Ok, il y a les assurances qui ont absorbé une partie des coûts, mais pas la totalité.

Le bébé n'a jamais coûté cher. Y'a quelques mois, j'écrivais même que ça avait été payant avec l'impressionnante quantité de chèques reçus de la part du gouvernement. Par contre, avec la garderie, ça a changé. Et avec ces otites là aussi. Je me dis donc qu'avec deux enfants qui font des otites à répétition, ça doit coûter une tabarnac de beurrée.

Là, j'essaie de me projeter 3 ans en arrière, pis je me demande si je pourrais éprouver du plaisir à lire ce texte en n'ayant ni blonde ni enfant. Je pense pas.

C'était donc une autre touchante histoire de nouveau papa.

lundi 3 janvier 2011

La fin de mon année 2010 et le grand vidangeage

Je suis dans une passe où j'ai l'impression que tout ce que j'écris est de la calisse de charogne mais bon, dans le souci de laisser une trace durable des moments plus ou moins insignifiants de mon existence, ça me tentait de revenir sur les dernières semaines de 2010.

Le 18 décembre, j'étais en train d'installer les tapis d'hiver dans ma toute nouvelle auto lorsque j'ai vu, au travers de la fenêtre du salon, Aimepé sauter et hurler dans la cuisine. Ça ressemblait à la fois où mon chat l'avait attaquée. J'ai donc suspecté une nouvelle attaque ou bien un gros rat dans la maison. Mais non, j'errais. C'était un feu de cuisine causé par un brûleur à fondue déplacé pendant qu'il était allumé. Le feu s'était répandu sur la table (brûlant ainsi des napperons, la nappe et un peu le dessus de ma belle table), sur le plancher de la cuisine (en céramique, donc no problemo), autour de l'évier (no problemo itou) et sur la main de Aimepé qui tenait le brûleur déplacé jusqu'à l'évier (léger problemo). Ça m'a donné l'occasion d'utiliser mon tout nouvel extincteur. J'ai généreusement fusillé autour du lavabo pendant 4-5 secondes et ai par la suite émis la règle selon laquelle une seconde d'utilisation d'un extincteur nécessite au moins une heure de ménage. J'ai lavé deux fois les planchers de la maison en deux jours (parce que la poussière en suspension prend son temps pour redescendre). Pis moi, les planchers, je lave ça à quatre pattes afin de faire une belle job, alors c'est long.

Environ 36 heures plus tard, je commençais ma nouvelle job. Je gère maintenant du monde, ce qui est une intéressante évolution de carrière mais ça implique quand même d'avoir à développer sa diplomatie, domaine en lequel je ne suis pas tout-à-fait un champion. L'endroit a l'air pas mal même si c'est certainement pas parfait. Mon bureau est plus "luxueux" que tout ce que j'ai connu à date, à part mon épisode de bureau fermé, jadis en 2004-2005.

Les toilettes sont agréables à fréquenter en toute quiétude. Au niveau informatique, beaucoup de sites sont bloqués, notamment les blogs (première fois que ça m'arrive dans un milieu de travail). Par contre, les sites de jeux en ligne ne sont pas bloqués, ce qui est absolument bizarre. Je pourrai jouer quelques parties de "Hex Empire" au lieu de mettre mon blog à jour si j'ai un peu de temps libre sur les heures de dîner mais à date c'est assez chargé. Mon boss est bien sympathique et m'a déjà fait des confidences à propos de ses diarrhées de voyage. Je pense que je peux avoir un impact auprès de lui et dans le secteur avec mes suggestions. Je ne révolutionnerai certainement rien, mais c'est une des premières fois où je pense que ma présence pourra faire une petite différence. J'ai pas encore le pouvoir de clairer des gens de façon massive, ce qui, dans un monde idéal serait mon attribution principale, mais c'est un début.

Le 29 décembre, on allait souper chez mon amie Julie après presque un an sans s'être vus. C'était bien le fun, par contre, Julie m'a dit qu'elle avait fait une gastro peu auparavant. Moi, je croyais pas vraiment à ça, le mythe de la gastro transmis par une poignée de main ou par un bec de courtoisie parce que ça m'était jamais arrivé. Eh bien la vie s'occupe de nous faire comprendre les choses parfois. Ainsi, dans la nuit du 30 au 31, Aimepé s'est soumise au virus pour vomir ses entrailles pendant que je roupillais tranquillement. Le souper de homard du 31 avec mes parents fut annulé pour cause de convalescence. J'allai tout de même réveillonner avec eux et bébé, ne sachant pas que j'étais porteur du virus, bref que j'étais contaminé et que j'allais les contaminer à leur tour.

Le 1er, ça allait mieux pour Aimepé mais médium pour moi. En s'en allant à Victoriaville pour une soirée du jour de l'an, on a rebroussé chemin après 5 minutes d'auto parce que je ne me sentais pas super bien. Je suis allé me coucher dans le sous-sol et je ne me suis levé que pour aller vomir ma vie dans la salle de bain plus tard dans la soirée. C'était vraiment pas cool. Au moins, quand on se saoule et qu'on est malades, on a couru après. Là, j'avais rien fait de mal à part peut-être me ronger un ongle après avoir touché à une poignée de porte chez Julie.

Pis mes parents ont aussi subi l'effet domino de la gastro en étant malades à leur tour les 1er et 2 janvier. Mon père, a connu le désagrément suprême d'avoir à vomir au party de famille du 1er (dans les toilettes heureusement) alors que ma mère a eu la chance de pouvoir vomir en toute intimité dans sa demeure le lendemain. La gastro, c'est pas quelque chose qui se vit en public. Outre l'aspect dégueulasse de la chose, y'a aussi le concept de la perte de notion de l'espace-temps qui fut totalement mon cas. J'aurais vraiment pas trippé d'avoir vécu ça à Victoriaville, à 1h30 de la maison.

J'ai eu pas mal de jours de l'an plates dans ma vie, mais celui-là, c'était pas mal dans les tops.

Je me lance donc dans 2011 complètement purgé de mon année 2010.