dimanche 18 décembre 2011

La fin d'Hitler

À la bibliothèque, j'ai emprunté un livre qui s'appelle "Le dossier Hitler". Ça consiste en un dossier préparé pour Staline par les services soviétiques après avoir arrêté et questionné pendant 4 ans deux officiers SS ayant été en contact étroit avec Hitler, notamment dans son bunker.

Comme j'ai la bonne habitude de lire mes livres de façon aléatoire, en commençant soit par la fin, ou par le milieu, j'ai poursuivi cette tradition anti-conformiste en commençant cette fois par les trois-quarts du livre. Ça consistait en la fin du Troisième Reich, soit le printemps 1945, alors que c'était presque game over pour l'Allemagne.

En avril 1945, on assistait à un encerclement progressif de Berlin par les Russes. J'aurais pensé que les Anglais et Américains avançaient de l'Ouest, mais non, ce sont les Russes qui attaquaient Berlin de tous les points cardinaux. En l'espace de quelques jours, le corridor reliant Berlin au reste de l'Allemagne s'est rétrécit jusqu'à ce qu'il ne mesure plus que 10 km... pour finalement disparaitre complètement.

La situation semblait désespérée mais on tenta tout de même de recourir à une armée allemande combattant sur d'autres fronts en la sommant de retraiter jusqu'à Berlin. Malheureusement pour la race aryenne, l'armée est mise hors d'état par les forces Russes. Le dernier espoir s'envole en fumée et c'est le désespoir total dans le bunker.

Hitler a commencé à y penser depuis quelques jours: il devra se suicider pour ensuite être incinéré afin d'éviter d'être exposé comme un trophée ou une curiosité à Moscou. Étant donné que les discussions militaires ne sont plus d'aucune utilité, il passe plusieurs heures à discuter avec son entourage de la meilleure façon de mourir: par balle, par empoisonnement ou en se tranchant les veines.

Hitler se suicidera seulement lorsque les Russes seront non pas aux portes de Berlin mais bien aux portes de son bunker. Ainsi, son suicide n'aura pas été un suicide d'honneur comme les bons vieux guerriers japonais qui s'éventrent lorsqu'ils ne sont pas fiers d'eux. C'était plutôt un suicide de désespoir, de refus d'être capturé par une race inférieure, puis possiblement torturé ou exposé comme la plus grande prise de tous les temps... Je pense qu'Hitler ne voulait pas mourir et qu'il reporté son geste le plus tard possible, en ayant espoir que la situation pouvait encore basculer. Ce n'est que lorsque les Russes se sont mis à tirer sur son bunker qu'il s'est dit qu'il n'avait plus aucune autre alternative.

***

Quand je lis sur la Deuxième Guerre, je trouve qu'on vit dans une époque insignifiante. Dans 50 ou 100 ans, qui lira sur notre époque en y trouvant un sujet de fascination? J'ai l'impression que depuis 30 ou 40 ans, il ne se passe plus rien d'historiquement important. Une crise économique? Le démembrement de l'Europe? C'est juste des problèmes de riches. Ça impacte ceux qui ont des actions et qui voient la bourse chuter. Ça cause du chômage, mais ça survient surtout au sein des pays occidentaux donc organisés avec des programmes d'aide sociale. Ça n'implique donc pas nécessairement la misère, la famine ou la mort.

Je dirais possiblement pas la même chose si ça arrivait pour vrai, mais souvent, j'ai l'impression que nos vies ne servent à rien et qu'on aurait vraiment l'occasion de prouver notre potentiel avec une grosse catastrophe naturelle ou une grande guerre.

Ça exclut évidemment un événement soudain et drastique entrainant immédiatement la mort de millions de personnes sans possibilité de réaction, comme une bombe nucléaire ou un météore.

1 commentaires:

-O- a dit…

D'une certaine façon, les humains sont de moins en moins intelligents et robustes. C'est la conséquence de «manquer d'occasion de prouver notre potentiel».

Malgré cela, l'humain s'est multiplié, son activité a pris des proportions inégalées et les conséquences de ses actes n’ont jamais eu autant de portée.

Et à qui tout ce pouvoir est-il confié ? À des insignifiants. Ça fait peur! Je suis d'accord que l’humain avait peut-être plus à gagner lorsque le pouvoir était entre les mains de l’Allemagne nazie.