samedi 18 juin 2011

Le Voyou de la Grande Allée

Jeudi soir, c'était l'ouverture des terrasses sur la Grande Allée.

Encore une fois, Mike boy et moi, on s'est retrouvés pas mal chauds. Faut dire qu'avec notre concept d'acheter la bière au dépanneur de la Grande Allée au lieu de s'approvisionner dans les kiosques où la bière était à 7 ou 8$ avec le tip, on a tellement économisé qu'y fallait pas se priver. On a fait pas mal de conneries, mais presque rien d'illégal.

En y pensant bien, notre démarche est presque totalement à l'opposé de celle de ma cousine pas si jeune que ça que je croise régulièrement dans les bars ou occasions sociales (je l'ai justement croisée ce soir là) vêtue de ses kits de chasse et accompagnée de ses amies aux gigantesques totons qui semblent chercher à se faire défoncer la noune par 3 gars en même temps. Mais idéalement quatre.

Le fil conducteur, c'est les grosses boules.

En fin de soirée, après avoir vécu plein d'affaires dont je me rappelle pas toute, on s'est retrouvés devant un des bouquets de gros ballons qui agrémentaient les poteaux de la Grande Allée. Mike Boy voulait qu'on les ramasse, sachant comme moi qu'ya rien comme un bouquet de ballons pour attirer l'attention des gens autour de nous et nous faire vivre encore plus de folles aventures. Ça fait qu'avec mon canif, j'ai coupé le fil pis ça nous faisait 3 beaux gros ballons remplis d'hélium.

Ça a donné lieu à une excellente conversation qui saura me faire bien paraître:

-Moi ou Mike Boy (me rappelle pus qui): Ballounes à vendre! Balloons for sale!
-Une fille: How much?
-Moi: twenty bucks!
-Fille: Twenty bucks? Fuck you! (avec le doigt en plus)
-Moi: Ok, five bucks!
-Fille: No, fuck you!
-Moi: Fuck you!
-Gars avec la fille: What? Why are you saying fuck you to me?
-Moi: I said Fuck you to that girl because she said fuck you to me. So Fuck her, she's a FUCKING WHORE!

J'aurais dû la traiter de CUNT. J'ai encore jamais traité personne de cunt. En tout cas, je suis pas mal fier de mon langage de rue qui n'est malheureusement jamais mis à profit dans notre belle ville unilingue de Québec.

Après cet échange de bons procédés, on s'est retrouvés à mon char avec la dure réalité devant nous: si on voulait rentrer les trois ballons dans l'auto, Mike boy allait devoir marcher jusque chez lui. En effet, chacun de ces ballons prenait la place d'une personne obèse et les portes de l'auto fermaient de peine et de misère. Ça fait qu'y'a fallu qu'on en donne un à un gars pris au hasard dans la rue. Je lui ai dit de me jurer qu'il allait le garder. Il me l'a juré en attachant le fil après sa main. Je lui ai dit que j'allais le retrouver pis j'allais lui rentrer mon canif dans un oeil si j'apprenais qu'il l'avait laissé s'envoler. Il m'a dit que c'était un deal. C'était suffisant pour moi.

Après, on a rentré les deux autres avec difficulté dans mon auto. Mike est ensuite parti chez lui avec un des deux pis j'ai gardé l'autre qui traine encore au plafond dans la cuisine chez nous, deux jours plus tard. J'attends que ça se dégonfle. Ça rétrécit pas vite.

Sûrement que mes stats de fréquentation vont exploser avec une ostie d'histoire de malade mental comme celle-là.


5 commentaires:

Maylika a dit…

J'aime savoir que t'étais saoul et que tu conduisais.

Signé Ma-tante-Mali-casseuse-de-fun

Le Voyou du Bayou a dit…

J'étais chaud en début-milieu de soirée. Quand je suis reparti, j'étais tiguidou... J'attends tout le temps 2-3 heures entre ma dernière bière pis mon départ. Je suis responsable en maudit tu sauras ma tante Mali.

Lwis Karon a dit…

Hahaha, si on était sur Facebook, j'aurais cliqué sur J'aime ! Hahaha ! :P

Mayieve a dit…

Des 3 commentaires déjà affichés, il y en a un qui est vraiment lame. Je te laisse deviner lequel.

C'est quand même drôle que le gars ait décidé de garder ta baloune malgré les menaces de mort. Il l'aimait vraiment faut croire.

Stp, traite personne de c**t.

Blanco a dit…

J'aimais mieux quand tu bloguais sous "Simplement Papa". :D