Contre mon gré, je me suis retrouvé membre de la page facebook des retrouvailles de 15 ans de mon école secondaire.
C'est quand même spécial de réaliser que ça fait déjà la moitié de ma vie (un petit peu moins) que cette époque là est terminée. Même si j'ai pas trippé sur cette période (à part le secondaire 5 qui était pas mal mieux que les autres années), c'est le niveau scolaire qui a eu le plus d'importance et d'impact dans ma vie. Le Cégep et l'Université, c'était tellement impersonnel que c'est pas comparable.
Voici un état de situation de mes amis de secondaire 5:
Jean-François: Resté mon ami environ un an après la fin du secondaire. Désintérêt grandissant à mon endroit par la suite. On s'est définitivement laissés tomber à l'été 1997 si ma mémoire est bonne;
Philippe: Resté mon ami environ 3 ans après la fin du secondaire. C'était mon meilleur ami pis ça m'a fait de la peine mais je pense que je m'en suis maintenant remis;
Maxime: Parti à Montréal après le secondaire. Perdu complètement de vue mais est supposément devenu un bum full tatoué et full percé, ce qui est très surprenant compte tenu de son allure du temps. Il a supposément volé une ou des banques (ce que je trouve vraiment hot);
Bruno: On était de moins en moins près l'un de l'autre en secondaire 5. Il se tenait avec un gars de l'école qui chauffait des gros trucks. Quessé ça stie.
Jean-Sébastien: Perdu de vue après le secondaire. Je l'ai recroisé pour la première fois il y a deux ans dans un Rona ou un Réno. Il était avec sa blonde pis son bébé. On a jasé un gros 30 secondes mais j'étais bien content de le revoir. Je l'aurais jamais reconnu s'il m'avait pas salué.
Nicolas: Le seul ami avec qui j'ai gardé le contact. Parti en Argentine, puis en Irlande, on s'est revus au Cégep de Ste-Foy en 97-98. Il est allé faire son bac à Sherbrooke. Il est ensuite allé travailler à Nassau puis dans un osti de pays capoté qui s'appelle le Bahrein. On s'est peut-être revus 5 ou 6 fois depuis la fin du cégep.
Compte tenu de cet état de situation, mon potentiel d'accompagnement à une soirée de retrouvailles est plutôt limité. Par contre, j'ai aucun problème avec l'idée de me lancer seul dans une aventure si je pense que je peux avoir un peu de plaisir. Malheureusement, mes dernières retrouvailles me laissent croire que cette probabilité est très faible. Mais c'est certain qu'il y a toujours un peu de curiosité qui plane...
Est-ce que les belles filles de l'époque sont encore belles ou si elles ont engraissé ou ont la face maganée comme c'est le cas pour plusieurs filles qui ont pogné la trentaine? Où sont rendus les gens dans la vie? Est-ce qu'il y a des doctorats dans la salle ou des éplucheurs de patates chez Valentine? Est-ce quelqu'un est devenu haut-placé à quelque part et pourrait m'offrir une job incroyable? Est-ce qu'il y a des cas d'exceptions comme des gens morts ou qui ont fait de la tôle?
Flashback...
Septembre 2001: Les retrouvailles de nos 5 ans ont lieu au Centre d'éducation physique. Mon pote Nicolas et moi, on se donne rendez-vous devant le Collège pour ne pas s'y rendre seuls chacun de notre côté. La soirée est pas si pire. Je pense que je bois assez pour devenir un peu chaud. Je me rappelle plus trop à qui j'ai parlé par contre mais je suis certain du fait que j'étais pas la personne la plus attendue de la soirée. Mathieu Benoit avait encore l'air de m'en vouloir de l'avoir écoeuré pendant les dernières années du secondaire. Il est venu me voir pour me parler de la fois où il m'avait vu danser à "Bouge de là" (été 1998), probablement histoire de se venger en public. À ma connaissance, j'ai jamais été un bourreau pour qui que ce soit alors de le voir m'en vouloir encore après 5 ans m'a semblé un peu exagéré.
Août 2007: Comme on est passés tout droit pour les retrouvailles de 10 ans, on se retrouve avec des retrouvailles de 11 ans. Cette fois-ci, Nicolas travaille en finances dans un paradis fiscal des Bahamas, ça fait que je me rends seul aux retrouvailles. Si j'avais à résumer la soirée en trois mots, je dirais BORING AS FUCK (plate comme le tabarnac). En plein cheminement de fin de couple, je ne réussis absolument pas à changer le mal de place puisque pas mal tout le monde se tabarnaque de moi (aucun de mes amis du secondaire n'est présent). Je jase quand même avec quelques anciens profs s'étant déplacés en début de soirée (pas mal tout le monde les ignorera à ma connaissance) et je tente d'entâmer la discussion avec quelques anciens compagnons. C'est pas mal moyen. J'apprends quelques potins: une fille s'est suicidée par anorexie, un de mes anciens amis est supposément en prison après avoir braqué une banque (voir Maxime ci-haut) et puis un autre gars a aussi fait de la prison pour avoir volé des maisons. C'est pas mal les seuls trucs intéressants que je retiendrai de la soirée. En plus, comble de l'ultra-déception, je me joins brièvement à une discussion où est présente une fille sur qui j'ai fantasmé une bonne partie de mon secondaire et découvre qu'elle a l'air d'une belle nounoune. Mieux vaut tard que jamais, mais je réalise quand même que j'ai gaspillé mes précieuses années d'adolescence à fantasmer sur une fille qui a l'air vide. Mathieu Benoit revient me voir et me dit: "Patrick, dis-moi que t'as changé..." Je réalise que, 11 ans plus tard, il a encore sur le coeur les quelques niaiseries que je lui ai dites. Et il me reparle encore de "Bouge de là". On recevra les photos de groupe prises ce soir là près d'un an plus tard, en mai 2008, pendant que je serai sur le Chemin de Compostelle.
Finalement, le secondaire, c'est pas vraiment un souvenir qui vaut la peine d'être revécu si on était un élève normal, un peu anonyme. Pour ceux qui étaient cools ou qui faisaient partie d'une grosse gang, j'imagine que c'est une autre histoire. Ça fait que je devrais passer mon tour pour tous les conventums à venir à moins d'un revirement exceptionnel. Parce que si la tendance se maintient, le plaisir ne sera pas vraiment de la partie et tout ce qui va se passer, c'est que ma soit-disant victime du secondaire va revenir me voir à chaque fois devant d'autres anciens élèves pour me parler de la fois où j'ai eu l'air d'un épais en dansant à "Bouge de là".
dimanche 27 mars 2011
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6 commentaires:
les conventums, c'est comme les partys de matantes qui se complaisent à se répéter les mêmes histoires du bon vieux temps...avec comme conclusion chaque fois que le vieux temps était pas si bon que ça, finalement...
La seule raison d'aller à des retrouvailles, c'est pour rire de ce que les gens sont devenus...Sinon, ça n'en vaut pas la peine, surtout seul! Je te trouve courageux d'y être allé pareille.
Les retrouvailles ne sont d'aucune utilité. Vive Facebook!
Les gens que je voulais réellement revoir après mon secondaire sont des amis que je côtoie toujours aujourd'hui. Si je ne les ai pas revus, c'est qu'ils n'en valaient pas la peine...
Amélie: Mes 2 conventums étaient pas trop axés sur le passé. C'était pas mal plus des discussions sur le présent, sur nos jobs, sur ce qu'on faisait dans la vie. Faut dire que vu que j'y allais presque seul sans revoir d'amis, j'avais pas beaucoup de souvenirs à me remémorer avec du monde avec qui je me suis jamais tenu.
Mayieve: Ben pas juste pour rire des gens... C'est le fun de juste savoir ce que les gens font en général dans la vie je trouve.
P-O: Je suis assez d'accord avec toi, mais ça fait quand même une occasion spéciale aux 5 ans. C'est pas exagéré de revoir du monde qui sont pas nos amis à cette fréquence là... Je pense pas que les gens s'y déplacent dans le but de se faire des amis ou pour renouer une amitié du passé. C'est selon moi plus une question de satisfaire sa curiosité.
Ça doit être juste moi qui éprouve un malin plaisir à apprendre que le petit frais de ma classe est maintenant emballeur chez métro.
Tu peux toujours créer des "retrouvailles" au resto avec les gens qui t'intéressent vraiment. Comme ça tu n'auras pas personne pour te rappeler que tu as dansé sur Bouge de là. :P
je sais pas c'est quand la date. Si je suis au Qc par hasard cette date la, j'irais peut-etre!
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