Il y a 364 jours, j'écrivais que ma résolution pour 2010 était de devenir plus empathique.
C'est un échec total. Je ne me rappelle pas d'une seule situation où j'ai eu l'intention de faire preuve d'empathie dans le courant de l'année qui se termine. Finalement, je me rends compte que je n'en ai rien à foutre de l'empathie. En tout cas, pas au point d'en faire preuve davantage.
Mon but dans la vie (bref, ma résolution pour toutes les années à venir) est de mettre le plus d'argent possible dans mon CELI et de m'enrichir au maximum, de chauffer mon poêle à bois le plus souvent possible pour payer moins d'électricité et de profiter d'une chaleur réconfortante qui me rend heureux. Et puis, idéalement d'arrêter de me ronger les ongles pour cesser une fois pour toutes d'avoir mal aux doigts lorsque j'effectue des tâches simples et coutumières comme me passer de la soie dentaire ou pitonner sur un clavier d'ordinateur.
Voilà de belles résolutions réalistes et sans doute très intéressantes à lire pour les pauvres lecteurs à la recherche d'un passe-temps que vous êtes.
jeudi 30 décembre 2010
samedi 25 décembre 2010
Le plus beau Noël, c'est pas celui-là
J'imagine que la plupart des gens sont soit blasés à propos de Noël (fête de la consommation) ou bien sont heureux de revoir la parenté et les amis afin d'échanger des cadeaux.
Cette année, j'ai découvert que Noël pouvait aussi constituer une excellente occasion pour aller à l'urgence et passer rapidement.
Comme bébé faisait encore de la fièvre hier malgré qu'il en soit à son 3ème médicament pour traiter ses otites, ma cousine-médecin Isabelle m'a fortement suggéré d'y aller aujourd'hui parce que c'était la journée idéale dans l'année pour ne pas bretter sur un banc pendant des heures.
Pendant qu'on était au deuxième étage, en attente de la prise des radiographies pour voir si poupon avait pogné une bronchite ou une pneumonie, on est allés se pratiquer à marcher un peu dans le corridor. On est passés à côté d'un vieux monsieur tout seul sur une civière. Il avait l'air pas mal magané. Dans le genre pas trop loin de crever.
Je sais pas si l'expression "Joyeux Noël" signifie encore quelque chose. Par contre, j'imagine que ce vieux monsieur tout seul dans un corridor désert de l'Hôtel-Dieu de Lévis n'a pas trop trippé pendant ce Noël 2010.
En fait, même les gens avec des problèmes, comme une otite ou un récent célibat, passeront sûrement un meilleur Noël.
Cette année, j'ai découvert que Noël pouvait aussi constituer une excellente occasion pour aller à l'urgence et passer rapidement.
Comme bébé faisait encore de la fièvre hier malgré qu'il en soit à son 3ème médicament pour traiter ses otites, ma cousine-médecin Isabelle m'a fortement suggéré d'y aller aujourd'hui parce que c'était la journée idéale dans l'année pour ne pas bretter sur un banc pendant des heures.
Pendant qu'on était au deuxième étage, en attente de la prise des radiographies pour voir si poupon avait pogné une bronchite ou une pneumonie, on est allés se pratiquer à marcher un peu dans le corridor. On est passés à côté d'un vieux monsieur tout seul sur une civière. Il avait l'air pas mal magané. Dans le genre pas trop loin de crever.
Je sais pas si l'expression "Joyeux Noël" signifie encore quelque chose. Par contre, j'imagine que ce vieux monsieur tout seul dans un corridor désert de l'Hôtel-Dieu de Lévis n'a pas trop trippé pendant ce Noël 2010.
En fait, même les gens avec des problèmes, comme une otite ou un récent célibat, passeront sûrement un meilleur Noël.
mercredi 22 décembre 2010
Le soir où je n'ai pas été homophobe mais bien plutôt tapette-o-phile
Hier soir, je suis retourné au bar La Ninkasi pour la soirée des jams de musiciens amateurs.
En attendant de pouvoir aller jouer sur scène, j'étais assis au comptoir et je buvais ma bière. Un gars est venu s'installer à côté de moi. Il m'a demandé si je pouvais me tasser un peu. J'ai accepté en disant que je pouvais faire un effort vu que c'était Noël. D'après moi, il m'a instantanément trouvé ben smatte parce qu'on a commencé à se faire la jasette à partir de ce premier contact.
Le gars était bien sympathique et paraissait plutôt bien. Je trouvais qu'il ressemblait un peu à Kevin Parent mais probablement en un peu moins beau.
Le type s'est présenté comme un ex-travailleur social recyclé en infirmier. Je lui ai demandé ce qu'il pensait de la théorie selon laquelle les gens en psychologie ou en travail social se lancent là-dedans parce qu'ils avaient et/ou ont des problèmes personnels plus graves que la moyenne. Il m'a répondu que chaque personne avait eu des problèmes ou avait été blessée dans sa vie. Bonne réponse, mais ça m'indiquait pas s'il avait été violé par son père quand il était petit.
Le gars était ben smatte et plutôt cultivé. C'était un compagnon de fortune intéressant. Par contre, il me touchait pas mal en me parlant. Plus tard dans la soirée, il me parlait et j'ai compté les secondes pendant que sa main était sur mon épaule. J'en suis presque arrivé à 10 secondes.
J'ai rien contre le fait d'être touché par un homme dans une zone réglementaire mais je dois admettre que les contacts physiques masculins prolongés me rendent un peu mal à l'aise. En fait, même s'il n'en avait pas l'air, je me disais que c'était probablement un fif étant donné qu'il me touchait plus que n'importe quelle blonde que j'ai eue (en public). Ça fait que j'attendais l'aveu. En fait, j'envisageais même le voir me caresser l'épaule ou un bras en me disant qu'il me trouvait de son goût.
Après m'avoir questionné sur ma "situation", je l'ai questionné en retour et il m'a dit qu'il s'était récemment séparé de sa blonde après 7 ans de vie commune. Je l'ai cru, mais honnêtement, à me faire taponner comme ça, je pense pas que ce soit un gars du type à être 100% dédié à la femme.
Bref, malgré le fait que je me faisais taponner comme rarement, c'était une agréable discussion. Mais à partir du moment où il m'a dit qu'il était un conspirationniste, les choses ont commencé à dégénérer. La discussion est devenue super ésotérique et fertile en postillons (parce qu'un groupe de musique avait commencé à jouer pas mal et qu'il fallait se crier dans les oreilles pour s'entendre).
Évidemment, en entendant le terme "conspirationniste", je savais qu'il allait me parler du 11 septembre et de la théorie du coup monté. Jusque là, ça allait, même si je trouve toujours ça un peu tiré par les cheveux quand j'entends parler de ça. Le gars s'est mis à me dire que les gouvernements nous cachaient plein de choses. Que plus de 600 000 personnes avaient colonisé et habitaient sur Mars sans qu'on ne le sache (et que c'était pareil comme dans le film Total Recall), que des milliers de personnes habitaient sur la Lune, que le gouvernement américain savait depuis longtemps comment voyager dans le temps et que ça se faisait de façon courante (comme dans le film Stargate), que les extraterrestres étaient présents sur la terre depuis longtemps et que les Dieux égyptiens et grecs étaient à l'image des extraterrestres (qui avaient contribué à la construction des pyramides parce que les hommes avaient pas l'intelligence de construire des pyramides y'a 5000 ans, encore une fois comme dans le film Stargate). Il m'a aussi dit qu'il croyait en la réincarnation, en l'âme humaine, en l'âme des animaux, qu'il ne comprenait pas comment on pouvait manger un animal en regardant dans ses yeux et en voyant son âme (parce que les animaux aussi ont une âme). Il croyait aux énergies et pas en la médecine occidentale mais bien en la médecine chinoise. Il m'a dit que si on apprenait vraiment à se connaitre, on pouvait découvrir des capacités étonnantes. Comme parler avec les gens par la force de l'esprit. Ça lui était arrivé avec sa blonde. Parfois, elle lui parlait de quelque chose et c'était exactement ce à quoi il pensait à ce moment là. CHOSE QUI N'ARRIVE POUR AINSI DIRE JAMAIS AUX GENS QUI VIVENT ENSEMBLE PENDANT DES ANNÉES.
Je savais pas trop comment réagir. Le discours fittait pas avec le gars. Habituellement ces trucs sont racontés par des gens bizarres ou un peu décousus. Lui, il avait vraiment l'air d'un bon gars allumé et cultivé. C'était déconcertant pis ça m'a désarçonné. Je l'ai même pas niaisé avec ce qu'il me racontait. Il m'a dit qu'il voulait pas me convaincre avec tout ça mais qu'il aimerait poursuivre la discussion sur Facebook et qu'on allait échanger nos adresses avant de se quitter. C'était plate parce que je le trouvais bien sympathique mais un peu trop dans son monde.
En revenant à la maison, je suis allé voir sa fiche et quand j'ai vu sa description, ça m'a confirmé que je pouvais pas vraiment l'ajouter à mes amis Facebook.
Biographie:
Je cherche de plus en plus:
À vibrer d'Amour inconditionnel dans chaque instant de cette merveilleuse opportunité d'évolution qu'est la Vie sur la Terre...
À me libérer de mes vieilles croyances pour faire place aux nouvelles, tout en visant la Connaissance à travers l''expérience...
À (me) comprendre et à (me) pardonner...
À faire la paix avec les animaux et autres espèces de l'espace...
À me détacher de l'ego pour m'unir à la Conscience...
À honorer mon corps physique comme étant un magnifique véhicule pour mon être spirituel...
À être moi-même sans peur ni culpabilité...
À passer à l'action!
...Pis j'ai même pas joué de guitare ou de basse sur la scène parce que le groupe de musique a trop étiré sa prestation...
En attendant de pouvoir aller jouer sur scène, j'étais assis au comptoir et je buvais ma bière. Un gars est venu s'installer à côté de moi. Il m'a demandé si je pouvais me tasser un peu. J'ai accepté en disant que je pouvais faire un effort vu que c'était Noël. D'après moi, il m'a instantanément trouvé ben smatte parce qu'on a commencé à se faire la jasette à partir de ce premier contact.
Le gars était bien sympathique et paraissait plutôt bien. Je trouvais qu'il ressemblait un peu à Kevin Parent mais probablement en un peu moins beau.
Le type s'est présenté comme un ex-travailleur social recyclé en infirmier. Je lui ai demandé ce qu'il pensait de la théorie selon laquelle les gens en psychologie ou en travail social se lancent là-dedans parce qu'ils avaient et/ou ont des problèmes personnels plus graves que la moyenne. Il m'a répondu que chaque personne avait eu des problèmes ou avait été blessée dans sa vie. Bonne réponse, mais ça m'indiquait pas s'il avait été violé par son père quand il était petit.
Le gars était ben smatte et plutôt cultivé. C'était un compagnon de fortune intéressant. Par contre, il me touchait pas mal en me parlant. Plus tard dans la soirée, il me parlait et j'ai compté les secondes pendant que sa main était sur mon épaule. J'en suis presque arrivé à 10 secondes.
J'ai rien contre le fait d'être touché par un homme dans une zone réglementaire mais je dois admettre que les contacts physiques masculins prolongés me rendent un peu mal à l'aise. En fait, même s'il n'en avait pas l'air, je me disais que c'était probablement un fif étant donné qu'il me touchait plus que n'importe quelle blonde que j'ai eue (en public). Ça fait que j'attendais l'aveu. En fait, j'envisageais même le voir me caresser l'épaule ou un bras en me disant qu'il me trouvait de son goût.
Après m'avoir questionné sur ma "situation", je l'ai questionné en retour et il m'a dit qu'il s'était récemment séparé de sa blonde après 7 ans de vie commune. Je l'ai cru, mais honnêtement, à me faire taponner comme ça, je pense pas que ce soit un gars du type à être 100% dédié à la femme.
Bref, malgré le fait que je me faisais taponner comme rarement, c'était une agréable discussion. Mais à partir du moment où il m'a dit qu'il était un conspirationniste, les choses ont commencé à dégénérer. La discussion est devenue super ésotérique et fertile en postillons (parce qu'un groupe de musique avait commencé à jouer pas mal et qu'il fallait se crier dans les oreilles pour s'entendre).
Évidemment, en entendant le terme "conspirationniste", je savais qu'il allait me parler du 11 septembre et de la théorie du coup monté. Jusque là, ça allait, même si je trouve toujours ça un peu tiré par les cheveux quand j'entends parler de ça. Le gars s'est mis à me dire que les gouvernements nous cachaient plein de choses. Que plus de 600 000 personnes avaient colonisé et habitaient sur Mars sans qu'on ne le sache (et que c'était pareil comme dans le film Total Recall), que des milliers de personnes habitaient sur la Lune, que le gouvernement américain savait depuis longtemps comment voyager dans le temps et que ça se faisait de façon courante (comme dans le film Stargate), que les extraterrestres étaient présents sur la terre depuis longtemps et que les Dieux égyptiens et grecs étaient à l'image des extraterrestres (qui avaient contribué à la construction des pyramides parce que les hommes avaient pas l'intelligence de construire des pyramides y'a 5000 ans, encore une fois comme dans le film Stargate). Il m'a aussi dit qu'il croyait en la réincarnation, en l'âme humaine, en l'âme des animaux, qu'il ne comprenait pas comment on pouvait manger un animal en regardant dans ses yeux et en voyant son âme (parce que les animaux aussi ont une âme). Il croyait aux énergies et pas en la médecine occidentale mais bien en la médecine chinoise. Il m'a dit que si on apprenait vraiment à se connaitre, on pouvait découvrir des capacités étonnantes. Comme parler avec les gens par la force de l'esprit. Ça lui était arrivé avec sa blonde. Parfois, elle lui parlait de quelque chose et c'était exactement ce à quoi il pensait à ce moment là. CHOSE QUI N'ARRIVE POUR AINSI DIRE JAMAIS AUX GENS QUI VIVENT ENSEMBLE PENDANT DES ANNÉES.
Je savais pas trop comment réagir. Le discours fittait pas avec le gars. Habituellement ces trucs sont racontés par des gens bizarres ou un peu décousus. Lui, il avait vraiment l'air d'un bon gars allumé et cultivé. C'était déconcertant pis ça m'a désarçonné. Je l'ai même pas niaisé avec ce qu'il me racontait. Il m'a dit qu'il voulait pas me convaincre avec tout ça mais qu'il aimerait poursuivre la discussion sur Facebook et qu'on allait échanger nos adresses avant de se quitter. C'était plate parce que je le trouvais bien sympathique mais un peu trop dans son monde.
En revenant à la maison, je suis allé voir sa fiche et quand j'ai vu sa description, ça m'a confirmé que je pouvais pas vraiment l'ajouter à mes amis Facebook.
Biographie:
Je cherche de plus en plus:
À vibrer d'Amour inconditionnel dans chaque instant de cette merveilleuse opportunité d'évolution qu'est la Vie sur la Terre...
À me libérer de mes vieilles croyances pour faire place aux nouvelles, tout en visant la Connaissance à travers l''expérience...
À (me) comprendre et à (me) pardonner...
À faire la paix avec les animaux et autres espèces de l'espace...
À me détacher de l'ego pour m'unir à la Conscience...
À honorer mon corps physique comme étant un magnifique véhicule pour mon être spirituel...
À être moi-même sans peur ni culpabilité...
À passer à l'action!
...Pis j'ai même pas joué de guitare ou de basse sur la scène parce que le groupe de musique a trop étiré sa prestation...
vendredi 17 décembre 2010
Bonsoir, il est parti
Ok. J'en suis à quelques dizaines de minutes de mon départ de cette job et comme j'ai pas mal de temps libres (de façon particulière pour aujourd'hui mais aussi de façon générale depuis un an et demi) j'essaie de réfléchir pour tirer du positif ou un enseignement de mon passage ici.
Bref, j'essaie de faire preuve de maturité en ne disant pas simplement: "C'était de la grosse marde et la pire place où j'ai travaillé dans ma vie". Ça serait pas tout à fait vrai et ça donnerait l'image d'un gars frustré qui blaste sa job juste parce qu'il est un rejet et que tout le monde l'haït.
Je pense que peu de gens m'aimaient mais qu'aussi peu de gens ne m'aimaient pas. C'était l'indifférence dans une ambiance créée par un boss vraiment poche qui se calisse profondément de ses employés.
Malgré tout, c'était quand même mieux que ma job de cueilleur de fraises à 14 ans ou celle de vendeur de garanties de marde chez Toyota à 22 ans.
La principale chose que j'ai tirée de cet emploi fut monétaire, soit un salaire rehaussé de 6000$ environ annuellement. Pour ça, c'était très bien. Je me suis aussi fait deux amis dont un m'a aidé à avoir la nouvelle job où je m'en vais. Et puis, si on pousse un peu, on peut dire que j'ai appris que ce bureau, cette Direction et ce poste étaient complètement fakes et que je ne devais revenir ici qu'en dernier recours, genre si j'étais barré partout ailleurs et que c'était ma seule opportunité pour continuer à recevoir un salaire.
Ça m'a pris environ une heure pour ramasser toutes mes affaires et sacrer plusieurs trucs au recyclage. Y'avait pas vraiment d'attention particulière à porter à quoi que ce soit parce que tout le monde se sacre de tout ici. J'ai flushé tous mes emails en moins de 10 minutes, en ne relisant à peu près rien, même pas mes emails personnels ayant normalement eu une plus grande valeur sentimentale que le reste.
Je me rappelle qu'avant de quitter ma job précédente, j'avais passé pas mal de temps à relire de vieux emails et ça me faisait de quoi de flusher ces deux années et demi de souvenirs. Mais là, ici, ça me faisait absolument rien. Je voulais juste partir et tout laisser derrière moi. Je ne voulais pas recevoir de cadeau de départ ni me faire saluer ou saluer qui que ce soit. Bref, partir en respectant l'indifférence des gens à mon égard mais aussi en respectant ma plus importante encore indifférence à leur endroit.
Partir et oublier ce gros n'importe quoi que fut ma brève carrière ici.
Bref, j'essaie de faire preuve de maturité en ne disant pas simplement: "C'était de la grosse marde et la pire place où j'ai travaillé dans ma vie". Ça serait pas tout à fait vrai et ça donnerait l'image d'un gars frustré qui blaste sa job juste parce qu'il est un rejet et que tout le monde l'haït.
Je pense que peu de gens m'aimaient mais qu'aussi peu de gens ne m'aimaient pas. C'était l'indifférence dans une ambiance créée par un boss vraiment poche qui se calisse profondément de ses employés.
Malgré tout, c'était quand même mieux que ma job de cueilleur de fraises à 14 ans ou celle de vendeur de garanties de marde chez Toyota à 22 ans.
La principale chose que j'ai tirée de cet emploi fut monétaire, soit un salaire rehaussé de 6000$ environ annuellement. Pour ça, c'était très bien. Je me suis aussi fait deux amis dont un m'a aidé à avoir la nouvelle job où je m'en vais. Et puis, si on pousse un peu, on peut dire que j'ai appris que ce bureau, cette Direction et ce poste étaient complètement fakes et que je ne devais revenir ici qu'en dernier recours, genre si j'étais barré partout ailleurs et que c'était ma seule opportunité pour continuer à recevoir un salaire.
Ça m'a pris environ une heure pour ramasser toutes mes affaires et sacrer plusieurs trucs au recyclage. Y'avait pas vraiment d'attention particulière à porter à quoi que ce soit parce que tout le monde se sacre de tout ici. J'ai flushé tous mes emails en moins de 10 minutes, en ne relisant à peu près rien, même pas mes emails personnels ayant normalement eu une plus grande valeur sentimentale que le reste.
Je me rappelle qu'avant de quitter ma job précédente, j'avais passé pas mal de temps à relire de vieux emails et ça me faisait de quoi de flusher ces deux années et demi de souvenirs. Mais là, ici, ça me faisait absolument rien. Je voulais juste partir et tout laisser derrière moi. Je ne voulais pas recevoir de cadeau de départ ni me faire saluer ou saluer qui que ce soit. Bref, partir en respectant l'indifférence des gens à mon égard mais aussi en respectant ma plus importante encore indifférence à leur endroit.
Partir et oublier ce gros n'importe quoi que fut ma brève carrière ici.
mercredi 15 décembre 2010
Accepter que vivre, c'est se faire fourrer
Bell essaye encore de me fourrer avec une surfacturation de 15$ le mois passé et de 41$ ce mois-ci. Je suis au bout du calisse de rouleau. Qu'est-ce que je fais? J'écris une deuxième mise en demeure ou bedon si je les traine à la cour des petites créances? Est-ce que je peux faire ça, trainer une compagnie à la cour des petites créances? Si oui, je pense que je suis rendu là.
Y'a quelques semaines, c'était Couche-Tard qui essayait de me fourrer en me disant que la caisse de bière étiquettée à 14,99$ et affichée à 16,99$ à la caisse ne pouvait être remboursée pour la différence payée en trop. J'étais en beau maudit pis après au moins une ou deux heures investies sur cette histoire banale mais hautement malhonnête, j'ai fini par récolter mon 2,30$ payé en trop.
Plus tôt dans l'année, c'était Desjardins qui essayait de me passer un taux hypothécaire de 0,5% ou 1% plus élevé que la compétition. (Y'a encore du monde qui ont des remords en ne faisant pas affaire avec une compagnie d'ici? Vous êtes des calisse d'épais!).
Pis là, je m'achète un char et même si j'ai l'impression que j'ai obtenu un très bon prix, je suis convaincu que j'aurais pu aller chercher quelque chose d'encore mieux et que je me suis sûrement fait un peu fourrer. Ou encore, je me dis que j'ai pas remarqué quelque chose au contrat. Ou bien l'ostie de Directrice commerciale va essayer de me passer subtilement son antirouille à 500$ dans le contrat lorsque je vais aller chercher l'auto même si je lui ai dit que je la voulais pas.
Faudrait que je lâche prise et que je comprenne que vivre, c'est se faire fourrer. C'est quand même des acteurs économiques majeurs que j'ai nommés (Bell, Couche-Tard, Desjardins, concessionnaires automobiles) alors si on peut pas faire confiance à ces grandes compagnies de chez nous, à qui on peut faire confiance?
Et moi, je suis dans une période de l'année trop occupée (changement de job, changement d'auto, magasinage de Noël, activités de Noël, rôle de père avec tâches connexes) pour passer 8 heures au téléphone avec 8 talibans en ligne qui me répètent tous la même chose avec 30 minutes d'attente entre chacun. Mais j'ai quand même encore un peu d'énergie parce que je veux tuer quand on essaie de me fourrer. Ouin, je prends ça un peu trop personnel mais je suis fait comme ça.
Je suis quand même conscient d'être une exception. J'ai pas vraiment de temps à perdre avec ça, c'est juste que c'est un espèce de réflexe animal. Mais les gens dans ma situation doivent pour la plupart accepter ces crosses dont ils sont victimes si celles-ci sont mineures parce qu'effectivement, 5 ou 10$, est-ce que ça vaut vraiment 2 heures d'attente au téléphone?
Mais enfin, je pense à ces gens comme cette pauvre Morenita. Avec ses 3 enfants qui ont le syndrôme de Tourette, elle doit tu assez se faire fourrer de tous bords tous côtés?
Y'a quelques semaines, c'était Couche-Tard qui essayait de me fourrer en me disant que la caisse de bière étiquettée à 14,99$ et affichée à 16,99$ à la caisse ne pouvait être remboursée pour la différence payée en trop. J'étais en beau maudit pis après au moins une ou deux heures investies sur cette histoire banale mais hautement malhonnête, j'ai fini par récolter mon 2,30$ payé en trop.
Plus tôt dans l'année, c'était Desjardins qui essayait de me passer un taux hypothécaire de 0,5% ou 1% plus élevé que la compétition. (Y'a encore du monde qui ont des remords en ne faisant pas affaire avec une compagnie d'ici? Vous êtes des calisse d'épais!).
Pis là, je m'achète un char et même si j'ai l'impression que j'ai obtenu un très bon prix, je suis convaincu que j'aurais pu aller chercher quelque chose d'encore mieux et que je me suis sûrement fait un peu fourrer. Ou encore, je me dis que j'ai pas remarqué quelque chose au contrat. Ou bien l'ostie de Directrice commerciale va essayer de me passer subtilement son antirouille à 500$ dans le contrat lorsque je vais aller chercher l'auto même si je lui ai dit que je la voulais pas.
Faudrait que je lâche prise et que je comprenne que vivre, c'est se faire fourrer. C'est quand même des acteurs économiques majeurs que j'ai nommés (Bell, Couche-Tard, Desjardins, concessionnaires automobiles) alors si on peut pas faire confiance à ces grandes compagnies de chez nous, à qui on peut faire confiance?
Et moi, je suis dans une période de l'année trop occupée (changement de job, changement d'auto, magasinage de Noël, activités de Noël, rôle de père avec tâches connexes) pour passer 8 heures au téléphone avec 8 talibans en ligne qui me répètent tous la même chose avec 30 minutes d'attente entre chacun. Mais j'ai quand même encore un peu d'énergie parce que je veux tuer quand on essaie de me fourrer. Ouin, je prends ça un peu trop personnel mais je suis fait comme ça.
Je suis quand même conscient d'être une exception. J'ai pas vraiment de temps à perdre avec ça, c'est juste que c'est un espèce de réflexe animal. Mais les gens dans ma situation doivent pour la plupart accepter ces crosses dont ils sont victimes si celles-ci sont mineures parce qu'effectivement, 5 ou 10$, est-ce que ça vaut vraiment 2 heures d'attente au téléphone?
Mais enfin, je pense à ces gens comme cette pauvre Morenita. Avec ses 3 enfants qui ont le syndrôme de Tourette, elle doit tu assez se faire fourrer de tous bords tous côtés?
samedi 11 décembre 2010
Adieu, ma belle Corolla 2002
C'est avec un peu d'émotion que j'ai vendu aujourd'hui ma Toyota Corolla 2002. Ce fut ma première voiture, achetée neuve en 2001 et vendue vieille, en 2010. J'ai donc possédé cet incroyable bolide pendant 9 années et demi. Je l'ai beaucoup aimée, surtout parce qu'elle ne m'a pas causé de soucis ni de dépenses injustifiées au cours de ces années. Je pense tout de même que c'était le temps de la vendre avant qu'elle ne commence à péter de partout et me coûter une beurrée.
Bien que ce soit plutôt dans ma vie hors-Corolla que se sont passées des tas de choses depuis 10 ans, j'ai décidé d'écrire tout de même quelques faits mémorables reliés à cette voiture:
Juillet 2001: À peine 2 ou 3 semaines après avoir terminé mon bac, je suis engagé chez un concessionnaire Toyota comme Directeur commercial. Afin de pouvoir me rendre à la job à chaque jour, je loue mon auto chez ce concessionnaire;
Août 2001: Je suis sacré dehors du concessionnaire Toyota. Je me retrouve avec des paiements de char neuf et pas de job. Heureusement que j'habite chez papa et maman;
Janvier ou Février 2002: Par une froide nuit d'hiver, je baptise ma Corolla avec une fille nommée Jessica à côté du Centre communautaire de St-Rédempteur. Les vitres embuent comme dans les annonces de gomme;
Printemps 2005: Unique accident au volant de ma voiture. Ça se passe dans le stationnement sous-terrain du pavillon Desjardins de l'Ulaval en compagnie d'une fille du réseau contact que je taponnai allègrement ce soir là. Ça peut d'ailleurs en partie expliquer l'accident. En repartant à reculons de mon stationnement, je tourne trop le volant et accroche un pilier de ciment. Ça scrappe partiellement le pare-choc et totalement un phare avant. Je m'en tire sans séquelle physique ou psychologique;
Année 2007: Beaucoup d'aller-retours Québec-Rimouski;
Août 2007: Ma Corolla pogne les 100 000 km;
Année 2008: Pas mal d'allers-retours Québec-Montréal;
Début 2010: Aimepé se fait rentrer dedans par une vieille madame dans un stationnement, ce qui emboutit l'aile côté passager et nécessite d'onéreuses réparations heureusement défrayées par la compagnie d'assurance. Ce sera, à date, le seul moment dans ma vie où mes paiements d'assurances auront été rentables;
Décembre 2010: Au moment d'être vendue, ma Corolla a 180 000 km au compteur.
Et voilà. C'est ce matin que je disais adieu à ce véhicule ayant servi de lien entre la fin de mes études universitaires/le début de ma vie d'adulte et aujourd'hui. 2001, c'est tellement loin maintenant tout en étant tellement le début de ma vie d'autonomie. Avoir fini l'école pis avoir un char, ça rend autonome pas mal. Cette auto symbolise donc le moment à partir duquel je suis devenu un grand garçon.
J'espère que tu seras heureuse entre les mains de ce monsieur qui te possède désormais.
Et tu peux te laisser, si tu veux.
Bien que ce soit plutôt dans ma vie hors-Corolla que se sont passées des tas de choses depuis 10 ans, j'ai décidé d'écrire tout de même quelques faits mémorables reliés à cette voiture:
Juillet 2001: À peine 2 ou 3 semaines après avoir terminé mon bac, je suis engagé chez un concessionnaire Toyota comme Directeur commercial. Afin de pouvoir me rendre à la job à chaque jour, je loue mon auto chez ce concessionnaire;
Août 2001: Je suis sacré dehors du concessionnaire Toyota. Je me retrouve avec des paiements de char neuf et pas de job. Heureusement que j'habite chez papa et maman;
Janvier ou Février 2002: Par une froide nuit d'hiver, je baptise ma Corolla avec une fille nommée Jessica à côté du Centre communautaire de St-Rédempteur. Les vitres embuent comme dans les annonces de gomme;
Printemps 2005: Unique accident au volant de ma voiture. Ça se passe dans le stationnement sous-terrain du pavillon Desjardins de l'Ulaval en compagnie d'une fille du réseau contact que je taponnai allègrement ce soir là. Ça peut d'ailleurs en partie expliquer l'accident. En repartant à reculons de mon stationnement, je tourne trop le volant et accroche un pilier de ciment. Ça scrappe partiellement le pare-choc et totalement un phare avant. Je m'en tire sans séquelle physique ou psychologique;
Année 2007: Beaucoup d'aller-retours Québec-Rimouski;
Août 2007: Ma Corolla pogne les 100 000 km;
Année 2008: Pas mal d'allers-retours Québec-Montréal;
Début 2010: Aimepé se fait rentrer dedans par une vieille madame dans un stationnement, ce qui emboutit l'aile côté passager et nécessite d'onéreuses réparations heureusement défrayées par la compagnie d'assurance. Ce sera, à date, le seul moment dans ma vie où mes paiements d'assurances auront été rentables;
Décembre 2010: Au moment d'être vendue, ma Corolla a 180 000 km au compteur.
Et voilà. C'est ce matin que je disais adieu à ce véhicule ayant servi de lien entre la fin de mes études universitaires/le début de ma vie d'adulte et aujourd'hui. 2001, c'est tellement loin maintenant tout en étant tellement le début de ma vie d'autonomie. Avoir fini l'école pis avoir un char, ça rend autonome pas mal. Cette auto symbolise donc le moment à partir duquel je suis devenu un grand garçon.
J'espère que tu seras heureuse entre les mains de ce monsieur qui te possède désormais.
Et tu peux te laisser, si tu veux.
jeudi 9 décembre 2010
Le Père Noël de Place Laurier: un osti de bon Jack qui aime sa job!
Hier, je suis allé à Place Laurier pour une photo officielle de mon garçonnet avec le Père Noël. J'imaginais déjà la crise du bébé, tout seul sur les genoux du Père Noël. Ça allait sûrement donner une bonne photo de détresse.En arrivant sur place, je suis troublé. Y'a au moins 25 flots qui font la file même s'il est 13h30 et qu'on est un mercredi. Heureusement, leur professeure ou accompagnatrice vient me voir pour m'offrir de les dépasser pour passer en premier. C'est merveilleux car mon temps d'attente vient de passer de 20 minutes à 15 secondes.
Je m'en vais donc porter mon bébé au Père Noël qui me fait une drôle d'impression. Il a pas vraiment l'air d'un Père Noël. Il est même pas gros et a des traits sévères. En fait, il a juste l'air d'un monsieur bête et pas vraiment heureux de vivre.
Évidemment, après avoir déposé bébé sur le Père Noël, ça prend pas 10 secondes pour qu'il se débatte et fasse une petite crise. Mais bon, y'a rien là: la plupart (sinon la totalité) des enfants de cet âge là doivent tous faire la même chose. Certains doivent même faire une danse du bacon.
Le photographe est pas devant son kodak alors ça brette un peu. Le Père Noël a l'air fâché. Il dit "Allez au centre là!" (j'imagine qu'il parle au photographe, mais peut-être qu'il me parle, sans me regarder, pour me dire d'aller en arrière du kodak pour attirer l'attention du bébé?". Il a l'air vraiment fâché et découragé de la façon dont ça se passe et j'ai de la misère à saisir si son mécontentement est adressé à son équipe technique, ou à moi, ou à mon bébé.
Après lui avoir remis bébé sur les cuisses une deuxième fois pour la photo, il me dit : "Aaah aaaah, ça marche pas là! Ça va juste empirer!" (à cause de bébé qui se débat un peu).
Sibole, c'est pas la fin du monde pourtant. Ça doit tellement pas être le pire cas de sa journée. Pis y'est juste 13h30. D'après moi y'a une couple de flots ou de parents qui vont se faire engueuler et cesser de croire au Père Noël avant la fin de la journée.
Ça fait que pour que ça aille mieux, je décide d'embarquer sur la photo en prenant bébé sur moi, ce qui fait cesser immédiatement la crise.
On quitte le trône du bonheur pour aller prendre possession de la photo, laissant notre Père Noël s'éclater avec les 25 flots de 10 ans qui suivent dans la file.
La photo est frappante. Le Père Noël a l'air super bête comparé à moi qui sourit et mon bébé qui fait une face désintéressée. En fait, il a tellement l'air bête que c'en est drôle. Je dis au petit gars des photos: "le Père Noël a vraiment l'air de bonne humeur" et il me répond "C'est son sourire habituel... En plus, il a pas vraiment des belles dents".
Merci Place Laurier, PLUS GROS CENTRE D'ACHAT DU QUÉBEC, d'être à la hauteur de votre importance en appliquant de rigoureux critères de sélection pour aller chercher le meilleur Père Noël disponible sur le marché!
mardi 7 décembre 2010
Je ne me rappelle pas de la mort de John Lennon car j'avais un an et demi
Demain ça fera 30 ans que John Lennon est mort après s'être fait tirer dessus à bout portant, en face de Central Park à New-York. Je sais qu'on va en parler partout aux nouvelles et dans les journaux et que ma contribution de non-journaliste pourra être considérée comme un "ah non, pas encore", mais j'avais quand même le goût d'ajouter ma petite contribution. Parce que, même si je ne crois pas en grand-chose, je crois au rock and roll.
Et puis je crois en John Lennon, même si ça m'a pris du temps avant d'en arriver là.
Je méprise l'ignorance des gens qui diminuent ou n'ont pas conscience de l'importance des Beatles dans l'histoire de la musique et même, dans l'histoire de la civilisation moderne. On a le droit de ne pas aimer le groupe, mais on doit les respecter pour leur héritage. Ce qui est merveilleux, c'est que je ne suis pas un vendu des Beatles. Je ne suis pas un super fan et je n'ai aucun album des Beatles. La seule chose que j'ai acheté d'eux, c'est un t-shirt de l'album Abbey Road pour mon bébé et encore là, ça a été acheté chez Old Navy donc c'est probablement même pas un t-shirt officiel des Beatles mais plutôt une réplique cheap faite en Chine avec du colorant alimentaire toxique qui va finir par partir au lavage.
Nier l'importance des Beatles en musique, c'est comme nier l'importance de l'invention de la roue dans les transports. Tout ce qui joue à la radio est issu des Beatles par extension. Mettons que Lady Gaga s'est inspirée de Madonna qui, elle, s'est inspirée de Donna Summer ou de Abba qui se sont inspirés des Beatles. Tout finit par revenir aux Beatles. Et peut-être même que Lady Gaga connaît deux ou trois tounes des Beatles.
Les Beatles ont pris le rock standard et unidimensionnel de Chuck Berry et d'Elvis Presley et l'ont fait évoluer. La plupart des chansons des Beatles comptent plusieurs accords dont certains sont très complexes. Ils ont été parmi les premiers artistes pop à avoir recours à des orchestres, à des loops de bandes sonores, à des mesures compliquées ("All you need is love" a des bouts en 7/4 et "Happiness is a warm gun" a même des mesures en 5/4 si ma mémoire est bonne). Ils ont fait des films, ils ont eu des looks différents d'album en album, ils ont eu des pochettes qui sont passées à l'histoire et ils ont fait l'album rock considéré comme le plus important de tous les temps par bien des critiques: "Sergeant's Pepper".
Je trouve super dramatique de réaliser qu'entre 1965 et 1969, les Beatles ont lancé des albums plus recherchés et plus diversifiés qu'au moins 95% de ce qui se fait aujourd'hui. Plus de 45 années ont passé et aucun groupe n'a réussi à être aussi consistant dans ses oeuvres que les Beatles. Ces gars là n'avaient que peu de prédecesseurs derrière eux et ils ont quand même réussi à faire mieux qu'un million de groupes les ayant succédé et ayant bénéficié de l'influence de milliers de groupes.
Je pense que Paul McCartney était de loin le meilleur des Beatles. C'est de lui que sont issus la plupart des succès des Beatles. John en a écrit beaucoup aussi, mais au moins deux fois, sinon trois fois moins. Par contre, c'est reconnu que les textes de John étaient beaucoup plus introspectifs et songés que ceux de Paul. John a ajouté de la profondeur aux Beatles, c'est son apport principal. Et puis il était comme le grand frère de McCartney ce qui a sans doute contribué à donner de la confiance à ce dernier.
John était baveux, il a tué ou fait tuer au moins une personne (un ivrogne à Hambourg et possiblement son père plus tard). Il est devenu un détritus à la fin des années 60, lorsqu'il s'est mis à se piquer en enregistrant les tounes de l'album Abbey Road couché par terre en studio, trop défoncé pour se tenir debout. Il a sorti avec Yoko Ono, contribuant ainsi à détruire les Beatles car cette fille était non seulement laide comme un cul de chèvre mais aussi complètement débile et en fusion totale avec John partout où il allait. John a ensuite renié les Beatles et blasté Paul en entrevue et dans sa chanson "How Do You Sleep". Malgré tout, il a réussi à s'en sortir en lâchant l'héroïne, en renouant avec Paul et même en dompant Yoko (seulement pendant quelques mois, malheureusement).
Malgré tous ses mauvais coups, il a composé "Happy Xmas War is Over" qui est selon moi et ma maman, la plus belle chanson de Noël de tous les temps. Ça fait que pour ça et pour toutes ses tounes avec les Beatles, on lui pardonne ses accidentes de parcours. Anyway, Éric Lapointe a jamais rien écrit de bon et est une graine de toast dans l'histoire de la musique et on lui pardonne. En fait, moi je lui pardonne pas, mais beaucoup de gens ont l'air de lui pardonner.
Ça fait que malgré le fait que John ne soit pas un saint et pas un prophète de paix tant que ça, c'est un pillier de l'histoire du XXième siècle et on doit tous le reconnaître. En tout cas, tous ceux qui aiment la musique doivent le reconnaître.
Ceux qui cherchent un lien avec mon statut de simplement papa, ben mettons que j'avais à peu près l'âge de mon bébé quand John Lennon s'est fait tuer.
Et puis je crois en John Lennon, même si ça m'a pris du temps avant d'en arriver là.
Je méprise l'ignorance des gens qui diminuent ou n'ont pas conscience de l'importance des Beatles dans l'histoire de la musique et même, dans l'histoire de la civilisation moderne. On a le droit de ne pas aimer le groupe, mais on doit les respecter pour leur héritage. Ce qui est merveilleux, c'est que je ne suis pas un vendu des Beatles. Je ne suis pas un super fan et je n'ai aucun album des Beatles. La seule chose que j'ai acheté d'eux, c'est un t-shirt de l'album Abbey Road pour mon bébé et encore là, ça a été acheté chez Old Navy donc c'est probablement même pas un t-shirt officiel des Beatles mais plutôt une réplique cheap faite en Chine avec du colorant alimentaire toxique qui va finir par partir au lavage.
Nier l'importance des Beatles en musique, c'est comme nier l'importance de l'invention de la roue dans les transports. Tout ce qui joue à la radio est issu des Beatles par extension. Mettons que Lady Gaga s'est inspirée de Madonna qui, elle, s'est inspirée de Donna Summer ou de Abba qui se sont inspirés des Beatles. Tout finit par revenir aux Beatles. Et peut-être même que Lady Gaga connaît deux ou trois tounes des Beatles.
Les Beatles ont pris le rock standard et unidimensionnel de Chuck Berry et d'Elvis Presley et l'ont fait évoluer. La plupart des chansons des Beatles comptent plusieurs accords dont certains sont très complexes. Ils ont été parmi les premiers artistes pop à avoir recours à des orchestres, à des loops de bandes sonores, à des mesures compliquées ("All you need is love" a des bouts en 7/4 et "Happiness is a warm gun" a même des mesures en 5/4 si ma mémoire est bonne). Ils ont fait des films, ils ont eu des looks différents d'album en album, ils ont eu des pochettes qui sont passées à l'histoire et ils ont fait l'album rock considéré comme le plus important de tous les temps par bien des critiques: "Sergeant's Pepper".
Je trouve super dramatique de réaliser qu'entre 1965 et 1969, les Beatles ont lancé des albums plus recherchés et plus diversifiés qu'au moins 95% de ce qui se fait aujourd'hui. Plus de 45 années ont passé et aucun groupe n'a réussi à être aussi consistant dans ses oeuvres que les Beatles. Ces gars là n'avaient que peu de prédecesseurs derrière eux et ils ont quand même réussi à faire mieux qu'un million de groupes les ayant succédé et ayant bénéficié de l'influence de milliers de groupes.
Je pense que Paul McCartney était de loin le meilleur des Beatles. C'est de lui que sont issus la plupart des succès des Beatles. John en a écrit beaucoup aussi, mais au moins deux fois, sinon trois fois moins. Par contre, c'est reconnu que les textes de John étaient beaucoup plus introspectifs et songés que ceux de Paul. John a ajouté de la profondeur aux Beatles, c'est son apport principal. Et puis il était comme le grand frère de McCartney ce qui a sans doute contribué à donner de la confiance à ce dernier.
John était baveux, il a tué ou fait tuer au moins une personne (un ivrogne à Hambourg et possiblement son père plus tard). Il est devenu un détritus à la fin des années 60, lorsqu'il s'est mis à se piquer en enregistrant les tounes de l'album Abbey Road couché par terre en studio, trop défoncé pour se tenir debout. Il a sorti avec Yoko Ono, contribuant ainsi à détruire les Beatles car cette fille était non seulement laide comme un cul de chèvre mais aussi complètement débile et en fusion totale avec John partout où il allait. John a ensuite renié les Beatles et blasté Paul en entrevue et dans sa chanson "How Do You Sleep". Malgré tout, il a réussi à s'en sortir en lâchant l'héroïne, en renouant avec Paul et même en dompant Yoko (seulement pendant quelques mois, malheureusement).
Malgré tous ses mauvais coups, il a composé "Happy Xmas War is Over" qui est selon moi et ma maman, la plus belle chanson de Noël de tous les temps. Ça fait que pour ça et pour toutes ses tounes avec les Beatles, on lui pardonne ses accidentes de parcours. Anyway, Éric Lapointe a jamais rien écrit de bon et est une graine de toast dans l'histoire de la musique et on lui pardonne. En fait, moi je lui pardonne pas, mais beaucoup de gens ont l'air de lui pardonner.
Ça fait que malgré le fait que John ne soit pas un saint et pas un prophète de paix tant que ça, c'est un pillier de l'histoire du XXième siècle et on doit tous le reconnaître. En tout cas, tous ceux qui aiment la musique doivent le reconnaître.
Ceux qui cherchent un lien avec mon statut de simplement papa, ben mettons que j'avais à peu près l'âge de mon bébé quand John Lennon s'est fait tuer.
lundi 6 décembre 2010
Le mouvement
Tout le monde sait qu'un bébé s'endort assez vite lors d'un tour de poussette, de traineau, ou lors d'une ballade en auto (sauf si le bébé se réveille d'une sieste, bien entendu). Si le bébé ne s'endort pas, il est à tout le moins confortable et satisfait de respirer de l'air pur et d'être stimulé visuellement. Si on a le malheur de s'arrêter, le bébé grogne ou fait une petite crise qui nous fait comprendre que l'arrêt n'est pas souhaité et encore moins apprécié.
Quant à elles, les personnes sur l'aide sociale et les vieillards restent souvent chez eux à ne rien faire. Au fil du temps, elles prennent le pli et sont de moins en moins aptes ou portées à bouger, à être curieuses, à sortir de chez eux. Leur moral en est affecté. Elles deviennent déprimées, frustrées ou hargneuses. Et elles régressent de plus en plus par rapport à leur potentiel jusqu'à un point de non-retour. Pour plusieurs de ces personnes, c'est l'État qui les aura conduit là en leur permettant de recevoir un salaire sans contrepartie.
Qu'est-ce qui distingue les bébés des vieillards et des BS?
Le mouvement. En fait, le désir de mouvement. Les BS sont exactement comme des bébés pognés dans une chaise haute. L'immobilité du bébé est subie contre son gré alors que celle du BS sans contrainte à l'emploi est volontaire. Le bébé braille pour sortir alors que le BS déprime sans trop comprendre, dans bien des cas, que le mouvement pourrait faire une différence.
Bref, la vie et l'évolution sont directement issues du mouvement. Les rivières à saumon sont animées et vivantes. Les gens en santé sont souvent actifs. Les gens morts sont immobiles.
Cette théorie a été élaborée sur les heures de bureau. Elle explique d'ailleurs très bien pourquoi je m'y emmerde autant.
Quant à elles, les personnes sur l'aide sociale et les vieillards restent souvent chez eux à ne rien faire. Au fil du temps, elles prennent le pli et sont de moins en moins aptes ou portées à bouger, à être curieuses, à sortir de chez eux. Leur moral en est affecté. Elles deviennent déprimées, frustrées ou hargneuses. Et elles régressent de plus en plus par rapport à leur potentiel jusqu'à un point de non-retour. Pour plusieurs de ces personnes, c'est l'État qui les aura conduit là en leur permettant de recevoir un salaire sans contrepartie.
Qu'est-ce qui distingue les bébés des vieillards et des BS?
Le mouvement. En fait, le désir de mouvement. Les BS sont exactement comme des bébés pognés dans une chaise haute. L'immobilité du bébé est subie contre son gré alors que celle du BS sans contrainte à l'emploi est volontaire. Le bébé braille pour sortir alors que le BS déprime sans trop comprendre, dans bien des cas, que le mouvement pourrait faire une différence.
Bref, la vie et l'évolution sont directement issues du mouvement. Les rivières à saumon sont animées et vivantes. Les gens en santé sont souvent actifs. Les gens morts sont immobiles.
Cette théorie a été élaborée sur les heures de bureau. Elle explique d'ailleurs très bien pourquoi je m'y emmerde autant.
jeudi 2 décembre 2010
Un papa intraitable avec les signatures prétentieuses et les grosses madames!
Ça fait une couple d'années que je vois des signatures un peu prétentieuses dans les courriels échangés avec des gens qui font tous la même job que moi.
Ça a commencé avec un gars que j'avais connu il y a 6-7 ans qui signait MAP (Maîtrise en administration publique, diplôme inutile presque partout sauf à la fonction publique... et encore là). Ensuite, j'en ai connu au moins un qui signait B.Sc (bachelier en sciences), puis d'autres qui signaient ING ou MBA-ING (péteux de broue exposant deux).
Si on construisait des viaducs, je verrais probablement le bien-fondé de signer ING. Malheureusement, ce n'est pas le cas. En fait, c'est très loin d'être le cas: on travaille pas mal plus sur des dossiers ayant trait aux finances qu'aux sciences. Et en plus, on ne parle pas de signature manuscrite mais bien d'une signature électronique qui s'appose automatiquement au bas d'un courriel. Bref, la mention n'a aucune valeur légale et aucun intérêt quand les courriels sont expédiés uniquement aux collègues.
Le problème principal de ces flasheux de la signature est que ceux avec qui j'ai eu à traiter étaient pas super impressionnants. Pas dans le genre "deux de pique", mais pas dans le genre "100 watts" non plus. Bref, j'ai l'impression que la mention ING ou MBA est principalement utilisée dans le but d'en mettre plein la vue, comme un gage de qualité de tout ce qui est fourni par cette personne.
Y'en a même un qui, lors d'une présentation au tableau dans le cadre d'une réunion, avait signé son nom à côté duquel il avait écrit ING. La présentation avait aucun rapport avec la construction de réseaux d'aqueducs ou la création d'un robot meurtrier. C'était juste une présentation administrative. Ce type voulait juste se penser bon en public. Quel caramel de prétentieux!
Je pense qu'avant de partir, je vais modifier ma signature pour une ou deux journées.
Patrick-André Smith
Bachelier en administration des affaires et papa
...C'est sûr que si on monte la mise à 2$, je le fais.
************
Un collègue m'a raconté une histoire vécue hier:
Une grosse madame conviée à une réunion est entrée dans la salle et a pris place autour de la table. Après un moment, elle a dit qu'il fallait réaménager la salle en changeant les tables de côté parce que, s'il y avait un feu, elle ne pourrait pas sortir de son côté de la table étant donné qu'elle était trop "ronde" (comprendre "obèse") pour passer entre la table et le mur. Il fallait réaménager la salle parce que faire le tour de la table de l'autre côté lui aurait enlevé 10 précieuses secondes de survie.
C'est bien connu, les incendies en milieu de travail sont assez fréquents et surviennent toujours durant l'heure dans l'année où on est dans une salle un peu plus exiguë.
Ça a commencé avec un gars que j'avais connu il y a 6-7 ans qui signait MAP (Maîtrise en administration publique, diplôme inutile presque partout sauf à la fonction publique... et encore là). Ensuite, j'en ai connu au moins un qui signait B.Sc (bachelier en sciences), puis d'autres qui signaient ING ou MBA-ING (péteux de broue exposant deux).
Si on construisait des viaducs, je verrais probablement le bien-fondé de signer ING. Malheureusement, ce n'est pas le cas. En fait, c'est très loin d'être le cas: on travaille pas mal plus sur des dossiers ayant trait aux finances qu'aux sciences. Et en plus, on ne parle pas de signature manuscrite mais bien d'une signature électronique qui s'appose automatiquement au bas d'un courriel. Bref, la mention n'a aucune valeur légale et aucun intérêt quand les courriels sont expédiés uniquement aux collègues.
Le problème principal de ces flasheux de la signature est que ceux avec qui j'ai eu à traiter étaient pas super impressionnants. Pas dans le genre "deux de pique", mais pas dans le genre "100 watts" non plus. Bref, j'ai l'impression que la mention ING ou MBA est principalement utilisée dans le but d'en mettre plein la vue, comme un gage de qualité de tout ce qui est fourni par cette personne.
Y'en a même un qui, lors d'une présentation au tableau dans le cadre d'une réunion, avait signé son nom à côté duquel il avait écrit ING. La présentation avait aucun rapport avec la construction de réseaux d'aqueducs ou la création d'un robot meurtrier. C'était juste une présentation administrative. Ce type voulait juste se penser bon en public. Quel caramel de prétentieux!
Je pense qu'avant de partir, je vais modifier ma signature pour une ou deux journées.
Patrick-André Smith
Bachelier en administration des affaires et papa
...C'est sûr que si on monte la mise à 2$, je le fais.
************
Un collègue m'a raconté une histoire vécue hier:
Une grosse madame conviée à une réunion est entrée dans la salle et a pris place autour de la table. Après un moment, elle a dit qu'il fallait réaménager la salle en changeant les tables de côté parce que, s'il y avait un feu, elle ne pourrait pas sortir de son côté de la table étant donné qu'elle était trop "ronde" (comprendre "obèse") pour passer entre la table et le mur. Il fallait réaménager la salle parce que faire le tour de la table de l'autre côté lui aurait enlevé 10 précieuses secondes de survie.
C'est bien connu, les incendies en milieu de travail sont assez fréquents et surviennent toujours durant l'heure dans l'année où on est dans une salle un peu plus exiguë.
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