En fin de semaine, j'ai des funérailles. La mère de Roxanne est morte d'un anévrisme au début de la semaine. Elle avait 59 ans, soit moins d'une année de différence avec ma mère.
C'est évidemment très triste et subit et je peux pas m'empêcher de me dire qu'à l'âge qu'ont mes parents, ça pourrait leur arriver n'importe quand.
Par contre, peut-être que la mère de Roxanne a absorbé une partie des statistiques et que ça a ainsi moins de chance d'arriver dans mon entourage. C'est comme ça que je le vois.
Je sais pas si on peut appeler ça se réjouir du malheur des autres...?
jeudi 30 septembre 2010
mercredi 29 septembre 2010
Changer
Je me débats du mieux que je peux pour pas devenir plate et banal sur mon blog quand vient le temps de parler de ma vie. Je veux garder des traces intéressantes de mon existence et j'aimerais qu'idéalement quelques personnes continuent aussi de trouver ça intéressant. Pas besoin d'avoir 200 lecteurs. Juste une dizaine de gens sympathiques et intelligents qui participent une fois de temps en temps dans les commentaires me suffisent amplement. C'est comme ça que je vois le blog idéal.
Quand je recevais 30 commentaires pour mes textes pas plus intéressants que ceux que j'écris aujourd'hui qui recoivent 3 commentaires, je me disais que le monde était cave. Comment pouvait-on être aussi fasciné par mes réflexions personnelles? Je l'avoue, dans la cyber-popularité comme dans la cyber-indifférence, j'ai pas mal toujours trouvé le monde cave: ceux qui m'aimaient trop comme ceux qui me détestaient trop.
Si je retombais célibataire demain matin, je suis presque certain que mon blog aurait un assez bon regain de popularité. De un, je n'aurais plus rien à perdre et je tirerais partout pour changer le mal de place (comme dans le bon vieux temps) ce qui susciterait sans doute de l'intérêt. De deux, c'est bien connu, il existe un genre de nuage de mouches noires de filles qui adulent les blogueurs célibataires, particulièrement ceux qui sont tourmentés et qui ont une personnalité assez forte. Le nuage se déplace au fil du temps, selon la saveur du jour. Y'a 3 ans, c'était moi, aujourd'hui, c'est Operation Reboot ou bien Tchen-marde. Quoique Tchen-marde semble continuellement être la saveur du jour de par sa stagnation perpétuelle de gars sans une cenne, sans blonde, sans job, sans électricité... sans pas mal toute finalement. Il incarne le parfait exemple du gars à rescaper de par sa déchéance totale.
Je comprends un peu le nuage de mouches. C'est plus intéressant de lire les doutes, les craintes, les remises en question. C'est plus stimulant que de lire des certitudes ou la routine des petites vies rangées. Je ne comprends par contre pas la fascination et l'excitation sexuelle envers un étranger sans visage et/ou jamais rencontré.
Récemment, un commentaire reçu disait que mon blog avait changé (depuis que j'ai accouché). C'est vrai qu'après avoir exploité pas mal le concept du "Fuck le monde, fuck ma job, fuck mes amis et fuck ma vie", j'ai fini par avoir l'impression d'avoir fait le tour et de devoir passer à autre chose. Même si le commentaire sous-entendait un changement positif, moi je l'ai interprété comme une indication que j'étais rendu une moumoune et que mon blog était devenu comme tous les autres, c'est-à-dire relativement terne. Ma pièce du casse-tête avait rejoint le restant et ça donnait maintenant une belle image harmonieuse.
Faut dire que je me suis tanné d'être seul envers et contre tous. Ceux qui aimaient beaucoup me lire envoyer promener le monde n'ont jamais mangé la marde qui venait avec. C'était pas de la marde si dure à avaler, mais parfois, un "j'espère que tu vas te crisser en bas d'un pont pour que j'aille cracher sur ta tombe" me laissait un peu moins indifférent. En réaction à "ton blog est plate", c'était un peu heavy.
Et puis y'a eu l'osti de taouin qui a appelé chez moi pour me faire des menaces l'année passée. J'avais pas pu faire autrement que porter plainte à la police cette fois là, ce qui m'a profondément dérangé.
Depuis ce temps, je me retiens toujours d'écrire des affaires comme "Tchen-marde". Je sais qu'il y a une proportion, pas très élevée mais tout de même existante, de blogueurs-débiles qui prennent tout trop à cœur et qui vont jusqu'à vouloir du mal à ceux qui leur manifestent du dédain ou une certaine antipathie. J'ai probablement pogné un des pires cas cette fois-là, mais j'ai pas vraiment le goût de vérifier si je pourrais en pogner un ou deux autres spécimens comparables.
Ça fait qu'en plus d'être rendu un père de famille blogueur, je suis aussi rendu un gars qui évite de froisser des gens qui pourraient s'avérer assez fous pour me faire des menaces, en faire à mon bébé et ainsi me pousser à tenter de les retracer coûte-que-coûte, leur péter les deux jambes avec un bat de baseball, leur faire mordre dans une chaine de trottoir et leur calisser un coup de pied en arrière de la tête. Et puis m'en aller en prison.
Ça fait que bref, j'ai changé parce que mon quotidien a changé et parce que je veux pas aller en prison.
Quand je recevais 30 commentaires pour mes textes pas plus intéressants que ceux que j'écris aujourd'hui qui recoivent 3 commentaires, je me disais que le monde était cave. Comment pouvait-on être aussi fasciné par mes réflexions personnelles? Je l'avoue, dans la cyber-popularité comme dans la cyber-indifférence, j'ai pas mal toujours trouvé le monde cave: ceux qui m'aimaient trop comme ceux qui me détestaient trop.
Si je retombais célibataire demain matin, je suis presque certain que mon blog aurait un assez bon regain de popularité. De un, je n'aurais plus rien à perdre et je tirerais partout pour changer le mal de place (comme dans le bon vieux temps) ce qui susciterait sans doute de l'intérêt. De deux, c'est bien connu, il existe un genre de nuage de mouches noires de filles qui adulent les blogueurs célibataires, particulièrement ceux qui sont tourmentés et qui ont une personnalité assez forte. Le nuage se déplace au fil du temps, selon la saveur du jour. Y'a 3 ans, c'était moi, aujourd'hui, c'est Operation Reboot ou bien Tchen-marde. Quoique Tchen-marde semble continuellement être la saveur du jour de par sa stagnation perpétuelle de gars sans une cenne, sans blonde, sans job, sans électricité... sans pas mal toute finalement. Il incarne le parfait exemple du gars à rescaper de par sa déchéance totale.
Je comprends un peu le nuage de mouches. C'est plus intéressant de lire les doutes, les craintes, les remises en question. C'est plus stimulant que de lire des certitudes ou la routine des petites vies rangées. Je ne comprends par contre pas la fascination et l'excitation sexuelle envers un étranger sans visage et/ou jamais rencontré.
Récemment, un commentaire reçu disait que mon blog avait changé (depuis que j'ai accouché). C'est vrai qu'après avoir exploité pas mal le concept du "Fuck le monde, fuck ma job, fuck mes amis et fuck ma vie", j'ai fini par avoir l'impression d'avoir fait le tour et de devoir passer à autre chose. Même si le commentaire sous-entendait un changement positif, moi je l'ai interprété comme une indication que j'étais rendu une moumoune et que mon blog était devenu comme tous les autres, c'est-à-dire relativement terne. Ma pièce du casse-tête avait rejoint le restant et ça donnait maintenant une belle image harmonieuse.
Faut dire que je me suis tanné d'être seul envers et contre tous. Ceux qui aimaient beaucoup me lire envoyer promener le monde n'ont jamais mangé la marde qui venait avec. C'était pas de la marde si dure à avaler, mais parfois, un "j'espère que tu vas te crisser en bas d'un pont pour que j'aille cracher sur ta tombe" me laissait un peu moins indifférent. En réaction à "ton blog est plate", c'était un peu heavy.
Et puis y'a eu l'osti de taouin qui a appelé chez moi pour me faire des menaces l'année passée. J'avais pas pu faire autrement que porter plainte à la police cette fois là, ce qui m'a profondément dérangé.
Depuis ce temps, je me retiens toujours d'écrire des affaires comme "Tchen-marde". Je sais qu'il y a une proportion, pas très élevée mais tout de même existante, de blogueurs-débiles qui prennent tout trop à cœur et qui vont jusqu'à vouloir du mal à ceux qui leur manifestent du dédain ou une certaine antipathie. J'ai probablement pogné un des pires cas cette fois-là, mais j'ai pas vraiment le goût de vérifier si je pourrais en pogner un ou deux autres spécimens comparables.
Ça fait qu'en plus d'être rendu un père de famille blogueur, je suis aussi rendu un gars qui évite de froisser des gens qui pourraient s'avérer assez fous pour me faire des menaces, en faire à mon bébé et ainsi me pousser à tenter de les retracer coûte-que-coûte, leur péter les deux jambes avec un bat de baseball, leur faire mordre dans une chaine de trottoir et leur calisser un coup de pied en arrière de la tête. Et puis m'en aller en prison.
Ça fait que bref, j'ai changé parce que mon quotidien a changé et parce que je veux pas aller en prison.
lundi 27 septembre 2010
5h16 AM, un 27 septembre
Ce matin, en me connectant sur Google, je réalise qu'un des hauts-dirigeants de la multi-nationale a pensé à l'anniversaire de mon bébé! Wow, quelle délicate attention!Mais en y repensant, je me mets à freaker en SIBOLE! Ainsi, c'était vrai! Nous sommes tous munis d'une puce électronique sous-cutanée et le gouvernement et les grandes entreprises savent tout sur tout le monde!!
***
C'est à 5h16 AM, il y a exactement un an, que mon petit bonhomme sortait du ventre de sa mère. En 9 mois, mon petit spermatozoïde s'était transformé en un poupon de 7 livres et 11 onces qui ne savait toutefois pas faire grand chose.
Ça faisait 30 minutes qu'il était sorti et il était tout silencieux, se demandant probablement ce qui était en train de se passer. Je me rappelle de ses grands yeux qui regardaient partout en silence, enveloppé dans sa couverte avec sa petite tuque sur la tête. Je l'ai filmé couché sur le ventre d'Aimepé qui dormait. Je faisais la connaissance d'une petite partie de moi-même qui allait normalement m'accompagner pour le reste de ma vie.
Un an plus tard, bébé se lève maintenant tout seul en se tenant après les murs. Il mange des fruits tout seul, se brosse les dents tout seul (ou plutôt, mange sa brosse à dents tout seul), il tape même dans ses mains pour faire des "bravos" depuis quelques jours.
Ce qui est le plus spécial, c'est de se dire qu'il y a deux ans, il n'existait tout simplement pas. Y'a un an et demi, c'était un foetus et y'a un an, un bébé naissant incapable de faire quoi que ce soit. Je connais peu de gens qui ont évolué autant en un an. Peu de gens de mon âge en tout cas...
***
Parfois, je manque d'oxygène. Quand bébé se réveille à 3 heures du matin en pleurant et en se pétant la yeule sur ses barreaux de lit, je trouve pas ça super le fun. Quand il me tient réveillé pendant une heure au mileu de la nuit, c'est pas trippant non plus. Pis quand ça se reproduit 3 jours en ligne, j'aurais juste le goût de donner ma place pis de prendre une marche jusqu'à Kuujuak...
Mais quand j'ai un peu plus de sommeil dans le corps, je réalise ma chance. Je sais que j'ai un plus beau bébé que la moyenne et qu'il est aussi facile à vivre. En plus d'avoir un bébé équilibré, on forme une famille équilibrée en ce sens qu'Aimepé et moi, on n'est jamais virés fous avec ça et on n'a jamais mis la photo de notre bébé à la place de notre face sur Facebook. Bref, on n'a pas perdu notre identité comme tant de mères de famille et blogueuses qui semblent maintenant être une entité à 3-4 têtes.
***
Je réalise que la venue de mon garçon a eu un impact très favorable sur mon insécurité/angoisse par rapport au temps qui passe et à la vie. Depuis longtemps, je me disais que je devais absolument avoir des enfants. Pourquoi? Pour avoir un ami pour la vie et pour pas mourir seul sans doute. Depuis que j'ai mon garçon, le temps qui passe ne me déprime plus. Ça ne me fait rien d'avoir 31 ans ou d'être en 2010. Les autres années, je me disais: "J'ai 26 ans et j'ai pas vraiment avancé" ou bien "on est en 2008 et c'est exactement comme si on était en 2004".
Je sais que le fait d'avoir un bébé ne constitue pas l'achèvement de l'existence. Au contraire, si on voit ça comme ça, notre vie est nivelée vers le bas de la pyramide de Maslow et on devient une personne unidimensionnelle. Par contre, j'ai tout de même obtenu ce que je considérais comme étant essentiel à mon existence.
Sur ce, ADIEU PROBABILITÉS DE SYNDRÔME DE MORT DU NOURISSON.
jeudi 23 septembre 2010
Stooler une collègue
Hier, elle est entrée dans mon bureau en me disant: "Là, j'espère que tu vas pas me sauter à la gorge…".
Je l'ai pas laissée continuer parce que ça m'a instantanément mis en calvaire. Comme si je capotais tout le temps pour rien et qu'en plus, j'étais agressif, voire dangereux.
J'ai répondu: "Quessé ça cette entrée en matière là?".
Elle a rétorqué que la dernière fois où elle était venue me parler, je m'étais mis à lui crier après. C'est vrai que j'avais levé le ton et que j'avais été bête, parce que j'en avais mon tas de toujours l'entendre me parler de conspirations tout en sachant qu'elle venait me raconter ça même si elle me méprisait. Mais j'ai jamais crié. D'ailleurs, selon elle, j'avais probablement plus hurlé que crié car elle croyait que plein de gens dans le secteur m'avaient sans doute entendu. Même la gang de taouins situés dans un racoin à 50 mètres de mon bureau avaient dû m'entendre. Selon mon estimation, faudrait vraiment que je veuille tuer quelqu'un pour que je hurle au point que les gens situés à cet endroit m'entendent.
Elle m'a dit qu'elle avait parlé de moi à son psychologue (ça a l'air qu'elle a commencé à consulter) et que ce dernier lui avait demandé pourquoi elle ne m'avait pas répliqué lorsque je lui avais dit telle affaire (elle faisait probablement allusion au moment où je lui ai dit qu'elle ne démentait même pas qu'elle me méprisait... mais je suis pas certain). En fait, je voulais même pas chercher à comprendre. Ça avait plus de bon sens. En plus d'être rendu un collègue agressif à ses yeux, j'étais le sujet de ses discussions avec son psychologue et de la façon dont elle parlait, j'ai l'impression que sa séance a eu pour thème "comment devrais-je agir avec un collègue agressif?".
On a pas discuté très longtemps. Je lui ai dit: "Te rends tu compte que le problème, c'est toujours les autres et jamais toi? Regarde, laisse faire, ça donne pu rien (de se parler) là…" Et elle est sortie en faisant une face de "y'est donc ben à prendre avec des pincettes lui".
Ça pouvait plus durer. J'étais tellement en maudit que je suis allé prendre un rendez-vous avec le boss pour la stooler avant qu'elle ne se mette à me nuire volontairement. Elle était assez folle pour répandre la rumeur que je criais au bureau et qu'elle avait peur pour son intégrité physique. Même si tout le monde la connaît et sait qu'elle est pas mal spéciale, elle pourrait en pogner 2-3 qui prennent ce qu'elle dit pour du cash. De toute façon, je connais la façon dont elle procède: elle donne des bribes d'informations négatives ici et là pour que ça germe dans l'esprit des gens et qu'ils restent sur une impression négative à propos de quelqu'un. Y'a assez de non-dit pour que ça ne la commette pas trop mais assez de négatif pour créer un malaise.
Par exemple, un jour, elle m'avait dit qu'un gars de l'équipe avait déjà dit des choses à mon sujet. Quand je lui ai demandé c'était quoi, elle avait changé de sujet. Y'a fallu que j'insiste 3-4 fois pour qu'elle me réponde qu'elle ne savait PAS ce qu'il avait dit mais que c'était pas très gentil. Euh!? Si tu le sais pas, comment tu fais pour savoir que c'est pas gentil? Et encore une fois elle est devenue évasive en changeant de sujet. Selon ma théorie, c'est sa façon de procéder pour semer la zizanie et détourner l'attention d'elle. Ça contribue à faire de la marde au travers de laquelle elle se faufile. Si tout le monde se déteste, ça va tirer partout au lieu de tirer uniquement sur elle. On dirait qu'elle a lu "L'art de la guerre" de Sun Tzu.
Je savais que le boss avait de la misère avec elle depuis plusieurs mois et que la plupart des gens de l'équipe ne l'aimaient pas à cause de son mépris avoué pour tout le monde. C'était pas vraiment difficile de rajouter une cerise sur le sundae. Lors de ma rencontre avec le boss, je lui ai dit qu'elle était dangereuse pour l'équipe en semant ses bribes négatives un peu partout et en prenant plaisir à monter les gens les uns contre les autres, à voir la méfiance grandir. J'ai ajouté qu'elle était sûrement paranoïaque et qu'elle pouvait chercher à scrapper ma réputation où celle de quelqu'un d'autre en lui faisant dire des choses qu'il n'avait jamais dites. Le boss a d'ailleurs confirmé mes propos en me disant que, quelques semaines auparavant, elle lui avait mis en bouche des propos qu'il n'avait jamais tenus. Et bien sûr, j'ai reparlé de la grosse secte de tapettes infiltrée partout dont elle parle régulièrement.
Il m'a dit qu'il était sur son cas depuis longtemps, mais j'ai eu l'impression que mon témoignage avait du poids. Le fait que j'ai dit qu'elle était dangereuse pour l'équipe a probablement suscité une prise de conscience. Et puis le boss n'était pas au courant du fait qu'elle n'avait pas serré la main à quelques nouveaux employés qui s'étaient présentés à elle avec la main tendue. Ça a été une preuve supplémentaire de son détachement et même de son hostilité à l'endroit du groupe.
Quelques minutes plus tard, je me suis fait dire que des démarches avaient été entreprises à son sujet.
Y'ont jamais été aussi rapides que ça.
Dire qu'avant qu'elle se fasse embaucher, j'avais donné des références positives à son sujet. Asteur, je donne peut-être les dernières références de sa carrière.
Ouin, probablement pas étant donné qu'elle est syndiquée. Mais ça annule en bonne partie mes références favorables d'antan.
Je l'ai pas laissée continuer parce que ça m'a instantanément mis en calvaire. Comme si je capotais tout le temps pour rien et qu'en plus, j'étais agressif, voire dangereux.
J'ai répondu: "Quessé ça cette entrée en matière là?".
Elle a rétorqué que la dernière fois où elle était venue me parler, je m'étais mis à lui crier après. C'est vrai que j'avais levé le ton et que j'avais été bête, parce que j'en avais mon tas de toujours l'entendre me parler de conspirations tout en sachant qu'elle venait me raconter ça même si elle me méprisait. Mais j'ai jamais crié. D'ailleurs, selon elle, j'avais probablement plus hurlé que crié car elle croyait que plein de gens dans le secteur m'avaient sans doute entendu. Même la gang de taouins situés dans un racoin à 50 mètres de mon bureau avaient dû m'entendre. Selon mon estimation, faudrait vraiment que je veuille tuer quelqu'un pour que je hurle au point que les gens situés à cet endroit m'entendent.
Elle m'a dit qu'elle avait parlé de moi à son psychologue (ça a l'air qu'elle a commencé à consulter) et que ce dernier lui avait demandé pourquoi elle ne m'avait pas répliqué lorsque je lui avais dit telle affaire (elle faisait probablement allusion au moment où je lui ai dit qu'elle ne démentait même pas qu'elle me méprisait... mais je suis pas certain). En fait, je voulais même pas chercher à comprendre. Ça avait plus de bon sens. En plus d'être rendu un collègue agressif à ses yeux, j'étais le sujet de ses discussions avec son psychologue et de la façon dont elle parlait, j'ai l'impression que sa séance a eu pour thème "comment devrais-je agir avec un collègue agressif?".
On a pas discuté très longtemps. Je lui ai dit: "Te rends tu compte que le problème, c'est toujours les autres et jamais toi? Regarde, laisse faire, ça donne pu rien (de se parler) là…" Et elle est sortie en faisant une face de "y'est donc ben à prendre avec des pincettes lui".
Ça pouvait plus durer. J'étais tellement en maudit que je suis allé prendre un rendez-vous avec le boss pour la stooler avant qu'elle ne se mette à me nuire volontairement. Elle était assez folle pour répandre la rumeur que je criais au bureau et qu'elle avait peur pour son intégrité physique. Même si tout le monde la connaît et sait qu'elle est pas mal spéciale, elle pourrait en pogner 2-3 qui prennent ce qu'elle dit pour du cash. De toute façon, je connais la façon dont elle procède: elle donne des bribes d'informations négatives ici et là pour que ça germe dans l'esprit des gens et qu'ils restent sur une impression négative à propos de quelqu'un. Y'a assez de non-dit pour que ça ne la commette pas trop mais assez de négatif pour créer un malaise.
Par exemple, un jour, elle m'avait dit qu'un gars de l'équipe avait déjà dit des choses à mon sujet. Quand je lui ai demandé c'était quoi, elle avait changé de sujet. Y'a fallu que j'insiste 3-4 fois pour qu'elle me réponde qu'elle ne savait PAS ce qu'il avait dit mais que c'était pas très gentil. Euh!? Si tu le sais pas, comment tu fais pour savoir que c'est pas gentil? Et encore une fois elle est devenue évasive en changeant de sujet. Selon ma théorie, c'est sa façon de procéder pour semer la zizanie et détourner l'attention d'elle. Ça contribue à faire de la marde au travers de laquelle elle se faufile. Si tout le monde se déteste, ça va tirer partout au lieu de tirer uniquement sur elle. On dirait qu'elle a lu "L'art de la guerre" de Sun Tzu.
Je savais que le boss avait de la misère avec elle depuis plusieurs mois et que la plupart des gens de l'équipe ne l'aimaient pas à cause de son mépris avoué pour tout le monde. C'était pas vraiment difficile de rajouter une cerise sur le sundae. Lors de ma rencontre avec le boss, je lui ai dit qu'elle était dangereuse pour l'équipe en semant ses bribes négatives un peu partout et en prenant plaisir à monter les gens les uns contre les autres, à voir la méfiance grandir. J'ai ajouté qu'elle était sûrement paranoïaque et qu'elle pouvait chercher à scrapper ma réputation où celle de quelqu'un d'autre en lui faisant dire des choses qu'il n'avait jamais dites. Le boss a d'ailleurs confirmé mes propos en me disant que, quelques semaines auparavant, elle lui avait mis en bouche des propos qu'il n'avait jamais tenus. Et bien sûr, j'ai reparlé de la grosse secte de tapettes infiltrée partout dont elle parle régulièrement.
Il m'a dit qu'il était sur son cas depuis longtemps, mais j'ai eu l'impression que mon témoignage avait du poids. Le fait que j'ai dit qu'elle était dangereuse pour l'équipe a probablement suscité une prise de conscience. Et puis le boss n'était pas au courant du fait qu'elle n'avait pas serré la main à quelques nouveaux employés qui s'étaient présentés à elle avec la main tendue. Ça a été une preuve supplémentaire de son détachement et même de son hostilité à l'endroit du groupe.
Quelques minutes plus tard, je me suis fait dire que des démarches avaient été entreprises à son sujet.
Y'ont jamais été aussi rapides que ça.
Dire qu'avant qu'elle se fasse embaucher, j'avais donné des références positives à son sujet. Asteur, je donne peut-être les dernières références de sa carrière.
Ouin, probablement pas étant donné qu'elle est syndiquée. Mais ça annule en bonne partie mes références favorables d'antan.
mardi 21 septembre 2010
Exploiter la misère du pauvre monde, une idée payante
En fin de semaine, je suis sorti au bar le Chap (autrefois le Chaplin) à Cap-Rouge. Comme on est arrivés vers 20h45 et que le bar était absolument vide, j'ai commencé à jaser avec le barman qui était aussi propriétaire de l'endroit.
Je me suis informé s'il avait toujours sa machine à Pac-Mac inversée qui m'avait tant impressionnée la première fois où j'étais allé dans ce bar. Il s'agit d'une table autour de laquelle deux personnes s'asseoient face-à-face. Au centre de la table, sous une vitre de verre, se retrouve un jeu de pac-man sur lequel les deux personnes peuvent jouer à tour de rôle. Chaque bord de table est muni d'une manette et l'affichage s'inverse à chaque fois qu'une joueur perd une vie. Méchant bon concept. Je pouvais pas m'empêcher d'aller y jouer même si Pac-Man n'est pas vraiment le jeu le plus fascinant qui existe.
Le proprio m'a dit qu'il n'avait plus la table parce qu'elle était tout le temps brisée (les clients étaient trop raides avec la machine). En plus, la ville de Québec lui chargeait 500$ par année pour l'utilisation de ce jeu d'arcade. À 25 cents de la partie, en séparant les profits avec la compagnie de location de la machine, c'était pas très payant.
On s'est mis à parler de tous les frais à payer quand t'as un bar. J'ai appris qu'il fallait payer la ville pour chaque cossin installé dans un bar (machine à peanuts, alcoo-test, table de billard, jeu de baby-foot, jeu de dards, etc) et faut même verser une somme en fonction de la superficie du bar à la SOCAN à chaque année pour la musique qu'on fait jouer! Même si on ne fait jouer que la musique américaine ou anglaise (je pense pas que beaucoup de musique canadienne joue dans les bars), faut payer la SOCAN. Tout le monde gruge les profits du bar et j'imagine que d'année en année, c'est de pire en pire. La ville en veut un petit peu plus en contrôlant une nouvelle affaire ou encore, elle indexe ses tarifs. Moi, ça me mettrait en beau tabarnac. Tu payes des taxes municipales et en plus, y faut que tu payes des taxes supplémentaires sur tes ventes de peanuts!
Ok, certains propriétaires de bars sont vraiment pas à plaindre, mais c'est le principe d'infiltration de la ville partout qui m'écoeure. Pourquoi y checkeraient pas la salubrité des œufs dans le vinaigre pour rendre service aux citoyens au lieu de taxer les peanuts ou les jeux de baby foot? La ville veut juste du cash, le reste, y s'en calissent.
Heureusement, les vidéo-poker viennent à la rescousse. Le gars me disait qu'il était aussi propriétaire d'un Dooly's à Donnaconna et que les vidéo-poker maintenaient le bar en vie. Certaines semaines, ça rapportait 50 000 ou 60 000$! Le bar empoche, si ma mémoire est bonne, 22% des profits. Ça donne un bon 10 000$ en une semaine, ce qui est excellent. Au Chap, ça rapportait pas autant par contre. Mais si on sait où s'établir (idéalement dans un coin un peu plus reculé où y'a peu d'endroits où passer la soirée et où la population travaille majoritairement dans des shops), on peut faire la passe de cash.
Je me suis dit que si jamais j'ouvrais un bar un jour, j'allais tenter de minimiser les commodités offertes à la clientèle tout en maximisant l'offre de vidéos poker. Les joueurs de billard ne sont certainement pas aussi payants que les gamblers compulsifs. Ce serait donc là ma stratégie pour me remplir les poches sans remord aucun sur le dos du pauvre monde!
Je me suis informé s'il avait toujours sa machine à Pac-Mac inversée qui m'avait tant impressionnée la première fois où j'étais allé dans ce bar. Il s'agit d'une table autour de laquelle deux personnes s'asseoient face-à-face. Au centre de la table, sous une vitre de verre, se retrouve un jeu de pac-man sur lequel les deux personnes peuvent jouer à tour de rôle. Chaque bord de table est muni d'une manette et l'affichage s'inverse à chaque fois qu'une joueur perd une vie. Méchant bon concept. Je pouvais pas m'empêcher d'aller y jouer même si Pac-Man n'est pas vraiment le jeu le plus fascinant qui existe.
Le proprio m'a dit qu'il n'avait plus la table parce qu'elle était tout le temps brisée (les clients étaient trop raides avec la machine). En plus, la ville de Québec lui chargeait 500$ par année pour l'utilisation de ce jeu d'arcade. À 25 cents de la partie, en séparant les profits avec la compagnie de location de la machine, c'était pas très payant.
On s'est mis à parler de tous les frais à payer quand t'as un bar. J'ai appris qu'il fallait payer la ville pour chaque cossin installé dans un bar (machine à peanuts, alcoo-test, table de billard, jeu de baby-foot, jeu de dards, etc) et faut même verser une somme en fonction de la superficie du bar à la SOCAN à chaque année pour la musique qu'on fait jouer! Même si on ne fait jouer que la musique américaine ou anglaise (je pense pas que beaucoup de musique canadienne joue dans les bars), faut payer la SOCAN. Tout le monde gruge les profits du bar et j'imagine que d'année en année, c'est de pire en pire. La ville en veut un petit peu plus en contrôlant une nouvelle affaire ou encore, elle indexe ses tarifs. Moi, ça me mettrait en beau tabarnac. Tu payes des taxes municipales et en plus, y faut que tu payes des taxes supplémentaires sur tes ventes de peanuts!
Ok, certains propriétaires de bars sont vraiment pas à plaindre, mais c'est le principe d'infiltration de la ville partout qui m'écoeure. Pourquoi y checkeraient pas la salubrité des œufs dans le vinaigre pour rendre service aux citoyens au lieu de taxer les peanuts ou les jeux de baby foot? La ville veut juste du cash, le reste, y s'en calissent.
Heureusement, les vidéo-poker viennent à la rescousse. Le gars me disait qu'il était aussi propriétaire d'un Dooly's à Donnaconna et que les vidéo-poker maintenaient le bar en vie. Certaines semaines, ça rapportait 50 000 ou 60 000$! Le bar empoche, si ma mémoire est bonne, 22% des profits. Ça donne un bon 10 000$ en une semaine, ce qui est excellent. Au Chap, ça rapportait pas autant par contre. Mais si on sait où s'établir (idéalement dans un coin un peu plus reculé où y'a peu d'endroits où passer la soirée et où la population travaille majoritairement dans des shops), on peut faire la passe de cash.
Je me suis dit que si jamais j'ouvrais un bar un jour, j'allais tenter de minimiser les commodités offertes à la clientèle tout en maximisant l'offre de vidéos poker. Les joueurs de billard ne sont certainement pas aussi payants que les gamblers compulsifs. Ce serait donc là ma stratégie pour me remplir les poches sans remord aucun sur le dos du pauvre monde!
dimanche 19 septembre 2010
Cueillir des pommes
Depuis que j'ai mon permis de conduire valide en septembre, soit depuis 1996, je vais cueillir des pommes à chaque automne.
Pendant les 8 ou 9 premières années, j'y suis allé avec Vincent. Puis, Vincent est devenu exclusivement carnivore ou je sais pas trop quoi, mais en tout cas, il s'est tanné des pommes. Ça fait que je me suis retrouvé tout seul pour honorer la tradition.
J'ai quand même réussi à patcher le trou à chaque année, soit avec une fille réseau contact (espèce de blonde), soit avec une vraie blonde, soit avec ma famille, soit avec une blogueuse. Ça fait le tour je crois. J'y suis aussi probablement allé tout seul une ou deux fois.
Cette année, c'était la première fois où je me rendais cueillir des pommes avec poupon. L'année dernière, une semaine ou deux après sa naissance, on était allés cueillir des poires à Château-Richer mais je pense que ça compte pas étant donné son quasi état de foetus.
Bref, c'était la première expérience consciente de bébé dans un verger. Il a passé son temps dans un petit chariot à grignoter une pomme ou encore sur mes épaules. J'étais convaincu qu'en le portant à la hauteur des pommes, il allait tendre la main pour en agripper une. Ça allait sûrement donner une super bonne photo!
Malheureusement, je pense qu'un an, c'est un peu jeune pour comprendre que les affaires rouges au travers des feuilles sont des pommes. Ça devrait aller mieux l'année prochaine.
C'est ainsi que je compte établir (imposer) à nouveau une tradition de cueillette de pommes pour environ une dizaine d'années. Après, on verra. C'est pas facile de faire des plans pour les autres. Peut-être que c'est un peu plus simple avec nos enfants?
Pendant les 8 ou 9 premières années, j'y suis allé avec Vincent. Puis, Vincent est devenu exclusivement carnivore ou je sais pas trop quoi, mais en tout cas, il s'est tanné des pommes. Ça fait que je me suis retrouvé tout seul pour honorer la tradition.
J'ai quand même réussi à patcher le trou à chaque année, soit avec une fille réseau contact (espèce de blonde), soit avec une vraie blonde, soit avec ma famille, soit avec une blogueuse. Ça fait le tour je crois. J'y suis aussi probablement allé tout seul une ou deux fois.
Cette année, c'était la première fois où je me rendais cueillir des pommes avec poupon. L'année dernière, une semaine ou deux après sa naissance, on était allés cueillir des poires à Château-Richer mais je pense que ça compte pas étant donné son quasi état de foetus.
Bref, c'était la première expérience consciente de bébé dans un verger. Il a passé son temps dans un petit chariot à grignoter une pomme ou encore sur mes épaules. J'étais convaincu qu'en le portant à la hauteur des pommes, il allait tendre la main pour en agripper une. Ça allait sûrement donner une super bonne photo!
Malheureusement, je pense qu'un an, c'est un peu jeune pour comprendre que les affaires rouges au travers des feuilles sont des pommes. Ça devrait aller mieux l'année prochaine.
C'est ainsi que je compte établir (imposer) à nouveau une tradition de cueillette de pommes pour environ une dizaine d'années. Après, on verra. C'est pas facile de faire des plans pour les autres. Peut-être que c'est un peu plus simple avec nos enfants?
jeudi 16 septembre 2010
Le vaste complot
À part elle, personne n'est au courant, mais il y a un vaste complot dans la fonction publique et chez certaines firmes de consultation en informatique qui font affaire avec la fonction publique: plusieurs fifs portant une bague spéciale à un doigt de la main font partie d'une secte qui s'est répandue partout dans les hautes sphères de l'administration publique. Même certains décideurs d'importance sont corrompus et font partie de cette secte qui les brainwashe et les incite à faire plein de passes-passes visant à détourner d'importantes sommes du trésor public pour enrichir la secte.
Ça fait au moins un an que j'entends parler de cette histoire de la bouche de ma grosse collègue, jadis amie. Au début, j'en faisais pas vraiment de cas, parce que ça s'inscrivait dans une longue lignée de choses n'ayant pas rapport. Depuis que je la connaissais, y'avait toujours un complot ou une conspiration en train d'avoir lieu à quelque part, et assez souvent, elle était visée ou impliquée contre son gré dans le complot. Malgré tout, je réussissais souvent à changer de sujet pour parler de musique ou de films ou de "qu'est-ce que tu ferais si t'avais le choix entre A et B" et ça faisait en sorte que j'avais finalement pas mal de fun à jaser avec elle. On est même sortis chez Jos Dion à quelques reprises pour boire de la bière. C'était ma chum de femme.
Lorsqu'elle a eu sa promotion, elle est devenue complètement crack pot par rapport aux conspirations. À chaque fois où elle venait me parler, elle se mettait à chuchoter comme une espionne de la CIA pour me raconter les nouvelles conspirations découvertes. Un tel parle à un tel sans qu'on le sache, tel Directeur connaît telle personne qui est dans la secte des fifs à anneaux, tout le monde essaie de lui planter un poignard dans le dos, etc.
Le jour où je l'ai entendue me dire qu'elle se méfiait du gars le plus épais et le plus mêlé de l'équipe, qui, selon elle, faisait semblant d'avoir l'air mêlé pour écouter tout ce qu'on disait et tout répéter à certains boss, j'ai trouvé que ça n'avait plus aucun sens. On n'avait qu'à parler 2 minutes à ce gars là pour réaliser que c'était un spécimen rare de perdu. Mais pour elle, c'était un genre d'informateur qui joue un rôle. Je la voyais de plus en plus comme Russel Crowe dans "Un homme d'exception" (le mathématicien schizophrène qui voit et tente de déchiffrer des complots soviétiques partout).
Ça fait que j'ai fini par lui dire que je la trouvais paranoïaque.
Ça lui a pas plu. Elle m'a répété ce qu'elle m'avait déjà dit plusieurs fois auparavant mais en mettant beaucoup plus d'emphase sur le fait qu'elle était la meilleure et que tout le monde autour était pas bon: "Pauvre toi, tu vois pas ce qui se passe? T'as pas d'expérience, t'as jamais rien fait de gros dans ta carrière, moi j'ai fait plus d'affaires que tout le monde réuni ici, j'ai travaillé des 120 heures par semaine (120 heures par semaine ça fait 17 heures par jour à chaque jour de la semaine ça) et blablabla".
Après l'avoir entendue me dire plusieurs fois auparavant que telle personne était bonne parce qu'elle occupait la même job depuis 30 ans ou que telle autre personne était bonne parce qu'elle avait les cheveux blancs, j'avais compris le sous-entendu: j'étais pas vraiment bon ou qualifié à ses yeux. Mais là, avec la coche qu'elle me pétait, je catchais clairement qu'elle me méprisait au même titre que tous les autres même si on avait bu de la bière ensemble 3-4 fois dans une taverne et qu'on se prêtait des livres et DVD à l'occastion.
Depuis ce temps là, c'est plus jamais redevenu comme avant. Ce qui me faisait le plus chier, c'était qu'elle s'était mise tout le monde à dos volontairement en disant à plusieurs qu'elle ne comprenait pas comment ils avaient fait pour avoir leur job en tenant compte de leurs expériences passées. Pis moi, même si j'étais son seul ami, je venais de réaliser qu'elle ne m'estimait même pas.
Cette semaine, elle est revenue me voir pour me parler encore d'un complot impliquant la secte des tapettes. Pendant qu'elle me parlait, je faisais des faces. Je sais pas trop quel type de face, mais je sais que je me mordillais l'intérieur des joues en faisant un léger sourire. La seule chose que j'aurais pu lui dire c'est: "ça fait un an que tu me raconte la même criss de marde" mais comme je trouvais pas ça poli, je l'écoutais en me mangeant l'intérieur de la bouche.
Dialogue:
-Pourquoi tu fais des faces comme ça pendant que je parle? On dirait que tu me prends pour une niaiseuse.
-Veux-tu que je te le dise? C'est parce que tu me répète la même affaire depuis un an. C'est toujours des histoires de complots qui se répètent, c'est toujours une affaire bizarre qui est en train de se passer avec du monde que je connais pas… Pis à part de ça, si tu veux vraiment savoir pourquoi je fais des faces quand tu me parles, c'est surtout parce que l'année passée, tu me l'as dit ouvertement que tu me méprisais. En fait, t'as toujours eu l'air de mépriser pas mal tout le monde ici à part Daniel (qui était un des pires épais que j'ai connus dans ma vie).
-Ben oui, mais as-tu vu les ex-professeurs qui travaillent ici? L'autre là, François, c'était un professeur de programmation!
-Ben oui pis ça? Ça veut tu dire que c'est un épais? Ça veut tu dire qu'il est pas capable de réfléchir et de travailler? Ça prend pas un calisse de doctorat pour faire ce qu'on fait.
- …
-Pis le pire c'est que tu déments même pas que tu me méprise. Tu dis rien. T'as réussi à te mettre tout le monde à dos ici en parlant contre tout le monde. Moi j'étais de ton bord pis j'étais même ton ami. Mais là, comment tu veux que je te vois asteur que je sais que tu me méprise? Toi, les gens qui te méprisent, as-tu le goût de les fréquenter et de leur faire de beaux sourires?
-(pimpante) Oui! Je vois ça comme un beau défi. Je veux leur prouver que je sais travailler!
???????????
Je savais pas quoi répondre à cette incroyable réplique. Je me suis juste dit que j'aurais dû m'en tenir à ma première impression lorsque je l'ai rencontrée pour la première fois et qu'elle m'a donnée une poignée de main molle.
Ça fait au moins un an que j'entends parler de cette histoire de la bouche de ma grosse collègue, jadis amie. Au début, j'en faisais pas vraiment de cas, parce que ça s'inscrivait dans une longue lignée de choses n'ayant pas rapport. Depuis que je la connaissais, y'avait toujours un complot ou une conspiration en train d'avoir lieu à quelque part, et assez souvent, elle était visée ou impliquée contre son gré dans le complot. Malgré tout, je réussissais souvent à changer de sujet pour parler de musique ou de films ou de "qu'est-ce que tu ferais si t'avais le choix entre A et B" et ça faisait en sorte que j'avais finalement pas mal de fun à jaser avec elle. On est même sortis chez Jos Dion à quelques reprises pour boire de la bière. C'était ma chum de femme.
Lorsqu'elle a eu sa promotion, elle est devenue complètement crack pot par rapport aux conspirations. À chaque fois où elle venait me parler, elle se mettait à chuchoter comme une espionne de la CIA pour me raconter les nouvelles conspirations découvertes. Un tel parle à un tel sans qu'on le sache, tel Directeur connaît telle personne qui est dans la secte des fifs à anneaux, tout le monde essaie de lui planter un poignard dans le dos, etc.
Le jour où je l'ai entendue me dire qu'elle se méfiait du gars le plus épais et le plus mêlé de l'équipe, qui, selon elle, faisait semblant d'avoir l'air mêlé pour écouter tout ce qu'on disait et tout répéter à certains boss, j'ai trouvé que ça n'avait plus aucun sens. On n'avait qu'à parler 2 minutes à ce gars là pour réaliser que c'était un spécimen rare de perdu. Mais pour elle, c'était un genre d'informateur qui joue un rôle. Je la voyais de plus en plus comme Russel Crowe dans "Un homme d'exception" (le mathématicien schizophrène qui voit et tente de déchiffrer des complots soviétiques partout).
Ça fait que j'ai fini par lui dire que je la trouvais paranoïaque.
Ça lui a pas plu. Elle m'a répété ce qu'elle m'avait déjà dit plusieurs fois auparavant mais en mettant beaucoup plus d'emphase sur le fait qu'elle était la meilleure et que tout le monde autour était pas bon: "Pauvre toi, tu vois pas ce qui se passe? T'as pas d'expérience, t'as jamais rien fait de gros dans ta carrière, moi j'ai fait plus d'affaires que tout le monde réuni ici, j'ai travaillé des 120 heures par semaine (120 heures par semaine ça fait 17 heures par jour à chaque jour de la semaine ça) et blablabla".
Après l'avoir entendue me dire plusieurs fois auparavant que telle personne était bonne parce qu'elle occupait la même job depuis 30 ans ou que telle autre personne était bonne parce qu'elle avait les cheveux blancs, j'avais compris le sous-entendu: j'étais pas vraiment bon ou qualifié à ses yeux. Mais là, avec la coche qu'elle me pétait, je catchais clairement qu'elle me méprisait au même titre que tous les autres même si on avait bu de la bière ensemble 3-4 fois dans une taverne et qu'on se prêtait des livres et DVD à l'occastion.
Depuis ce temps là, c'est plus jamais redevenu comme avant. Ce qui me faisait le plus chier, c'était qu'elle s'était mise tout le monde à dos volontairement en disant à plusieurs qu'elle ne comprenait pas comment ils avaient fait pour avoir leur job en tenant compte de leurs expériences passées. Pis moi, même si j'étais son seul ami, je venais de réaliser qu'elle ne m'estimait même pas.
Cette semaine, elle est revenue me voir pour me parler encore d'un complot impliquant la secte des tapettes. Pendant qu'elle me parlait, je faisais des faces. Je sais pas trop quel type de face, mais je sais que je me mordillais l'intérieur des joues en faisant un léger sourire. La seule chose que j'aurais pu lui dire c'est: "ça fait un an que tu me raconte la même criss de marde" mais comme je trouvais pas ça poli, je l'écoutais en me mangeant l'intérieur de la bouche.
Dialogue:
-Pourquoi tu fais des faces comme ça pendant que je parle? On dirait que tu me prends pour une niaiseuse.
-Veux-tu que je te le dise? C'est parce que tu me répète la même affaire depuis un an. C'est toujours des histoires de complots qui se répètent, c'est toujours une affaire bizarre qui est en train de se passer avec du monde que je connais pas… Pis à part de ça, si tu veux vraiment savoir pourquoi je fais des faces quand tu me parles, c'est surtout parce que l'année passée, tu me l'as dit ouvertement que tu me méprisais. En fait, t'as toujours eu l'air de mépriser pas mal tout le monde ici à part Daniel (qui était un des pires épais que j'ai connus dans ma vie).
-Ben oui, mais as-tu vu les ex-professeurs qui travaillent ici? L'autre là, François, c'était un professeur de programmation!
-Ben oui pis ça? Ça veut tu dire que c'est un épais? Ça veut tu dire qu'il est pas capable de réfléchir et de travailler? Ça prend pas un calisse de doctorat pour faire ce qu'on fait.
- …
-Pis le pire c'est que tu déments même pas que tu me méprise. Tu dis rien. T'as réussi à te mettre tout le monde à dos ici en parlant contre tout le monde. Moi j'étais de ton bord pis j'étais même ton ami. Mais là, comment tu veux que je te vois asteur que je sais que tu me méprise? Toi, les gens qui te méprisent, as-tu le goût de les fréquenter et de leur faire de beaux sourires?
-(pimpante) Oui! Je vois ça comme un beau défi. Je veux leur prouver que je sais travailler!
???????????
Je savais pas quoi répondre à cette incroyable réplique. Je me suis juste dit que j'aurais dû m'en tenir à ma première impression lorsque je l'ai rencontrée pour la première fois et qu'elle m'a donnée une poignée de main molle.
mercredi 15 septembre 2010
Montréal, mon coeur, ma vie
Le reste du Québec, je m'en tabarnac.
Je ne l'ai jamais vu et y'a sûrement rien à y faire de toute façon.
Montréal, j'y suis né et je compte bien y décéder.
Parce que même si j'ai rien connu d'autre, c'est certain qu'ya rien d'aussi bien!
Plein de chansons de Beau Dommage parlent de Montréal.
Ça veut sûrement dire quelque chose.
Montréal je t'aime, mon cœur bat en chacune de tes artères.
Qu'elles soient bouchées ou trouées, je m'en calisse car je n'ai pas de char.
Pas besoin de char pour avoir une vie sociale à Montréal.
Anyway, à quoi ça sert un char?
À sortir de Montréal? Pour quoi faire?
Je prends le métro, c'est simple, écologique.
Parce que même si j'avais du cash pour m'acheter un char, je vivrais ma vie de manière écologique.
C'est pas une défaite de pauvre, je le jure sur la tête de Françoise David.
Dans le métro, on est bien, les gens sentent bon et sont souriants.
Et puis les gens qui n'aiment pas Montréal sautent devant.
Ce qui fait en sorte qu'à Montréal, tout le monde est content!
Je ne l'ai jamais vu et y'a sûrement rien à y faire de toute façon.
Montréal, j'y suis né et je compte bien y décéder.
Parce que même si j'ai rien connu d'autre, c'est certain qu'ya rien d'aussi bien!
Plein de chansons de Beau Dommage parlent de Montréal.
Ça veut sûrement dire quelque chose.
Montréal je t'aime, mon cœur bat en chacune de tes artères.
Qu'elles soient bouchées ou trouées, je m'en calisse car je n'ai pas de char.
Pas besoin de char pour avoir une vie sociale à Montréal.
Anyway, à quoi ça sert un char?
À sortir de Montréal? Pour quoi faire?
Je prends le métro, c'est simple, écologique.
Parce que même si j'avais du cash pour m'acheter un char, je vivrais ma vie de manière écologique.
C'est pas une défaite de pauvre, je le jure sur la tête de Françoise David.
Dans le métro, on est bien, les gens sentent bon et sont souriants.
Et puis les gens qui n'aiment pas Montréal sautent devant.
Ce qui fait en sorte qu'à Montréal, tout le monde est content!
dimanche 12 septembre 2010
Mon idéal
Je me demande si la plupart des gens ont un "idéal de location". Est-ce que les gens aimeraient passer le reste de leur vie à Cuba ou en République Dominicaine? Est-ce qu'ils se voient en France, en ayant le bonheur de pouvoir regarder la Tour Eiffel tous les matins en buvant un café à 12 piastres? Ou bien est-ce qu'ils n'ont aucune opinion là-dessus et se contentent de l'endroit où ils sont en se disant que c'est bien correct comme ça?
Moi, je pense que j'ai besoin d'un peu tout pour être heureux: ville-banlieue-campagne. L'accent doit cependant être mis sur la banlieue et la campagne, parce que les endroits trop bondés me donnent mal à la tête ou me fatiguent à la longue. Si je passe 3 heures au centre d'achat, je ne sais pas si c'est l'air vicié qui est en cause, mais je suis épuisé et j'ai juste le goût de rentrer chez moi.
Mon idéal vraiment précis, c'est quelque part au milieu du fleuve, dans mon kayak, lorsque le fleuve est très tranquille et que je n'entends RIEN. Pas de sea-doo, pas de bateau, pas d'oiseau et même pas de vagues. Parfois, le fleuve est comme un miroir. Je suis à 200 mètres du large et j'ai l'impression d'être au milieu d'une plaine déserte. J'arrête alors de pagayer et c'est le silence presque complet. Ça c'est super. J'imagine que peu de gens ont déjà eu l'occasion de vivre ça. Je le souhaite à tout le monde parce que c'est très spécial d'être au milieu d'un endroit si vaste et si tranquille en même temps.
Même si je ne reste jamais bien longtemps à arrêter de pagayer, je suis conscient à chaque fois de la chance que j'ai de pouvoir vivre quelques minutes de paix absolue.

Et puis, un coup parti, mon idéal de vie, je pense que c'est de plus en plus comme Kevin Spacey dans Beauté Américaine.
Fumer du pot (je suis stické là-dessus depuis 3-4 ans, mais ça symbolise de plus en plus pour moi le fait de se sacrer des conventions et de la société) en écoutant des vieux disques de rock et en faisant du jogging (et du kayak) assez régulièrement pour garder la forme et surtout le moral. Quelques fois par semaine, j'irais faire cuire des hamburgers chez Monsieur Sourire dans ma job sans aucune responsabilité qui me procurerait un léger revenu d'appoint et me permettrait d'avoir une petite discipline de vie.
Je n'ai jamais été matérialiste. Si j'avais une bonne pile de cash de côté et les moyens de faire tout ce que je veux, je tendrais probablement vers cet idéal là.
Moi, je pense que j'ai besoin d'un peu tout pour être heureux: ville-banlieue-campagne. L'accent doit cependant être mis sur la banlieue et la campagne, parce que les endroits trop bondés me donnent mal à la tête ou me fatiguent à la longue. Si je passe 3 heures au centre d'achat, je ne sais pas si c'est l'air vicié qui est en cause, mais je suis épuisé et j'ai juste le goût de rentrer chez moi.
Mon idéal vraiment précis, c'est quelque part au milieu du fleuve, dans mon kayak, lorsque le fleuve est très tranquille et que je n'entends RIEN. Pas de sea-doo, pas de bateau, pas d'oiseau et même pas de vagues. Parfois, le fleuve est comme un miroir. Je suis à 200 mètres du large et j'ai l'impression d'être au milieu d'une plaine déserte. J'arrête alors de pagayer et c'est le silence presque complet. Ça c'est super. J'imagine que peu de gens ont déjà eu l'occasion de vivre ça. Je le souhaite à tout le monde parce que c'est très spécial d'être au milieu d'un endroit si vaste et si tranquille en même temps.
Même si je ne reste jamais bien longtemps à arrêter de pagayer, je suis conscient à chaque fois de la chance que j'ai de pouvoir vivre quelques minutes de paix absolue.

Et puis, un coup parti, mon idéal de vie, je pense que c'est de plus en plus comme Kevin Spacey dans Beauté Américaine.
Fumer du pot (je suis stické là-dessus depuis 3-4 ans, mais ça symbolise de plus en plus pour moi le fait de se sacrer des conventions et de la société) en écoutant des vieux disques de rock et en faisant du jogging (et du kayak) assez régulièrement pour garder la forme et surtout le moral. Quelques fois par semaine, j'irais faire cuire des hamburgers chez Monsieur Sourire dans ma job sans aucune responsabilité qui me procurerait un léger revenu d'appoint et me permettrait d'avoir une petite discipline de vie.
Je n'ai jamais été matérialiste. Si j'avais une bonne pile de cash de côté et les moyens de faire tout ce que je veux, je tendrais probablement vers cet idéal là.
jeudi 9 septembre 2010
Le courage
Hier, j'avais l'impression d'être sur le point d'être menstruée parce que le décès de Claude Béchard m'a fait pas mal de peine. Je faisais plein de réflexions du type: "Hey il avait le même âge que ma cousine Lucie que j'ai vue grandir depuis son adolescence" ou bien "Il avait juste 10 ans de plus que moi" ou bien "Siboire, c'est tu moi le prochain?".
Aujourd'hui, ça va mieux.
Quand même, ça prend par surprise d'apprendre en fin de journée qu'un politicien de 41 ans est mort alors qu'en début de journée il annonçait son retrait de la vie politique. C'est plus déstabilisant que si on apprenait que Jacques Parizeau avait crevé mettons. D'ailleurs, s'ils ont coupé au montage sa descente des escaliers du plateau de tournage à "Tout le monde en parle" il y a quelques mois, c'est sûrement parce qu'il est assez décriss. On coupe jamais la descente des escaliers des invités d'habitude, me semble. Je vais le prendre dans mon pool de la mort l'année prochaine lui.
Parlant de "Tout le monde en parle", le décès de Claude Béchard m'a fait repenser à Nancy Mawn, la dame en phase terminale qui était apparue à l'émission au printemps. Encore une fois, cette journée là je devais être menstruée parce que j'avais trouvé ça vraiment triste de l'entendre parler du temps qui lui restait à vivre. Les situations tragiques sont toujours plus tristes lorsqu'elles sont vécues par des personnes qui ont l'air simples et ordinaires mais intelligentes.
Véronique Cloutier braillait. Dany Turcotte, quant à lui, a dit avec la gorge nouée: "En tout cas, vous faites preuve d'un courage remarquable" (ou quelque chose du genre).
C'est rare qu'une remarque de Dany Turcotte me marque, mais cette fois là, je suis vraiment resté accroché là-dessus. Quessé ça? L'instinct de survie, c'est du courage ça?
L'histoire du courage, je l'ai pas encore lue/entendue appliquée à Claude Béchard mais je suis certain que ça a été dit ou que ça va l'être. Pis je trouve ça pas mal débile. Les gens dans les médias essaient de créer de l'admiration pour des gens qui font pitié alors que c'est pas du tout approprié selon moi. Tout ce qu'on peut dire, c'est qu'ils font pitié, que leur situation est triste ou que la vie est cruelle.
Le courage, c'est se crisser dans une maison en feu pour aller sauver quelqu'un (préférablement un inconnu). C'est pas d'avoir une maladie mortelle et d'essayer de profiter du temps qu'il nous reste.
Aujourd'hui, ça va mieux.
Quand même, ça prend par surprise d'apprendre en fin de journée qu'un politicien de 41 ans est mort alors qu'en début de journée il annonçait son retrait de la vie politique. C'est plus déstabilisant que si on apprenait que Jacques Parizeau avait crevé mettons. D'ailleurs, s'ils ont coupé au montage sa descente des escaliers du plateau de tournage à "Tout le monde en parle" il y a quelques mois, c'est sûrement parce qu'il est assez décriss. On coupe jamais la descente des escaliers des invités d'habitude, me semble. Je vais le prendre dans mon pool de la mort l'année prochaine lui.
Parlant de "Tout le monde en parle", le décès de Claude Béchard m'a fait repenser à Nancy Mawn, la dame en phase terminale qui était apparue à l'émission au printemps. Encore une fois, cette journée là je devais être menstruée parce que j'avais trouvé ça vraiment triste de l'entendre parler du temps qui lui restait à vivre. Les situations tragiques sont toujours plus tristes lorsqu'elles sont vécues par des personnes qui ont l'air simples et ordinaires mais intelligentes.
Véronique Cloutier braillait. Dany Turcotte, quant à lui, a dit avec la gorge nouée: "En tout cas, vous faites preuve d'un courage remarquable" (ou quelque chose du genre).
C'est rare qu'une remarque de Dany Turcotte me marque, mais cette fois là, je suis vraiment resté accroché là-dessus. Quessé ça? L'instinct de survie, c'est du courage ça?
L'histoire du courage, je l'ai pas encore lue/entendue appliquée à Claude Béchard mais je suis certain que ça a été dit ou que ça va l'être. Pis je trouve ça pas mal débile. Les gens dans les médias essaient de créer de l'admiration pour des gens qui font pitié alors que c'est pas du tout approprié selon moi. Tout ce qu'on peut dire, c'est qu'ils font pitié, que leur situation est triste ou que la vie est cruelle.
Le courage, c'est se crisser dans une maison en feu pour aller sauver quelqu'un (préférablement un inconnu). C'est pas d'avoir une maladie mortelle et d'essayer de profiter du temps qu'il nous reste.
mardi 7 septembre 2010
La morale des pauvres
"When you're hiding underground, the rain can't get you wet,
But do you think your righteousness could pay the interest on your debt?
I have my doubts about it."
Arcade Fire, "City With no children"
****
Mon magasin préféré c'est Costco. Ensuite, ça doit être Maxi et WalMart. J'aime beaucoup acheter mes choses à des endroits où je suis à peu près sûr de ne pas me faire fourrer. Ça me fait pas mal chier d'arriver chez moi et de me rendre compte que le manteau que je me suis acheté à 150$ dans une boutique de Place Laurier m'aurait juste coûté 100$ si je l'avais pris chez Costco.
Je sais que certaines personnes trouvent qu'il vaut toujours mieux encourager l'entrepreunariat local, même si ça implique de procurer 75$ de profit à un homme d'affaires du Québec plutôt que 20$ à un américain probablement texan, très riche et très méchant. Ces gens qui aiment enrichir les gens d'ici en s'appauvrissant considérablement doivent être des marchands de bonheur, ou, à tout le moins, des personnes beaucoup plus généreuses que je ne le suis envers les hommes d'affaires d'ici. Moi, j'aime mieux enrichir un petit peu des étrangers qu'enrichir beaucoup des concitoyens.
Enfin, on fait ce qu'on veut avec son argent, c'est dans la constitution canadienne. Le problème, c'est que certains semblent ne pas avoir beaucoup d'argent et être fâchés contre les riches en se soumettant à des idéaux qui les font en arracher encore plus.
Un ancien ami du boulot illustre assez bien ce dont je parle: Il aime mieux avoir une hypothèque qui lui coûte 1% de plus en restant avec Desjardins (noble coopérative québécoise) qu'en changeant pour une banque (multinationale sale). Pourtant, il est continuellement serré dans ses dépenses, mange jour après jour son sandwich au baloney et ne sort pas trop de chez lui pour minimiser ses dépenses (il ne va presque jamais au cinéma même s'il adore les films). Parler de finances ou de REER le met en maudit parce que ça lui rappelle qu'il n'a pratiquement pas d'argent à mettre là-dedans et il n'a pas le goût de s'acheter des actions de grosses compagnies sales qui pourraient par contre lui procurer un meilleur rendement que les 2% de la caisse pop. Sa femme est restée à la maison pour s'occuper des enfants et ils font volontairement une croix sur un revenu annuel supplémentaire d'au moins 60 000$ ou 70 000$ (elle pourrait facilement aller chercher ce salaire là avec sa formation). On n'en a jamais parlés je crois, mais je suis persuadé qu'il ne va jamais magasiner chez WalMart, entreprise encore plus démoniaque que les banques. Bref, malgré sa situation financière qui semble assez serrée, il consomme en fonction de ses idéaux.
C'est pas mon genre de consommer en fonction de mes idéaux. Ben, faut dire que je n'ai pas vraiment d'idéaux de nature socio-économique alors ça facilite mes choix. Mais bon, si ça peut m'éviter 5-10 commentaires moralisateurs, je peux ben dire que c'est super noble de consommer en fonction de ses idéaux. Le problème, c'est quand t'en arraches financièrement et que tu continues d'en arracher à cause de tes principes de "y m'aura pas cet osti de système là! Je vais être pauvre jusqu'à la mort, mais pur jusqu'à la mort!".
Je sais que c'est plate que les gens les plus audacieux et fonceurs soient riches, mais bon, si on travaille fort là-dessus tous ensemble, on pourrait essayer de créer une nouvelle idéologie où les paresseux et les diplômés en aménagement d'intérieur seront l'élite de la société. Ça va prendre du temps par exemple. En attendant, je pense que la seule stratégie applicable pour améliorer son sort est d'essayer de tirer profit de l'environnement dans lequel on vit. C'est ce que m'a enseigné le livre QUI A PIQUÉ MON FROMAGE.
Dans le fond, tous les calisses de défis et ennuis de la vie trouvent leur remède dans QUI A PIQUÉ MON FROMAGE. À chaque fois où j'écris un problème de la vie et que je me mets à développer là-dessus, j'ai l'impression que le livre QUI A PIQUÉ MON FROMAGE a déjà une réponse à fournir et que je n'ai rien de plus ou rien de mieux à ajouter. Vous avez le cœur brisé à cause de votre ancienne blonde? Lisez QUI A PIQUÉ MON FROMAGE. Vous avez pris du poids et êtes devenue une grosse calisse de charrue? Lisez QUI A PIQUÉ MON FROMAGE. Vous vous êtes fait pogner en regardant de la bestialité sur les heures de travail et vous avez perdu votre job? Lisez QUI A PIQUÉ MON FROMAGE. Vous puez de la yeule? Lisez QUI A PIQUÉ MON FROMAGE.
BREF, À CHAQUE ÉPREUVE DE VOTRE CALISSE DE VIE, LISEZ QUI A PIQUÉ MON FROMAGE.
En tout cas, fuck QUI A PIQUÉ MON FROMAGE. Je voulais juste ajouter que je ne pense pas qu'un pauvre pourrait devenir riche en allant chez WalMart mais ça pourrait quand même lui faire économiser 20$ par semaine, mettons. C'est déjà pas si mal et ça permettrait de diminuer aux deux jours la fréquence des sandwiches au baloney. Mais ces gens aux grandes convictions doivent déjà savoir ça et s'en foutre parce que j'imagine que pour eux, c'est un combat à la vie à la mort.
C'est un peu ça, ce que j'ai baptisé la morale des pauvres ou encore le syndrôme Will Hunting (c'est-à-dire rester volontairement en-dessous de son potentiel par principe).
But do you think your righteousness could pay the interest on your debt?
I have my doubts about it."
Arcade Fire, "City With no children"
****
Mon magasin préféré c'est Costco. Ensuite, ça doit être Maxi et WalMart. J'aime beaucoup acheter mes choses à des endroits où je suis à peu près sûr de ne pas me faire fourrer. Ça me fait pas mal chier d'arriver chez moi et de me rendre compte que le manteau que je me suis acheté à 150$ dans une boutique de Place Laurier m'aurait juste coûté 100$ si je l'avais pris chez Costco.
Je sais que certaines personnes trouvent qu'il vaut toujours mieux encourager l'entrepreunariat local, même si ça implique de procurer 75$ de profit à un homme d'affaires du Québec plutôt que 20$ à un américain probablement texan, très riche et très méchant. Ces gens qui aiment enrichir les gens d'ici en s'appauvrissant considérablement doivent être des marchands de bonheur, ou, à tout le moins, des personnes beaucoup plus généreuses que je ne le suis envers les hommes d'affaires d'ici. Moi, j'aime mieux enrichir un petit peu des étrangers qu'enrichir beaucoup des concitoyens.
Enfin, on fait ce qu'on veut avec son argent, c'est dans la constitution canadienne. Le problème, c'est que certains semblent ne pas avoir beaucoup d'argent et être fâchés contre les riches en se soumettant à des idéaux qui les font en arracher encore plus.
Un ancien ami du boulot illustre assez bien ce dont je parle: Il aime mieux avoir une hypothèque qui lui coûte 1% de plus en restant avec Desjardins (noble coopérative québécoise) qu'en changeant pour une banque (multinationale sale). Pourtant, il est continuellement serré dans ses dépenses, mange jour après jour son sandwich au baloney et ne sort pas trop de chez lui pour minimiser ses dépenses (il ne va presque jamais au cinéma même s'il adore les films). Parler de finances ou de REER le met en maudit parce que ça lui rappelle qu'il n'a pratiquement pas d'argent à mettre là-dedans et il n'a pas le goût de s'acheter des actions de grosses compagnies sales qui pourraient par contre lui procurer un meilleur rendement que les 2% de la caisse pop. Sa femme est restée à la maison pour s'occuper des enfants et ils font volontairement une croix sur un revenu annuel supplémentaire d'au moins 60 000$ ou 70 000$ (elle pourrait facilement aller chercher ce salaire là avec sa formation). On n'en a jamais parlés je crois, mais je suis persuadé qu'il ne va jamais magasiner chez WalMart, entreprise encore plus démoniaque que les banques. Bref, malgré sa situation financière qui semble assez serrée, il consomme en fonction de ses idéaux.
C'est pas mon genre de consommer en fonction de mes idéaux. Ben, faut dire que je n'ai pas vraiment d'idéaux de nature socio-économique alors ça facilite mes choix. Mais bon, si ça peut m'éviter 5-10 commentaires moralisateurs, je peux ben dire que c'est super noble de consommer en fonction de ses idéaux. Le problème, c'est quand t'en arraches financièrement et que tu continues d'en arracher à cause de tes principes de "y m'aura pas cet osti de système là! Je vais être pauvre jusqu'à la mort, mais pur jusqu'à la mort!".
Je sais que c'est plate que les gens les plus audacieux et fonceurs soient riches, mais bon, si on travaille fort là-dessus tous ensemble, on pourrait essayer de créer une nouvelle idéologie où les paresseux et les diplômés en aménagement d'intérieur seront l'élite de la société. Ça va prendre du temps par exemple. En attendant, je pense que la seule stratégie applicable pour améliorer son sort est d'essayer de tirer profit de l'environnement dans lequel on vit. C'est ce que m'a enseigné le livre QUI A PIQUÉ MON FROMAGE.
Dans le fond, tous les calisses de défis et ennuis de la vie trouvent leur remède dans QUI A PIQUÉ MON FROMAGE. À chaque fois où j'écris un problème de la vie et que je me mets à développer là-dessus, j'ai l'impression que le livre QUI A PIQUÉ MON FROMAGE a déjà une réponse à fournir et que je n'ai rien de plus ou rien de mieux à ajouter. Vous avez le cœur brisé à cause de votre ancienne blonde? Lisez QUI A PIQUÉ MON FROMAGE. Vous avez pris du poids et êtes devenue une grosse calisse de charrue? Lisez QUI A PIQUÉ MON FROMAGE. Vous vous êtes fait pogner en regardant de la bestialité sur les heures de travail et vous avez perdu votre job? Lisez QUI A PIQUÉ MON FROMAGE. Vous puez de la yeule? Lisez QUI A PIQUÉ MON FROMAGE.
BREF, À CHAQUE ÉPREUVE DE VOTRE CALISSE DE VIE, LISEZ QUI A PIQUÉ MON FROMAGE.
En tout cas, fuck QUI A PIQUÉ MON FROMAGE. Je voulais juste ajouter que je ne pense pas qu'un pauvre pourrait devenir riche en allant chez WalMart mais ça pourrait quand même lui faire économiser 20$ par semaine, mettons. C'est déjà pas si mal et ça permettrait de diminuer aux deux jours la fréquence des sandwiches au baloney. Mais ces gens aux grandes convictions doivent déjà savoir ça et s'en foutre parce que j'imagine que pour eux, c'est un combat à la vie à la mort.
C'est un peu ça, ce que j'ai baptisé la morale des pauvres ou encore le syndrôme Will Hunting (c'est-à-dire rester volontairement en-dessous de son potentiel par principe).
lundi 6 septembre 2010
Capable d'aimer la musique d'une vedette ayant moins de 20 ans de plus que moi
Depuis 10 ou 15 ans, à part "Mmmbop" des Hanson et "She Wolf" de Shakira, je ne me rappelle pas avoir aimé beaucoup de tounes populaires composées par des artistes autres que ceux du bon vieux temps (comme, mettons, Peter Gabriel).
Plus le temps passe et plus je recule. Quand j'étais au secondaire, je trippais sur la musique des années 80. Il y a peut-être 10 ans, je me suis mis à la musique des années 70. Depuis 2 ou 3 ans, je fouille dans les années 60 une fois de temps en temps. Mais je n'avance à peu près jamais.
Dans ce contexte, c'est assez surprenant que j'aie accroché sur un groupe actuel, numéro 1 au billboard. Surtout que je n'ai jamais vraiment trippé sur Arcade Fire. Mais bon, leur dernier album "The Suburbs" a une couple de très bonnes tounes qui m'ont accroché.
Ma préférée est de loin "City with no children" que j'ai dû écouter une centaine de fois depuis une semaine et demi. C'est une excellente pièce, autant pour la musique que pour les paroles qui m'ont beaucoup fait réfléchir. Je fais plein de liens que je ne devrais pas faire, en ayant l'impression que la toune a été écrite en pensant aux mêmes personnes que moi. C'est le fun de patcher les trous avec notre conception des choses.
Ceci étant dit, avoir su que je me mettrais à aimer le groupe pas si longtemps après leur show au Festival d'été, j'aurais serré la pince au chanteur lorsque je l'ai croisé sur le prolongement de la Grande Allée le midi du jour du spectacle. J'ai manqué ma shot.
Comme il fallait pas que je sois trop en phase avec le monde moderne, j'ai lu deux critiques sur Internet qui disaient que ma toune préférée était une des moins bonnes de l'album. Ben coudonc, je l'ai quand même apprise à la guitare et j'ai décidé de la jouer en étant conscient que je ne l'améliore pas du tout et possiblement même que je la scrappe.
J'avais juste le goût de souligner que j'étais revenu en 2010 pour un bref instant.
Plus le temps passe et plus je recule. Quand j'étais au secondaire, je trippais sur la musique des années 80. Il y a peut-être 10 ans, je me suis mis à la musique des années 70. Depuis 2 ou 3 ans, je fouille dans les années 60 une fois de temps en temps. Mais je n'avance à peu près jamais.
Dans ce contexte, c'est assez surprenant que j'aie accroché sur un groupe actuel, numéro 1 au billboard. Surtout que je n'ai jamais vraiment trippé sur Arcade Fire. Mais bon, leur dernier album "The Suburbs" a une couple de très bonnes tounes qui m'ont accroché.
Ma préférée est de loin "City with no children" que j'ai dû écouter une centaine de fois depuis une semaine et demi. C'est une excellente pièce, autant pour la musique que pour les paroles qui m'ont beaucoup fait réfléchir. Je fais plein de liens que je ne devrais pas faire, en ayant l'impression que la toune a été écrite en pensant aux mêmes personnes que moi. C'est le fun de patcher les trous avec notre conception des choses.
Ceci étant dit, avoir su que je me mettrais à aimer le groupe pas si longtemps après leur show au Festival d'été, j'aurais serré la pince au chanteur lorsque je l'ai croisé sur le prolongement de la Grande Allée le midi du jour du spectacle. J'ai manqué ma shot.
Comme il fallait pas que je sois trop en phase avec le monde moderne, j'ai lu deux critiques sur Internet qui disaient que ma toune préférée était une des moins bonnes de l'album. Ben coudonc, je l'ai quand même apprise à la guitare et j'ai décidé de la jouer en étant conscient que je ne l'améliore pas du tout et possiblement même que je la scrappe.
J'avais juste le goût de souligner que j'étais revenu en 2010 pour un bref instant.
vendredi 3 septembre 2010
Journalle debort
Je sais que les mamans chat ne savent pas écrire et réussissent très bien à s'occuper de leurs petits. C'est aussi vrai pour la plupart des autres animaux qui, à ma connaissance, ont une très faible culture générale et sont généralement illettrés.
Suivant cette logique, on pourrait dire que c'est la même chose pour les humains et qu'une analphabète pourrait être une excellente gardienne d'enfants. Probablement qu'en 1850, plein de mères de famille étaient analphabètes et réussissaient quand même à élever leurs 28 enfants de façon convenable pour l'époque.
Le problème, c'est qu'en 2010, quand on a 30-35 ans, qu'on a des enfants et qu'on s'occupe de ceux des autres, c'est un peu moins normal de ne pas savoir s'exprimer, en écrivant comme un enfant de deuxième année.
Voici le journal de bord rempli par la gardienne pour la première semaine de garderie de bébé:
Lundi: Bébé pleure après le départ de maman.
Mardi: Fermer
Mercredi: Bébé pleure un peu après le dépard de maman. Je les prit et bercer un peu et ensuite je les placer dans la chaise pour qu'il joue avec les jouets. Pleure de temps à autres quand enfants est trop près. Beau dodo Am 1h00. Bien manger dîner.
Jeudi: Bébé pleure, il se promaine à quatres pattes se tien beaucoup sur tapis d'entrée. arrête de pleurer asser régulièrement et veut jasser au amis. Dodo Am 45 min. Bien manger dîner aime le spaghetti. Pm beau dodo, pleure moin en pm. Jasse un peu.
Vendredi: (pas eu le temps de remplir la journée)
Mardi: Fermer
Mercredi: Bébé pleure un peu après le dépard de maman. Je les prit et bercer un peu et ensuite je les placer dans la chaise pour qu'il joue avec les jouets. Pleure de temps à autres quand enfants est trop près. Beau dodo Am 1h00. Bien manger dîner.
Jeudi: Bébé pleure, il se promaine à quatres pattes se tien beaucoup sur tapis d'entrée. arrête de pleurer asser régulièrement et veut jasser au amis. Dodo Am 45 min. Bien manger dîner aime le spaghetti. Pm beau dodo, pleure moin en pm. Jasse un peu.
Vendredi: (pas eu le temps de remplir la journée)
mercredi 1 septembre 2010
Dring Dring, une petite diminution de salaire?
Téléphone: Dring dring
Moi: Allo?
Madame: Bonjour, je vous appelle concernant le poste sur lequel vous avez appliqué et passé une entrevue il y a deux semaines.
Moi: Oui!
Madame: Bon, eh bien j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle pour vous.
Moi: Ok?
Madame: La mauvaise nouvelle, c'est que nous n'avons pas retenu votre candidature pour le poste sur lequel vous avez appliqué. À l'entrevue, j'ai noté que vous étiez quelqu'un appréciant réaliser des dossiers efficacement, respecter les délais et faire en sorte que les choses avancent. Le poste en question n'irait pas très vite. Il faudrait être impliqué dans des dossiers qui pourraient trainer en longueur et s'étirer. Aussi, ce n'est pas dit que la Direction serait gagnée à vos suggestions et il faudrait probablement attendre longtemps avant que des idées ne soient retenues. Bref, j'ai l'impression que vous vous emmerderiez dans ce poste.
Moi: Ok, je comprends (j'attends la bonne nouvelle).
Madame: Par contre, on aurait un autre poste à vous offrir. Ça consisterait à effectuer le même type de tâches que vous réalisez actuellement. C'est un poste où il faut produire et respecter les délais. Par contre, ce poste n'est pas classé comme l'autre (i.e. payé 6 000$ de moins que mon poste actuel et celui pour lequel j'ai postulé).
Moi: Ok, ben c'est certain que j'aimerais maintenir mon niveau de vie (et blablabla). Mais je vais penser à ça et je vous rappelle d'ici la fin de la semaine.
Dans ma tête, c'était pas mal clair que je n'accepterais jamais de diminution de salaire. Depuis quand on peut vouloir revenir en arrière au niveau salarial, surtout quand les tâches à réaliser sont les mêmes? Je voulais pas avoir l'air d'un gars trop à l'argent mais sibole, ça tenait pas debout. C'est certain que j'ai le goût de calisser mon camp de ma job depuis un bon bout de temps. En plus, mes deux seuls amis sont partis trouver le bonheur ailleurs et je mange maintenant mon dîner tout seul dans le parc pas loin du bureau en faisant pitié ou en ayant l'air d'un loser (je sais pas trop quel point de vue s'applique le mieux). Hier midi, je mangeais justement mon lunch en repensant à des gens connus dans le passé pas tant mon genre que ça et j'avais l'impression qu'ils me manquaient, tellement je suis dans un no friend's land. Mais je ne ferai pas une croix sur 6 000$ de salaire uniquement pour pouvoir manger chaque midi en la compagnie de deux ou trois collègues baby boomers.
Aussi, c'est quoi cette histoire là de sous-entendre que le poste pour lequel j'ai appliqué au début était emmerdant pour les gens qui aiment que les choses avancent? Depuis quand on peut vouloir engager des gens qui aiment l'immobilisme? Et pourquoi ce poste emmerdant est-il mieux payé que l'autre où les choses semblent avancer plus vite? Quessé ça cette ostie de merde là?
Bien entendu, la véritable raison est probablement qu'ils ont trouvé quelqu'un de plus approprié pour l'emploi. Ça reste que c'est vraiment épais de dénigrer le meilleur poste en essayant de faire croire au candidat qu'il a de la chance en se voyant offrir la job la moins payante des deux.
Moi: Allo?
Madame: Bonjour, je vous appelle concernant le poste sur lequel vous avez appliqué et passé une entrevue il y a deux semaines.
Moi: Oui!
Madame: Bon, eh bien j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle pour vous.
Moi: Ok?
Madame: La mauvaise nouvelle, c'est que nous n'avons pas retenu votre candidature pour le poste sur lequel vous avez appliqué. À l'entrevue, j'ai noté que vous étiez quelqu'un appréciant réaliser des dossiers efficacement, respecter les délais et faire en sorte que les choses avancent. Le poste en question n'irait pas très vite. Il faudrait être impliqué dans des dossiers qui pourraient trainer en longueur et s'étirer. Aussi, ce n'est pas dit que la Direction serait gagnée à vos suggestions et il faudrait probablement attendre longtemps avant que des idées ne soient retenues. Bref, j'ai l'impression que vous vous emmerderiez dans ce poste.
Moi: Ok, je comprends (j'attends la bonne nouvelle).
Madame: Par contre, on aurait un autre poste à vous offrir. Ça consisterait à effectuer le même type de tâches que vous réalisez actuellement. C'est un poste où il faut produire et respecter les délais. Par contre, ce poste n'est pas classé comme l'autre (i.e. payé 6 000$ de moins que mon poste actuel et celui pour lequel j'ai postulé).
Moi: Ok, ben c'est certain que j'aimerais maintenir mon niveau de vie (et blablabla). Mais je vais penser à ça et je vous rappelle d'ici la fin de la semaine.
Dans ma tête, c'était pas mal clair que je n'accepterais jamais de diminution de salaire. Depuis quand on peut vouloir revenir en arrière au niveau salarial, surtout quand les tâches à réaliser sont les mêmes? Je voulais pas avoir l'air d'un gars trop à l'argent mais sibole, ça tenait pas debout. C'est certain que j'ai le goût de calisser mon camp de ma job depuis un bon bout de temps. En plus, mes deux seuls amis sont partis trouver le bonheur ailleurs et je mange maintenant mon dîner tout seul dans le parc pas loin du bureau en faisant pitié ou en ayant l'air d'un loser (je sais pas trop quel point de vue s'applique le mieux). Hier midi, je mangeais justement mon lunch en repensant à des gens connus dans le passé pas tant mon genre que ça et j'avais l'impression qu'ils me manquaient, tellement je suis dans un no friend's land. Mais je ne ferai pas une croix sur 6 000$ de salaire uniquement pour pouvoir manger chaque midi en la compagnie de deux ou trois collègues baby boomers.
Aussi, c'est quoi cette histoire là de sous-entendre que le poste pour lequel j'ai appliqué au début était emmerdant pour les gens qui aiment que les choses avancent? Depuis quand on peut vouloir engager des gens qui aiment l'immobilisme? Et pourquoi ce poste emmerdant est-il mieux payé que l'autre où les choses semblent avancer plus vite? Quessé ça cette ostie de merde là?
Bien entendu, la véritable raison est probablement qu'ils ont trouvé quelqu'un de plus approprié pour l'emploi. Ça reste que c'est vraiment épais de dénigrer le meilleur poste en essayant de faire croire au candidat qu'il a de la chance en se voyant offrir la job la moins payante des deux.
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