samedi 31 juillet 2010

Dernière partie: 2001-2009

L'été 2001 a été assez plaisant pour moi. De mai à juillet, j'ai suivi le dernier cours nécessaire à l'obtention de mon bac. Le cours en était un d'intégration et ne demandait pas beaucoup de temps. J'avais donc le loisir d'utiliser quotidiennement le nouveau vélo que je venais de m'acheter. C'est ainsi qu'à chaque journée où la température me le permettait, je me rendais sur la route verte en essayant de me rendre un peu plus loin à chaque journée. J'étais si assidu qu'en environ un mois de vélo intensif, j'ai réussi à faire le trajet St-Rédempteur-Lyster (100 km aller-retour).

Jamais plus je n'ai été aussi en forme qu'au cours de cette fin de printemps 2001.

Ça m'allait d'être si peu occupé. Je me disais que c'était là ma dernière période de temps libres avant de probablement me trouver un emploi à temps plein. Ainsi, selon toute probabilité, à compter de la fin juillet ou dans le courant du mois d'août, je n'allais plus avoir autant de temps libres, sans doute pour le restant de ma vie.

Parallèlement à tout ça, j'ai vécu à la toute fin de mes études ma première cyber-romance à vie avec une fille de Laval nommée Geneviève qui avait découvert le site web que je m'étais fait et qui était hébergé sur les serveurs de l'Université Laval. Histoire de rendre la relation plus humaine, on s'écrivait des lettres par la poste. Elle m'a même envoyé des photos d'elle et j'ai été bien surpris de constater que ce n'était pas un détritus, bien au contraire. L'histoire s'est terminée abruptement suite à une rencontre chez ma soeur, à Longueil. Ça m'a laissé amer pendant un bon moment. Et sans le savoir, ce type de romance d'internaute allait prendre de l'ampleur au cours des années suivantes, pour probablement atteindre son paroxysme vers 2005 ou 2006.

Même si j'étais heureux de mon oisiveté, j'angoissais un peu à l'idée de ne pas me trouver de job à la fin de mes études. Je m'imaginais présenter un CV vierge aux potentiels employeurs qui me questionneraient sur le long intermède entre l'obtention de mon bac et le début d'un premier vrai emploi. Je me disais donc qu'il fallait que je me trouve quelque chose au plus vite, histoire d'avoir une certaine "valeur" comme employé potentiel. J'envoyais donc des C.V. partout, généralement à partir des offres publiées sur le service de placement de l'Université.

Le ratio de réponse ou d'offres d'entrevue était très faible, sans doute inférieur à 5%. Mais je continuais et persévérais.

J'ai terminé mon bac le 13 juillet et, si je ne m'abuse, environ 2 semaines plus tard, j'étais engagé chez un concessionnaire Toyota. J'étais nommé Directeur commercial, (aussi connu sous le nom de "F&I "pour finance and insurance). En termes simples, je vendais les garanties prolongées, les assurances, les traitements anti-rouille, les pare-pierre et autres trucs n'étant pas offerts par les vendeurs. Le poste était plus prestigieux mais au final, c'était de la vente pure et simple. La différence était que la vente était relative à des produits intangibles dégageant un fort bénéfice pour l'entreprise (un pare-pierre se détaillait 160$ mais entrainait 100$ de profit pour le garage).

L'atmosphère du concessionnaire était lourde. Je me rappelle que je n'avais pas bien été accueilli du tout lors de mon entrevue et que les lieux ne m'avaient pas mis à l'aise. À 22 ans, j'avais très peu d'expériences de travail et, par conséquent, peu de possibilité de comparer avec autre chose. Ce manque d'expérience et mon désir d'avoir un emploi au plus vite m'ont fait accepter le poste sans hésitation lorsqu'on me l'a offert. Il faut aussi dire qu'on m'avait fait miroiter un salaire de 50 000 ou 60 000$ par année sans trop d'efforts. C'était assez exceptionnel pour quelqu'un qui n'avait jamais travaillé pour plus de 8 ou 9$ de l'heure.

Ce que je ne savais pas, c'était que ce poste était presque à 100% à commission. Il fallait vendre. Nos statistiques étaient analysées et on pouvait sans aucun doute perdre notre emploi rapidement si on ne livrait pas la marchandise. On m'a appris de façon détournée que mon poste consistait à berner les gens en leur présentant les produits d'une façon où ils ne pouvaient refuser. Lors d'un meeting, on nous a même carrément dit de ne pas mentionner aux clients que Toyota Canada, par le biais du programme "Encore" offrait un escompte de 0,2% sur les nouvelles locations à la suite d'une location précédente. Ainsi, le concessionnaire pouvait empocher le 0,2% d'escompte sans que le client ne soit au courant.

Je n'ai pas eu le temps de vendre grand-chose. Moins d'un mois après mon embauche, j'étais congédié après une discussion assez houleuse avec le fils du patron.

Comme je n'avais jamais été à l'aise dans ce poste, j'avais continué de chercher ailleurs. Ainsi, peu avant mon licenciement, j'avais été appelé par un Syndic de faillite de Terrebonne.

Deux ou trois semaines après mon congédiement, on m'a offert une job à cet endroit. Ça impliquait que je devais partir de Québec, me trouver un logement et travailler dans un domaine tout nouveau (tout est nouveau lorsqu'on commence à travailler, mais le domaine de la faillite se distingue pas mal des emplois de bureau habituels).

Après avoir appris que j'étais embauché, avec ma sœur et son chum, j'avais fait le tour des pensions de Terrebonne et Mascouche. C'était plutôt laid partout. Plusieurs endroits sentaient la cigarette ou étaient habités par des hippies ou autres types de personnes pas nécessairement méchantes mais pas très propres et habituellement un peu déconnectés de la réalité. Je me rappelle plus particulièrement d'une espèce de commune de Mascouche où le propriétaire des lieux m'avait montré chaque pièce de sa maison en détaillant tout ce qui pouvait être décrit. Il m'avait même emmené dans son sous-sol, avait ouvert son congélateur et m'avait montré les poissons qu'il avait pêché et congelés. Il m'avait demandé si j'étais un chasseur. J'avais répondu que j'étais plutôt du type cueilleur. Il m'avait aussi demandé si je fumais du pot, parce que lui aimait bien fumer un petit joint de temps en temps.

J'ai finalement arrêté mon choix sur une petite pension de sous-sol à Mascouche. C'était sur un espèce de rang perdu qui s'appelait chemin Pincourt. Le chemin en question était situé dans une campagne malpropre. Mascouche n'était vraiment pas un bel endroit. Ça ne ressemblait pas aux rangs de campagne habituels, avec des fermes et des grosses maisons. C'était juste une campagne sale avec des petites maisons laides.

Je crois que ma première journée de travail à cet endroit a été le 11 septembre. Mon téléphone et ceux de mes collègues transmettaient la radio (je n'ai jamais vu ça ailleurs) et c'est comme ça que j'ai entendu que le Word Trade Center venait d'être frappé par deux avions. C'était un drôle de contexte. J'étais pas vraiment dans une situation où je pouvais être marqué par ce qui se passait. J'essayais surtout de comprendre mon rôle et apprivoiser mon environnement.

Le patron et sa femme étaient des gens sympathiques mais tous deux avaient une très très mauvaise haleine. J'essayais donc de minimiser mes contacts avec eux. Ce n'était pas vraiment difficile puisque tous deux étaient plutôt occupés. Je me retrouvais donc seul la plupart du temps à essayer de comprendre comment je pouvais bien m'occuper. Je dois l'avouer, je n'ai pas couru après le travail, mais je me demande comment j'aurais pu le faire sans être supervisé par qui que ce soit. À mon souvenir, la seule tâche concrète qu'on m'a donnée a été de fouiller dans une boîte appartenant à quelqu'un ayant fait faillite. Le boss m'avait dit de faire l'inventaire de la boite et d'analyser ce qu'on pouvait en retirer. N'ayant jamais été formé, je ne savais pas du tout quoi faire. Je me rappelle que j'avais trouvé un formulaire T4 et que j'avais dit à mon patron que je ne savais pas ce que c'était. Je crois que ce fut un assez grand choc pour lui. Par après, il m'avait dit que ça lui avait scié les jambes lorsque je lui avais dit ça.

Cet événement et mon relatif immobilisme m'ont valu un second congédiement, encore une fois moins d'un mois après mon entrée en fonction. Ça s'est fait de façon plus civilisée cette fois et le patron m'a même offert de me payer 2 semaines de dédommagement. Je ne sais pas pourquoi mais j'ai refusé (probablement parce que je trouvais que je n'avais même pas mérité l'argent que j'avais gagné jusque là). Il est vrai que je n'avais pas fait grand-chose mais il est aussi vrai que le patron et sa femme ne m'avaient jamais accordé beaucoup de temps.

La journée où j'ai été relevé de mes fonctions, je suis immédiatement reparti pour Québec après avoir vidé assez rapidement ma chambre louée.

Encore une fois, je n'étais pas triste de quitter cet endroit car je n'y étais pas particulièrement bien. Par contre, ça commençait à être un peu moins drôle: j'avais vécu deux départs de carrière style crash d'avion en moins de deux mois.

En novembre, après une pause d'environ 2 mois, j'ai été engagé chez Cossette Communications comme aide-acheteur. On m'offrait une job à temps partiel (environ 2 jours/semaine) et à 11$ de l'heure. Cossette était peut-être une entreprise prestigieuse dans le monde du marketing, elle ne faisait pas de ses employés des gens monétairement privilégiés. Les employés réguliers, j'allais l'apprendre plus tard, ne gagnaient pas un salaire de beaucoup supérieur au mien.

Le poste en question était une job de saisie de données. Toute ma scolarité post-secondaire était complètement inutile. Une bonne partie de ma scolarité secondaire l'était aussi. Heureusement, à cet endroit là, l'ambiance était assez agréable. Les gens qui m'entouraient étaient gentils, j'étais dans un département constitué de 30 ou 40 filles et deux gars (j'étais un de ces deux gars). Avec mes deux jours par semaine, je n'étais pas vraiment intégré à l'équipe, mais ça ne me dérangeait pas. Je voulais juste avoir une job, une expérience de travail en lien avec mon bac (sur le CV, j'allais m'arranger pour ne pas que ça paraisse que c'était une job de saisie). Bref, j'avais un petit quelque chose où j'étais à l'aise et qui pouvait avoir un peu de poids sur mon CV).

Je suis resté là jusqu'en mai 2002, soit jusqu'à ce que le gouvernement m'offre un poste comme analyste. C'était tombé en plein au moment où Cossette m'offrait un poste à temps plein. Comme la différence de salaire annuel entre les deux endroits était presque de 10 000$, je n'ai pas hésité très longtemps. Le gouvernement ne m'offrait qu'un contrat d'un an, mais tout le monde me disait qu'en fouillant un peu, j'allais sans doute pouvoir trouver un autre contrat par après.

C'est donc en juin 2002 que j'ai fait mon entrée au gouvernement. C'était un environnement pas mal moins coloré et dynamique que Cossette, mais les gens étaient corrects et la boîte assez grosse pour viser une progression de carrière ou, à tout le moins, obtenir une permanence ailleurs dans l'organisation. J'étais dans une équipe constituée de 5 ou 6 personnes dans la vingtaine, ce qui a rendu mon intégration beaucoup plus facile. De plus, Robin, mon ami du bac, travaillait là lui aussi. J'avais déjà un compagnon de dîner sans avoir à faire d'efforts pour connaître qui que ce soit.

Même si je n'ai jamais vraiment ressenti de menace planer sur moi comme fut le cas chez le concessionnaire Toyota, je n'ai jamais particulièrement aimé le travail au gouvernement. Les étés (de mai à septembre) ont toujours été dépourvus de stimulations. J'aurais pu passer 90% de mon temps de travail à me faire bronzer dehors ou à aller au centre d'achat et ça n'aurait eu absolument aucun impact.

Le reste de l'année était un peu plus occupé, mais jamais pour justifier 35 heures de travail.

Enfin, après mes expériences précédentes, j'étais quand même conscient de ma chance. Avec ma détermination (dissimulant sans doute une angoisse ou une insécurité), j'ai réussi à aller chercher un contrat de 2 ans puis une permanence). Et puis je me suis promené dans la fonction publique au cours des années qui ont suivi.

C'est à partir de ce mois de juin 2002 que les années se sont mises à aller beaucoup plus vite. J'avais maintenant un vécu professionnel stable. Ça allait entrainer chez moi une certaine dose d'ennui et beaucoup de cynisme mais, du même coup, un certain confort et beaucoup de sécurité. Entre le dynamisme et la sécurité, je crois que je choisirai toujours la sécurité malgré tout le négatif découlant d'une trop grande sécurité.

J'aurais de la difficulté à définir de grandes étapes au cours des années qui ont suivi. Qu'est-ce qui a distingué 2003 de 2002? 2006 de 2005? Je ne peux qu'attribuer des noms de blondes ou d'amis à ces années là, très peu de grands événements me sont restés en mémoire.

Beaucoup de gens sont passés brièvement dans ma vie au cours de cette décennie. J'ai dû écarter un bon nombre de personnes de mon entourage pour diverses raisons. Certains ne m'apportaient rien ou pas assez, d'autres m'ont fait des choses impardonnables (le terme "impardonnable" peut être associé à ne pas m'accorder assez d'importance à mon goût, notamment en n'étant pas fiable avec moi ou en me laissant tomber trop souvent). Tel que mentionné lors du récit de mes premières années, je n'ai jamais vraiment aimé les gens, en tout cas, pas la majorité des gens. De plus, j'ai toujours considéré qu'affirmer avoir un grand nombre d'amis était une hypocrisie envers soi-même et envers ces soit-disant amis.

J'ai connu et fréquenté quelques autres filles au cours des années qui ont suivi la fin de mes études. La quasi-totalité provenaient d'Internet et ce ne furent que des histoires brèves où je ne réussissais à accrocher que des filles qui ne m'intéressaient pas, hormis trois ou quatre exceptions.

Après une cohabitation de courte durée avec ma blonde de l'époque, je suis retourné chez mes parents à l'automne 2003 avec l'intention de revenir pour la dernière fois. J'ai donc ramassé mon argent, me gérant de façon spartiate. Mon prochain départ allait être définitif. À l'automne 2004, après avoir économisé et m'être budgété pour les mois suivants, je signais pour la livraison d'une maison à l'été 2005.

En juillet 2005, j'emménageais tel que prévu. Je me rappelle de ma première nuit dans une grande maison neuve et vide. Je trouvais ça un peu épeurant. Les pièces sonnaient écho. C'est vraiment spécial de se retrouver tout seul dans sa propre demeure. Je m'y suis tout de même assez vite habitué et je n'ai jamais été malheureux ou inconfortable. Curieusement, avant de partir, je pensais que j'allais en profiter. J'allais pouvoir faire du bruit, jouer de la musique en mettant le volume de mes amplificateurs au maximum, écouter des films jusqu'à 4 heures du matin, laisser la vaisselle trainer sur le plancher, manger de la réglisse pour déjeuner… Je me surestimais (sous-estimais?): je n'ai jamais rien fait de tel en cinq années.

J'ai été célibataire pour la plus grande partie des ces années là, en fait pour la plus grande partie de ma vie. Jusqu'à 2008, je n'avais pas passé beaucoup plus que 2 années en couple, si on mettait bout à bout toutes mes relations.

Où se termine cette période du début de la vie "sérieuse"? Les autres étapes ont été divisées selon mon parcours scolaire. Cette fois, j'aurais probablement pu définir que 2001-2002 était une période particulière de ma vie, soit une recherche de stabilité professionnelle. L'achat d'une auto ou de la maison n'ont pas eu grande importance ou grande signification pour moi. Je ne me suis jamais senti accompli par ce que je possédais. De rares blondes ont eu de l'importance à mes yeux, mais probablement pas de là à dire qu'à partir de telle relation, ma vie a changé ou est passée à un autre niveau. Je dirais donc que, logiquement, cette étape de stabilisation se termine en 2009, avec la naissance de mon garçon. C'est à compter de ce moment que mon rôle change et que je dois devenir un modèle pour quelqu'un d'autre. Peut-être l'ai-je déjà été par le passé mais cette fois, c'est mon devoir puisqu'une personne devrait normalement (je l'espère) m'être liée pour toujours.

jeudi 29 juillet 2010

Puisque le monde est pourri

J'écoutais récemment un reportage sur Jean-François Mercier dans lequel il disait ne pas vouloir d'enfant pour ne pas avoir à mentir à sa progéniture sur le fait que la vie est dégueulasse (c'est-à-dire que seuls les crosseurs réussissent, l'honnêteté ne mène nulle part et ainsi de suite).

J'avais déjà entendu Ghislain Taschereau dire à peu près la même affaire, y'a peut-être une dizaine d'années. Il avait dit quelque chose comme: "Moi, je comprends pas les gens qui font naître des enfants dans ce monde de fou là…"

Ça m'arrive aussi assez régulièrement d'être répugné par l'humanité. Par contre, je me dis que si on est vraiment convaincu que le monde est un endroit sans espoir et que la vie ne vaut pas la peine d'être vécue (bref, qu'on peut rendre service à quelqu'un en lui évitant l'existence) on devrait logiquement se suicider dans les plus brefs délais.

mardi 27 juillet 2010

UNE MENUE DANSEUSE

SI JE VEUX DEVENIR LA PLUS LÉGÈRE DES BALLERINES JE DOIS MODIFIER MON ALIMENTATION ET AXER CELLE-CI SUR LA CONSOMMATION DE SPECIAL K AINSI QUE DE YOGOURT SILHOUETTE.

CE YOGOURT N'EST PAS TRÈS BON AU GOÛT MAIS IL EST TRÈS PEU CALORIQUE!

lundi 26 juillet 2010

Un nouvel ami dans l'autobus

L'autocar des chûtes, c'est pas mal de la marde. Les autobus passent parfois avec 15 minutes de retard en plein été (aucune raison climatique ou routière ne peut expliquer le retard) ou avec 2 minutes d'avance. J'ai d'ailleurs manqué l'autobus deux fois au cours des trois dernières semaines parce qu'au lendemain d'un retard important, je suis toujours tenté d'arriver à l'arrêt un peu en retard moi aussi...

Au moins, ce moyen de transport est tellement régional et la clientèle tellement stable qu'on peut réussir à se faire plein d'amis en peu de temps. Je dois être rendu à mon 6ème ou 7ème ami d'autobus en moins de 10 mois comme passager. Et je me suis encore fait un nouvel ami aujourd'hui.

Cette belle amitié motorisée n'a pas été improvisée comme toutes les autres. Cette fois, ça a commencé y'a environ deux semaines, lorsque je suis tombé sur le site web du groupe de musique d'un gars de l'autobus.

Ce gars avait porté sa tuque d'hiver jusqu'au mois de mai, même lors de journées où il faisait 15 ou 20 degrés celcius. J'aurais pu me douter que c'était un artiste ou, à tout le moins, un marginal. Mais comme mon quotidien se déroule avec des anti-artistes, soit des gens dont le côté gauche du cerveau est certainement atrophié, je ne suis pas porté à percevoir un côté artistique chez le gens. De toute façon, ça aurait pu juste être un gars très frileux?

J'ai écouté quelques tounes sur son site et j'ai trouvé ça pas mal. C'était pas tout à fait mon style, mais c'était bien fait, bien joué et pas kétaine. Le point positif majeur était que le gars habitait tout près de chez moi et qu'il semblait chercher un autre musicien pour joindre son groupe (composé de deux personnes seulement). Ça fait que je me suis mis à fantasmer sur l'idée de me joindre à eux principalement pour une raison de positionnement géographique idéal.

Je me suis aussi dit que j'avais vraiment besoin de jouer de la musique plus souvent. Je n'ai aucun passe-temps régulier à part ma soirée de poker 2 fois par mois et je pense que ça commence à avoir un certain impact sur mon moral. Pour une fois dans ma vie, ça ne me dérangerait pas d'être un simple musicien exécutant. Je pense que je serais même prêt à jouer sur des tounes qui m'emmerdent un peu juste pour le trip de jouer avec du monde.

Ce matin, je suis allé m'asseoir à côté de lui dans le fond de l'autobus. Pendant qu'il avait les yeux fermés à savourer la musique sur son lecteur MP3, je lui ai tapé sur l'épaule. Je lui ai dit que j'avais découvert son site et que j'avais écouté ses tounes. On s'est mis à jaser de nos influences respectives et ça m'a pris à peu près 5 minutes avant de lui offrir mes services comme bassiste/guitariste/claviériste. J'ai pas vraiment niaisé avec la puck. Ça pouvait ressembler à un gars qui va voir une fille et qui lui remet une feuille avec "Veux-tu sortir avec moi?" d'écrit dessus avec deux choix de réponse. Le gars m'a donné son CD (il a l'air d'en garder toujours une ou quelques copies dans son sac-à-dos parce que cette copie là était scellée) et je lui ai dit que j'allais l'écouter pour lui donner mes commentaires par la suite. Il avait l'air intéressé de m'essayer. Je l'ai même invité dans le sous-sol chez nous pour qu'on jamme ensemble.

Aucune idée si ça va donner de quoi comme les 30 fois au cours des 15 dernières années où j'ai essayé de joindre un groupe de musique sans succès.

Je tiens tout de même à remercier encore une fois le livre "QUI A PIQUÉ MON FROMAGE".

samedi 24 juillet 2010

C'est beaucoup plus facile et agréable de parler aux gars qu'aux filles dans les bars et on peut même se faire des amis dans les toilettes parfois

Hier soir, après une semaine de marde où je n'aurais rien eu d'autre à déclarer que "la vie c'est de la marde", je me suis retrouvé au Turf en compagnie de Mike Boy.

Je ne sais pas si c'est le double ou triple shooter de Brandy qu'on s'est pris avant de partir, mais la soirée a été pas mal animée et amusante. En fait, c'était la première fois depuis un méchant bout de temps où je me faisais un fond avant d'aller veiller et ça a coïncidé avec une des meilleures sorties vécues depuis longtemps. Peut-être que cette pratique sera à répéter?

Après 2 pichets de bière et 3-4 bols de popcorn et de peanuts, nos chaises nous sont enlevées et on se retrouve à côté de la piste danse. La musique qui joue est axée sur le tam-tam. Je vais voir le DJ:

- Y'a tu moyen de faire jouer de la musique avec de la "guitar"?
- Faudrait dire ça au D.J.
- C'est pas toi?
- Non, y'est absent pour le moment, moi je suis le gérant.
- Y'est tu allé faire caca?
- C'est pas de mes affaires ça!

Drôle de réponse. Je pense que c'est de ses affaires, en tant que gérant, de savoir si un de ses employés les plus importants s'absente pour une période indéterminée. Les propriétaires du Turf devraient songer à rétrograder ce garçon.

Plus tard, on est en bas et Mike Boy nous commande des rhums and coke. La serveuse me fait penser à une star quelconque. Je pense à la fille qui chante "Umbrella" et Mike Boy trouve qu'elle ressemble à Beyoncé.

- Hey, tu me fais penser à la fille qui chante "Umbrella".
- Rihanna? Ah ouin, ben merci!
- Oui, pis lui il trouve que tu ressembles à Beyoncé.
- J'ai l'air d'une black? (moi j'ai compris "plotte")
- Une plotte?
- Non, une black!

C'est peut-être pas drôle à relire, mais sur le coup, on a bien rit.

On s'est aussi fait plein d'amis masculins dans les toilettes. En fin de soirée, on a notamment parlé avec un gars qui nous a dit qu'il était accompagné d'un ami d'Afrique du Sud. Il nous offre d'aller serrer la pince à son ami et de se joindre à eux pour un verre. Je lui demande si son ami a le Sida (parce que c'est bien connu qu'à peu près tout le monde a le Sida en Afrique). Il me répond que ça, c'est les Noirs. Son ami est un blanc. Ah ben, un authentique Afrikaans, comme j'en ai jamais rencontré. Ça me semble être potentiellement une intéressante expérience exotique.

On sort des toilettes et on s'en va voir son ami. Je lui serre la pince en lui demandant son nom. Je comprends quelque chose comme "Jean-Guy", ce qui est tout à fait improbable comme réponse mais je décide de me fier à ce que je crois entendre. Ça fait qu'une fois qu'on est dehors, je starte la conversation:

- Hey mon Jean-Guy, what do you think about Apartheid?
- Son nom c'est pas Jean-Guy, c'est "Dorky" (je comprends "Turkey")
- Turkey?
- Oui
- Comme dans "Dinde"?
- Non non, D-O-R-K-Y
- Ah ben!

On parle un peu du film "Invictus". Je lui demande si c'est vrai que ce sont maintenant les Noirs qui contrôlent le pays. Il me dit que c'est presque le cas. Le gars est bien sympathique et a un accent germanique. Je lui demande s'il peut parler avec des gens d'Amsterdam (l'Afrikaans est une sous-branche du Hollandais) et il me dit que les deux langues se ressemblent assez mais la communication n'est pas évidente. C'est instructif.

Un peu plus tard, des filles se retrouvent autour de nous pour nous quêter des cigarettes (qu'on ne possède pas puisque celle qu'on est en train de fumer strictement pour une question de look nous a été donnée par l'Afrikaans). Une fille semble bien intéressée par notre nouveau compagnon d'outre-atlantique. Je ne peux m'empêcher de lui dire: "Mon Jean-Guy, maybe you're gonna get your canadian citizenship!".

Pas longtemps plus tard, il est temps pour nous de partir. Ça fait que je salue Jean-Guy et on quitte, bien heureux de notre soirée.

Ça fait plusieurs fois que je le remarque et que j'en parle mais je ne comprendrai jamais pourquoi les gens s'empêchent de jaser avec des inconnus. Moi, c'est à peu près le seul moyen que j'ai trouvé pour sortir de la routine ou de l'ordinaire...

samedi 17 juillet 2010

Baptême et prière personnelle

Demain, c'est le baptême de bébé et on m'a dit que je devais, pour l'occasion, réciter une prière personnelle composée au préalable ou encore spontanée. Je ne suis pas trop au courant du processus, mais j'imagine qu'on me donnera le micro pour m'exprimer devant le public de l'Église.

Ça fait des semaines que je pense à cette prière en me disant que je veux dire quelque chose d'un peu débile mais qui parait vrai. Si c'était une pensée pour mon bébé, j'aurais pas trop de problème à inventer quelque chose qui a du bon sens, mais comme il faut que la prière soit adressée à Dieu, je vois vraiment pas ce que je pourrais dire qui a du bon sens. Ça fait que j'aurai pas le choix de jouer au super Chrétien.

- Je t'aime et mon bébé t'aime, Dieu. Puisse tu nous aveugler de ton amour en retour;
- Je peux le sentir dans l'air ce soir, Oh Seigneur, j'ai attendu ce moment toute ma vie, Oh Seigneur, Oh Seigneur;
- Mon enfant pénètre aujourd'hui dans ton royaume et non l'inverse;
- Seigneur, aide mon enfant à trouver sa voie au milieu des païens qui se reproduisent plus vite que les chrétiens.
- Si la religion est l'opium du peuple, prenons aujourd'hui ensemble une grande bouffée.

À un peu plus de 12 heures du baptême, mon inspiration est à zéro, du moins pour ce qui peut être dit dans un lieu Saint.

vendredi 16 juillet 2010

Arcade Fire, Steve Hill, Steve Winwood, Santana, Rush et la madame de 47 ans qui était fière de prendre de la drogue qui lui fait fondre l'intérieur

Mon festival d'été est terminé et l'heure est maintenant à la nostalgie de cette époque révolue:

Lundi 12 juillet: Ram (groupe haïtien inconnu) et Arcade Fire

Ram, c'est pas juste le nom d'un album solo de Paul McCartney, c'est aussi le nom d'un très peu populaire groupe Haïtien qui a joué en première partie d'Arcade Fire. La musique était joyeuse et animée, mais je pense que pas mal tout le monde sur les plaines s'en sacrait. Une première partie, c'est souvent un fond sonore en arrière des discussions de spectateurs. Ram a très bien joué ce rôle.

Ensuite, c'était au tour d'Arcade Fire. Je suis allé au show principalement par curiosité parce que je ne partage pas vraiment l'engouement des gens (particulièrement l'engouement de David Bowie) pour le groupe. Qu'est-ce que ce groupe a de vraiment spécial à part du fait qu'onze personnes en font partie et que certains sautent partout sur la scène? Ce n'est pas un mauvais groupe, mais je ne comprends pas pourquoi tant de gens les considère comme un groupe à part.

Y'a tellement d'instruments qui jouent en même temps que la majorité des chansons sonnent comme un gros son lourd indéfini (très dur d'entendre les guitares, entre autres). En fait, les seuls instruments qu'on entend distinctivement sont la basse et le drum. Le groupe a aussi très peu de mélodies qui restent dans la tête. Ce qui accroche le plus (et ce qui est la formule du groupe) c'est de mettre des "Hey!" ou des "oooh oooh oooh" dans la moitié des tounes. Bref, pas vraiment de refrain autre que des onomatopées pour Arcade Fire. Certains ont l'air de voir ça comme une grosse communion groupe/fans.

Aussi, je suis incapable de mettre une émotion sur la musique du groupe. Les Beatles faisaient des tounes joyeuses, Pink Floyd, des tounes angoissées ou désespérées, les groupes punks et Heavy Metal font des tounes agressives, mais Arcade Fire, ils font des tounes de quoi eux autres?

Enfin, même si Arcade Fire me laisse un peu indifférent musicalement, je dois dire qu'il y avait BEAUCOUP d'énergie sur scène, et ça c'est un très bon point. Le chanteur était détrempé après 2 tounes, d'autres membres du groupe sautaient partout, sans doute après avoir sniffé une impressionnante quantité de cocaïne. Comparé à la marde que j'allais voir le lendemain, c'était un très bon show. En fait, pour l'ambiance dans la foule, c'était un de mes deux meilleurs spectacles du festival d'été.

Bizarre que le chanteur n'ait presque rien dit en français au micro alors qu'il est établi au Québec depuis 10 ans.

Mardi 13 juillet:

Steve Hill

Steve Hill jouait à 18h30 ce soir là. Avant d'aller le voir, on est arrêtés au dépanneur, histoire de s'acheter de la bière pour se faire un fond. Comme on n'a pas eu le temps de boire toutes nos bières avant d'entrer sur le site, on a essayé de déjouer la sécurité en s'insérant une bière non ouverte au niveau de l'entre-jambes. Curieusement, j'ai été directement tâté à cet endroit par le gars de la sécurité et il n'a pas eu l'air de réaliser qu'il venait de toucher ma bière. Ça a dû être considéré comme une grosse érection.

Ce soir là, il s'est mis à pleuvoir à 18h30 à peu près. Pendant au moins 2 heures, il a mouillé en saperlipopette. J'avais mon kit de Compostelle, mais la pluie a quand même passé au travers. Quand il pleut comme ça et qu'on a de la bonne musique, c'est un peu moins pénible. Mais quand on a de la criss de musique de marde, c'est vraiment pas le fun.

La prestation de Steve Hill fut correcte mais courte (30 minutes). Steve Hill est un très bon guitariste qui joue avec ses doigts au lieu de prendre un pick. C'est impressionnant à regarder. Il est pas mal énergique sur scène mais il joue du blues-rock assez conventionnel. La seule chose qui m'a marquée, c'est quand Steve Hill a dit qu'il allait jouer une chanson de 1937. Je trouvais ça pas mal lointain. Je pense que c'était la première fois que je voyais quelqu'un jouer du pré-Elvis.

Steve Winwood

Quel show de marde. Dire que j'allais au festival ce soir là presque uniquement pour ce spectacle. Ça fait un bon moment que je connais Steve Winwood pour ses succès des années 80 comme "Valerie'", "Roll With It" et "Higher Love". Ces deux dernières ont d'ailleurs été numéros 1 au Billboard (ce qui est quand même un accomplissement majeur). Bref, Steve Winwood a déjà été pas mal big et ses tounes pop sont selon moi très accrocheuses. Malheureusement, Steve Winwood semble être maintenant rendu à un stade de sa carrière où les bongos et la flûte ont beaucoup plus d'importance que la guitare électrique. Ça fait que je me suis tapé plus d'une heure de jazz-tropical-latino sans JAMAIS entendre de toune connue excepté "Higher Love" également réarrangée pour faire place aux bongos. Je m'imaginais buvant un petit jus oasis aux fruits tropicaux en écoutant cette musique plate. C'était complètement médiocre! Un des pires shows de ma vie et je me demande si quelqu'un peut être assez débile pour dire que ça a été son moment fort du festival d'été.

Au moins, après ce calvaire, il a arrêté de pleuvoir. Et pendant l'intermission qui a suivi pour que les techniciens effectuent les changements entre Steve Winwood et Santana, le seul moment marquant de la soirée (et du festival) est survenu:

Une dame fumait du pot à côté de nous. Elle m'offre une poffe de son joint que je refuse. Débute alors une très intéressante discussion qui change le mal de place dans cette ambiance humide de musique d'ascenseur (étant donné que Steve Winwood venait de finir de jouer, c'est comme si je sortais de l'ascenseur, mais tout trempe):

Madame: "Tu fumes pas de drogue toi? Moi j'en fume pis je suis pas mal plus vieille que toi… T'as quel âge? 30 ans?"
Moi: "31, t'es bonne!"
Madame: "Ouin, ben moi j'ai… 16 ans de plus de que toi, pis je fume de la drogue!"
Moi: "T'as 59 ans?"
Madame: "Je pourrais quasiment être ta mère… Quel âge elle a ta mère?"
Moi: "43 ans"
Madame: "Ouin ben c'est ça! Je suis plus vieille que ta mère pis je fume de la drogue en plus!"
Moi: "Es-tu allée voir Iron Maiden?"
Madame: "Oui!"
Moi: "As-tu sniffé de la coke avant d'aller les voir?"
Madame: "Non mais j'ai pris de la peanut par exemple"
Moi: "C'est quoi donc ça de la peanut?"
Madame: "C'est du speed… ça fait le même effet que la coke mais ça coûte pas mal moins cher pis ça scrappe tous tes organes parce que c'est fait avec de la cochonnerie".

Au fil de la conversation, j'ai appris qu'elle habitait à Drummondville et qu'elle travaillait dans un centre jeunesse avec plein de jeunes qui prenaient de la peanut. Je lui ai demandé si elle avait du stock piqué à ses jeunes dans sa sacoche. Quand je lui ai demandé quel était son nom elle m'a dit: "Quel nom tu me donnes?" ce qui est une excellente réplique (probablement pas volontaire de sa part). Je lui ai dit "Guylaine" et elle m'a dit qu'elle s'appelait Hélène. Elle m'a demandé ce que je faisais dans la vie et je lui ai répondu que je travaillais au camping Beauport, comme responsable des cordes de bois. Une autre fille s'en est mêlé pour me dire qu'elle était allée au camping Beauport dernièrement et qu'elle avait bien aimé ça. J'ai pas eu le choix de poursuivre dans mon personnage. Un peu plus tard, pendant le show de Santana, Hélène frenchait à pleine gueule avec son chum en se taponnant comme s'ils étaient dans leur salon.

Santana

Le show de Santana était pas mal plus dynamique que celui de Steve Winwood (pas difficile à battre). Par contre, je n'ai jamais vraiment apprécié la musique latino. J'étais surtout là par respect pour la supposée légende de la guitare que ce type constitue. Par contre, après 45 minutes de show, je n'ai toujours pas compris pourquoi Santana est vu comme un si grand guitariste. En fait, lui et Steve Winwood sont souvent présentés comme étant des guitaristes parmi les plus influents de l'histoire. Pourtant, quand on les voit en show, on ne voit et on n'entend rien de spécial. C'est vraiment pas Angus Young et encore moins Van Halen.

Mais bon, c'est pas tous les jours qu'on a l'occasion de voir un gars dont une des tounes se retrouve sur Guitar Hero. Même si ce n'était pas mon style de musique, la foule avait l'air de beaucoup aimer. Bref, si la foule aime ça, c'est que ça a du bon sens. Pour moi, un demi show était suffisant. Après Black Magic Woman, j'ai donc sacré mon camp pour prendre mon autobus, le très excellent autocar des chûtes (qui n'est jamais passé parce qu'ils ont décidé de couper le trajet de 22h20 pour toujours il y a 3 semaines sans que je ne sois au courant).

Jeudi 15 juillet: Rush

Ce soir là, il faisait beau et chaud et ça s'annonçait comme une soirée idéale pour que les plaines soient paquetés au maximum. J'ai décidé de ne pas boire afin de minimiser les envies de pipi vraiment pas évidentes lorsqu'on doit frayer son chemin dans une foule très serrée. C'était une décision astucieuse car ce show a été celui qui a attiré le plus de gens selon moi.

Le spectacle a débuté vers 19h45 avec un petit vidéo tourné par le groupe et affiché sur l'écran géant pour nous mettre dans l'ambiance du concept du spectacle (voyage dans le temps). Le chanteur jouait le rôle d'un propriétaire de casse-croûte et les deux autres membres jouaient des clients. C'était pas mal drôle et ça donnait l'impression que le groupe ne se prenait pas du tout au sérieux. En fait, c'est peut-être le groupe de musiciens que j'ai vu qui semblait le moins se prendre au sérieux. Très cool à voir, les gars étaient de bons comédiens, surtout Alex Lifeson (le guitariste) qui jouait un obèse morbide toujours interrompu au moment de manger sa saucisse.

Les petits vidéos ont repris à deux ou trois reprises durant le spectacle et c'était toujours amusant. Il y avait aussi beaucoup d'effets visuels ou d'animations pendant les tounes et c'était super bien fait et avec des couleurs pétantes qui donnaient l'impression que l'écran derrière la scène avait coûté un million de dollars tant la définition était belle.

Mais le plus écoeurant, c'était de voir les trois gars jouer de leurs instruments. J'ai jamais vu trois aussi bons musiciens à l'œuvre. Le plus impressionnant était de loin Neil Peart, le drummer. C'est HALLUCINANT de voir ce gars là jouer. C'est une mitraillette. Ça a tellement l'air facile pour lui! Certains disent que c'est le meilleur drummer de l'histoire de la musique et je serais porté à le penser moi aussi après l'avoir vu live. J'ai jamais vu un drummer jouer comme ça (et le gars a 57 ans en plus!).

D'après moi, à moins d'en avoir VRAIMENT VRAIMENT VRAIMENT rien à foutre de voir de bons musiciens à l'œuvre, personne ne peut rester indifférent devant un show de Rush. Je comprends les gens qui n'aiment pas le style, mais visuellement (performance + effets visuels), c'est un show qui dépasse à peu près tout ce qu'on peut voir. Au niveau de l'énergie et du talent, c'est le meilleur show que j'ai vu de toute ma vie. Le groupe a joué au moins 4-5 tounes que je n'aimais pas particulièrement ou que je trouvais plate mais j'avais tellement de respect pour les gars sur scène que je ne peux pas abaisser mon appréciation du show.

Par je ne sais trop quel incroyable hasard de la vie, Patachou (ou une fille qui lui ressemblait en maudit en tout cas) s'est retrouvée à 2 mètres de moi pendant le dernier tiers du show, au travers d'une foule de 80 000 ou 100 000 personnes. Elle m'a sûrement vu elle aussi mais on ne s'est pas parlés.

Le marché noir des macarons

Sachant que Rush serait mon dernier spectacle du festival, on m'a suggéré d'essayer de vendre mes macarons considérant le fait que ces derniers étaient sold-out et que 3 gros shows allaient avoir lieu pendant la fin de semaine (Black Eyed Peas, Billy Talent et Rammstein). J'ai donc mis 2 macarons en vente pour 40$ sur Kijiji. Le lendemain matin, j'avais 18 emails pour cette annonce. Je me suis dit: "Attends un peu, c'est pas normal que ça pogne autant, je vais aller voir sur Kijiji pour voir la compétition". Et là, j'ai vu des offres complètement débiles. Quelqu'un demandait 600$ et un autre demandait 300$ pour 2 macarons. Sur Ebay, je voyais quelqu'un qui avait mis une enchère à 75$ uniquement pour le spectacle de clôture donné par Rammstein.

Ça fait qu'en bon capitaliste, j'ai révisé mon offre et mis mon prix à niveau. En fait, j'ai essayé plein de prix pour voir jusqu'où ça pouvait aller. À 120$, j'avais encore quelques emails. À 200$, une seule personne m'a écrit pour m'offrir 150$.

Mais plus les heures et journées avançaient, plus la compétition abaissait ses prix. Ça fait que ça s'est quand même conclu pour 100$, ce qui implique un remboursement complet des macarons (payés 44$ chacun) et même un léger profit. J'ai vu 2 excellents shows (Rodger Hodgson et Rush), un bon show (Arcade Fire), 2 shows moyens (Steve Hill, Santana), un show de marde (Steve Winwood) et quelques premières parties subies malgré moi. Tout ça m'a coûté la très abordable somme de gratisse.

Je prédis que l'édition 2011 sera sous le signe de la vente ultra rapide de tous les macarons. S'en suivra une revente abusive sur Internet à des prix exagérés et une désillusion profonde de la population par rapport à l'événement. Je prévois aussi que la sécurité se resserrera encore d'une coche et que le principe des macarons/bracelets se complexifiera davantage. Finalement, j'anticipe une hausse au prix déjà élevé de la bière (5,75$ ou 7$ avec le pourboire)... À ce prix là, on peut pardonner aux gens de prendre de la peanut avant d'aller voir des shows.

lundi 12 juillet 2010

Sylvain CROSSETTE et Rodger Hodgson

Quand j'ai décidé d'aller voir Rodger Hodgson sur les plaines, ça m'a fait de quoi de réaliser que j'allais devoir subir Sylvain Crossette en première partie. Déjà que ses compositions personnelles et covers cheaps étaient tough sur les tympans, quoi de pire que de le voir faire la passe de cash et de voir sa carrière décoller avec des copies conformes de tounes des années 70? C'est pas le pire artiste du Québec, mais il est dans un gros pot-pourri de fournisseurs officiels de rock détente. Dans un contexte normal, y faudrait qu'on me donne au moins 10$ pour que j'aille le voir en spectacle. Je demanderais pas cher, mais je demanderais un léger dédommagement, c'est certain.

Mais hier, si je voulais avoir une place qui avait du bon sens pour voir Rodger Hodgson, y fallait que j'arrive au début du spectacle de Crossette. C'était assez fou de voir la marée humaine sur les plaines. Tous ces gens s'étaient-ils vraiment déplacés pour entendre "Hold the line", "Get Back" et "My Sharona" au lieu de simplement pirater les originales sur leur ordinateur personnel? Par-dessus tout, est-ce que Sylvain Crossette allait prendre ça personnel et se penser bon en se disant que 50 000 ou 100 000 personnes se sont déplacées juste pour lui?
Bref, ça me faisait un peu chier d'être associé à un de ses potentiels fans et de le voir se penser bon sur scène avec ses lunettes fumées et son veston alors qu'il était 20h et qu'il faisait 30 degrés. Au moins, il ne nous a pas fait chier en nous disant qu'il fourrait une fille 20 ans plus jeune que lui.

Malheureusement pour moi, y'a eu une séquence positive consistant en trois chansons de suite composées par trois de mes artistes préférés: "Another brick in the wall", "Solsbury Hill" et "Message in a bottle". À ce moment là, je savais plus trop comment gérer mes émotions. J'aime beaucoup ces chansons et elles étaient bien jouées, mais en même temps, c'était Sylvain Crossette, le gars qui chante "Pas besoin de frapper pour rentrer chez moi" ou "J'AI BESOIN (de je sais pas trop quoi)" qui les interprétait. C'est difficile de voir que la porte de notre cœur est accessible aux gens qu'on méprise. Ça nous fait aussi associer nos goûts personnels à de la marde. Et autres réflexions inconfortables.

En plus, je me disais qu'il y avait de bonnes chances pour que Sylvain Crossette (incapable d'écrire son nom correctement, ça pourrait être vu comme une preuve de respect) revienne sur scène pour chanter "Give a little bit" avec Rodger Hodgson. Heureusement, ce n'est jamais arrivé. Je me disais que Rodger Hodgson était peut-être un gars super sympathique et qu'il aurait pu se dire que le public allait apprécier qu'il collabore avec un artiste local pour une de ses tounes. C'était un scénario très plausible, surtout que j'ai déjà entendu une reprise de "School" de Supertramp chantée par Crossette.

Une trentaine de minutes après que Sylvain Crossette eut calissé son camp (soit vers 21h45), Rodger Hodgson entrait en scène. Y commençait à être tard. J'étais fatigué de plus en plus d'être debout et d'être aussi simplement réveillé. Heureusement, j'étais par François qui était pas mal plus en forme et pas mal plus réchauffé que moi. On avait occupé une bonne partie de la première partie à parler de tout et de rien mais aussi de l'histoire de Supertramp à propos de laquelle François avait pas mal lu dans le courant de la journée. Frank m'a fait part d'une autre de ses nombreuses théories homosexuelles quant aux raisons de la dissolution du groupe.

Le show a commencé avec "Take the long way home" et puis "Give a little bit". Rodger Hodgson s'est adressé peut-être 50% du temps à la foule dans un français qui avait bien du bon sens. Le type avait l'air très sympathique et simple. Pour un gars de 60 ans, Hodgson chante encore très bien. Il est aussi un très bon musicien nettement au-dessus de la moyenne sur la guitare et le piano. Il portait une très jolie chemise verte avec des fleurs sans doute achetée et revêtue pour promouvoir l'achat local (Village des valeurs). Sur une base vestimentaire, l'argent retiré des 20 millions de copies vendues de Breakfast in America semblait avoir été dilapidé.

Si on fait abstraction de mon niveau de fatigue et du son pas toujours bien mixé (parfois, les claviers cheaps étaient beaucoup trop à l'avant plan comme sur "Fool's ouverture"), c'était un très bon spectacle.

Je sais pas pourquoi, mais je compare Rodger Hodgson et Sting depuis hier (peut-être à cause de l'âge des artistes, de leur longue histoire dans le showbusiness et de leur grande popularité) et je me dis que Hodgson a pas mal plus l'air d'un bon gars et a été pas mal plus professionnel que Sting dans son show, malgré son habillement digne d'une salle de bingo.

vendredi 9 juillet 2010

Maman est contente

Les garderies, c'était quelque chose dont je me sacrais royalement y'a pas si longtemps. Quelle préoccupation de marde associée aux vies de famille de marde!

Mais les choses changent et je me suis retrouvé à avoir moi aussi cette préoccupation de marde.
Au début, c'est pas ben ben stressant car le retour au travail semble lointain et imprécis, un peu comme la mort. Par contre, l'eau finit toujours par couler sous les ponts et les poupons deviennent tranquillement des garçonnets.

À la fin juin, poupon avait 9 mois et était à deux mois de son entrée planifiée dans une garderie indéterminée. On n'avait toujours pas été appelé par une garderie listée sur www.bila.ca ou bedon www.magarderie.com. Qu'est-ce qu'on allait faire sans place en garderie à 75$ par jour lorsque le congé de maternité allait être épuisé?

La mère ne retourne pas travailler? Un des parents démissionne de sa job? On simule une dépression majeure pour avoir un congé payé? On impose à mon père de s'occuper du bébé 5 jours par semaine? On demande à ma mère de devancer sa retraite de trois mois?
Afin d'activer les choses, Pascal, mon chum d'autobus dont la blonde est éducatrice (nom scientifique pour "gardienne") m'a dit d'aller me promener en compagnie de mon poupon aux environs des parcs du quartier vers 10h pour rencontrer les éducatrices qui sont habituellement sur place pour fumer une cigarette pendant que les enfants se lancent du sable dans les yeux ou s'en nourissent.

Vers 10h, sur semaine, j'ai l'habitude de travailler ou, à tout le moins, d'être à mon lieu de travail. Ça fait que j'ai profité du congé du 24 juin pour aller à un des parcs et ainsi rencontrer deux éducatrices (nom savant pour "personnes enseignant aux enfants à ne pas se mordre entre eux ou à écrire sur les murs avec leur caca"). L'une d'elles m'a dit qu'elle avait une place pour deux jours par semaine (à 25$ par jour et nécessitant le départ du poupon pour 17h sans quoi des frais de 5$ s'appliquaient pour chaque tranche de 15 minutes de retard). On m'a aussi indiqué l'emplacement de quelques autres garderies en milieu familial dans le quartier pour que je poursuive mes recherches.

Dans les heures et jours qui ont suivi, j'ai poursuivi mes recherches. J'ai appelé à 4-5 places et cogné à quelques portes. Partout, je n'obtenais rien d'autre que de la compassion.
Ça fait que je me suis résigné à me dire que j'avais été ben chanceux de tomber sur une disponibilité de deux jours par semaine et que ça allait probablement être la garderie retenue même si j'allais possiblement avoir à payer des frais de retard occasionnellement étant donné que l'autocar des chutes n'arrive pas toujours avant 17h.

Aujourd'hui, une fille à 5 minutes de la maison chez qui j'étais allé cogner dans ma run de quémandage père/fils a appelé pour dire qu'elle avait un désistement de dernière minute et qu'elle avait maintenant une place à temps plein pour un an à 7$ par jour. Le départ du poupon doit se faire avant 17h15, ce qui est un précieux délai supplémentaire. C'est une excellente nouvelle pour la mère que je suis!

Évidemment, la maison est peut-être pleine de crottes de chats et peut-être que la gardienne laisse les enfants jouer avec des sacs de plastique vides, ce qui pourrait expliquer la disponibilité de l'endroit (décès par suffocation). Il n'en demeure pas moins que je suis bien contente de m'être prise en main et d'avoir foncé. Ce qui s'ajoute à plusieurs autres occasions de ma vie où il ne serait rien passé si je ne m'étais pas botté le cul.

Merci QUI A PIQUÉ MON FROMAGE!

mercredi 7 juillet 2010

Marie-Z a besoin d'aide

L'autre jour, je lisais le courrier de Louise Deschâtelets et une fille racontait que son nouveau chum avait été accusé de pédophilie avec ses propres enfants mais que c'était un chum merveilleux. Malheureusement, elle avait des enfants, elle aussi, et sa mère lui avait déconseillée de faire entrer un pédophile dans sa vie. La fille hésitait parce que son chum était tellement merveilleux avec elle qu'il lui était impossible de l'imaginer en train de pédophiler des enfants.

Comme c'est souvent le cas dans le courrier de Louise, j'avais trouvé cette histoire complètement débile. Je me suis dit que je pouvais inventer quelque chose d'encore plus cave. Alors j'ai décidé d'écrire une histoire de marde pour m'occuper et m'inciter à parler d'autre chose que de la température de 41 degrés celcius avec le facteur humidex qu'on a ces temps-ci.

Le but est de voir si Louise Deschâtelets répond vraiment à n'importe quoi.

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J'ai récemment rencontré un homme merveilleux: il s'habille avec goût, a un emploi très payant dans le domaine du carton, possède une luxueuse voiture dotée de l'air climatisé, possède une dentition impeccable et un charme à faire fondre tous les glaciers de l'océan pacifique!

Depuis que je l'ai rencontré, je flotte sur un nuage. Nous faisons de longues balades sur les artères les plus en vue de Montréal avec sa décapotable, mangeons dans de très bons restaurants et discutons jusqu'aux petites heures du matin de nos passions communes que sont l'argent et la mode. Je trouve en lui tout ce que je n'ai jamais réussi à trouver chez un homme. À sa pensée je frémis et je peux affirmer que je traverse présentement la plus belle période de ma vie.

La seule ombre au tableau, c'est qu'en fouillant dans une armoire, j'ai trouvé une arme à feu. Me surprenant sur le fait, mon copain m'a affirmé qu'il ne se servait de l'arme qu'en de très rares occasions, lors de matchs amicaux de roulette russe. Il a ajouté que cette occupation lui procurait des entrées d'argent permettant de mener un solide train de vie.

Il m'a rassurée en me disant que je devais voir cette arme comme un simple outil gagne-pain, au même titre que les bottes d'acier du menuisier ou la matraque du policier. De plus, selon lui, la réputation de dangerosité qu'on attribuait aux armes à feu était largement surfaite.

J'ai été soulagée… jusqu'à ce que je discute de cet épisode avec ma meilleure amie. Cette dernière semblait horrifiée à l'annonce de la nouvelle et m'a appris que mon homme pouvait assez sérieusement mettre sa santé en danger avec ce passe-temps peu orthodoxe.

Je ne sais plus qui croire. Et je me demande ce que je devrais faire? Je ne voudrais pas détruire cette relation basée sur du solide en brimant mon copain dans le choix de ses passes-temps personnels. Je voudrais encore moins réduire son niveau de vie qui nous permet de passer de si bons moments ensemble.

Marie-Z.

dimanche 4 juillet 2010

Recensement canin

Il y a quelques semaines, je voyais dans le journal de Lévis que la ville demandait à ce que tout propriétaire de chien paie 25$ par année pour le recensement canin. On ne donnait pas vraiment de justification: tout ce qu'on comprenait, c'était qu'il fallait payer ce montant le plus tôt possible...

En fin de semaine, un gars a cogné à la porte. Il disait être là pour le recensement canin et a dit qu'en entrant dans les maisons, il pouvait sentir s'il y avait un chien dans la demeure.

Quand il a refermé la porte, je me suis dit qu'ils le voulaient en criss leur vingt-cinq piastres.

Ça m'a rappelé mon appel à la ville, il y a cinq ans, quand j'avais emménagé et que je voulais savoir ce que je pouvais planter sur mon terrain. On m'avait répondu que je devais planter au moins 4 arbres dont au moins 2 en façade sans quoi je m'exposais à une amende de 1000$ par jour par arbre. Autrement dit, si un inspecteur passait et voyait zéro arbre en avant de la maison, il pouvait exiger que je plante un arbre dans la journée sans quoi le lendemain, une facture de 1000$ allait m'être expédiée. Je crois que j'avais dit à la dame que c'était un règlement complètement débile. Y'a quasiment moins de conséquences à tuer quelqu'un ou à voler un dépanneur.

Et puis je crois que c'est tellement cave que ça pourrait motiver des gens à se faire pogner juste pour démontrer la stupidité du règlement: "Il écope d'une amende de 100 000$ pour avoir attendu 3 mois avant de planter un arbre."

Dans les mois qui ont suivi cet appel, j'ai appris que ça prenait un permis de construction pour installer un cabanon sur son terrain. Même chose pour une haie de cèdres. Ça prend même une autorisation pour couper un arbre et ça me surprendrait pas que ça en prenne aussi une pour un paquet de banalités qu'on fait régulièrement sans demander l'avis de la ville.

Ça fait que j'ai fini par comprendre que même en étant propriétaire, on n'est jamais vraiment chez soi.

Je me demande si les gens se rendent compte qu'on paie des taxes municipales qui servent à payer des gens qui créent des lois pour nous taxer encore plus? Avec mes quasi 2 500$ de taxes municipales payées à la ville de Lévis cette année, je paye quelques trucs utiles comme le camion de vidanges, l'eau potable et les égouts mais je paye aussi un paquet de gens complètement inutiles qui ne font pas grand chose et, SURTOUT, des gens qui créent et/ou appliquent des normes de taxation qui viendront chercher encore plus d'argent dans mes poches. Bref, je leur donne 2500$ pour qu'ils viennent en chercher 3000$ dans quelques années.

George Harrisson chantait "Taxman" en 1966 et le texte de la chanson me fait comprendre que le taxage sur des absurdités n'est pas nouveau. Par contre, je pense que c'est en expansion continue et qu'il y aura de plus en plus d'obligations municipales dans le but de rapporter de plus en plus d'argent en prétextant de nobles motifs.

Y'a sûrement du cash à faire avec tout ça parce qui faut pas oublier qu'y'a quelqu'un qui est payé temps double pour renifler, durant ses fins de semaine, l'intérieur des maisons de Lévis à la recherche de chiens non-déclarés.