L'été 2001 a été assez plaisant pour moi. De mai à juillet, j'ai suivi le dernier cours nécessaire à l'obtention de mon bac. Le cours en était un d'intégration et ne demandait pas beaucoup de temps. J'avais donc le loisir d'utiliser quotidiennement le nouveau vélo que je venais de m'acheter. C'est ainsi qu'à chaque journée où la température me le permettait, je me rendais sur la route verte en essayant de me rendre un peu plus loin à chaque journée. J'étais si assidu qu'en environ un mois de vélo intensif, j'ai réussi à faire le trajet St-Rédempteur-Lyster (100 km aller-retour).
Jamais plus je n'ai été aussi en forme qu'au cours de cette fin de printemps 2001.
Jamais plus je n'ai été aussi en forme qu'au cours de cette fin de printemps 2001.
Ça m'allait d'être si peu occupé. Je me disais que c'était là ma dernière période de temps libres avant de probablement me trouver un emploi à temps plein. Ainsi, selon toute probabilité, à compter de la fin juillet ou dans le courant du mois d'août, je n'allais plus avoir autant de temps libres, sans doute pour le restant de ma vie.
Parallèlement à tout ça, j'ai vécu à la toute fin de mes études ma première cyber-romance à vie avec une fille de Laval nommée Geneviève qui avait découvert le site web que je m'étais fait et qui était hébergé sur les serveurs de l'Université Laval. Histoire de rendre la relation plus humaine, on s'écrivait des lettres par la poste. Elle m'a même envoyé des photos d'elle et j'ai été bien surpris de constater que ce n'était pas un détritus, bien au contraire. L'histoire s'est terminée abruptement suite à une rencontre chez ma soeur, à Longueil. Ça m'a laissé amer pendant un bon moment. Et sans le savoir, ce type de romance d'internaute allait prendre de l'ampleur au cours des années suivantes, pour probablement atteindre son paroxysme vers 2005 ou 2006.
Parallèlement à tout ça, j'ai vécu à la toute fin de mes études ma première cyber-romance à vie avec une fille de Laval nommée Geneviève qui avait découvert le site web que je m'étais fait et qui était hébergé sur les serveurs de l'Université Laval. Histoire de rendre la relation plus humaine, on s'écrivait des lettres par la poste. Elle m'a même envoyé des photos d'elle et j'ai été bien surpris de constater que ce n'était pas un détritus, bien au contraire. L'histoire s'est terminée abruptement suite à une rencontre chez ma soeur, à Longueil. Ça m'a laissé amer pendant un bon moment. Et sans le savoir, ce type de romance d'internaute allait prendre de l'ampleur au cours des années suivantes, pour probablement atteindre son paroxysme vers 2005 ou 2006.
Même si j'étais heureux de mon oisiveté, j'angoissais un peu à l'idée de ne pas me trouver de job à la fin de mes études. Je m'imaginais présenter un CV vierge aux potentiels employeurs qui me questionneraient sur le long intermède entre l'obtention de mon bac et le début d'un premier vrai emploi. Je me disais donc qu'il fallait que je me trouve quelque chose au plus vite, histoire d'avoir une certaine "valeur" comme employé potentiel. J'envoyais donc des C.V. partout, généralement à partir des offres publiées sur le service de placement de l'Université.
Le ratio de réponse ou d'offres d'entrevue était très faible, sans doute inférieur à 5%. Mais je continuais et persévérais.
Le ratio de réponse ou d'offres d'entrevue était très faible, sans doute inférieur à 5%. Mais je continuais et persévérais.
J'ai terminé mon bac le 13 juillet et, si je ne m'abuse, environ 2 semaines plus tard, j'étais engagé chez un concessionnaire Toyota. J'étais nommé Directeur commercial, (aussi connu sous le nom de "F&I "pour finance and insurance). En termes simples, je vendais les garanties prolongées, les assurances, les traitements anti-rouille, les pare-pierre et autres trucs n'étant pas offerts par les vendeurs. Le poste était plus prestigieux mais au final, c'était de la vente pure et simple. La différence était que la vente était relative à des produits intangibles dégageant un fort bénéfice pour l'entreprise (un pare-pierre se détaillait 160$ mais entrainait 100$ de profit pour le garage).
L'atmosphère du concessionnaire était lourde. Je me rappelle que je n'avais pas bien été accueilli du tout lors de mon entrevue et que les lieux ne m'avaient pas mis à l'aise. À 22 ans, j'avais très peu d'expériences de travail et, par conséquent, peu de possibilité de comparer avec autre chose. Ce manque d'expérience et mon désir d'avoir un emploi au plus vite m'ont fait accepter le poste sans hésitation lorsqu'on me l'a offert. Il faut aussi dire qu'on m'avait fait miroiter un salaire de 50 000 ou 60 000$ par année sans trop d'efforts. C'était assez exceptionnel pour quelqu'un qui n'avait jamais travaillé pour plus de 8 ou 9$ de l'heure.
Ce que je ne savais pas, c'était que ce poste était presque à 100% à commission. Il fallait vendre. Nos statistiques étaient analysées et on pouvait sans aucun doute perdre notre emploi rapidement si on ne livrait pas la marchandise. On m'a appris de façon détournée que mon poste consistait à berner les gens en leur présentant les produits d'une façon où ils ne pouvaient refuser. Lors d'un meeting, on nous a même carrément dit de ne pas mentionner aux clients que Toyota Canada, par le biais du programme "Encore" offrait un escompte de 0,2% sur les nouvelles locations à la suite d'une location précédente. Ainsi, le concessionnaire pouvait empocher le 0,2% d'escompte sans que le client ne soit au courant.
Je n'ai pas eu le temps de vendre grand-chose. Moins d'un mois après mon embauche, j'étais congédié après une discussion assez houleuse avec le fils du patron.
Comme je n'avais jamais été à l'aise dans ce poste, j'avais continué de chercher ailleurs. Ainsi, peu avant mon licenciement, j'avais été appelé par un Syndic de faillite de Terrebonne.
Deux ou trois semaines après mon congédiement, on m'a offert une job à cet endroit. Ça impliquait que je devais partir de Québec, me trouver un logement et travailler dans un domaine tout nouveau (tout est nouveau lorsqu'on commence à travailler, mais le domaine de la faillite se distingue pas mal des emplois de bureau habituels).
Après avoir appris que j'étais embauché, avec ma sœur et son chum, j'avais fait le tour des pensions de Terrebonne et Mascouche. C'était plutôt laid partout. Plusieurs endroits sentaient la cigarette ou étaient habités par des hippies ou autres types de personnes pas nécessairement méchantes mais pas très propres et habituellement un peu déconnectés de la réalité. Je me rappelle plus particulièrement d'une espèce de commune de Mascouche où le propriétaire des lieux m'avait montré chaque pièce de sa maison en détaillant tout ce qui pouvait être décrit. Il m'avait même emmené dans son sous-sol, avait ouvert son congélateur et m'avait montré les poissons qu'il avait pêché et congelés. Il m'avait demandé si j'étais un chasseur. J'avais répondu que j'étais plutôt du type cueilleur. Il m'avait aussi demandé si je fumais du pot, parce que lui aimait bien fumer un petit joint de temps en temps.
J'ai finalement arrêté mon choix sur une petite pension de sous-sol à Mascouche. C'était sur un espèce de rang perdu qui s'appelait chemin Pincourt. Le chemin en question était situé dans une campagne malpropre. Mascouche n'était vraiment pas un bel endroit. Ça ne ressemblait pas aux rangs de campagne habituels, avec des fermes et des grosses maisons. C'était juste une campagne sale avec des petites maisons laides.
Je crois que ma première journée de travail à cet endroit a été le 11 septembre. Mon téléphone et ceux de mes collègues transmettaient la radio (je n'ai jamais vu ça ailleurs) et c'est comme ça que j'ai entendu que le Word Trade Center venait d'être frappé par deux avions. C'était un drôle de contexte. J'étais pas vraiment dans une situation où je pouvais être marqué par ce qui se passait. J'essayais surtout de comprendre mon rôle et apprivoiser mon environnement.
Le patron et sa femme étaient des gens sympathiques mais tous deux avaient une très très mauvaise haleine. J'essayais donc de minimiser mes contacts avec eux. Ce n'était pas vraiment difficile puisque tous deux étaient plutôt occupés. Je me retrouvais donc seul la plupart du temps à essayer de comprendre comment je pouvais bien m'occuper. Je dois l'avouer, je n'ai pas couru après le travail, mais je me demande comment j'aurais pu le faire sans être supervisé par qui que ce soit. À mon souvenir, la seule tâche concrète qu'on m'a donnée a été de fouiller dans une boîte appartenant à quelqu'un ayant fait faillite. Le boss m'avait dit de faire l'inventaire de la boite et d'analyser ce qu'on pouvait en retirer. N'ayant jamais été formé, je ne savais pas du tout quoi faire. Je me rappelle que j'avais trouvé un formulaire T4 et que j'avais dit à mon patron que je ne savais pas ce que c'était. Je crois que ce fut un assez grand choc pour lui. Par après, il m'avait dit que ça lui avait scié les jambes lorsque je lui avais dit ça.
Cet événement et mon relatif immobilisme m'ont valu un second congédiement, encore une fois moins d'un mois après mon entrée en fonction. Ça s'est fait de façon plus civilisée cette fois et le patron m'a même offert de me payer 2 semaines de dédommagement. Je ne sais pas pourquoi mais j'ai refusé (probablement parce que je trouvais que je n'avais même pas mérité l'argent que j'avais gagné jusque là). Il est vrai que je n'avais pas fait grand-chose mais il est aussi vrai que le patron et sa femme ne m'avaient jamais accordé beaucoup de temps.
La journée où j'ai été relevé de mes fonctions, je suis immédiatement reparti pour Québec après avoir vidé assez rapidement ma chambre louée.
Encore une fois, je n'étais pas triste de quitter cet endroit car je n'y étais pas particulièrement bien. Par contre, ça commençait à être un peu moins drôle: j'avais vécu deux départs de carrière style crash d'avion en moins de deux mois.
En novembre, après une pause d'environ 2 mois, j'ai été engagé chez Cossette Communications comme aide-acheteur. On m'offrait une job à temps partiel (environ 2 jours/semaine) et à 11$ de l'heure. Cossette était peut-être une entreprise prestigieuse dans le monde du marketing, elle ne faisait pas de ses employés des gens monétairement privilégiés. Les employés réguliers, j'allais l'apprendre plus tard, ne gagnaient pas un salaire de beaucoup supérieur au mien.
Le poste en question était une job de saisie de données. Toute ma scolarité post-secondaire était complètement inutile. Une bonne partie de ma scolarité secondaire l'était aussi. Heureusement, à cet endroit là, l'ambiance était assez agréable. Les gens qui m'entouraient étaient gentils, j'étais dans un département constitué de 30 ou 40 filles et deux gars (j'étais un de ces deux gars). Avec mes deux jours par semaine, je n'étais pas vraiment intégré à l'équipe, mais ça ne me dérangeait pas. Je voulais juste avoir une job, une expérience de travail en lien avec mon bac (sur le CV, j'allais m'arranger pour ne pas que ça paraisse que c'était une job de saisie). Bref, j'avais un petit quelque chose où j'étais à l'aise et qui pouvait avoir un peu de poids sur mon CV).
Je suis resté là jusqu'en mai 2002, soit jusqu'à ce que le gouvernement m'offre un poste comme analyste. C'était tombé en plein au moment où Cossette m'offrait un poste à temps plein. Comme la différence de salaire annuel entre les deux endroits était presque de 10 000$, je n'ai pas hésité très longtemps. Le gouvernement ne m'offrait qu'un contrat d'un an, mais tout le monde me disait qu'en fouillant un peu, j'allais sans doute pouvoir trouver un autre contrat par après.
C'est donc en juin 2002 que j'ai fait mon entrée au gouvernement. C'était un environnement pas mal moins coloré et dynamique que Cossette, mais les gens étaient corrects et la boîte assez grosse pour viser une progression de carrière ou, à tout le moins, obtenir une permanence ailleurs dans l'organisation. J'étais dans une équipe constituée de 5 ou 6 personnes dans la vingtaine, ce qui a rendu mon intégration beaucoup plus facile. De plus, Robin, mon ami du bac, travaillait là lui aussi. J'avais déjà un compagnon de dîner sans avoir à faire d'efforts pour connaître qui que ce soit.
C'est donc en juin 2002 que j'ai fait mon entrée au gouvernement. C'était un environnement pas mal moins coloré et dynamique que Cossette, mais les gens étaient corrects et la boîte assez grosse pour viser une progression de carrière ou, à tout le moins, obtenir une permanence ailleurs dans l'organisation. J'étais dans une équipe constituée de 5 ou 6 personnes dans la vingtaine, ce qui a rendu mon intégration beaucoup plus facile. De plus, Robin, mon ami du bac, travaillait là lui aussi. J'avais déjà un compagnon de dîner sans avoir à faire d'efforts pour connaître qui que ce soit.
Même si je n'ai jamais vraiment ressenti de menace planer sur moi comme fut le cas chez le concessionnaire Toyota, je n'ai jamais particulièrement aimé le travail au gouvernement. Les étés (de mai à septembre) ont toujours été dépourvus de stimulations. J'aurais pu passer 90% de mon temps de travail à me faire bronzer dehors ou à aller au centre d'achat et ça n'aurait eu absolument aucun impact.
Le reste de l'année était un peu plus occupé, mais jamais pour justifier 35 heures de travail.
Le reste de l'année était un peu plus occupé, mais jamais pour justifier 35 heures de travail.
Enfin, après mes expériences précédentes, j'étais quand même conscient de ma chance. Avec ma détermination (dissimulant sans doute une angoisse ou une insécurité), j'ai réussi à aller chercher un contrat de 2 ans puis une permanence). Et puis je me suis promené dans la fonction publique au cours des années qui ont suivi.
C'est à partir de ce mois de juin 2002 que les années se sont mises à aller beaucoup plus vite. J'avais maintenant un vécu professionnel stable. Ça allait entrainer chez moi une certaine dose d'ennui et beaucoup de cynisme mais, du même coup, un certain confort et beaucoup de sécurité. Entre le dynamisme et la sécurité, je crois que je choisirai toujours la sécurité malgré tout le négatif découlant d'une trop grande sécurité.
C'est à partir de ce mois de juin 2002 que les années se sont mises à aller beaucoup plus vite. J'avais maintenant un vécu professionnel stable. Ça allait entrainer chez moi une certaine dose d'ennui et beaucoup de cynisme mais, du même coup, un certain confort et beaucoup de sécurité. Entre le dynamisme et la sécurité, je crois que je choisirai toujours la sécurité malgré tout le négatif découlant d'une trop grande sécurité.
J'aurais de la difficulté à définir de grandes étapes au cours des années qui ont suivi. Qu'est-ce qui a distingué 2003 de 2002? 2006 de 2005? Je ne peux qu'attribuer des noms de blondes ou d'amis à ces années là, très peu de grands événements me sont restés en mémoire.
Beaucoup de gens sont passés brièvement dans ma vie au cours de cette décennie. J'ai dû écarter un bon nombre de personnes de mon entourage pour diverses raisons. Certains ne m'apportaient rien ou pas assez, d'autres m'ont fait des choses impardonnables (le terme "impardonnable" peut être associé à ne pas m'accorder assez d'importance à mon goût, notamment en n'étant pas fiable avec moi ou en me laissant tomber trop souvent). Tel que mentionné lors du récit de mes premières années, je n'ai jamais vraiment aimé les gens, en tout cas, pas la majorité des gens. De plus, j'ai toujours considéré qu'affirmer avoir un grand nombre d'amis était une hypocrisie envers soi-même et envers ces soit-disant amis.
Beaucoup de gens sont passés brièvement dans ma vie au cours de cette décennie. J'ai dû écarter un bon nombre de personnes de mon entourage pour diverses raisons. Certains ne m'apportaient rien ou pas assez, d'autres m'ont fait des choses impardonnables (le terme "impardonnable" peut être associé à ne pas m'accorder assez d'importance à mon goût, notamment en n'étant pas fiable avec moi ou en me laissant tomber trop souvent). Tel que mentionné lors du récit de mes premières années, je n'ai jamais vraiment aimé les gens, en tout cas, pas la majorité des gens. De plus, j'ai toujours considéré qu'affirmer avoir un grand nombre d'amis était une hypocrisie envers soi-même et envers ces soit-disant amis.
J'ai connu et fréquenté quelques autres filles au cours des années qui ont suivi la fin de mes études. La quasi-totalité provenaient d'Internet et ce ne furent que des histoires brèves où je ne réussissais à accrocher que des filles qui ne m'intéressaient pas, hormis trois ou quatre exceptions.
Après une cohabitation de courte durée avec ma blonde de l'époque, je suis retourné chez mes parents à l'automne 2003 avec l'intention de revenir pour la dernière fois. J'ai donc ramassé mon argent, me gérant de façon spartiate. Mon prochain départ allait être définitif. À l'automne 2004, après avoir économisé et m'être budgété pour les mois suivants, je signais pour la livraison d'une maison à l'été 2005.
En juillet 2005, j'emménageais tel que prévu. Je me rappelle de ma première nuit dans une grande maison neuve et vide. Je trouvais ça un peu épeurant. Les pièces sonnaient écho. C'est vraiment spécial de se retrouver tout seul dans sa propre demeure. Je m'y suis tout de même assez vite habitué et je n'ai jamais été malheureux ou inconfortable. Curieusement, avant de partir, je pensais que j'allais en profiter. J'allais pouvoir faire du bruit, jouer de la musique en mettant le volume de mes amplificateurs au maximum, écouter des films jusqu'à 4 heures du matin, laisser la vaisselle trainer sur le plancher, manger de la réglisse pour déjeuner… Je me surestimais (sous-estimais?): je n'ai jamais rien fait de tel en cinq années.
Après une cohabitation de courte durée avec ma blonde de l'époque, je suis retourné chez mes parents à l'automne 2003 avec l'intention de revenir pour la dernière fois. J'ai donc ramassé mon argent, me gérant de façon spartiate. Mon prochain départ allait être définitif. À l'automne 2004, après avoir économisé et m'être budgété pour les mois suivants, je signais pour la livraison d'une maison à l'été 2005.
En juillet 2005, j'emménageais tel que prévu. Je me rappelle de ma première nuit dans une grande maison neuve et vide. Je trouvais ça un peu épeurant. Les pièces sonnaient écho. C'est vraiment spécial de se retrouver tout seul dans sa propre demeure. Je m'y suis tout de même assez vite habitué et je n'ai jamais été malheureux ou inconfortable. Curieusement, avant de partir, je pensais que j'allais en profiter. J'allais pouvoir faire du bruit, jouer de la musique en mettant le volume de mes amplificateurs au maximum, écouter des films jusqu'à 4 heures du matin, laisser la vaisselle trainer sur le plancher, manger de la réglisse pour déjeuner… Je me surestimais (sous-estimais?): je n'ai jamais rien fait de tel en cinq années.
J'ai été célibataire pour la plus grande partie des ces années là, en fait pour la plus grande partie de ma vie. Jusqu'à 2008, je n'avais pas passé beaucoup plus que 2 années en couple, si on mettait bout à bout toutes mes relations.
Où se termine cette période du début de la vie "sérieuse"? Les autres étapes ont été divisées selon mon parcours scolaire. Cette fois, j'aurais probablement pu définir que 2001-2002 était une période particulière de ma vie, soit une recherche de stabilité professionnelle. L'achat d'une auto ou de la maison n'ont pas eu grande importance ou grande signification pour moi. Je ne me suis jamais senti accompli par ce que je possédais. De rares blondes ont eu de l'importance à mes yeux, mais probablement pas de là à dire qu'à partir de telle relation, ma vie a changé ou est passée à un autre niveau. Je dirais donc que, logiquement, cette étape de stabilisation se termine en 2009, avec la naissance de mon garçon. C'est à compter de ce moment que mon rôle change et que je dois devenir un modèle pour quelqu'un d'autre. Peut-être l'ai-je déjà été par le passé mais cette fois, c'est mon devoir puisqu'une personne devrait normalement (je l'espère) m'être liée pour toujours.