Ma journée habituelle ressemble à ça:
Lever à 6h ou 7h45 (dépendamment de mon niveau de fatigue).
Depuis que je prends l'autobus, je me lève pas mal toujours à la dernière minute pour que ce soit humainement possible de me rendre à l'arrêt d'autobus. Presque chaque seconde est optimisée. Je regarde ma montre pendant que je bouffe mon bol de céréales. Si je me fais un bagel au saumon fumé pour diner, je sacre les bagels dans le grille-pains pendant que je suis dans la douche. C'est une véritable chaine de production de plus en plus serrée à chaque semaine. Ça m'arrive même de couper dans les étapes qui peuvent être reportées à mon arrivée au bureau comme le brossage de dents. Ces fois là, j'espère ne pas avoir à parler à personne dans l'autobus.
Malheureusement, c'est arrivé cette semaine qu'une de mes voisines est embarquée à côté de moi et m'a fait la conversation. Je pense que je puais pas trop de la bouche mais ça m'a quand même rendu inconfortable. J'aimerais mieux être associé à une personne qui a les cheveux gras ou du linge laid qu'à une personne qui pue de la bouche.
Je cours 9 matins sur 10 jusqu'à l'autobus. Je sors presque toujours de la maison 2 minutes avant l'arrivée planifiée de l'autobus. Si je ne courais pas, je manquerais probablement l'autobus un matin sur deux. Ça commence à me faire chier de courir comme ça tout le temps. Je pompe vraiment et j'ai parfois l'impression que je surmène mon système au pire moment possible (le corps pas réchauffé et l'estomac fraichement rempli de céréales). Si j'ai à mourir prochainement, ce sera probablement d'une crise cardiaque précoce sur le chemin de l'arrêt d'autobus.
Au boulot, je suis inutile. Comme le disait Félix Leclerc, y'a pas de meilleur moyen pour tuer un homme que de le payer à ne rien faire. J'ajouterais que de payer une personne à faire des choses inutiles est comparable.
Je reprends habituellement l'autobus vers 16h45 et suis de retour à la maison vers 17h45. Le souper m'attend. Je mange. J'essaie ensuite de faire manger le bébé, de m'en occuper un peu, de lui donner son bain si ce n'est pas fait. Y'est rendu 19h ou 19h30 pis j'ai pas arrêté depuis 6h du matin. Parfois, j'ai même pas pu relaxer un peu dans l'autobus parce qu'un de mes voisins a décidé de s'asseoir à côté de moi pour me parler de la température ou de ses enfants…
Parfois, faut en plus divertir la blonde qui a dû s'occuper du bébé toute la journée. Ça fait qu'on va aux chocolats favoris ou on fait une petite sortie. À ce moment là, on se rend à 21h ou 21h30 sans que j'aie pris plus de 15 minutes relax pour moi. Je suis complètement claqué. Et ça se répète du lundi au vendredi comme ça, avec une partie de poker aux deux semaines le jeudi soir pour faire changement.
Ouais ben c'est ça la vie. Le vide du célibat VS le trop-plein de la vie de famille.
J'ai très peu de marge de manœuvre pour changer quelque chose là-dedans. Plus de temps-libres pour moi voudrait dire moins de temps avec la famille. Ce qui ferait de moi un père/chum absent, ce que je suis déjà pour la plus grande partie de la journée, soit de 6h30 à 18h environ. Je suis certain que ma blonde dirait que je pourrais en faire plus pour l'aider. C'est vrai que je pourrais, mais je pense que je me suiciderais si je réduisais le peu de temps libres qui me reste actuellement.
C'est toute une aventure de conjuguer au plus-parfait-possible la vie de famille, le temps pour soi, la vie en dehors de la famille et la paix d'esprit à se dire qu'on fait de son mieux.
J'imagine qu'une journaliste de Châtelaine ou Clin d'Oeil devrait me contacter prochainement pour reprendre mon texte au sein d'un article intitulé "ces hommes qui ont les mêmes préoccupations que nous".
C'est vraiment un beau texte de femme que je viens d'écrire.
mercredi 30 juin 2010
vendredi 25 juin 2010
Qui a piqué mon fromage?
On m'a récemment prêté le livre "Qui a piqué mon fromage?". J'en avais jamais entendu parler mais j'ai appris par la suite que c'était, semble t-il, le livre-révélation de certaines personnes.
Le livre a peu de pages et se lit en 2 ou 3 heures, mettons en deux trajets d'autobus à peu près, ce qui est un bon point en sa faveur.
Le plus mauvais point pour le livre, c'est que dès les premières pages, l'auteur, Spencer Johnson, vante son livre comme si c'était le nouvel Évangile. Il affirme que plusieurs personnes ont lu son livre et ont eu une véritable révélation. Il a même remis une copie à chacun de ses 200 employés et plusieurs de ceux-ci ont été transformés par cette lecture. Par contre, l'auteur nous met en garde: c'est à nous de décider si on veut être transformés par cette lecture. Ce qui revient en quelque sorte à dire: "Mon livre est merveilleux et c'est à toi de faire l'effort de le réaliser. Si tu fermes les yeux sur la qualité de ma création, c'est ton choix mais tu te fermes à un nouveau monde rempli de possibilités."
Bref, Spencer Motherfucker se décrivait lui-même comme un prophète. Ça commençait super bien!
En résumé, l'histoire est celle de deux souris et de deux petits bonshommes de la grosseur d'une souris. Ces quatre créatures adorent le fromage et leur existence est vouée à la visite quotidienne des lieux où se trouve un super gros Fromage avec un F majuscule. Comme l'histoire est une allégorie, il faut comprendre que le Fromage représente le bonheur ou un idéal dans la vie (comme le travail, l'amour, etc).
Un matin où les quatre créatures se rendent au Fromage pour leur visite quotidienne, ils découvrent que celui-ci est disparu.
Aussitôt, les deux souris repartent des lieux à la recherche du Fromage. Pour les deux petits bonshommes, la réaction est différente. Ces derniers se disent que le Fromage est peut-être caché à quelque part dans les environs. Puis, de fil en aiguille, c'est le déni et le refus du changement. On se retrouve éventuellement avec un des deux personnages qui se met à s'apitoyer sur son sort, à dire qu'il ne mérite pas ce qui lui arrive, qu'il n'a rien fait pour mériter ça.
Pendant ce chialage qui s'étire pendant un bon bout de temps, les deux souris ont eu le temps de trouver un nouveau Fromage depuis longtemps.
Éventuellement, un des deux mini-humains se bottera le derrière et s'activera pour trouver un nouveau Fromage. Son compagnon refusera de bouger des lieux où se trouvait l'ancien Fromage, préférant passer ses journées à chialer en se disant que tout était mieux avant, que la vie est injuste avec lui, que c'était son Fromage qui lui revenait de droit et ainsi de suite.
La morale de l'histoire est bien entendu qu'il vaut mieux être une souris qu'un être humain. Le cerveau humain est un cadeau empoisonné de l'évolution. La mémoire et la réflexion humaine sont une malédiction qui nous font perdre un temps précieux à regretter les choses disparues. Finalement, comme beaucoup de gens le savaient déjà, plus les gens sont stupides, plus ils sont heureux.
Une autre interprétation de prophète qui veut vendre son livre pourrait aussi être que lorsqu'un changement survient, il faut s'adapter en conséquence. Le passé est derrière et le monde est rempli de Fromages qui ne se livrent pas automatiquement à nous. Aussi, il faut prévoir la disparition éventuelle de son Fromage car des signes peuvent le laisser entrevoir .
Si Spencer Cocksucker n'avait pas écrit 10 pages d'introduction pour vanter les mérites de son livre, j'aurais trouvé ça assez bon. En fait, c'est un livre pas pire (7 bayous sur 10). Mais pour en faire sa bible personnelle, j'ai l'impression qu'il faut être une personne qui ne lit pas ou ne réfléchit pas beaucoup. Avouer que cette psycho-pop a été une révélation, c'est comme de dire qu'après avoir perdu notre job, on a chialé 6 mois chez soi en disant qu'on ne méritait pas que ça nous arrive. Un jour, on réalise que les C.V. ne s'envoient pas tout seuls et que les employeurs font rarement du porte-à-porte pour recruter. Ça fait qu'on se brosse les dents, on se fait couper les cheveux pis on va porter des C.V.
Wow, pis finalement on se trouve une nouvelle job! Wow wow wow, ainsi, les choses pouvaient changer pour nous en faisait des efforts!
Quoi, notre vie ne s'améliore pas en se grattant le rectum tout seul chez soi??!?!
MERCI "QUI A PIQUÉ MON FROMAGE"!
Le livre a peu de pages et se lit en 2 ou 3 heures, mettons en deux trajets d'autobus à peu près, ce qui est un bon point en sa faveur.
Le plus mauvais point pour le livre, c'est que dès les premières pages, l'auteur, Spencer Johnson, vante son livre comme si c'était le nouvel Évangile. Il affirme que plusieurs personnes ont lu son livre et ont eu une véritable révélation. Il a même remis une copie à chacun de ses 200 employés et plusieurs de ceux-ci ont été transformés par cette lecture. Par contre, l'auteur nous met en garde: c'est à nous de décider si on veut être transformés par cette lecture. Ce qui revient en quelque sorte à dire: "Mon livre est merveilleux et c'est à toi de faire l'effort de le réaliser. Si tu fermes les yeux sur la qualité de ma création, c'est ton choix mais tu te fermes à un nouveau monde rempli de possibilités."
Bref, Spencer Motherfucker se décrivait lui-même comme un prophète. Ça commençait super bien!
En résumé, l'histoire est celle de deux souris et de deux petits bonshommes de la grosseur d'une souris. Ces quatre créatures adorent le fromage et leur existence est vouée à la visite quotidienne des lieux où se trouve un super gros Fromage avec un F majuscule. Comme l'histoire est une allégorie, il faut comprendre que le Fromage représente le bonheur ou un idéal dans la vie (comme le travail, l'amour, etc).
Un matin où les quatre créatures se rendent au Fromage pour leur visite quotidienne, ils découvrent que celui-ci est disparu.
Aussitôt, les deux souris repartent des lieux à la recherche du Fromage. Pour les deux petits bonshommes, la réaction est différente. Ces derniers se disent que le Fromage est peut-être caché à quelque part dans les environs. Puis, de fil en aiguille, c'est le déni et le refus du changement. On se retrouve éventuellement avec un des deux personnages qui se met à s'apitoyer sur son sort, à dire qu'il ne mérite pas ce qui lui arrive, qu'il n'a rien fait pour mériter ça.
Pendant ce chialage qui s'étire pendant un bon bout de temps, les deux souris ont eu le temps de trouver un nouveau Fromage depuis longtemps.
Éventuellement, un des deux mini-humains se bottera le derrière et s'activera pour trouver un nouveau Fromage. Son compagnon refusera de bouger des lieux où se trouvait l'ancien Fromage, préférant passer ses journées à chialer en se disant que tout était mieux avant, que la vie est injuste avec lui, que c'était son Fromage qui lui revenait de droit et ainsi de suite.
La morale de l'histoire est bien entendu qu'il vaut mieux être une souris qu'un être humain. Le cerveau humain est un cadeau empoisonné de l'évolution. La mémoire et la réflexion humaine sont une malédiction qui nous font perdre un temps précieux à regretter les choses disparues. Finalement, comme beaucoup de gens le savaient déjà, plus les gens sont stupides, plus ils sont heureux.
Une autre interprétation de prophète qui veut vendre son livre pourrait aussi être que lorsqu'un changement survient, il faut s'adapter en conséquence. Le passé est derrière et le monde est rempli de Fromages qui ne se livrent pas automatiquement à nous. Aussi, il faut prévoir la disparition éventuelle de son Fromage car des signes peuvent le laisser entrevoir .
Si Spencer Cocksucker n'avait pas écrit 10 pages d'introduction pour vanter les mérites de son livre, j'aurais trouvé ça assez bon. En fait, c'est un livre pas pire (7 bayous sur 10). Mais pour en faire sa bible personnelle, j'ai l'impression qu'il faut être une personne qui ne lit pas ou ne réfléchit pas beaucoup. Avouer que cette psycho-pop a été une révélation, c'est comme de dire qu'après avoir perdu notre job, on a chialé 6 mois chez soi en disant qu'on ne méritait pas que ça nous arrive. Un jour, on réalise que les C.V. ne s'envoient pas tout seuls et que les employeurs font rarement du porte-à-porte pour recruter. Ça fait qu'on se brosse les dents, on se fait couper les cheveux pis on va porter des C.V.
Wow, pis finalement on se trouve une nouvelle job! Wow wow wow, ainsi, les choses pouvaient changer pour nous en faisait des efforts!
Quoi, notre vie ne s'améliore pas en se grattant le rectum tout seul chez soi??!?!
MERCI "QUI A PIQUÉ MON FROMAGE"!
mardi 22 juin 2010
Apocalypse
Ces temps-ci, j'écoute la série "Apocalypse" à TV5. C'est une série de 6 émissions constituées d'images d'archives inédites en couleur sur la Deuxième Guerre Mondiale.
La série est extrêmement bien faite. On y voit plein de petits moments très intéressants de la guerre, notamment le moment où Hitler s'est rendu dans un wagon pour faire signer la reddition à la France en 1940 (le même wagon où la France avait fait signer l'acte de reddition à l'Allemagne à la fin de la Première Guerre Mondiale), la relation de tendresse entre Hitler et ses chiens, les Juifs qui se font abattre froidement (on apprend qu'au départ, le plan n'était pas de les tuer mais de les isoler en les envoyant sur l'ile de Madagascar), les chiens russes entourés d'une ceinture d'explosif ayant été dressés à se nourrir en-dessous de chars d'assault (sur le terrain de la guerre, ceux-ci étaient affamés puis relâchés à l'approche des chars nazis pour les faire exploser) et un paquet d'autres scènes intéressantes et éducatives.
Je trouve que la série a une très grande valeur et que tous ceux qui étudient ou s'intéresse à la Deuxième Guerre Mondiale devraient l'écouter au même titre que "La Liste de Schindler" par exemple.
L'effet principal de l'écoute de la série a été d'accroitre mon admiration pour l'Allemagne. En regardant la série, c'est impossible de nier la supériorité totale de l'Allemagne sur le reste de l'Europe (et probablement sur le reste du monde) à cette époque. En moins d'un an de guerre, l'Allemagne a envahi sans problème la Pologne, l'Europe centrale, l'Europe du nord, et l'Europe occidentale. À l'été 1940, le seul pays européen à résister à l'Allemagne était l'Angleterre.
En 1941, quand Hitler s'est attaqué à la Russie, il n'a connu aucune difficulté majeure. Staline avait été avisé à quelques reprises de l'imminence d'une attaque nazie mais il ne s'est jamais préparé convenablement, ce qui a fait en sorte que l'Allemagne est pénétrée très loin en Russie. Si Hitler n'avait pas eu à attaquer sur trois fronts (Angleterre, Afrique du nord et Russie), il aurait sans doute réglé le cas de la Russie en relativement peu de temps. Les Russes étaient des paysans mal équipés et mal dirigés. En fait, Staline ne semble s'être réveillé que lorsque l'Allemagne était aux portes des principales villes du pays (Leningrad, Moscou et Kiev).
En fait, je pense que l'Allemagne Nazie était plus forte que tout pays pris individuellement à ce moment là. Même les États-Unis. C'est l'immensité du territoire à protéger et les alliances entre les pays résistants qui ont permis aux Alliés de gagner la guerre. Autrement, si Hitler avait combattu un front à la fois sans perdre de temps à aider la très faible Italie (qui n'était même pas capable de gagner des batailles en Afrique du Nord), il aurait réussi à se rendre encore plus loin et probablement même à battre les Russes. Hitler aurait aussi pu battre les Anglais à l'usure selon moi. En fait, l'Allemagne était loin devant tous les autres pays et dominait partout en Europe et même dans l'Océan Atlantique, avec ses sous-marins. .
La seule chose qui restreint l'admiration qu'on peut porter à l'Allemagne, c'est de voir les photos de groupes de juifs nus, hommes, femmes, enfants et bébés qui se sont tous fait abattre froidement et inhumainement par les Nazis. On apprend que les Nazis ont d'abord emmené les Juifs dans des endroits reculés en leur donnant une pelle pour que ces derniers creusent leur propre tombe. Ensuite, pour accélérer le processus, on leur a fait creuser des fosses communes. Plus tard, pour aller encore plus vite, on a opté pour de grandes tranchées dans lesquelles les juifs allaient se coucher par-dessus les morts faits précédemment. Il a fallu qu'un haut-dirigeant nazi ait envie de vomir à la vue des cadavres en décomposition à ciel ouvert pour qu'on opte finalement pour une solution plus propre: les chambres à gaz.
Hitler parlait des Allemands comme d'un peuple supérieur et je pense moi aussi que les Allemands sont un des peuples supérieurs de la Terre. Probablement même le peuple ayant le plus grand potentiel (c'est toujours la plus grande puissance européenne malgré deux guerres qui ont jeté le pays à terre au cours du dernier siècle). Mais les Allemands ont agit comme des animaux avec les Juifs, les Russes et plusieurs autres peuples. Faut le faire, tuer des poupons par milliers. Je pense que c'est en voyant la photo des Juifs nus avec leurs bébés dans leurs bras que je me suis dit que c'était vraiment dégueulasse et que les Allemands qui avaient fait ça n'avaient aucune conscience. Comment peut-on tuer des centaines de bébés comme si on était dans un abattoir?
Mais en y pensant un peu plus, je me demande si on admirerait autant les Allemands s'ils avaient traité adéquatement les Juifs et les Russes. Est-ce que l'Allemagne aurait été aussi efficace en nourissant et en soignant des millions de prisonniers?
La série est extrêmement bien faite. On y voit plein de petits moments très intéressants de la guerre, notamment le moment où Hitler s'est rendu dans un wagon pour faire signer la reddition à la France en 1940 (le même wagon où la France avait fait signer l'acte de reddition à l'Allemagne à la fin de la Première Guerre Mondiale), la relation de tendresse entre Hitler et ses chiens, les Juifs qui se font abattre froidement (on apprend qu'au départ, le plan n'était pas de les tuer mais de les isoler en les envoyant sur l'ile de Madagascar), les chiens russes entourés d'une ceinture d'explosif ayant été dressés à se nourrir en-dessous de chars d'assault (sur le terrain de la guerre, ceux-ci étaient affamés puis relâchés à l'approche des chars nazis pour les faire exploser) et un paquet d'autres scènes intéressantes et éducatives.
Je trouve que la série a une très grande valeur et que tous ceux qui étudient ou s'intéresse à la Deuxième Guerre Mondiale devraient l'écouter au même titre que "La Liste de Schindler" par exemple.
L'effet principal de l'écoute de la série a été d'accroitre mon admiration pour l'Allemagne. En regardant la série, c'est impossible de nier la supériorité totale de l'Allemagne sur le reste de l'Europe (et probablement sur le reste du monde) à cette époque. En moins d'un an de guerre, l'Allemagne a envahi sans problème la Pologne, l'Europe centrale, l'Europe du nord, et l'Europe occidentale. À l'été 1940, le seul pays européen à résister à l'Allemagne était l'Angleterre.
En 1941, quand Hitler s'est attaqué à la Russie, il n'a connu aucune difficulté majeure. Staline avait été avisé à quelques reprises de l'imminence d'une attaque nazie mais il ne s'est jamais préparé convenablement, ce qui a fait en sorte que l'Allemagne est pénétrée très loin en Russie. Si Hitler n'avait pas eu à attaquer sur trois fronts (Angleterre, Afrique du nord et Russie), il aurait sans doute réglé le cas de la Russie en relativement peu de temps. Les Russes étaient des paysans mal équipés et mal dirigés. En fait, Staline ne semble s'être réveillé que lorsque l'Allemagne était aux portes des principales villes du pays (Leningrad, Moscou et Kiev).
En fait, je pense que l'Allemagne Nazie était plus forte que tout pays pris individuellement à ce moment là. Même les États-Unis. C'est l'immensité du territoire à protéger et les alliances entre les pays résistants qui ont permis aux Alliés de gagner la guerre. Autrement, si Hitler avait combattu un front à la fois sans perdre de temps à aider la très faible Italie (qui n'était même pas capable de gagner des batailles en Afrique du Nord), il aurait réussi à se rendre encore plus loin et probablement même à battre les Russes. Hitler aurait aussi pu battre les Anglais à l'usure selon moi. En fait, l'Allemagne était loin devant tous les autres pays et dominait partout en Europe et même dans l'Océan Atlantique, avec ses sous-marins. .
La seule chose qui restreint l'admiration qu'on peut porter à l'Allemagne, c'est de voir les photos de groupes de juifs nus, hommes, femmes, enfants et bébés qui se sont tous fait abattre froidement et inhumainement par les Nazis. On apprend que les Nazis ont d'abord emmené les Juifs dans des endroits reculés en leur donnant une pelle pour que ces derniers creusent leur propre tombe. Ensuite, pour accélérer le processus, on leur a fait creuser des fosses communes. Plus tard, pour aller encore plus vite, on a opté pour de grandes tranchées dans lesquelles les juifs allaient se coucher par-dessus les morts faits précédemment. Il a fallu qu'un haut-dirigeant nazi ait envie de vomir à la vue des cadavres en décomposition à ciel ouvert pour qu'on opte finalement pour une solution plus propre: les chambres à gaz.
Hitler parlait des Allemands comme d'un peuple supérieur et je pense moi aussi que les Allemands sont un des peuples supérieurs de la Terre. Probablement même le peuple ayant le plus grand potentiel (c'est toujours la plus grande puissance européenne malgré deux guerres qui ont jeté le pays à terre au cours du dernier siècle). Mais les Allemands ont agit comme des animaux avec les Juifs, les Russes et plusieurs autres peuples. Faut le faire, tuer des poupons par milliers. Je pense que c'est en voyant la photo des Juifs nus avec leurs bébés dans leurs bras que je me suis dit que c'était vraiment dégueulasse et que les Allemands qui avaient fait ça n'avaient aucune conscience. Comment peut-on tuer des centaines de bébés comme si on était dans un abattoir?
Mais en y pensant un peu plus, je me demande si on admirerait autant les Allemands s'ils avaient traité adéquatement les Juifs et les Russes. Est-ce que l'Allemagne aurait été aussi efficace en nourissant et en soignant des millions de prisonniers?
samedi 19 juin 2010
Nobody fucks with us!
Hier soir, après la partie de poker qui se termine exceptionnellement tôt, on se retrouve à l'Ozone sur le Boulevard Laurier. Je suis avec Dave, son ex, Jonathan et un autre garçon jamais vu auparavant.
La soirée se déroule bien ordinairement pour moi. Je bois mon rhum and coke et je jase un peu avec les gars. Je suis pas très excité mais pour les fois où je sors dans les bars, faut que j'essaie d'en profiter. Dave est plein d'entrain et veut danser. Moi, j'aime mieux quand les pistes de danse sont moins compactes pour pouvoir m'exprimer convenablement. Ça fait que je passe mon tour.
À un moment donné, Guillaume, le grand gourou qui se joint occasionnellement à nos parties de poker pour nous imposer toutes ses règles de ligue professionnelle. Mettons qu'il m'énerve quand même pas mal ainsi qu'à la plupart des autres gars (sauf Dave qui aime tout le monde). Comme Dave m'avait mentionné que Guillaume allait sûrement porter son T-Shirt jaune qu'il porte toujours lorsqu'il sort à l'Ozone, je lui dis: "Hey t'as encore ton T-Shirt jaune? On a misé 10 piastres que t'allais encore l'avoir ce soir". Il m'avoue que c'est effectivement son kit habituel pour la chasse au gros gibier à l'Ozone. Plus tard, Dave me dira que Guillaume était en criss du fait qu'on ait supposément misé sur son habillement. Je suis bien content de lui avoir fait de la peine. Y se pense tellement bon avec ses ostis de règlements de poker.
Un peu passé minuit, pendant que Dave me raconte la diversité de sa vie sexuelle, un gars vient nous voir et commence à nous parler en anglais. Je ne comprends pas vraiment ce qu'il raconte puisque le gars semble avoir bu pas mal (ou encore a des problèmes d'élocution importants) mais une chose est certaine: il nous parle de bière.
Il nous demande soit où est-ce qu'on achète la bière dans le bar ou encore, il désire nous parler du coût de la bière ici par rapport à chez lui. C'est vraiment dur de saisir où il veut en venir.
Chez lui, c'est en Alberta. Je ne comprends pas de quelle ville il vient, mais ce n'est ni Calgary ni Edmonton.
Ça fait que vu qu'on est face à un spécimen rare de Canadien de l'ouest et qu'il ne s'est vraiment pas passé grand chose dans la soirée jusqu'à ce moment (mis à part demander l'ASV à quelques filles histoire de voir si elles connaissent le jargon), je décide de m'embarquer dans un bel échange culturel inter-provincial.
De fil en aiguille, du coq à l'âne, le gars nous parle de ses "Oil rigs" (il travaille dans l'extraction du pétrole?) de l'Alberta. Je n'ai pas grand chose à dire là-dessus ça fait que je me dis que le meilleur moyen de trouver un terrain commun, c'est de parler d'une des plus belles richesses que l'Alberta n'ait jamais possédé: Wayne Gretzky. J'attends la fin d'une de ses phrases par rapport aux sables bitumineux pour lui demander: "What about Wayne Gretzky?".
Le gars me répond qu'il est plus du type Flames de Calgary que Oilers d'Edmonton. Bon, alors j'enchaine sur un des plus beaux phénomènes des Flames de Calgary: le petit Theoren Fleury qui, à ma connaissance, fut le plus petit joueur de hockey de la ligue nationale. Le hockey, je connaissais ça quand même un peu jusqu'à ce que les Nordiques partent de Québec.
Ça marche moyen. Le gars m'identifie la taille de Theoren Fleury par rapport à la sienne ce qui m'indique qu'il a compris ce que je raconte. Malheureusement, moi je ne comprends pas où il veut en venir avec ses signes identifiant des tailles de personnes par rapport à lui-même.
Dave lui demande ça fait combien de temps qu'il est à Québec. Je lui demande "Did you fuck a lot of girls from Quebec?" et le gars me dit qu'il a une famille et je comprends entre les lignes qu'il est fidèle.
Il nous explique finalement qu'il est dans l'armée canadienne, qu'il est pilote de chasseur et qu'il a servi en Irak. Il affirme avoir gagné 800 000$ au cours d'une ou deux missions d'un an chacune là-bas. Je trouve ça pas mal mais le gars a trop des gros bras pour que je m'ostine avec lui. Il nous parle des missiles qu'il a tiré et des 18 victimes faites par l'un de ceux-ci. À chaque fois, il mime le bazooka et mime ensuite une puissante déflagration anéantissant tout sur son passage. C'est assez spectaculaire de le voir aller. J'ai jamais vu un gars mimer des explosions avec autant de conviction. C'est pas le genre de chose qu'on s'attend de voir dans un bar rempli de pitounes comme l'Ozone.
J'essaie d'être admiratif le plus possible devant lui en m'exclamant: "You're a hunter!" ou "You're a cleaner!" ou encore "Blow off everything, yeah!". Si j'ai bien compris, ce gars là est dans la réserve de l'air et travaille dans les "Oils rigs" entre ses missions. En tout cas, il nous a montré sa carte de pilote avec un dessin de jet dessus. Je ne pense pas qu'on se fait bullshitter.
Je lui demande si, d'après lui, le Canada pourrait détruire le Troisième Reich advenant une nouvelle guerre. Il me répond qu'on pourrait venir à bout de n'importe qui puisqu'on est épaulés par les États-Unis. NOBODY FUCKS WITH US!
À la fin, Dave et sa bande doivent quitter car il se fait tard. On l'annonce à notre ami Albertain qui nous fait le câlin le plus intense et viril que je n'ai jamais reçu de toute ma vie. Jamais un gars ne m'a serré dans ses bras aussi fort que ça et de pareille façon (accolade en 3-4 temps avec des moves spéciaux). Selon statistique Canada, il doit me rester environ 50 années à vivre et je crois sincèrement que mes chances de revivre pareille accolade sont très minces.
Pas besoin de rencontrer des filles dans les bars quand on a la chance de rencontrer des gars comme ça!
La soirée se déroule bien ordinairement pour moi. Je bois mon rhum and coke et je jase un peu avec les gars. Je suis pas très excité mais pour les fois où je sors dans les bars, faut que j'essaie d'en profiter. Dave est plein d'entrain et veut danser. Moi, j'aime mieux quand les pistes de danse sont moins compactes pour pouvoir m'exprimer convenablement. Ça fait que je passe mon tour.
À un moment donné, Guillaume, le grand gourou qui se joint occasionnellement à nos parties de poker pour nous imposer toutes ses règles de ligue professionnelle. Mettons qu'il m'énerve quand même pas mal ainsi qu'à la plupart des autres gars (sauf Dave qui aime tout le monde). Comme Dave m'avait mentionné que Guillaume allait sûrement porter son T-Shirt jaune qu'il porte toujours lorsqu'il sort à l'Ozone, je lui dis: "Hey t'as encore ton T-Shirt jaune? On a misé 10 piastres que t'allais encore l'avoir ce soir". Il m'avoue que c'est effectivement son kit habituel pour la chasse au gros gibier à l'Ozone. Plus tard, Dave me dira que Guillaume était en criss du fait qu'on ait supposément misé sur son habillement. Je suis bien content de lui avoir fait de la peine. Y se pense tellement bon avec ses ostis de règlements de poker.
Un peu passé minuit, pendant que Dave me raconte la diversité de sa vie sexuelle, un gars vient nous voir et commence à nous parler en anglais. Je ne comprends pas vraiment ce qu'il raconte puisque le gars semble avoir bu pas mal (ou encore a des problèmes d'élocution importants) mais une chose est certaine: il nous parle de bière.
Il nous demande soit où est-ce qu'on achète la bière dans le bar ou encore, il désire nous parler du coût de la bière ici par rapport à chez lui. C'est vraiment dur de saisir où il veut en venir.
Chez lui, c'est en Alberta. Je ne comprends pas de quelle ville il vient, mais ce n'est ni Calgary ni Edmonton.
Ça fait que vu qu'on est face à un spécimen rare de Canadien de l'ouest et qu'il ne s'est vraiment pas passé grand chose dans la soirée jusqu'à ce moment (mis à part demander l'ASV à quelques filles histoire de voir si elles connaissent le jargon), je décide de m'embarquer dans un bel échange culturel inter-provincial.
De fil en aiguille, du coq à l'âne, le gars nous parle de ses "Oil rigs" (il travaille dans l'extraction du pétrole?) de l'Alberta. Je n'ai pas grand chose à dire là-dessus ça fait que je me dis que le meilleur moyen de trouver un terrain commun, c'est de parler d'une des plus belles richesses que l'Alberta n'ait jamais possédé: Wayne Gretzky. J'attends la fin d'une de ses phrases par rapport aux sables bitumineux pour lui demander: "What about Wayne Gretzky?".
Le gars me répond qu'il est plus du type Flames de Calgary que Oilers d'Edmonton. Bon, alors j'enchaine sur un des plus beaux phénomènes des Flames de Calgary: le petit Theoren Fleury qui, à ma connaissance, fut le plus petit joueur de hockey de la ligue nationale. Le hockey, je connaissais ça quand même un peu jusqu'à ce que les Nordiques partent de Québec.
Ça marche moyen. Le gars m'identifie la taille de Theoren Fleury par rapport à la sienne ce qui m'indique qu'il a compris ce que je raconte. Malheureusement, moi je ne comprends pas où il veut en venir avec ses signes identifiant des tailles de personnes par rapport à lui-même.
Dave lui demande ça fait combien de temps qu'il est à Québec. Je lui demande "Did you fuck a lot of girls from Quebec?" et le gars me dit qu'il a une famille et je comprends entre les lignes qu'il est fidèle.
Il nous explique finalement qu'il est dans l'armée canadienne, qu'il est pilote de chasseur et qu'il a servi en Irak. Il affirme avoir gagné 800 000$ au cours d'une ou deux missions d'un an chacune là-bas. Je trouve ça pas mal mais le gars a trop des gros bras pour que je m'ostine avec lui. Il nous parle des missiles qu'il a tiré et des 18 victimes faites par l'un de ceux-ci. À chaque fois, il mime le bazooka et mime ensuite une puissante déflagration anéantissant tout sur son passage. C'est assez spectaculaire de le voir aller. J'ai jamais vu un gars mimer des explosions avec autant de conviction. C'est pas le genre de chose qu'on s'attend de voir dans un bar rempli de pitounes comme l'Ozone.
J'essaie d'être admiratif le plus possible devant lui en m'exclamant: "You're a hunter!" ou "You're a cleaner!" ou encore "Blow off everything, yeah!". Si j'ai bien compris, ce gars là est dans la réserve de l'air et travaille dans les "Oils rigs" entre ses missions. En tout cas, il nous a montré sa carte de pilote avec un dessin de jet dessus. Je ne pense pas qu'on se fait bullshitter.
Je lui demande si, d'après lui, le Canada pourrait détruire le Troisième Reich advenant une nouvelle guerre. Il me répond qu'on pourrait venir à bout de n'importe qui puisqu'on est épaulés par les États-Unis. NOBODY FUCKS WITH US!
À la fin, Dave et sa bande doivent quitter car il se fait tard. On l'annonce à notre ami Albertain qui nous fait le câlin le plus intense et viril que je n'ai jamais reçu de toute ma vie. Jamais un gars ne m'a serré dans ses bras aussi fort que ça et de pareille façon (accolade en 3-4 temps avec des moves spéciaux). Selon statistique Canada, il doit me rester environ 50 années à vivre et je crois sincèrement que mes chances de revivre pareille accolade sont très minces.
Pas besoin de rencontrer des filles dans les bars quand on a la chance de rencontrer des gars comme ça!
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