lundi 24 mai 2010

La perception qu'ont les gens d'eux-mêmes

Lundi soir, 24 mai, 25 degrés celcius. Discussion sur Facebook.
Moi
Hey salut!

ça va?

21:22 Steeve

salut ca va

y a longtemps

du nouveau ?

21:23 Moi

j'ai 6 questions pour toi

21:23 Steeve

vas y

21:23 Moi

combien tu te donnes sur 10 pour l'intelligence?

21:24 Steeve

8.5

21:24 Moi

sur 10 pour la beauté

21:24 Steeve

8.5

21:24 Moi

sur 10 pour les aptitudes manuelles

21:24 Steeve

7

21:24 Moi

sur 10 pour l'ouverture d'esprit

21:25 Steeve

9

21:25 Moi

sur 10 pour le charisme

21:25 Steeve

9

21:25 Moi

sur 10 pour la générosité

21:25 Steeve

9

21:25 Moi

sur 7 pour l'hygiène

21:26 Steeve

sur 7 ? 7

21:26 Moi

Tu te laves TOUJOURS les mains après avoir touché à quelque chose de malpropre?

21:26 Steeve

6 de bord lol

21:26 Steeve

et quel est mon resultat

21:26 Moi

Ben t'as pas mal l'air d'être le gars idéal

21:27 Steeve

pourtant je suis encore celibataire

21:27 Moi

ouin, ça doit être parce que c'est toutes des criss de salopes!

****

Je m'étais fait passer un test comparable (maudit que j'haïs ça m'auto-linker mais ce coup-ci ça me semble essentiel) y'a 2 ans. Plusieurs personnes avaient commenté en s'évaluant aussi. Sur le coup, je m'en sacrais de l'opinion des autres à propos d'eux-mêmes. J'avais juste le goût de faire de l'introspection et de voir si je me considérais de façon positive ou si j'avais une estime de moi au plancher.

Deux ans et quelques mois plus tard, je pense que je me donnerais exactement les mêmes notes à propos de tous les points et ce, même si je suis dans une période de ma vie totalement différente. Bref, je pense être constant dans l'opinion que j'ai de moi-même, dans les bons comme les mauvais moments.

Après coup, j'ai porté un peu plus d'attention aux commentaires reçus et je me suis dit que c'était assez hallucinant de constater à quel point tout le monde, surtout les filles, se donnait des notes en haut de 7 sur 10 sur la majorité des points. Comment peut-on se démarquer à tous les niveaux en étant toujours nettement au-dessus de la moyenne?

Mais comment une personne peut-elle être en haut de la moyenne pour tout ce qui la définit? Comment tout le monde peut se donner une note en haut de 8 sur 10 pour l'intelligence alors que moi, j'ai l'impression d'en connaitre en maudit, des gens d'intelligence moyenne? Et puis, faut dire que si la moyenne d'une catégorie est établie à 5 sur 10, il devrait y avoir logiquement beaucoup de gens dont la note tourne autour de ce chiffre. Est-ce que les seules personnes d'intelligence moyenne ou inférieure sont les madames qui travaillent chez Zellers? Est-ce que les gens qui lisent des blogs sont des génies? Mais comment un génie peut-il accorder de l'importance et de l'attention à ce que j'écris et à ce qu'un paquet d'autres ti-counes écrivent?

Pour l'ouverture d'esprit, j'ai demandé à deux personnes de Facebook ce qu'ils pensaient des gens qui font l'amour avec des animaux (ouverture d'esprit maximale) et on m'a dit que c'était pas dégueulasse et pas éthique. Après ça, j'ai demandé ce qu'on pensait des gens qui mangent des vers de terre et ça semblait dégoûtant pour une fille mais Steeve avait l'air d'être indifférent (je soupçonne que c'était pour jouer la carte du gars qui s'est donné 9 sur 10). J'ai répondu que selon moi, une personne ouverte d'esprit à 9 ou 10 sur 10 aurait pas de problème avec de pareilles pratiques n'ayant aucun conflit avec la justice ou l'éthique. Dans le fond, l'ouverture d'esprit maximale, ça devrait presque accepter tous les goûts ou toutes les pratiques humaines en se disant que la diversité, c'est de toute beauté.

La perception que les gens ont d'eux-mêmes, c'est fascinant. J'espère vraiment faire la connaissance de quelqu'un qui se donne un 5 ou un 6 sur 10 pour l'intelligence ou pour l'ouverture d'esprit: quelqu'un qui est dans la moyenne et qui en est CONSCIENT.

mardi 18 mai 2010

La table de pétio


Comme c'est la tradition depuis 5 ans, j'ai pris une photo du premier repas dehors, sur la table de pétio. Elle n'a été sortie qu'hier soir, soit quelques semaines plus tard qu'à l'accoutumée.

Y'a quand même du gros changement cette année autour de la table de pétio.

lundi 17 mai 2010

Un Christ de bon cours

Je pense que si j'avais une pas si mauvaise image de l'Église, c'est parce que je m'en tenais loin et que j'avais l'impression que les déclarations débiles de curés, cardinaux ou du pape étaient des cas isolés (bref, les niaiseries venaient surtout du haut de la pyramide).

Malheureusement pour moi, hier, j'ai eu mon premier cours de pré-baptême. Le gars qui animait la soirée n'était pas un curé. C'était un paroissien engagé. Il se présentait comme étant Denis, résident de St-Nicolas, ingénieur et père de deux garçons. Le gars faisait un peu son show en avant. Il voulait avoir l'air sympathique et dynamique, mais il avait aussi l'air d'un gars qui pense qu'il a des choses à nous apprendre. Mettons que ça m'a pris 3-4 minutes pour ne pas l'aimer… Quand il nous a dit qu'il ne voyait pas l'intérêt de s'impliquer dans le hockey ou le soccer lorsque ses enfants étaient plus jeunes mais que s'impliquer dans l'Église l'intéressait plus, j'ai été certain de ma shot: ce gars là n'était vraiment pas mon genre.

Je suis peut-être en train de devenir une personne positive et ouverte car j'étais certain que le cours serait du type "éthique et culture". Bref, j'étais persuadé que ce ne serait qu'une soirée d'échanges afin de voir quelles étaient les motivations des parents et nous parler un peu des valeurs importantes de notre religion. C'était un peu le cas au début, mais Denis nous a vite garroché pas mal de stock relatif à Dieu qui est notre père, à nous qui sommes ses enfants, que Dieu était heureux par lui-même et qu'il nous avait créé pour qu'on partage son bonheur.

Malheureusement, selon cette perspective, Dieu était trop épais pour se révéler à nous et nous montrer comment être heureux. Il préférait que des millions ou même des milliards de personnes soient malheureuses toute leur vie et cherchent sans succès des raisons pour être heureux.

Nous sommes fils de Dieu, Dieu est notre père, la communauté va prier pour nous d'ici le baptême de notre enfant, blablablablabla, zzz zzz zzz. C'est ma pire soirée d'anniversaire à vie. Le pire, c'est qu'en plus d'être très plate et d'avoir un petit ton de preacher, Denis en est arrivé à nous parler de Monseigneur Ouellet et de ses récentes déclarations comme quoi une femme qui se fait violer commet un geste pire que son viol en se faisant avorter. Selon notre animateur, les gens prenaient tout ça au pied de la lettre et ne réfléchissaient pas au fait que l'Église émettait sans doute cette opinion après une mûre réflexion quant à la dignité de la vie humaine.

Ouais c'est ça! C'est nous autres qui ont rien compris, c'est pas l'Église qui dit n'importe quoi.
Personne n'a parlé mais je pense qu'il y a eu un petit malaise dans la salle à ce moment là. Tous les parents sont restés muets (tous l'étaient la plupart du temps à part deux couples fatiguants dans la rangée d'en avant). Moi j'avais juste le goût de répliquer que c'était cave en Jésus-Christ de dire des choses de même et que c'était pas surprenant de voir que les Églises se vidaient. Mais j'ai fermé ma gueule et je me demande pourquoi.

Là, tout ce que j'ai le goût de faire, c'est d'appeler au presbytère (je vais sûrement le faire) pis de porter plainte contre ce Denis dont le nom de famille m'échappe. Sacrament, j'y étais allé avec ouverture pis j'avais même fait une campagne de promotion de la religion catholique sur mon blog. En retour, je me rends là pis j'ai juste le goût de faire une descente du coude à cet épais qui s'écoute parler et qui ne connaît sûrement aucune fille qui s'est fait violer. C'est certain qu'une institution avec un si grand historique de viols et un si faible taux d'avortements chez ses curés ne peut faire autrement que banaliser la pratique la plus courante qui est presque une habitude tolérée. Bref, les Églises se vident pis ceux qui sont impliqués continuent de dire des osties de niaiseries (pis moi, je leur donnais le bénéfice du doute jusqu'à hier soir).

Je vais faire baptiser mon gars pis après ça va être final bâton. S'il veut faire partie d'une "famille spirituelle" dans ses moments plus difficile, il aura juste à rentrer dans une ligue de dongeons et dragons. Ça va me faire un peu honte mais ce sera sûrement mieux comme ça.

vendredi 14 mai 2010

Le meilleur était à venir

Ces temps-ci, je me sens comme Bryan Adams. J'ai l'impression que le meilleur est loin derrière.

C'est pas nouveau et ça doit faire un an ou deux que j'ai l'impression que je n'ai plus rien de nouveau à raconter. Mais, bon, après six mois ou un an, qui peut encore écrire des trucs surprenants ou nouveaux à propos de lui-même? Je pense que j'ai réussi à pas trop être redondant pendant quelques années, ce qui n'est pas si mal. Par contre, ces années ont probablement été 2006, 2007 et une partie de 2008: ça fait un bout.

Y'a un an ou deux, Patate demandait aux blogueurs de quels textes ils étaient les plus fiers. J'avais participé en ciblant 3 aventures que j'avais vécues et racontées sur mon blog. Ce que j'ai réalisé, en choisissant mes trois textes, c'est que j'étais pas fier d'avoir ÉCRIT ces textes là mais que j'étais plutôt CONTENT d'avoir vécu ces histoires. Bref, j'accordais beaucoup plus d'importance à des histoires vécues qu'à des réflexions même si mon blog comptait probablement plus de réflexions que d'anecdotes. Toutes les introspections m'avaient probablement fait du bien sur le coup (ça m'a souvent aidé à structurer mes idées et à comprendre mes états d'esprit) mais je n'en étais pas particulièrement fier (ni honteux).

C'est pas la fierté que je recherchais sur mon blog, ni d'effectuer une démonstration d'intelligence par des propos convaincants et bien structurés.

L'autre jour, je relisais notre aventure au speed dating en novembre 2006. Même si le texte est moyen, je trouve ça le fun de me rappeler de choses spéciales qui se sont passées il y a quelques années. L'aventure la plus spectaculaire restera probablement toujours la fille au bras qui saigne que j'avais rencontrée dans la rue, qui m'avait payé un verre au Turf et qui s'était sacrée à poil dans une ruelle pour que je l'honore. C'est le genre de chose qui ne se passe qu'une fois dans une vie et je suis très content d'en avoir gardé une trace écrite au lieu d'un souvenir qui devient de plus en plus flou avec le temps et qui, 10-15 ans plus tard, nous fait nous demander "coudonc, ça s'est tu vraiment passé?".

Bref, j'ai toujours écrit mon blog pour m'exprimer et non pour échanger avec plein de gens. Je visais beaucoup plus le monologue que la conversation et je n'ai jamais voulu faire partie de la "communauté".

De façon surprenante, le déclin de la "communauté" a fini par m'atteindre. Depuis un moment, la disparition de blogs est nettement supérieure à l'apparition de nouveaux blogs ce qui enlève pas mal de vie. Même si je n'ai jamais aimé grand monde, y'en a quelques uns que j'appréciais qui sont disparus. C'est un peu comme si ma ligue de badminton perdait 75% de ses joueurs dont 3-4 qui étaient mes amis. Même si les 20 ti-counes que je n'aimais pas sont partis, j'ai aussi perdu de vue ceux qui avaient de l'importance pour moi. Et puis, par-dessus tout, mes compagnons des débuts de la ligue ont lâché depuis un méchant bout de temps.

Je m'ennuie un peu de ce qui se passait à Québec y'a 2-3 ans. On était une bonne quantité de blogueurs actifs et même si je ne les aimais pas tous, il y avait un peu d'atmosphère. On aurait dû maintenir les rencontres de blogueurs à une fréquence réduite. Peut-être 2 ou 3 fois par année?

Maintenant, les blogs ne sont plus la saveur du jour. J'ai toujours su que moi, je ne serais pas éternellement la saveur du jour. Ça me surprend de réaliser que j'ai connu un peu de cyber popularité pendant un moment assez long mais ça me surprend encore plus de réaliser que les blogs sont devenus aussi peu populaires. Je pensais que le concept allait rester populaire même si la popularité des individus n'allait jamais durer plus que six mois ou un an.

Beaucoup ont probablement fini par se tanner de me lire toujours dire que la vie c'est de la marde, que les blogueurs sont des loosers, que la fonction publique est remplie de demeurés, etc. Je les comprends! Moi-même, je suis tanné de penser tout ça depuis des années. Les seuls textes qui ont été plus jovialistes ou émotifs ont été ceux en réaction à la naissance de mon garçon et c'était à la limite du fif. Outre ces écrits, rien n'a changé et je crois que rien ne changera jamais. Mes propos de 2005 seront probablement toujours valides pour moi en 2030. Faudrait peut-être que je lise des livres de philosophie orientale pour apprendre à être plus zen. Mais sibole, ça me tente pas. Je suis comme ça et c'est dans mon ADN. C'est pas un livre qui peut défaire des liaisons d'ADN…

Ma job me déprime un peu et quand c'est le temps de changer mon mot de passe pour me connecter, je suis rendu à inventer des trucs comme "gangdelopettes" ou "mangezunchar" pour envoyer chier mon entourage sans que personne ne s'en rende compte. Mais comme j'ai tellement chialé sur mes jobs antérieures, j'ai pas le goût de continuer dans la même veine. Je suis un peu prisonnier de mon confort et même si je me considère inutile au boulot, je suis convaincu que je ne gagnerais jamais aussi bien ma vie ailleurs. Ça fait que j'avale ma pillule pis je me dis qu'au moins, j'ai le rock and roll.

En fin de semaine, j'aurai 31 ans. Dire que le 1/6ème de ma vie est couvert sur mon blog… J'aurais jamais pensé me rendre là quand j'ai commencé. C'est devenu mon occupation la plus fréquente et la plus durable. Je ressens de moins en moins le besoin de l'entretenir parce que j'ai l'impression que je ne ferais que me répéter. Je pense toutefois que dans mon ADN, y'a aussi quelque chose qui fait que j'éprouve une grande angoisse par rapport à la vitesse à laquelle va la vie et à la disparition dans le néant des moments vécus. Ce qui me force à conserver une trace écrite à quelque part.

Même si la quantité de textes marquants pour moi est minime (peut-être 10 textes sur 730), je suis très content d'avoir eu ce blog pour me souvenir de gens et de moments qui ont été marquants mais qui sont maintenant derrière moi.

jeudi 6 mai 2010

Paul à St-Romuald

Il y a quelques mois, j'ai découvert les bandes dessinées "Paul" de Michel Rabagliati. Ça faisait peut-être une année ou deux que je savais que ça existait mais ça ne m'avait jamais attiré. Les titres des BD n'étaient jamais vendeurs ("Paul à la pêche", "Paul à la campagne", "Paul a un travail d'été", etc), les dessins n'étaient pas particulièrement beaux et les pages couvertures pas accrocheuses. Je trouvais que ça avait l'air cheap et plate.

Pourtant, quand j'ai lu ma première BD, j'ai trouvé ça pas pire pantoute. En fait, on les a éventuellement toutes empruntées à la bibliothèque et j'ai beaucoup apprécier la série. Plus les BD étaient récentes, meilleures elles étaient. Je pense d'ailleurs que "Paul à Québec" est de loin la meilleure de toute la gang, suivie par "Paul à la pêche". Les histoires sont intéressantes et intelligentes et on apprend même des choses à l'occasion (sur la vie à Montréal en telle année, sur la pêche à la mouche, sur le fait que les gens de Québec beurrent leurs restants de croûte de pizza et pas les gens de Montréal, etc). Michel Rabagliati a le souci du détail, autant pour présenter des personnages que pour dessiner des lieux existants (comme des rues de Montréal ou la grosse église pas très belle de St-Nicolas dans "'Paul à Québec'"). Pour quelqu'un qui n'a pas du tout un faible pour l'art québécois, je peux dire que cette fois ci, j'ai accroché.

Ça fait qu'avec cet intérêt récent, quand j'ai appris, il y a quelques mois, que Michel Rabagliati venait faire une conférence à la bibliothèque de St-Romuald, je nous ai inscris. Et c'était hier soir que ça avait lieu.

Aimepé et moi, on était dehors lorsque Michel Rabagliati est arrivé dans le stationnement de la bibliothèque. J'étais pas trop sûr que c'était vraiment lui, mais quand je me suis approché de son auto un peu plus tard et que j'ai vu le petit drapeau du Québec affiché en arrière, je me suis dit que c'était sûrement lui. Y'a pas beaucoup de séparatistes qui s'affichent dans ma région.

Pendant les 15 ou 20 premières minutes de la conférence, Rabagliati m'énerve un peu. Il parle vite, il a l'air d'être du type nerveux (pas seulement en public), il a une petite voix claire et rit de façon aigüe, borderline fif, même quand ce qu'il raconte n'est pas drôle. Je reconnais le personnage de Paul en sa personne. Les deux sont un peu efféminés, humbles et simples. Surprenant que ce gars ait publié autant de livres puisque je trouve qu'il n'a pas l'air d'être un leader, d'avoir un fort caractère ou d'être fonceur. J'imagine que ces traits de caractère doivent être nécessaires pour se faire éditer.

Mais plus le temps passe, plus j'apprécie Michel Rabagliati. Comme on n'est qu'une vingtaine de personnes, la conférence est flexible et n'importe qui peut interrompre l'auteur à tout moment pour lui poser n'importe quelle question. J'en ai d'ailleurs profité pour lui poser trois ou quatre questions et il était toujours ouvert à me répondre (ainsi qu'à tous les autres). Ce type est assurément un bon gars qui ne s'est jamais pris et qui ne se prendra probablement jamais au sérieux même s'il devient vraiment populaire.

On a parlé du film "Paul à Québec" qui est en préparation ces temps-ci. Semble t-il qu'aucun acteur n'a été choisi pour le moment (peut-être François Létourneau, le gars des Invincibles, mais c'est pas sûr). Ça devrait normalement se tourner à St-Nicolas et dans les environs. Ma ville va être sur la map, ainsi qu'une des plus laides églises du Québec.

Ça devrait faire changement des comédies policières québécoises (même si ça devrait ressembler un peu à "Les invasions barbares" selon l'idée que je m'en fais).

mardi 4 mai 2010

Le Québec profond

Cette fin de semaine, je suis allé au marché aux puces de St-Eustache. Les marchés aux puces, ça fait partie du mode de vie du petit peuple. La même gang qui aime le country, la danse en ligne, les suits de ski doos, les "drags" de chars modifiés, les festivals kétaines le long de l'autoroute 20, etc. Tout ça, ce sont les meilleurs endroits à faire visiter à un Français pour lui faire comprendre ce que veut dire le mot "kétaine".

Parce qu'un marché aux puces, en tout cas, celui de St-Eustache, c'est un peu comme un gros Zellers mixé avec un Dollarama: on vend plein d'imitations de linge cher à bas prix (t-shirts Puma ou Harley Davidson à 5$). Mais le pire, c'est le monde qui fréquente ce genre d'endroits: j'ai vu une madame qui promenait son chien dans une poussette. Deux minutes plus tard, j'en ai vu une autre avec son chien dans un porte-bébé, attaché sur son ventre. Ayoye.

Est-ce que c'est ça le Québec profond?

Mais le Québec urbain, est-ce que c'est mieux? Est-ce que c'est préférable de se penser évolué avec son terrain pas de pelouse et ses supposées valeurs d'ouverture fake? Ça parait tellement bien de dire qu'on vit dans une ville multiculturelle et qu'on aime s'entourer de fifs... mais qu'on méprise en même temps la banlieue voisine.

Bref, à choisir entre le Québec profond kétaine qui s'assume et le Québec urbain tellement plus évolué, je choisis rien pantoute. C'est un autre des nombreux exemples qui illustre qu'on ne gagne jamais grand-chose à s'identifier à un groupe.