Hier, j'écoutais à la radio l'entrevue donnée par Gilles Lamontagne, ancien maire de Québec dans les années 60 et 70. L'entrevue était donnée dans le contexte du lancement de la biographie de l'ancien maire.
Même si j'avais déjà entendu parler en bien de cet homme par le passé, je n'ai jamais su ce dont il avait l'air ou ce qu'il avait réalisé. Je savais seulement que, pour beaucoup de personnes, ce fut le meilleur maire de l'histoire de Québec.
Pendant l'entrevue, on a fait référence aux nombreux scandales de corruption dont on parle partout au Québec ces temps-ci (à la mairie de Montréal, de Laval, la mafia infiltrée dans la construction et la pétition pour la démission de Jean Charest, etc). En référence à quoi Gilles Lamontagne a dit qu'on avait tenté de l'acheter seulement une fois dans sa carrière.
Le maire avait refusé le pot-de-vin mais le type était parti en laissant l'enveloppe sur son bureau. Suite à quoi le maire a demandé à son adjoint de prendre l'enveloppe et de l'envoyer à un organisme de charité, tout en spécifiant au responsable de l'organisme en question d'envoyer un reçu d'impôt au gars qui avait tenté de l'acheter.
On a aussi parlé du fait que le maire Lamontagne avait fait la guerre, comme pilote pour la Royal Air Force. Son avion ayant été abattu, il a été fait prisonnier d'un camp nazi pendant plus de 2 ans. Il n'en a pas parlé beaucoup pendant l'entrevue, mais on devinait que ça avait été l'expérience la plus marquante de toute sa vie. On lui a demandé s'il avait eu peur de mourir pendant ces années là et il a répondu que non. Comme il était tout le temps sale et affamé, il n'avait pas le temps de se poser de questions ou d'avoir peur.
Suite à quoi je me suis dit que si on avait plus de politiciens qui étaient allés à la guerre (c'est certain que pour ça, faudrait que tous les politiciens aient plus de 80 ans) ou qui avaient au moins connu une existence un peu plus haute en couleur qu'une jeunesse confortable dans une famille aisée, suivie d'un bac en droit et la pratique privée pour une firme reconnue (comme c'est à peu près le cas de tous les siboles de politiciens qu'on a au Québec et au Canada), on serait peut-être moins enclins à la corruption.
En tout cas, moi, personnellement, si j'avais été fait prisionnier d'un camp de concentration allemand pendant un an ou deux et que j'avais vu des gens se faire fusiller sur une base quotidienne, je pense que je n'aurais pas trop peur de la mafia, une fois au pouvoir dans mon pays.
mercredi 17 novembre 2010
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4 commentaires:
C'est un commentaire très pertinent. Effectivement, les valeurs et priorités d'une personne ayant vécu pareilles épreuves sont probablement différentes qu'uniquement une visée de pouvoir et d'argent. L'argent ça pourrit tout... juste à voir les chicanes de famille que ça provoque!
Un jour, j'aimerais que tu nous parles de ta vision du maire Labeaume... Vu d'ici (Montréal) c'est le maire idéal qui a du bagou, des idées, de l'ambition, pas une langue de bois, etc...
Mais de près, il a l'air de quoi??
Ok, je vais répondre d'abord au premier degré à ta question: De près, il a l'air de quoi? Ben je l'ai vu au Salon du livre y'a 2 ans et demi et c'est un ti-cul de 5'6 maximum, probablement moins. Il a l'air sympathique en personne, probablement exactement comme il apparait à la télé.
Par contre, au niveau médiatique, je suis plus capable.
Quand je l'ai vu à l'émission "Le Verdict" dire que ses deux seules priorités (voire fixation) étaient les Olympiques et le retour d'une équipe de hockey à Québec, j'ai trouvé ça hallucinant. Il avait tellement l'air de dire qu'il était juste là pour ça! Moi je m'en sacre des Olympiques et ça m'excite seulement UN PEU de voir le retour d'une équipe de hockey à Québec. Honnêtement, je pense qu'au moins la moitié de la population de la région pense comme moi. Et malgré tout, Labeaume a l'air de dire que ce sont les deux seules priorités pour la région. Fuck you! C'est pas vrai que c'est une préoccupation majoritaire.
Je pense qu'il s'en fait pas mal à croire. Il est parti sur un trip de party continuel à Québec, de "notre ville est la plus belle en Amérique" et ainsi de suite. Aussi, il a tendance à virer fou aux séances du conseil et à envoyer chier ouvertement les gens qui le remettent en question. Il est trop fort et trop soutenu politiquement. C'est le genre de ti-cul à s'en faire à croire assez vite et qui peut quasiment devenir dangereux si on le laisse aller.
Un futur Hitler?
Qu'est-ce que c'est que ça, ces billets-là?!
Moi, je viens ici pour des billets de papa! Je veux lire des histoires de couches, de vomi, d'activités paranormales pendant que t'écoutes les Télétubbies! Je veux des angoisses existentielles à propos de vergetures pis d'allaitement maternel.
Tu n'as même pas dit «fiston» une seule fois.
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