samedi 24 juillet 2010

C'est beaucoup plus facile et agréable de parler aux gars qu'aux filles dans les bars et on peut même se faire des amis dans les toilettes parfois

Hier soir, après une semaine de marde où je n'aurais rien eu d'autre à déclarer que "la vie c'est de la marde", je me suis retrouvé au Turf en compagnie de Mike Boy.

Je ne sais pas si c'est le double ou triple shooter de Brandy qu'on s'est pris avant de partir, mais la soirée a été pas mal animée et amusante. En fait, c'était la première fois depuis un méchant bout de temps où je me faisais un fond avant d'aller veiller et ça a coïncidé avec une des meilleures sorties vécues depuis longtemps. Peut-être que cette pratique sera à répéter?

Après 2 pichets de bière et 3-4 bols de popcorn et de peanuts, nos chaises nous sont enlevées et on se retrouve à côté de la piste danse. La musique qui joue est axée sur le tam-tam. Je vais voir le DJ:

- Y'a tu moyen de faire jouer de la musique avec de la "guitar"?
- Faudrait dire ça au D.J.
- C'est pas toi?
- Non, y'est absent pour le moment, moi je suis le gérant.
- Y'est tu allé faire caca?
- C'est pas de mes affaires ça!

Drôle de réponse. Je pense que c'est de ses affaires, en tant que gérant, de savoir si un de ses employés les plus importants s'absente pour une période indéterminée. Les propriétaires du Turf devraient songer à rétrograder ce garçon.

Plus tard, on est en bas et Mike Boy nous commande des rhums and coke. La serveuse me fait penser à une star quelconque. Je pense à la fille qui chante "Umbrella" et Mike Boy trouve qu'elle ressemble à Beyoncé.

- Hey, tu me fais penser à la fille qui chante "Umbrella".
- Rihanna? Ah ouin, ben merci!
- Oui, pis lui il trouve que tu ressembles à Beyoncé.
- J'ai l'air d'une black? (moi j'ai compris "plotte")
- Une plotte?
- Non, une black!

C'est peut-être pas drôle à relire, mais sur le coup, on a bien rit.

On s'est aussi fait plein d'amis masculins dans les toilettes. En fin de soirée, on a notamment parlé avec un gars qui nous a dit qu'il était accompagné d'un ami d'Afrique du Sud. Il nous offre d'aller serrer la pince à son ami et de se joindre à eux pour un verre. Je lui demande si son ami a le Sida (parce que c'est bien connu qu'à peu près tout le monde a le Sida en Afrique). Il me répond que ça, c'est les Noirs. Son ami est un blanc. Ah ben, un authentique Afrikaans, comme j'en ai jamais rencontré. Ça me semble être potentiellement une intéressante expérience exotique.

On sort des toilettes et on s'en va voir son ami. Je lui serre la pince en lui demandant son nom. Je comprends quelque chose comme "Jean-Guy", ce qui est tout à fait improbable comme réponse mais je décide de me fier à ce que je crois entendre. Ça fait qu'une fois qu'on est dehors, je starte la conversation:

- Hey mon Jean-Guy, what do you think about Apartheid?
- Son nom c'est pas Jean-Guy, c'est "Dorky" (je comprends "Turkey")
- Turkey?
- Oui
- Comme dans "Dinde"?
- Non non, D-O-R-K-Y
- Ah ben!

On parle un peu du film "Invictus". Je lui demande si c'est vrai que ce sont maintenant les Noirs qui contrôlent le pays. Il me dit que c'est presque le cas. Le gars est bien sympathique et a un accent germanique. Je lui demande s'il peut parler avec des gens d'Amsterdam (l'Afrikaans est une sous-branche du Hollandais) et il me dit que les deux langues se ressemblent assez mais la communication n'est pas évidente. C'est instructif.

Un peu plus tard, des filles se retrouvent autour de nous pour nous quêter des cigarettes (qu'on ne possède pas puisque celle qu'on est en train de fumer strictement pour une question de look nous a été donnée par l'Afrikaans). Une fille semble bien intéressée par notre nouveau compagnon d'outre-atlantique. Je ne peux m'empêcher de lui dire: "Mon Jean-Guy, maybe you're gonna get your canadian citizenship!".

Pas longtemps plus tard, il est temps pour nous de partir. Ça fait que je salue Jean-Guy et on quitte, bien heureux de notre soirée.

Ça fait plusieurs fois que je le remarque et que j'en parle mais je ne comprendrai jamais pourquoi les gens s'empêchent de jaser avec des inconnus. Moi, c'est à peu près le seul moyen que j'ai trouvé pour sortir de la routine ou de l'ordinaire...

4 commentaires:

ValGod a dit…

Tsé... Y'a probablement plein de gens (en fait, je te confirme qu'il y a au moins une autre personne que toi) qui parlent à des inconnus. Dans la rue, dans un bar. Dans l'autobus. À l'épicerie.

La seule différence avec toi, c'est qu'eux ne se jettent pas sur leur ordinateur dès qu'ils sont rentrés chez eux pour s'en vanter sur la blogosphère ;)

MoonLady a dit…

Y a fallu que je te relises, parce que j'avais lu "DONKEY" après ton "TURKEY" !! Hahahahaha :)

Mayieve a dit…

haha finalement t'as jamais su son vrai nom..

Le problème c'est que dans notre société, le gars sobre qui parle aux inconnus passe pour un mongole ou un déviant.

Le Voyou du Bayou a dit…

Valgod: Y'a sûrement au moins une autre personne comme moi, mais à voir la réaction des gens (principalement des filles) à qui on parle sans les connaître, c'est évident que ça leur arrive pas souvent de jaser avec des inconnus.

Aussi, je pense pas m'en vanter mais plutôt noter mes sorties avec Mike Boy qui sont mes meilleures sorties depuis plusieurs années!

Mayieve: Ben ça dépend avec qui. Je dirais qu'avec 80% des gars au moins, ça marche très bien de commencer à jaser. C'est vraiment rare qu'un gars est bête ou désagréable. Les filles sont plus souvent méfiantes ou bêtes en te regardant avec une face de "Rapport!", ce qui est très plate. Parce que nous autres, on parle aux gars comme on parle aux filles. Bref, on devrait recevoir la même réaction chez les deux sexes dans un monde idéal.