J'ai passé une fin de semaine en célibataire avec mes otites. Avec la neige mouillée qui tombait, les circonstances optimales étaient réunies pour n'avoir au programme que l'écoute de 3 films loués pour 4 piastres au club vidéo du coin:
Sideways (V.F. "À la dérive") (2003)
L'histoire de Sideways est celle de deux amis qui partent faire la route des vins en Californie avant le mariage de l'un deux. L'activité sert d'enterrement de vie de garçon.
Initialement, on a l'impression que le voyage sera à vocation culturelle (vin et golf). On découvre assez vite que le futur marié veut fourrer au moins une fille (idéalement plus) avant son mariage et qu'il éprouve de sérieux doutes quant au bien-fondé de son union prochaine. Quant à lui, son compagnon est en dépression depuis sa rupture d'il y a deux ans et ne semble ressentir aucun intérêt pour les femmes. Les deux gars rencontrent éventuellement deux amies et réussissent à copuler en ayant une approche très différente l'un de l'autre.
J'avais vu ce film pour la première fois il y a 3 ou 4 ans et j'avais beaucoup aimé. Comme j'avais de la misère à trouver un film intéressant en dehors de ceux mettant en vedette Jean-Claude Van Damme, j'ai décidé de louer Sideways à nouveau afin de voir si c'était toujours aussi bon lors d'une deuxième écoute. C'était presque le cas. Ce film est définitivement dans mon top 5 des films réalisés au cours des 10 dernières années.
Cote: 9 bayous sur 10
Little Miss Sunshine (2006)
Suite à l'inscription de leur fille au concours "Little Miss Sunshine", une famille part en econoline, dans un trajet de plusieurs centaines de kilomètres les menant jusqu'en Californie, lieu du concours.
La famille en question est particulière: le grand-père sniffe de l'héroïne et est un obsédé sexuel au langage cru. Le père est obsédé par son concept de 9 points de la réussite qu'il tente de commercialiser et d'inculquer aux membres de sa famille. Le fils de 15 ans a fait un voeu de silence depuis 9 mois et ne s'exprime que par écrit sur une petite tablette. Il déteste tout le monde et a une grosse affiche de Friedrich Nietzsche dans sa chambre. La mère et son frère gai ayant récemment fait une tentative de suicide sont à peu près les deux seuls personnages normaux de l'histoire.
On m'avait parlé en termes très positifs de ce film, presque comme si c'était inoubliable. Je ne pense pas que ce soit le cas, mais c'était tout de même un bon film avec des personnages intéressants et des dialogues parfois très drôles. Ce sont les personnages qui font l'histoire.
La morale de l'histoire est que les gens les plus normaux de la société sont les fifs.
Cote: 8 bayous sur 10
Le dîner de cons (1998)
Depuis que ce film est sorti, j'ai entendu et/ou lu beaucoup de gens affirmer que c'était un chef d'oeuvre. Comme tout ce qui touche à la France me tape généralement pas mal sur le système, je m'étais toujours dit que je ne l'écouterais qu'en dernier recours, genre que si on me donnait le choix entre une balle dans la tête et ce film, je prendrais le film.
Comme j'avais un troisième film à choisir et que je n'ai pas pensé à me louer "CRAZY" (que je n'ai toujours pas vu), j'ai loué "Le diner de cons" à reculons, faute de mieux et un peu pour me mettre à jour. Mieux vaut 12 ans plus tard que jamais.
L'histoire est celle de Pierre Brochant, membre d'une gang de gars qui organise à chaque semaine un diner de cons. À ce diner, chaque personne est chargée d'inviter un con qui a généralement une passion ridicule comme les boomerangs ou les modèles réduits en allumettes. Pierre Brochant fait la connaissance de Francois Pignon, spectaculaire con et l'invite chez lui pour en savoir un peu plus à son sujet avant de l'emmener au diner de cons.
Le souper n'aura jamais lieu à cause d'une succession de mauvais coups du destin. Brochant se fera mal au dos, sa femme le quittera. Tel un con lui-même, il laissera le con essayer de l'aider en empirant à chaque fois sa situation.
Contrairement à ce que je pensais, ce film n'était pas si pire que ça. Au début, c'était même assez prometteur. Malheureusement, TOUTE l'histoire se passe dans l'appartement de Pierre Brochant, tout n'est qu'une série de dialogues servant à nous faire comprendre à quel point le con est con. Bref, ça tourne en rond. Et plus le con est impliqué dans l'histoire, plus on se demande c'est quoi l'osti de but de lui laisser autant d'impact dans la situation problématique de Pierre Brochant. J'aurais beaucoup aimé que le con quitte l'appartement 10-15 minutes pour avoir la paix de ce personnage assez fatiguant. Malheureusement, ça n'arrivera jamais.
Comme beaucoup de films français, ça n'arrête pas de jaser dans ce sacrament de film. Les répliques sont parfois aussi serrées que dans Virginie (i.e. quand un personnage a terminé de parler, son vis-à-vis réplique instantanément, à une vitesse pas normale pour une discussion habituelle). C'est ça le problème avec les ostis de Français: Y SONT PAS CAPABLES DE FERMER LEUR CRISS DE YEULE.
Cote: 7 bayous sur 10
dimanche 18 avril 2010
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3 commentaires:
Tu es un humoriste toi.. Je te lis et je ris comme une "conne" toute seule dans mon bureau........
Ta critique du dîner de con est savoureuse.... Et tellement véridique... Si je peux me permettre, à ta prochaine fds de célibataire, je te suggère le film français : Hors de prix. Les acteurs principaux sont Gad Elmaleh et Audrey Tautou. Je n'aime pas particulièrement les films français, mais celui là, il est très bon!
Je te redis bon voyage.
Pour les cons, j'ai vu le film et j'ai été voir la pièce de théatre aussi. J'ai beaucoup aimé.
Crazy est l'un des excellents films québécois. Michel Coté se surpasse comme d'habitude. Prévoir quelques kleenex pas loin.
Merci Isa! À la prochaine si jamais je meurs pas là-bas!
Pur Bonheur: Je t'ai beaucoup appréciée depuis 3 ans et demi mais maintenant, c'est le temps pour moi de mourir sous la lave du volcan.
Adieu mes belles cyber-amies d'amour xxx
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