Quand le taux de change est très bon pour les Canadiens, qu'est-ce qu'on fait? On s'en va à Plattsburgh pour s'acheter une nouvelle sacoche et des shoes clacks?
Ça peut faire une très belle sortie de couple. Mais il y a aussi possibilité de profiter du taux de change d'une autre façon.
Une des compagnies qui m'intéresse beaucoup par les temps qui courent, c'est Johnson and Johnson. La compagnie qui fabrique notamment le savon pour laver mon poupon et mes verres de contact jetables.
Cette compagnie est une des plus solides au monde. Sa dette est très faible pour une entreprise de cette taille. D'ailleurs, la cote de crédit de la compagnie est de A++, ce qui est excellent et ce qui laisse sous-entendre que bien des compagnies feront faillite avant celle-là.
Les gens qui ont peur de la bourse devraient réaliser qu'il existe des compagnies de ce type avant d'être trop craintifs. On n'a pas besoin de fouiller si longtemps pour trouver des compagnies solides qui fabriquent des produits dont l'humanité aura toujours besoin.
Ainsi, pour profiter du taux de change, une bonne idée est d'investir du côté des compagnies américaines solides dont les produits offerts ne correspondent pas à une mode temporaire.
Voici une simulation conservatrice de ce qui pourrait se produire avec l'achat actuel d'actions de la compagnie Johnson and Johnson (JNJ):
Si on achète pour 1000$ d'actions de JNJ, on reçoit un dividende annuel d'environ 3% de la somme investie. De plus, la plupart des analystes estiment que l'action de la compagnie devrait croître de 8 à 12% par année au cours des prochaines années.
Si on est conservateur et qu'on prend la valeur inférieure de cet estimé de croissance (8%) et qu'on y ajoute les dividendes annuels, ça revient à dire que l'action de JNJ devrait faire augmenter nos avoirs de 11% par année (l'action payée 60$ vaut 65$ un an plus tard et a rapporté 1,80$ en dividendes).
En tenant compte de cette croissance estimée de valeur, au bout de 5 ans, les 1000$ investis aujourd'hui devraient donner une somme de 1685$.
Ces actions sont américaines et le taux de change actuel est de 96 cents canadiens pour 1$ américain, ce qui correspond presque à la parité. Historiquement, le dollar américain a toujours été nettement plus élevé que le dollar canadien. Ainsi, on peut sans doute estimer qu'à moyen terme (5-6 ans), le dollar américain reprendra de la force. Bref, peut-être que les Etats-Unis vont en arracher encore pendant 2 ou 3 ou 5 ans, mais sûrement que dans 10 ans, ils se seront relevés avec vigueur.
Bref, lorsque le taux de change sera de retour à 60 ou 70 cents canadiens pour un dollar américain, les actions américaines achetées aujourd'hui avec un taux de change de presque 1$ CAN pour 1$ US profiteront d'environ 30-40% d'appréciation à cause de la dévaluation du dollar canadien. Bien entendu, il ne faut pas être pressé, mais je pense que c'est un investissement qui peut être très payant à moyen/long terme (dans les REER par exemple, ou encore dans un CELI).
Les 1000$ (CAN = US) investis initialement se seront transformés en 1685$ (à ce moment là, le $CAN n'équivaudra plus au $US). Une fois appliqué un taux de change de 60 ou 70 cents canadien pour un dollar américain, cette somme correspondra à 2200 ou 2500$.
Je pense tout de même qu'avec ce texte, je convaincrai plus de gens d'aller s'acheter du linge et des bobettes neuves à Plattsburgh que de s'acheter des actions. Mais bon, faites donc ce que vous voulez. Je m'en tabarnac. La vie ne rime à rien de toute façon.
mardi 16 février 2010
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6 commentaires:
Quelle finale digne de toi mon ami LOL (oui, un LOL bien senti que tu vénères bien)
"Historiquement, le dollar américain a toujours été nettement plus élevé que le dollar américain."
Quelle démonstration d'intelligence.
Patrick Mangemarais c'est un nick presque aussi hot que Hispong Elbayne ça!
HAHAHAHA!
Patrick Mangemarais... hostie, ça fait ma journée!
Bien d'accord avec toi Charles-p, c'est presque aussi hot que mon pseudo!
Lobsterman: 2007 style, comme dans le bon vieux temps.
Patrick Mangemarais: Ouin, chu pas très fier de moi pour cette erreur. Pour démontrer mon intelligence à l'avenir, je me créerai un autre nick encore plus cave que Le Voyou du Bayou pis j'irai écrire des commentaires supposément anonymes sur d'autres blogs. J'imagine que je ferai meilleure impression et que je serai plus respecté.
Charles: Je comprends pas pourquoi tu fais un rapprochement.
Hispong: Ayoye, ça va pas bien si ça prenait ça pour faire ta journée. On dirait que la beurrée de mélasse n'a toujours pas passée. En tout cas, content pour toi et merci au hasard de t'avoir fait lire les commentaires d'un texte qui n'est pas le dernier sur un blog de marde qui ne t'es d'aucun intérêt.
@Le Voyou du Trou: Par ta réaction tu me démontres une fois de plus que t'es aussi bouché de tout tes orifices que de la tête.
Comme tu es tellement obtus, ça ne me sert à rien de te réexpliquer une nouvelle fois ce que je t'ai déjà écrit par e-mail, en privé.
Tu peux bien croire que le hasard m'a fait relire ce texte, mais non. On m'a informé que ça valait la peine que je passe par ici.
Tu as réussi à te faire un nouveau détracteur avec M. Mangemarais, avec qui je te souhaite bon repas de beurre brun. Je suis sûr que tu vas t'y plaire goulument.
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