L'année 2009 a été celle de la grande épuration pour beaucoup de blogs. Parfois, je me prends à repenser aux disparus avec une mélodie de piano en Mi Mineur qui me joue dans la tête (i.e. musique de départ des candidats éliminés à Occupation Double).
Et puis, soudainement, je retrouve mon sourire en me disant que ça prend de l'engrais pour que les bons gros légumes poussent.
Moi, je quitte pas le bateau, je suis le capitaine! Je vais couler avec lui… Et pour le reste de l'année, soit pour tout le mois de décembre, je me fixe comme objectif d'écrire et publier entre un et dix textes par jour.
Y devrait y'en avoir pas mal de la marde là-dedans (puisque volume = marde).
lundi 30 novembre 2009
jeudi 19 novembre 2009
Préface
À part James Dean et quelques vedettes rock mortes d'une overdose en bas âge ou s'étant suicidé, j'ai l'impression que bien peu de gens ont droit à une biographie (ou autobiographie) avant d'avoir dépassé le cap de la quarantaine ou de la cinquantaine.
Encore moins d'illustres inconnus s'accordent le droit d'écrire leurs souvenirs personnels. Qui est-ce que ça pourrait intéresser de toute façon?
Depuis quelques temps, je me dis que j'aimerais demander à mon père d'écrire l'histoire de sa vie. Plusieurs épisodes de son vécu m'échappent et peut-être qu'en lisant son histoire, je réaliserais que, sans le savoir, j'ai marché dans ses traces à certains moments de ma vie sans m'en douter?
Il y a deux ans, j'avais commencé à écrire "La vie, cette montagne de fumier", un manifeste pour enlever tout espoir au genre humain. Le but était de traiter de la vie comme d'une succession de crocs-en-jambe du destin. Le jovialisme et le positivisme étaient dépeints, en quelque sorte, comme de l'ignorance.
L'idée était bonne et j'étais motivé. Malheureusement, je me suis bientôt mis à avoir l'impression que j'allais être redondant. J'ai donc cessé ma rédaction après 4 ou 5 chapitres.
Cette fois, je n'ai pas l'intention d'écrire un grand nombre de chapitres au sujet de ma vie mais j'aurais envie de revenir sur les périodes qui m'apparaissent comme étant les plus importantes. Peut-être que ça me fera réaliser certaines choses? Peut-être que je comprendrai qu'au cours des 30 dernières années, seules quelques expériences de vie ont eu de l'importance pour moi?
J'aimerais aussi comprendre si l'essentiel de ce que je suis est principalement le résultat de l'inné ou de l'acquis. Bref, j'aimerais comprendre si ce monde pourri a fait dévier le petit Patrick de 1979 de sa trajectoire initiale?
Encore moins d'illustres inconnus s'accordent le droit d'écrire leurs souvenirs personnels. Qui est-ce que ça pourrait intéresser de toute façon?
Depuis quelques temps, je me dis que j'aimerais demander à mon père d'écrire l'histoire de sa vie. Plusieurs épisodes de son vécu m'échappent et peut-être qu'en lisant son histoire, je réaliserais que, sans le savoir, j'ai marché dans ses traces à certains moments de ma vie sans m'en douter?
Il y a deux ans, j'avais commencé à écrire "La vie, cette montagne de fumier", un manifeste pour enlever tout espoir au genre humain. Le but était de traiter de la vie comme d'une succession de crocs-en-jambe du destin. Le jovialisme et le positivisme étaient dépeints, en quelque sorte, comme de l'ignorance.
L'idée était bonne et j'étais motivé. Malheureusement, je me suis bientôt mis à avoir l'impression que j'allais être redondant. J'ai donc cessé ma rédaction après 4 ou 5 chapitres.
Cette fois, je n'ai pas l'intention d'écrire un grand nombre de chapitres au sujet de ma vie mais j'aurais envie de revenir sur les périodes qui m'apparaissent comme étant les plus importantes. Peut-être que ça me fera réaliser certaines choses? Peut-être que je comprendrai qu'au cours des 30 dernières années, seules quelques expériences de vie ont eu de l'importance pour moi?
J'aimerais aussi comprendre si l'essentiel de ce que je suis est principalement le résultat de l'inné ou de l'acquis. Bref, j'aimerais comprendre si ce monde pourri a fait dévier le petit Patrick de 1979 de sa trajectoire initiale?
2012
Je suis allé voir le film "2012" hier soir et ça me tentait de revenir là-dessus pour brûler plein de punchs du film.
Quand on a vu un minimum de films de catastrophes ou de fin du monde, on sait, en partant, assez bien de quoi ça va avoir l'air:
1- Au début du film, un scientifique pas trop laid découvre que quelque chose cloche à quelque part;
2- Il essaie de faire passer son message et n'est pas pris au sérieux à prime abord;
3- Ce scientifique ou un autre personnage important est un père célibataire avec un ou des enfants. Il va se pogner une belle fille célibataire dans le courant du film;
4- Les phénomènes inquiétants vont prendre de l'ampleur tranquillement pendant la première moitié du film. Soudainement, ça va être le bordel partout en même temps et la fin sera proche;
5- Un espoir va naitre pour que quelques personnes puissent s'en tirer;
6- Ça va être dur d'atteindre le lieu de sauvegarde espéré;
7- Malgré le bref délai avant la fin du monde ou l'arrivée de la terrible menace, il y aura le temps de se passer au moins une ou deux histoires d'amour entre des personnages. On aura peut-être même droit à la naissance d'un bébé mammouth avant la fin du film si c'est une réalisation de Pixar.
Je pourrais sans doute en rajouter plus, parce que c'est pas mal toujours la même formule. Que ce soit "The day after tomorrow", "Knowing" (le récent film de Nicolas Cage sur la fin du monde), "L'événement" ou un paquet d'autres dans le même style, on peut généralement s'attendre à la formule habituelle.
Résumé: En 2009, on se rend compte que des éruptions solaires majeures entrainent le bombardement de la terre par des neutrinos. Ces derniers font bouillonner le centre de la terre et ça entraine un très important réchauffement de l'écorce terrestre. Ainsi, plusieurs grosses fissures prennent naissance, des volcans explosent, des tsunamis sont créés et réussissent même à atteindre des hauteurs suffisantes pour se rendre dans l'Himalaya, près du sommet du Mont Everest (8848 mètres). Moi, j'ai pas de misère à croire à ça, des vagues capables de pénétrer des chaines de montagnes hautes de plus de 8000 mètres.
Évidemment, y'a toujours des gens qui chialent quand un film est invraisemblable. La plupart des films d'action ou de science fiction le sont et je n'ai généralement pas de misère avec ça quand c'est modéré. Le problème, c'est que 2012 veut vraiment trop nous en mettre plein la vue. Y'auraient pu se contenter d'inonder les grandes villes côtières ou des plaines me semble? Pourquoi est-ce que les vagues se rendent dans l'Himalaya pis on apprend à la fin que l'Afrique au complet n'a à peu près pas été touchée? What the fuck tabarnac?
Notons également que le héros du film est poursuivi à deux ou trois reprises par des méga fissures qui prennent naissance derrière lui et qui suivent sa trajectoire. Ce sont des fissures à tête chercheuse. Pendant que tout le reste de la Californie tombe dans la fissure ou subit les contrecoups mortels de celle-ci (soulèvement du sol, effondrements d'édifices, etc), notre héros est talonné par cette dernière qui le suit sur son parcours en auto ou en avion. En plus de se diriger en ligne droite sur la route, la fissure s'étire à une vitesse juste assez suffisante pour challenger notre héros.
Au final, le héros aura réussi à échapper à la mort (qui semble le poursuivre plus directement que tous les autres habitants de la Californie) près d'une dizaine de fois alors que la majorité de la population non poursuivie par les fissures sera morte rapidement, des suites des premières crevasses ou secousses sismiques.
Pis la fin, c'est très hot. L'ex-femme du héros rematchée avec un autre gars voit ce dernier mourir en étant écrasé par des engrenages. Son deuil est de courte durée car 10 ou 20 minutes après l'horrible mort de son conjoint, elle retrouve son amour pour son ex-mari et l'embrasse en semblant se calisser complètement de ce qui vient de se passer avec le gars qui la fourrait 2-3 jours auparavant.
Moi, je me demande si je serais capable de flatter mon chat 10 minutes après que mon voisin de siège (pour lequel je n'éprouve aucune émotion) ait été écrapouti par l'autobus après avoir glissé sur une plaque de glace.
Ma cote: 6,5 bayous sur 10.
Quand on a vu un minimum de films de catastrophes ou de fin du monde, on sait, en partant, assez bien de quoi ça va avoir l'air:
1- Au début du film, un scientifique pas trop laid découvre que quelque chose cloche à quelque part;
2- Il essaie de faire passer son message et n'est pas pris au sérieux à prime abord;
3- Ce scientifique ou un autre personnage important est un père célibataire avec un ou des enfants. Il va se pogner une belle fille célibataire dans le courant du film;
4- Les phénomènes inquiétants vont prendre de l'ampleur tranquillement pendant la première moitié du film. Soudainement, ça va être le bordel partout en même temps et la fin sera proche;
5- Un espoir va naitre pour que quelques personnes puissent s'en tirer;
6- Ça va être dur d'atteindre le lieu de sauvegarde espéré;
7- Malgré le bref délai avant la fin du monde ou l'arrivée de la terrible menace, il y aura le temps de se passer au moins une ou deux histoires d'amour entre des personnages. On aura peut-être même droit à la naissance d'un bébé mammouth avant la fin du film si c'est une réalisation de Pixar.
Je pourrais sans doute en rajouter plus, parce que c'est pas mal toujours la même formule. Que ce soit "The day after tomorrow", "Knowing" (le récent film de Nicolas Cage sur la fin du monde), "L'événement" ou un paquet d'autres dans le même style, on peut généralement s'attendre à la formule habituelle.
Résumé: En 2009, on se rend compte que des éruptions solaires majeures entrainent le bombardement de la terre par des neutrinos. Ces derniers font bouillonner le centre de la terre et ça entraine un très important réchauffement de l'écorce terrestre. Ainsi, plusieurs grosses fissures prennent naissance, des volcans explosent, des tsunamis sont créés et réussissent même à atteindre des hauteurs suffisantes pour se rendre dans l'Himalaya, près du sommet du Mont Everest (8848 mètres). Moi, j'ai pas de misère à croire à ça, des vagues capables de pénétrer des chaines de montagnes hautes de plus de 8000 mètres.
Évidemment, y'a toujours des gens qui chialent quand un film est invraisemblable. La plupart des films d'action ou de science fiction le sont et je n'ai généralement pas de misère avec ça quand c'est modéré. Le problème, c'est que 2012 veut vraiment trop nous en mettre plein la vue. Y'auraient pu se contenter d'inonder les grandes villes côtières ou des plaines me semble? Pourquoi est-ce que les vagues se rendent dans l'Himalaya pis on apprend à la fin que l'Afrique au complet n'a à peu près pas été touchée? What the fuck tabarnac?
Notons également que le héros du film est poursuivi à deux ou trois reprises par des méga fissures qui prennent naissance derrière lui et qui suivent sa trajectoire. Ce sont des fissures à tête chercheuse. Pendant que tout le reste de la Californie tombe dans la fissure ou subit les contrecoups mortels de celle-ci (soulèvement du sol, effondrements d'édifices, etc), notre héros est talonné par cette dernière qui le suit sur son parcours en auto ou en avion. En plus de se diriger en ligne droite sur la route, la fissure s'étire à une vitesse juste assez suffisante pour challenger notre héros.
Au final, le héros aura réussi à échapper à la mort (qui semble le poursuivre plus directement que tous les autres habitants de la Californie) près d'une dizaine de fois alors que la majorité de la population non poursuivie par les fissures sera morte rapidement, des suites des premières crevasses ou secousses sismiques.
Pis la fin, c'est très hot. L'ex-femme du héros rematchée avec un autre gars voit ce dernier mourir en étant écrasé par des engrenages. Son deuil est de courte durée car 10 ou 20 minutes après l'horrible mort de son conjoint, elle retrouve son amour pour son ex-mari et l'embrasse en semblant se calisser complètement de ce qui vient de se passer avec le gars qui la fourrait 2-3 jours auparavant.
Moi, je me demande si je serais capable de flatter mon chat 10 minutes après que mon voisin de siège (pour lequel je n'éprouve aucune émotion) ait été écrapouti par l'autobus après avoir glissé sur une plaque de glace.
Ma cote: 6,5 bayous sur 10.
mardi 17 novembre 2009
Ce pourquoi je ne suis pas (et ne serai probablement jamais) souverainiste
"Moi je comprends pas ça, la fierté nationale. Je comprends pas comment quelqu'un peut être fier d'être né à quelque part ou d'une histoire qui s'est passé avant qu'il soit au monde. C'est comme si je disais que j'étais fier d'être blanc. Ça a pas rapport!"
- Xavier Caféine, dans le magazine Urbania d'automne 2009
Les débats les plus inutiles qui soient sont probablement les débats politiques. Qui a changé d'idée au cours d'un débat ou d'une chicane à propos de ce sujet? Me semble que ça se termine (ou ça commence) toujours par un mépris de la personne dont le jugement est opposé au nôtre. Ceux qui ont plus de 20 ans et qui s'obstinent encore là-dessus en pensant faire entendre raison aux gens de l'autre camp sont de beaux niaiseux ou encore des gens très naïfs.
Ça fait que les gens qui croient dur comme fer à un parti ou à un objectif politique, ça me fait un peu chier. C'est comme d'entendre quelqu'un essayer de me convaincre que la lasagne est le meilleur repas qui existe en blastant à fond le spaghetti. J'ai tu le droit d'aimer le spaghetti?
C'est un peu le point de départ de ma vision de la politique: je veux qu'on me sacre la paix. Je désire me tenir très loin de ceux qui chialent à propos de n'importe quoi et qui s'indignent à propos d'insignifiances absolues. Comme la venue du Prince Charles à Montréal. Comme un drapeau du Canada à l'aquarium de Québec. Comme la reconstitution de la bataille des plaines à Québec. Comme la venue de Paul McCartney à Québec. Comme un paquet d'autres affaires à propos desquelles je me calisse et à propos desquelles n'importe qui menant une vie moindrement occupée devrait également se calisser. Pourquoi ce sont toujours des souverainistes qui sont associés à ces stupides mouvements contestataires?
D'autre part, outre pour ce qui est de la question linguistique, je ne vois pas en quoi le Québec se démarque du reste du Canada et gagnerait à se séparer. D'ailleurs, y'a-t-il un problème linguistique en dehors de Montréal? On ne confondrait pas préoccupation montréalaise et préoccupation provinciale? La séparation du Québec ne serait-elle utile qu'à Montréal? Car, qu'il y ait séparation ou non, le reste du Québec évoluera toujours (à moins d'un revirement spectaculaire de situation) dans un environnement majoritairement francophone. On aura beau se séparer du Canada et construire une muraille comme en Chine, le Québec sera toujours entouré par un très grand nombre d'anglophones.
D'ailleurs, au sujet de la démographie, on compte actuellement 7 ou 8 millions de francophones en Amérique contre 300 millions d'anglophones. En 1760, au moment de la conquête, on comptait 70 000 habitants en Nouvelle-France contre 1,6 millions d'habitants en Nouvelle-Angleterre. L'écart a toujours été très élevé entre les deux peuples. Il n'y a par contre pas eu d'assimilation. J'ai l'impression qu'on est mieux organisés aujourd'hui qu'en 1760 pour faire survivre (et vivre) notre fabuleuse culture de l'auberge du chien noir.
Dans le temps de la colonie, les Français ne s'intéressaient à la Nouvelle-France que pour le commerce des fourrures et, secondairement, pour l'évangélisation. C'était une colonie-comptoir qui ne visait qu'à établir une faible population sur les lieux dans l'unique but d'envoyer en France des peaux de castor pour faire de beaux chapeaux aux Français.
Les Anglais, eux, développaient leurs colonies. L'économie était diversifiée et on peuplait les territoires. Aujourd'hui, les "nouveaux pays" les plus avancés et les où il fait le mieux vivre sont ceux qui ont été colonisés par l'Angleterre (Canada, États-Unis, Australie, Nouvelle-Zélande). Qu'est-ce que la France a laissé derrière son passage? L'Algérie, le Vietnam et le merveilleux paradis tropical qu'est Haïti.
Je me dis parfois que l'Angleterre nous a peut-être sauvés en gagnant la guerre. Ça a permis de diversifier l'économie et d'être sous la gouverne d'une puissance beaucoup mieux organisée et solide. À ce sujet, toutes les nations germaniques d'aujourd'hui (et du passé aussi) m'apparaissent plus recommandables que les nations latines. L'Allemagne, le Royaume-Uni, la Hollande, la Suède, la Norvège, le Danemark contre la France, l'Italie, l'Espagne, le Portugal? Je ne crois pas qu'une personne ayant un minimum de culture puisse considérer que les pays latins soient mieux organisés et constituent un meilleur modèle que les pays germaniques. On peut faire un zoom sur une ville de Californie avec Google Maps pour comparer avec une ville du Mexique (ou Paris) pour observer la structure anglaise VS le désordre latin. L'urbanisme n'est qu'un aspect du désordre des peuples.
Le Québec est un des endroits au monde (après la France) où les syndicats et l'administration publique prennent le plus de place. Je pense que, si on devenait indépendants, on se mettrait à tendre beaucoup plus vers la France que vers le reste de l'Amérique. Rester au sein du Canada nous permet de demeurer plus compétitifs, mieux accordés avec la réalité nord-américaine. Si on se sépare, je suis persuadé qu'on va décréter des mesures "identitaires". À quoi ça servirait de se séparer, si c'était pour reprendre le modèle actuel? Pour être "maîtres chez nous?". Ok, mais ça sous-entend qu'on trouve que les choses fonctionnent mal actuellement. Ça me semble impossible qu'on se dirige plus à droite. Le Québec serait une république socialiste et le maillon faible de l'économie nord-américaine. Et je me demande ce qu'on ferait pour combler les 7,6 milliards de dollars qu'on ne recevrait plus de la péréquation...
Malheureusement, les souverainistes sont plus souvent gauchistes que les fédéralistes. Les ostis de mentalité de café équitable, de récupération à n'en plus finir, de hausse du salaire minimum à 17$ de l'heure, les révoltes anti-Wal-Mart, anti-Mc-Do, anti-tout ce qui est américain, la compassion envers les pauvres dans un État qui en fait plus pour ces pauvres que partout ailleurs en Amérique, ça prend déjà trop de place. Je deviendrais fou dans un Québec indépendant parce que j'ai l'impression que ça jetterait de l'engrais sur toutes ces idées qui sont déjà en terrain fertile. Je ne pourrais plus acheter mon similac chez Wal-Mart à 23$ la canisse. Faudrait que je débourse 35$ chez Québequitable pour payer un juste salaire à la main d'œuvre produisant l'indispensable poudre soluble.
Le dicton "Je me souviens" y est aussi pour une part de mes opinions politiques: "Je me souviens que, né sous le lys, je crûs sous la rose". Nés sous la gouverne de la France, nous nous sommes développés sous la gouverne de l'Angleterre. Je remercie l'Angleterre d'avoir vaincu la France et permis à mon peuple de s'en sortir pas si mal.
- Xavier Caféine, dans le magazine Urbania d'automne 2009
Les débats les plus inutiles qui soient sont probablement les débats politiques. Qui a changé d'idée au cours d'un débat ou d'une chicane à propos de ce sujet? Me semble que ça se termine (ou ça commence) toujours par un mépris de la personne dont le jugement est opposé au nôtre. Ceux qui ont plus de 20 ans et qui s'obstinent encore là-dessus en pensant faire entendre raison aux gens de l'autre camp sont de beaux niaiseux ou encore des gens très naïfs.
Ça fait que les gens qui croient dur comme fer à un parti ou à un objectif politique, ça me fait un peu chier. C'est comme d'entendre quelqu'un essayer de me convaincre que la lasagne est le meilleur repas qui existe en blastant à fond le spaghetti. J'ai tu le droit d'aimer le spaghetti?
C'est un peu le point de départ de ma vision de la politique: je veux qu'on me sacre la paix. Je désire me tenir très loin de ceux qui chialent à propos de n'importe quoi et qui s'indignent à propos d'insignifiances absolues. Comme la venue du Prince Charles à Montréal. Comme un drapeau du Canada à l'aquarium de Québec. Comme la reconstitution de la bataille des plaines à Québec. Comme la venue de Paul McCartney à Québec. Comme un paquet d'autres affaires à propos desquelles je me calisse et à propos desquelles n'importe qui menant une vie moindrement occupée devrait également se calisser. Pourquoi ce sont toujours des souverainistes qui sont associés à ces stupides mouvements contestataires?
D'autre part, outre pour ce qui est de la question linguistique, je ne vois pas en quoi le Québec se démarque du reste du Canada et gagnerait à se séparer. D'ailleurs, y'a-t-il un problème linguistique en dehors de Montréal? On ne confondrait pas préoccupation montréalaise et préoccupation provinciale? La séparation du Québec ne serait-elle utile qu'à Montréal? Car, qu'il y ait séparation ou non, le reste du Québec évoluera toujours (à moins d'un revirement spectaculaire de situation) dans un environnement majoritairement francophone. On aura beau se séparer du Canada et construire une muraille comme en Chine, le Québec sera toujours entouré par un très grand nombre d'anglophones.
D'ailleurs, au sujet de la démographie, on compte actuellement 7 ou 8 millions de francophones en Amérique contre 300 millions d'anglophones. En 1760, au moment de la conquête, on comptait 70 000 habitants en Nouvelle-France contre 1,6 millions d'habitants en Nouvelle-Angleterre. L'écart a toujours été très élevé entre les deux peuples. Il n'y a par contre pas eu d'assimilation. J'ai l'impression qu'on est mieux organisés aujourd'hui qu'en 1760 pour faire survivre (et vivre) notre fabuleuse culture de l'auberge du chien noir.
Dans le temps de la colonie, les Français ne s'intéressaient à la Nouvelle-France que pour le commerce des fourrures et, secondairement, pour l'évangélisation. C'était une colonie-comptoir qui ne visait qu'à établir une faible population sur les lieux dans l'unique but d'envoyer en France des peaux de castor pour faire de beaux chapeaux aux Français.
Les Anglais, eux, développaient leurs colonies. L'économie était diversifiée et on peuplait les territoires. Aujourd'hui, les "nouveaux pays" les plus avancés et les où il fait le mieux vivre sont ceux qui ont été colonisés par l'Angleterre (Canada, États-Unis, Australie, Nouvelle-Zélande). Qu'est-ce que la France a laissé derrière son passage? L'Algérie, le Vietnam et le merveilleux paradis tropical qu'est Haïti.
Je me dis parfois que l'Angleterre nous a peut-être sauvés en gagnant la guerre. Ça a permis de diversifier l'économie et d'être sous la gouverne d'une puissance beaucoup mieux organisée et solide. À ce sujet, toutes les nations germaniques d'aujourd'hui (et du passé aussi) m'apparaissent plus recommandables que les nations latines. L'Allemagne, le Royaume-Uni, la Hollande, la Suède, la Norvège, le Danemark contre la France, l'Italie, l'Espagne, le Portugal? Je ne crois pas qu'une personne ayant un minimum de culture puisse considérer que les pays latins soient mieux organisés et constituent un meilleur modèle que les pays germaniques. On peut faire un zoom sur une ville de Californie avec Google Maps pour comparer avec une ville du Mexique (ou Paris) pour observer la structure anglaise VS le désordre latin. L'urbanisme n'est qu'un aspect du désordre des peuples.
Le Québec est un des endroits au monde (après la France) où les syndicats et l'administration publique prennent le plus de place. Je pense que, si on devenait indépendants, on se mettrait à tendre beaucoup plus vers la France que vers le reste de l'Amérique. Rester au sein du Canada nous permet de demeurer plus compétitifs, mieux accordés avec la réalité nord-américaine. Si on se sépare, je suis persuadé qu'on va décréter des mesures "identitaires". À quoi ça servirait de se séparer, si c'était pour reprendre le modèle actuel? Pour être "maîtres chez nous?". Ok, mais ça sous-entend qu'on trouve que les choses fonctionnent mal actuellement. Ça me semble impossible qu'on se dirige plus à droite. Le Québec serait une république socialiste et le maillon faible de l'économie nord-américaine. Et je me demande ce qu'on ferait pour combler les 7,6 milliards de dollars qu'on ne recevrait plus de la péréquation...
Malheureusement, les souverainistes sont plus souvent gauchistes que les fédéralistes. Les ostis de mentalité de café équitable, de récupération à n'en plus finir, de hausse du salaire minimum à 17$ de l'heure, les révoltes anti-Wal-Mart, anti-Mc-Do, anti-tout ce qui est américain, la compassion envers les pauvres dans un État qui en fait plus pour ces pauvres que partout ailleurs en Amérique, ça prend déjà trop de place. Je deviendrais fou dans un Québec indépendant parce que j'ai l'impression que ça jetterait de l'engrais sur toutes ces idées qui sont déjà en terrain fertile. Je ne pourrais plus acheter mon similac chez Wal-Mart à 23$ la canisse. Faudrait que je débourse 35$ chez Québequitable pour payer un juste salaire à la main d'œuvre produisant l'indispensable poudre soluble.
Le dicton "Je me souviens" y est aussi pour une part de mes opinions politiques: "Je me souviens que, né sous le lys, je crûs sous la rose". Nés sous la gouverne de la France, nous nous sommes développés sous la gouverne de l'Angleterre. Je remercie l'Angleterre d'avoir vaincu la France et permis à mon peuple de s'en sortir pas si mal.
lundi 16 novembre 2009
Perte de productivité et grippe H1N1
Ce samedi, j'ai reçu le vaccin pour la grippe H1N1.
Sur le coup, ça n'a pas fait mal. De tous les vaccins que j'ai reçus dans ma vie, j'ai l'impression que ce fut le moins douloureux. Bref, j'en aurais pris une autre shot.
Par contre, samedi soir, au lieu d'aller danser à la discothèque en calant des shooters toute la nuit, je me suis endormi vers 20h sur le divan de mes parents. J'étais complètement à terre, sans raison.
Comme quelques personnes (que je considérais à tort comme des lopettes) m'avaient dit que le vaccin avait été assez rough sur leur système, je me suis dit que c'était sans doute la cause de ma grande fatigue injustifiée.
Ma journée de dimanche a été très pénible. J'ai eu l'impression d'avoir bel et bien passé toute la nuit de samedi à danser et à caler de la boisson à même la bouteille. J'avais même l'impressionné d'avoir pelleté un tas de fumier par la suite tellement j'étais courbaturé.
Lundi, je crois que j'étais encore affecté (mais peut-être était-ce à cause du bébé cette fois?)
Ma question est donc: est-ce mieux que 7,5 millions de Québécois soient vaccinés et maganés pendant un jour ou deux ou que personne ne soit vacciné et que 100 000 Québécois attrapent la grippe et soient sur le cul pendant une semaine?
Sur le coup, ça n'a pas fait mal. De tous les vaccins que j'ai reçus dans ma vie, j'ai l'impression que ce fut le moins douloureux. Bref, j'en aurais pris une autre shot.
Par contre, samedi soir, au lieu d'aller danser à la discothèque en calant des shooters toute la nuit, je me suis endormi vers 20h sur le divan de mes parents. J'étais complètement à terre, sans raison.
Comme quelques personnes (que je considérais à tort comme des lopettes) m'avaient dit que le vaccin avait été assez rough sur leur système, je me suis dit que c'était sans doute la cause de ma grande fatigue injustifiée.
Ma journée de dimanche a été très pénible. J'ai eu l'impression d'avoir bel et bien passé toute la nuit de samedi à danser et à caler de la boisson à même la bouteille. J'avais même l'impressionné d'avoir pelleté un tas de fumier par la suite tellement j'étais courbaturé.
Lundi, je crois que j'étais encore affecté (mais peut-être était-ce à cause du bébé cette fois?)
Ma question est donc: est-ce mieux que 7,5 millions de Québécois soient vaccinés et maganés pendant un jour ou deux ou que personne ne soit vacciné et que 100 000 Québécois attrapent la grippe et soient sur le cul pendant une semaine?
Comment faire de l'argent en prenant le taxi
Depuis que je travaille dans le nucléaire, ça m'arrive de prendre le taxi pour des dossiers qui se déroulent à l'extérieur du bureau. Comme c'est le cas à plusieurs endroits, j'utilise des coupons de taxi fournis par l'employeur sur lesquels j'inscris le montant à verser au chauffeur à la fin de la course. Ces billets sont donc, en quelque sorte, une espèce de chèque en blanc.
Mes trajets habituels se déroulent de façon banale. Je demande habituellement au chauffeur si les affaires sont bonnes, si ce mois-ci de l'année est payant ou non. Par la bande, ça me dit comment va le tourisme et les déplacements à Québec. C'est aussi la seule occasion à Québec de croiser des arabes ou des serbo-croates.
Cette fois là, le chauffeur a pris les rênes de la discussion rapidement. En apercevant le coupon de taxi que je tenais, il est soudainement devenu agité:
-Ces coupons là, comment ils sont contrôlés?
-Euh? Je sais pas…?
-Qu'est-ce que vous faites avec ces coupons là?
-Ben j'imagine qu'ya une facture qui est reçue par la secrétaire de mon secteur...
-Non non non, je veux dire, comment on s'assure que ce qui est écrit dessus est bien la réalité?
Note: Pendant les 2-3 minutes qui suivent, je ne comprends pas où veut en venir le chauffeur. Celui-ci devient de plus en plus irrité et hausse le ton.
-C'est parce que, des fois, je conduis quelqu'un qui me dit: "Je vais te donner 20$ sur le coupon mais toi, donnes moi 15$".
-Ah ouin? Y'a des gens qui vous demandent du cash en échange d'un coupon? (très important de noter que le coupon de taxi est fourni gratuitement par l'employeur).
-Oui oui oui!
-Sibole, j'avais déjà entendu dire que des gestionnaires de la fonction publique prenaient le taxi la fin de semaine pour aller se faire couper les cheveux mais je pensais pas que ça pouvait se rendre jusque là!
-Non non non c'est rien ça calisse dé tabarnac! (encore irrité et me donnant des coups de doigts sur le bras sans arrêt). Un jour, je suis allé prendre quelqu'un au parlement et je suis allé le porter chez lui au Lac Beauport, dans une belle grande maison. Ça lui a coûté environ 50$. Il m'a donné un coupon de taxi pis il a demandé un reçu. Te rends-tu compte? Un reçu! Ce gars là voulait se faire rembourser son trajet même s'il ne l'avait pas payé! Criss dé tabarnac! (c'est spécial de voir un arabe sacrer comme ça)
-Siboire, c'était un député ça?
-Je sais pas là, c'est pas important. Mais calisse dé criss, il faut que tu fasse quelque chose. Il faut que tu le dise à quelqu'un!
-T'as raison, ça a pas d'allure. Mais d'après moi, si je dis ça à mes supérieurs, ils vont me dire que le coût de contrôle de tout ça est trop élevé ou trop compliqué. Ou bien je vais me faire répondre que ça va instaurer un climat de méfiance et blablabla.
-Calisse, ça a pas d'allure, il faut que t'en parles!
J'en ai pas parlé à personne, parce que je suis convaincu que ça ne changerait rien. Mais je l'écris ici. Je fais plus confiance au bouche-à-oreille issu d'un texte sur Internet que d'une confidence à un patron pour que les choses changent. Et même à ça, les choses ne changeront sûrement pas.
Mes trajets habituels se déroulent de façon banale. Je demande habituellement au chauffeur si les affaires sont bonnes, si ce mois-ci de l'année est payant ou non. Par la bande, ça me dit comment va le tourisme et les déplacements à Québec. C'est aussi la seule occasion à Québec de croiser des arabes ou des serbo-croates.
Cette fois là, le chauffeur a pris les rênes de la discussion rapidement. En apercevant le coupon de taxi que je tenais, il est soudainement devenu agité:
-Ces coupons là, comment ils sont contrôlés?
-Euh? Je sais pas…?
-Qu'est-ce que vous faites avec ces coupons là?
-Ben j'imagine qu'ya une facture qui est reçue par la secrétaire de mon secteur...
-Non non non, je veux dire, comment on s'assure que ce qui est écrit dessus est bien la réalité?
Note: Pendant les 2-3 minutes qui suivent, je ne comprends pas où veut en venir le chauffeur. Celui-ci devient de plus en plus irrité et hausse le ton.
-C'est parce que, des fois, je conduis quelqu'un qui me dit: "Je vais te donner 20$ sur le coupon mais toi, donnes moi 15$".
-Ah ouin? Y'a des gens qui vous demandent du cash en échange d'un coupon? (très important de noter que le coupon de taxi est fourni gratuitement par l'employeur).
-Oui oui oui!
-Sibole, j'avais déjà entendu dire que des gestionnaires de la fonction publique prenaient le taxi la fin de semaine pour aller se faire couper les cheveux mais je pensais pas que ça pouvait se rendre jusque là!
-Non non non c'est rien ça calisse dé tabarnac! (encore irrité et me donnant des coups de doigts sur le bras sans arrêt). Un jour, je suis allé prendre quelqu'un au parlement et je suis allé le porter chez lui au Lac Beauport, dans une belle grande maison. Ça lui a coûté environ 50$. Il m'a donné un coupon de taxi pis il a demandé un reçu. Te rends-tu compte? Un reçu! Ce gars là voulait se faire rembourser son trajet même s'il ne l'avait pas payé! Criss dé tabarnac! (c'est spécial de voir un arabe sacrer comme ça)
-Siboire, c'était un député ça?
-Je sais pas là, c'est pas important. Mais calisse dé criss, il faut que tu fasse quelque chose. Il faut que tu le dise à quelqu'un!
-T'as raison, ça a pas d'allure. Mais d'après moi, si je dis ça à mes supérieurs, ils vont me dire que le coût de contrôle de tout ça est trop élevé ou trop compliqué. Ou bien je vais me faire répondre que ça va instaurer un climat de méfiance et blablabla.
-Calisse, ça a pas d'allure, il faut que t'en parles!
J'en ai pas parlé à personne, parce que je suis convaincu que ça ne changerait rien. Mais je l'écris ici. Je fais plus confiance au bouche-à-oreille issu d'un texte sur Internet que d'une confidence à un patron pour que les choses changent. Et même à ça, les choses ne changeront sûrement pas.
Comment naissent les biographies
La semaine passée, je montais l'escalier jusqu'à mon bureau et, par une bad luck du destin, mon lecteur MP3 est sorti de ma poche de manteau pour ensuite tomber au travers des trous entre les marches.
Quand j'ai retrouvé mon précieux compagnon d'autobus, deux ou trois étages plus bas, j'ai naïvement pensé qu'il y avait eu plus de peur que de mal. Peut-être que mon lecteur, acheté à rabais au Boxing Day 2006, allait pouvoir me suivre encore longtemps et ainsi voir son coût d'acquisition être amorti sur une période infinie...
Mes illusions n'ont duré que quelques secondes. Le lecteur MP3 était kaputt. En le brassant, j'ai remarqué qu'il faisait un petit bruit de maracas, ce qui m'a fait comprendre qu'il avait implosé et qu'il n'y avait plus rien à faire d'autre que d'attendre le prochain Boxing Day.
Je me retrouvais ainsi directement exposé aux discussions téléphoniques de ma voisine de bureau. Tous ses secrets familiaux et les sécrétions de sa mère allaient m'être dévoilés sans que je ne puisse me protéger avec une barrière musicale.
Dans l'autobus, j'allais devoir réfléchir à des choses plutôt que de me laisser voguer au son de mes airs préférés.
...C'est suite à cet incident que je me suis dit que je pourrais rentabiliser mon trajet d'autobus en y gribouillant quelques notes et réflexions. Comme je n'avais plus d'inspiration (et plus beaucoup de temps) au travail et à la maison, pourquoi pas essayer d'extraire quelque chose de mon unique temps libre dans la journée?
Ça fait que j'ai commencé à écrire l'histoire de ma vie sur un calepin que je trainais avec moi.
Quand j'ai retrouvé mon précieux compagnon d'autobus, deux ou trois étages plus bas, j'ai naïvement pensé qu'il y avait eu plus de peur que de mal. Peut-être que mon lecteur, acheté à rabais au Boxing Day 2006, allait pouvoir me suivre encore longtemps et ainsi voir son coût d'acquisition être amorti sur une période infinie...
Mes illusions n'ont duré que quelques secondes. Le lecteur MP3 était kaputt. En le brassant, j'ai remarqué qu'il faisait un petit bruit de maracas, ce qui m'a fait comprendre qu'il avait implosé et qu'il n'y avait plus rien à faire d'autre que d'attendre le prochain Boxing Day.
Je me retrouvais ainsi directement exposé aux discussions téléphoniques de ma voisine de bureau. Tous ses secrets familiaux et les sécrétions de sa mère allaient m'être dévoilés sans que je ne puisse me protéger avec une barrière musicale.
Dans l'autobus, j'allais devoir réfléchir à des choses plutôt que de me laisser voguer au son de mes airs préférés.
...C'est suite à cet incident que je me suis dit que je pourrais rentabiliser mon trajet d'autobus en y gribouillant quelques notes et réflexions. Comme je n'avais plus d'inspiration (et plus beaucoup de temps) au travail et à la maison, pourquoi pas essayer d'extraire quelque chose de mon unique temps libre dans la journée?
Ça fait que j'ai commencé à écrire l'histoire de ma vie sur un calepin que je trainais avec moi.
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