"Je sais pas man. Fais toi vacciner ou fais toi pas vacciner mais ferme ta yeule. Je suis trop occupé à rien crisser de mes journées pour penser à ça."
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Mes cinq semaines de congé parental se terminent aujourd'hui. Ce fut une période dépourvue d'inspiration pour moi. En fait, pendant ces 35 dernières journées, j'ai eu ma routine quotidienne qui n'a connu que de légères variations.
Ça ressemblait généralement à ça:
Entre 4h30 et 7h AM: Je me lève du lit pour prendre le bébé dans son berceau et aller me coucher avec lui sur le divan du salon;
Jusqu'à 12h ou 13h: Je suis seul avec le bébé qui dort généralement sur mon ventre. Quand j'ai le goût de mettre de la fantaisie dans ma vie, j'écoute un DVD ou je joue au Nintendo. Souvent, je me sens comme une fougère et je n'aspire qu'à pouvoir dormir 30 minutes en ligne;
Début PM: Aimepé se lève et je vais prendre ma douche. J'essaie aussi de prendre un peu de temps seul avec moi-même;
Après-midi: Variable, mais rien de trop demandant;
23h environ: Je vais me coucher alors qu'Aimepé se couche à 3 ou 4h du matin afin de prendre en charge les biberons de nuit.
Entre 4h30 et 7h AM: Ça recommence, telle une boucle sans fin.
J'ai donc connu assez peu d'expériences en-dehors des obligations parentales au cours de ces 5 semaines. En fait, ça fait un mois que je raconte que je n'ai rien à raconter. Faut vouloir que le message soit clair hein?
Mes moments les plus forts sont survenus lorsque je me suis fait vomir dessus (2 fois) et que j'ai intercepté du caca liquide avec mes mains pour ne pas que ça salisse le couvre-matelas de la table à langer. Il y a aussi eu les pipis jusque dans le visage, précédemment relatés. Mais à part ça, j'ai peu de choses à déclarer. J'ai un très bon bébé qui ne pleure presque jamais. J'ai vraiment pas à me plaindre. En fait, je devrais plutôt me vanter mais me semble que c'est tellement plus punché quand on a quelque chose de négatif à raconter... Je suis peut-être mal outillé pour exploiter de façon littéraire le positif de la vie?
Cette semaine, Lobsterman est venu à la maison pour manger quelques gommes sûres. Il me disait que je n'avais plus grand chose à raconter et que mon blog allait mourir de sa belle mort. J'étais d'accord avec la première partie de son affirmation ("plus grand chose à dire"). Par contre, je ne vois pas en quoi la platitude des écrits implique la mort d'un blog, considérant le fait que la majorité des blogueurs carburent à la platitude pendant toute la durée d'existence de leur blog. En gardant le cap sur la route de l'ennui, je ferais donc simplement partie de cette gang de gens inoffensifs et ennuyeux...
Récemment, je me suis procuré ma première passe d'autobus à vie et je me disais que j'étais maintenant officiellement devenu un enfoiré de prolétaire. Mais peut-être que de prendre l'autobus avec d'autres banlieusards niais va m'inspirer? Peut-être que ça prendrait plutôt quelque chose de drastique comme l'achat d'une motocross? Peut-être que, dorénavant, tout ce que j'aurai à dire, ce sera d'afficher des photos d'évolution de mon nourrisson? Peut-être que je n'aurai plus jamais rien à raconter?