vendredi 31 juillet 2009

Assumer son rôle de parrain (3ème partie)

Mes vacances se terminent et j'aurai tout de même réussi à en profiter un peu. Notamment en passant quelques journées au chalet, sur le bord du fleuve.

Un chalet sur le bord du fleuve, c'est bien beau, mais on se tanne de ne pouvoir que contempler le paysage. Heureusement, depuis cette année, on a des kayaks, une chaloupe et un petit bateau pneumatique. Ça me permet d'apprécier davantage le fleuve et le chalet familial qui est maintenant non seulement un lieu panoramique mais aussi une source de divertissement.

Depuis cet été, je me tiens au courant des marées (à marée basse, on pêche et à marée haute, on fait du kayak), j'apprends tranquillement comment fonctionne le courant du fleuve et quels sont les bons endroits pour y pêcher. Je suis capable d'enfiler un ver de terre sur mon hameçon en moins de 2 minutes (j'ai besoin d'un minimum de préparation mentale avant de commencer l'opération).

Pendant les vacances, je me suis un peu occupé de Thomas. Je lui ai appris à jouer au Boggle et j'ai été surpris de le voir trouver des mots comme "Yo Men" sur le jeu. On a joué à plusieurs reprises en famille à cet excellent divertissement qui peut assurément contribuer à enrichir le vocabulaire de tout le monde.


Je pense que j'ai des gènes italiens. Pour moi, la famille, c'est la chose la plus importante qui existe. J'ai l'impression d'avoir une relation avec mon filleul comme celle qu'ont les italiens dans les films comme "Le Parrain". Ce n'est pas que je l'accompagne sur la route du crime organisé, mais plutôt que j'ai une relation assez tissée serrée avec lui. Assez pour dormir avec lui deux nuits en ligne et à supporter ses coups de pieds.

On s'amuse bien ensemble (sauf quand il fait son bébé lala) et il répond positivement et fait preuve de curiosité à par rapport à pas mal toutes les stimulations qui s'offrent à lui: en plus de jouer du violon et de faire partie d'une équipe de soccer, il conduit le 4-roues de son grand-père et fait du kayak tout seul sur le fleuve. C'est un beau petit gars dégourdi et rempli de potentiel qui figure en très bonne position parmi les personnes les plus importantes de ma vie.

mardi 28 juillet 2009

Avant les couches, le ménage

Voilà quelques jours que j'essaie de retirer quelque chose de mes vacances qui me passent tranquillement dans la face, comme une grosse limace visqueuse que je ne peux/veux saisir.

Entre deux averses, il ne se passe pas grand chose. Je torche le sous-sol, je passe la shop vac dans un coin, je déplace des choses, j'assemble la poussette, je me rentre le tournevis dans une main en essayant d'ouvrir un galon de peinture, je m'arrache un bout de paume en insérant un rouleau de peinture, etc.

Ce sont mes dernières vacances à vie en tant que célibataire. J'aurais pensé que ça allait groover un peu plus que ça, mais bien entendu, quand il pleut à presque chaque journée pendant un calisse de mois en entier, c'est pas mal dur d'en profiter, qu'on soit en vacances ou non.

En tout cas, la température et la force des choses ont fait de moi une ménagère accomplie. D'après moi, ces temps-ci, sur un échantillon de 100 gars, je fais partie des 5 plus propres.

Lorsque le ménage et la peinture auront été terminés, ça va être le temps de changer des couches. J'aurai alors constamment plein de caca dans les mains, ce qui me fera dire que quelques flaques de jus renversées sur le plancher n'auront aucune importance. Pis les vomis de mon minou dans le sous-sol auront le temps de se fossiliser car ils seront ramassés encore moins promptement que ce n'est actuellement le cas.

Ouais, c'est direct par là ---> que je m'en vais.

vendredi 24 juillet 2009

La pelouse du voisin

Quand on est célibataire, on a l'impression que le jour où on atteindra cet "idéal" qu'est la vie de couple, tous les gros nuages du ciel vont s'estomper. Et probablement que disparaitront tous nos tracas, dont notre principal: finir notre vie seul...

Les astres finissent par s'enligner correctement et un jour pas si tardif, on se trouve une guenille qui fitte pas trop mal avec le torchon que nous sommes. Tout va bien pendant un moment puis les accumulations habituelles font leur oeuvre.

Pas si longtemps après, on regrette notre liberté de jadis et on se dit que, dans le bon vieux temps, on n'avait pas à faire tant de compromis. On pouvait mener notre vie à notre façon, à notre rythme et on n'avait pas à gérer des chicanes niaiseuses de façon régulière.

Ça, c'est l'histoire de l'humanité et des relations de couple résumée en 10 lignes. J'imagine que c'est applicable à pas mal de monde, même si je ne connais pas personnellement les 6 ou 7 milliards d'humains sur la planète.

Je ne sais pas si les couples qui durent méritent le respect ou le mépris...? Est-ce qu'il faut être un modèle de diplomatie et de compromis pour réussir à accomoder une autre personne pendant toute une vie? Ou bien faut-il simplement être un mollusque sans colonne? Je ne sais pas...

J'ai passé ma soirée de jeudi chez un ami pour disputer quelques parties de poker. À la fin de la soirée, une chicane de couple a éclaté entre lui et sa blonde et, suite au départ de celle-ci pour une sortie avec des amis, j'ai eu droit à quelques confidences autour d'un sac de chips. Mon pote nous a révélé qu'il se chicanait presque tous les jours avec sa blonde et qu'au moins une fois par semaine (ou par deux semaines?), il lui disait de calisser son camp de chez lui si elle n'était pas contente. "Va te crosser, ramasse tes affaires pis criss ton camp, moi chu chez nous!".

Une phrase punchée comme ça... aussi souvent prononcée!?

J'ai aussi une amie qui, depuis au moins un an, me dit que ça va mal avec son chum. Ces temps-ci, elle a d'ailleurs une humeur de merde manifestement reliée à sa vie de couple qui a un impact sur notre relation amicale. Je ne comprends pas. Comment peut-on maintenir une relation quand ça va mal depuis si longtemps? Un an, c'est au moins le tiers de la durée totale de son couple. Me semble que c'est une durée qui n'a pas d'allure, surtout dans un contexte où il n'y a pas d'enfants impliqués.

C'est pas un loi écrite nulle part, mais j'ai l'impression que tout couple fonctionne plus ou moins consciemment avec un pourcentage de moments plaisants passés ensemble. On est tous prêts à avoir quelques passes plus difficiles, mais si on s'engueule la moitié du temps, qu'on a jamais de fun en compagnie l'un de l'autre, et ce, sur une période de plusieurs mois, y'a manifestement quelque chose de brisé ou de terminé.

De l'extérieur, tout a bien souvent l'air beau chez les autres. Mais on n'a qu'à s'approcher du gazon pour s'apercevoir qu'il y a des mauvaises herbes en masse...

Ce qui nous fait réaliser qu'il n'y a définitivement pas grand monde à envier.

lundi 20 juillet 2009

Ostie de nouille

Je revenais de ma promenade en vélo et, juste en-dessous du Pont de Québec, j'ai vu ce qui me semblait être une grosse carcasse d'oiseau au milieu de la voie cyclable. Je me préparais à passer à côté avec un haut-le-coeur quand j'ai vu les pattes de l'oiseau bouger.

Cet oiseau était vivant! Je me suis dit qu'il avait peut-être le dos, une aile, une clavicule ou je sais pas trop quoi de cassé. Je ne pouvais pas repartir comme ça. C'est inhumain de ne pas venir en aide à une créature mal en point (à part un serpent). Je maudis toutes les personnes insensibles à la douleur des animaux sans défense...

Ça fait qu'après un bon 4-5 minutes à regarder l'oiseau à distance en ne sachant pas du tout quoi faire, je suis allé me chercher une branche assez rigide d'un végétal quelconque et j'ai aidé l'oiseau (goéland, mouette?) à se remettre sur pied. J'ai vu qu'une de ses ailes était cassée ou a demi arrachée. Mais l'oiseau était quand même capable de marcher et il s'en est allé dans la zone herbeuse à côté de la route. J'étais bien content d'avoir aidé ce pauvre animal à mourir un peu plus tard (est-ce que ça peut survivre longtemps sans ses ailes un oiseau?). L'oiseau s'est tenu à distance et m'a regardé repartir, peut-être en réfléchissant à une façon de me remercier avec ses capacités cérébrales limitées de cervelle d'oiseau...

Tout juste en repartant de là, j'ai croisé une petite famille de quatre personnes en vélo. Comme ils prenaient toute la voie, le père a dit à un de ses enfants de 7-8 ans de se tasser à droite. Comme le petit gars ne s'est pas tassé du bon côté, son père lui a crié: "De l'autre bord, ostie de nouille!". Pis je sais pas pourquoi, mais sa femme a sourit.

Voilà sans doute pourquoi j'en arrive parfois à des réflexions comme quoi si c'était un humain qui était mal en point, couché sur le dos, sur le bord de la route, j'aurais moins de remords à le laisser mourir là qu'un oiseau.

dimanche 19 juillet 2009

Pendant que je fumais du hasch, Sting buvait de la tisane

Les plaines vers 20h

Sting, c'est l'influence artistique la plus importante de toute ma vie. Je joue de la guitare et de la basse d'une manière qui s'inspire grandement de ce que j'ai appris des chansons de The Police. Et comme j'écoute la musique de Sting et de The Police depuis environ 15 ans, ça occupe toujours une grande place du côté gauche de mon cerveau.

J'avais vu The Police en juillet 2007 à Montréal et j'avais beaucoup aimé le spectacle. Bien sûr, les membres du groupe avaient entre 55 et 64 ans à ce moment là, ce qui faisait en sorte qu'ils étaient moins dynamiques que lors des années 70 et 80, mais ça avait quand même de l'allure.

Hier, Sting était en spectacle à Québec et j'avais acheté mon macaron du festival d'été pratiquement juste pour lui. Pour 40$ (le prix de mon macaron), c'était une aubaine de pouvoir le voir.

C'est dommage, mais je n'ai pas particulièrement apprécié sa performance. C'était correct, mais pas à la hauteur de ce que ça aurait pu être. Mon premier réflexe aurait été de mettre ça sur les quasi 58 ans de Sting. Mais en y repensant, je me dis que Paul McCartney a offert un show beaucoup plus dynamique à 66 ans l'année dernière. Et j'ai aussi vu David Byrne (56 ans) faire un show pas mal plus énergique à Montréal, l'automne passé.

Le spectacle a commencé avec "If I Ever Lose my Faith in You", une chanson que je n'avais jamais entendue live et je l'ai beaucoup aimée. Un très bon début de prestation. Tout le monde chantait autour de moi et j'étais heureux et confiant en l'avenir.

Mais bien vite, j'ai remarqué que Sting oubliait certaines paroles en arrêtant de chanter au beau milieu d'un couplet. D'autres fois, il n'avait pas assez de voix pour monter durant un passage ou pour compléter un vers. En plus de tout ça, on avait parfois l'impression que Sting et ses musiciens oubliaient qu'on était là. Ils trippaient entre eux avec des arrangements new age pas vraiment bons. D'ailleurs, peu de gens dans l'assistance ont semblé apprécié les bouts plus expérimentaux que j'ai remarqués.

Je tiens notamment à souligner le mauvais arrangement de la chanson "If you love somebody set them free". Sting a transformé une chanson avec beaucoup de potentiel en une chanson funky-mid-tempo-sans-punch. Même "Message in a bottle", la chanson la plus dynamique (et la meilleure) habituellement performée par Sting manquait de punch. Le riff principal de guitare n'étant joué qu'à de rares reprises par le guitariste Dominic Miller. La plupart du temps, la guitare ne faisait que des ambiances en arrière-plan.

Malgré tout, le set list était très bon. On a eu droit à une douzaine de tounes de The Police, ce qui était nettement au-delà de mes espérances. Mais ni la prestation scénique ni le dynamisme des musiciens n'était au rendez-vous. J'aurais espéré qu'il se passe quelque chose de marquant, comme de voir Sting cracher du sang ou manger des chauve-souris, mais on était très loin de ça. La chose la plus wild qu'il a faite de tout la soirée a été de boire (de la tisane?) dans sa tasse à quelques reprises entre deux tounes. Pendant une de ces pauses santé là, moi j'ai fumé du hasch pour la première fois de ma vie grâce à la marchandise et la pipe de mon ami le Bleuet (un gars qui est devenu mon ami pendant la durée du spectacle m'a dit que ça avait l'air que le Spice fessait trop pour essayer ça ailleurs que chez soi. Ça fait que ce fut mon deuxième report).

(Mais même avec la drogue, les bouts plates du spectacle sont restés plates. En fait, tout ce que ça a fait, c'est que j'ai fini le show avec un léger mal de tête, j'ai eu des envies suicidaires en revenant chez moi pis j'ai passé la journée d'aujourd'hui a être complètement vedge, comme on dit dans le jargon technique).

J'ai été surpris d'entendre "Bring on the night", une vieille toune sur le même album que Message in a Bottle qui n'a, à ma connaissance, pas souvent été jouée en spectacle depuis le milieu des années 80. Malheureusement, Sting l'a chantée sans sa voix de castré du bon vieux temps, ce qui en a fait une autre toune plus ou moins intéressante.

Voici la liste des tounes jouées pendant la soirée:

Pièces de The Police:

1978- Roxanne
1979- Message in a Bottle
1979- Walking on the Moon
1979- Bring on the Night
1980- Driven to Tears
1980- When the World is Running Down, You make the best of what's still around
1981- Every Little Thing She Does Is Magic
1983- Synchronicity II
1983- Wrapped Around Your Finger
1983- Every Breath You Take
1983- King Of Pain
1983- Tea in The Sahara

Pièces de Sting en solo:

1985- If you love somebody, set them free
1987- Englishman in New-York
1987- Fragile
1993- If I ever lose my faith in you
1993- Fields of Gold
1993- Shape of my Heart
1999- Desert Rose

Le spectacle de Sting vers 22h30

De ce que j'en ai lu sur Internet, peu de gens ont semblé satisfaits du spectacle. Y'a t-il des gens présents au spectacle de samedi soir qui ont un grain de sel à rajouter?

- Le Voyou du Bayou, blogueur chroniqueur citoyen qui va maintenant parler d'autre chose que de shows rock et de drogue.

vendredi 17 juillet 2009

Kiss my clitoris

Les plaines à 20h03

Hier soir, je me suis rendu sur les plaines d'Abraham pour assister au spectacle de Kiss et de Blue October.

En première partie, un groupe qui ne me disait rien du tout (Blue October) a joué. Je n'ai pas vraiment apprécié le pénible moment passé à les écouter (de 20h à 21h). Faut dire que c'est difficile d'apprécier de la musique qui revient toujours à la même chose (tounes agressives de mal de vivre) lorsqu'on est au milieu d'une foule compacte de gens qui continuent d'avancer vers le milieu de la scène même quand ça n'avance plus.

Mais enfin, au-delà de tout ça, j'ai trouvé que ce groupe était fake. Les mimiques du chanteur m'irritaient pas mal et me rappelaient un mélange de plein de groupes grunge-alternatif et du chanteur Prodigy. Je ne vois pas ce qu'il y a d'original ou d'intéressant dans ce groupe qui n'a rien d'original à proposer. Y'a tu encore du monde qui vont m'écrire que c'est un grand groupe et que j'aurais dû aimer ça comme j'aurais dû aimer Brian Setzer?

Par contre Kiss (21h30-minuit), c'était beaucoup plus spectaculaire. Bien que ça ait pris près d'une heure et demie après le début du show pour enfin entendre une toune connue, la prestation a été très spectaculaire du début à la fin. Ces gars ont vraiment le sens du show-business...

Un des guitaristes avait un système pour lancer des feux d'artifice d'installé sur le manche de sa guitare (!?!?). Il y a eu plein d'explosions tout au long du show. Le bassiste qui se sort la langue à toutes les 2 minutes, qui crache du sang à la fin du show, qui s'envole en haut de la scène. Le guitariste qui prend une genre de tyrolienne pour s'en aller sur une plate-forme située plus près du centre de la foule, etc. On peut pas dire que c'est cheap comme mise-en-scène! Et même si je ne suis pas un fan de Kiss, leur musique est beaucoup plus agréable à entendre pendant 2h30 (la durée du spectacle) que celle de Blue October pendant une heure...

Les faits saillants de la soirée:
  • Une dame complètement saoule et/ou gelée se trouvait à l'entrée du site et criait à toutes les 5 minutes, en se pognant la noune: "Réveillez-vous le monde de Québec! Kiss my clitoris tabarnac de calisse!". C'était de toute beauté d'entendre une dame qui aurait pu être ma mère crier des affaires comme ça aux passants. Cette femme est-elle morte dans son vomi pendant le spectacle? Je l'espère pour elle;
  • Je m'attendais à voir plein de gens bizarres (coupes de cheveux des années 80, moustaches, gens avec des 301 dans les pieds ou bien des vieux T-Shirts de groupes des années 70-80) comme ce que j'avais pu voir au spectacle des Scorpions en juillet 2006. Mais j'en ai vu beaucoup moins que ce à quoi je m'attendais, c'était surprenant. Faut dire qu'il faisait pas très chaud et qu'il avait plu plus tôt. C'est difficile de se mettre beau avec un imperméable.
  • J'avais emmené mon Spice dans le but de le fumer avec mon pote le Bleuet. Mais comme on était complètement squeezés dans la foule, on a laissé tomber le plan de match pour cause d'inconfort (et d'inconfort encore plus accentué en cas de badtrip). C'est dommage car j'avais l'impression que le show de Kiss était le plus approprié de tous les shows du festival d'été pour halluciner des marteaux en train de marcher;
  • J'ai réussi à passer une cannette de bière au travers du système de contrôle et de détecteurs de métal. J'étais vraiment fier de moi! Je m'étais dit que la bière allait pouvoir me faire oublier que j'étais gelé, si je fumais mon Spice.
  • Tel que stipulé plus haut, pendant le spectacle, on était tous paquetés comme des sardines. Ça devait ressembler à l'avant de la scène au spectacle de Paul McCartney l'année dernière. J'ai eu plusieurs contacts masculins (gars qui se sont retrouvés directement enlignés sur ma verge) et j'ai pas beaucoup aimé ça. Je déclare débile toute personne qui trippe dans ce genre de circonstances;
  • En avant de nous, il y avait un gars gelé et qui semblait pogner les nerfs après les gens qui lui disaient de se tasser ou qui lui adressaient simplement la parole. Un grand gars est arrivé en avant de moi et je lui ai dit de faire attention au gars méchant. Il lui a adressé la parole en lui disant "C'tu toi qui est méchant?" et une discussion entre les deux a débuté. Peu longtemps après, je voyais le méchant commencer à pogner les nerfs et ça s'est presque transformé en bousculade. J'étais content de voir que le méchant garçon recevait de la marde une fois de plus, et cette fois-là, grâce à moi.
  • Le grand gars s'est ensuite fait pisser dessus par un autre gars. Quand c'est rendu que les gens se font pisser dessus dans une foule pendant un spectacle, ça va VRAIMENT pas bien. En vérité, je vous le dis, dans les grosses foules, c'est la loi de la jungle.
- Le Voyou du Bayou, blogueur chroniqueur citoyen.

Le spectacle de Kiss à 22h48

mardi 14 juillet 2009

LE JOUR OÙ J'AI LÉGALEMENT ACHETÉ DE LA DROGUE À QUÉBEC

Hier, dans les journaux et télés de Québec (peut-être de Montréal aussi?), on a parlé du "Spice", ce pot-pourri vendu à la boutique Echologik de la rue St-Jean. On disait que le produit était fumé par certains et que ça procurait un effet semblable à celui du cannabis. Selon les informations lues, il semble que la boutique de la rue St-Jean soit le seul endroit au Canada où ce produit est offert. Yeah, Québec se démarque une fois de plus et cette fois, c'est pour devenir la Nouvelle Amsterdam!

Comme le produit est légal, que je n'ai pratiquement jamais essayé le pot de ma vie malgré mes trente ans, que je me sens confiant à l'idée que le spice ne soit pas coupé avec de la vitre de porte-patio étant donné sa vente "encadrée", j'ai le goût d'en acheter pour un futur party de bureau.

Ça fait que j'ai aujourd'hui décidé de me rendre à cette boutique dans le but de me procurer un de ces sachets d'essai à 5$ dont on parlait dans les journaux. Comme le Spice est le sujet de l'heure, je m'attendais à ce que les stocks soient épuisés, mais j'ai tout de même décidé de prendre une chance.

Arrivé sur place, je me retrouve face à une employée qui m'aborde en me disant que je suis sûrement là pour le Spice. J'acquiesce et lui demande ce qu'elle a à m'offrir (étant donné que je ne connais absolument rien au monde des substances illicites). Je lui demande combien coûte le sachet vert qu'on a vu en première page du Soleil et elle me répond que ça coûte 50 ou 60$. Je lui parle du sachet à 5$ dont on a parlé dans les journaux et elle me dit qu'elle ne me recommande pas du tout ça pour je ne sais trop quelle raison.

Débute alors une grosse vente à pression où un langage psychotrope technique est employé (en utilisant plein de chiffres qui équivalent sans doute à des grammes). Je ne comprends rien. Un autre gars de la boutique s'en mêle et je ne comprends pas plus. En fait, tout ce que j'en comprends, c'est que si j'en achète pas pour 50$, je vais avoir de la qualité inférieure ou une quantité insuffisante pour "buzzer". Je dis finalement que j'en veux pour le moins cher possible. Ça fait qu'ils me donnent deux petits sacs de rien du tout qui me reviennent à environ 13,50$ pour les deux. Comme je ne connais rien là-dedans, je n'ai aucune idée...

A- Si c'est vraiment du Spice?;
B- Ça donne combien de grammes (voir photo ci-bas)?;
C- Est-ce que ça équivaut à un joint?;
D- Est-ce que je me suis fait fourrer? Est-ce que les prix ont soudainement augmenté suite à la pub faite un peu partout la veille?
E- J'aime pas la vendeuse.

Je ne sais même pas si je vais être capable de fumer ça, mais je décide quand même d'acheter les deux sachets parce que je suis trop content de rompre la routine en achetant légalement de la drogue à Québec. Mais je ne peux m'empêcher de me dire que la légalisation de la drogue ne serait peut-être pas une si bonne affaire que ça. En plus d'assister à une hausse des prix et à une taxation des produits, les pauvres ados (ou jeunes adultes) se feraient fourrer par des vendeuses sans scrupules qui ne veulent que leur soutirer le plus d'argent possible.


Comme la quantité achetée est minime, je vais laisser tomber l'option de l'utilisation dans un party de bureau. J'essaierai plutôt de tester moi-même le produit lors d'un des prochains spectacles de rock and roll du festival d'été.

À suivre.

dimanche 12 juillet 2009

6$ et 500 miles

Le mois de juillet est vraiment dégueulasse. Ça me fait déprimer solidement de ne pas pouvoir profiter de l'été qui me passe dans la face alors que, comme bien du monde sans doute, j'ai passé l'hiver à attendre les mois de juin, juillet et août. Ben sibole, le mois de juillet ne m'a apporté que des limaces en quantité industrielle et aucune occasion de me divertir à mon goût.

Ça fait que même si la température était nulle à chier encore ce soir, j'ai mis ma guitare dans mon auto et je suis parti à Québec. J'allais peut-être avoir le temps de jouer de la musique 15 ou 20 minutes avant de me faire prendre par la pluie. Mais ça ne me dérangeait pas. Y fallait qui se passe de quoi dans cet été de marde.

Comme le spot en face du Tutto Gelato était pris, j'ai continué jusqu'au funiculaire (une bonne marche d'environ 1,5 km). Plutôt pénible de trainer sa guitare sur une si longue distance... Mais au moins, à ce spot là, il n'y avait personne. Je me suis donc installé et ai commencé ma prestation. C'était tranquille. Tout seul, c'est toujours moins dynamique. Mais enfin, ça me faisait du bien d'être en plein air et d'avoir l'impression d'exister un peu.

J'ai joué mon répertoire habituel, mais beaucoup plus brièvement qu'à l'accoutumée. Comme je devais me rendre au festival d'été pour 20h, je n'ai joué que 30 ou 40 minutes. Ça fait que j'ai essayé de me concentrer sur les tounes qui marchent habituellement (Basket Case, Losing my Religion, Ice Cream, Another brick in the wall, Wild World) mais rien n'a vraiment pogné. Il n'y avait pas beaucoup de passants et aucun groupe d'étudiants étrangers. Y'a des fois comme ça où on a l'impression que les gens n'en ont rien à foutre des musiciens de rue.

Je me suis fait 6,02$. C'est pas beaucoup, mais ramené sur une base d'une heure, ça donne quand même presque 12$. Aussi, faut pas oublier que le festival d'été, c'est pas vargeux pour les artistes de la rue (en tout cas, si je me fie à mes archives de 2006-2007). Peut-être est-ce à cause de la concurrence internationale?

Dans un autre ordre d'idées, près de l'endroit où j'ai joué, j'ai remarqué quelques uns de ces gars qui se déguisent en statue et qui bougent quand on leur donne de l'argent. Je me demande si on peut vraiment avoir du fun à faire ça? Se donner la peine de se maquiller, se costumer et ne pas bouger pendant parfois un bon moment (au gros soleil, ça doit être insupportable), est-ce que ça vaut monétairement la peine? D'ailleurs, est-ce qu'on peut faire ça pour autre chose que pour l'argent?

...Aux environs de 20h, j'allais rejoindre mes deux compagnons pour assister à quelques shows sur les plaines d'Abraham.

Les Dale Hawerchuk:

Quessé ça cette marde là? J'ai entendu les 3-4 dernières tounes jouées par le groupe et c'était juste du gros piochage d'adolescents qui veulent faire du bruit. Les instruments et les voix étaient enterrés par le drum qui était fort en tabarbitte. En bref, c'était du heavy metal québécois et je me demande sérieusement qui peut aimer cette musique, mis à part quelques natifs du Lac St-Jean qui veulent faire acte de sympathie régionale.

The Proclaimers:

Même si leur prestation n'a duré que 40 minutes, j'ai apprécié le show des Proclaimers. C'était pour eux que je m'étais rendu au festival d'été. Les meilleurs moments du spectacle ont été les tounes les plus connues: "I'm gonna be 500 miles", "I'm on my way" (chanson jouée dans le film Shrek) et "Cap In Hand" (ma préférée: une chanson séparatiste écossaisse). Trois ou quatre tounes manquaient un peu de punch, mais au moins, ce n'était jamais agressant. Les harmonies vocales des deux jumeaux étaient en tout temps excellentes. À noter que leur épais accent écossais rendait la compréhension de leurs discours quasi impossible (un genre d'accent anglais exposant 5). D'autre part, je me demande combien de cash ils ont reçu pour seulement 40 minutes de spectacle? Et est-ce que ça valait la peine de traverser l'océan pour une si brève prestation?

Brian Setzer Orchestra:

Qui connait ce groupe là? Ni moi, ni les deux personnes avec qui j'étais n'avaient jamais entendu aucune toune de ce groupe. Pourtant, au fur et à mesure que le temps passait, les plaines se remplissaient de plus en plus en vue de ce spectacle (pas grand monde pour les Dale Hawerchuk et de plus en plus de monde pendant la prestation des Proclaimers). Lorsque Brian Setzer est entré en scène avec son orchestre comprenant environ 15 instruments à vent, tout le monde s'est mis à applaudir chaleureusement. Je ne comprenais pas ce qui se passait. Québec, c'est pas une ville de "poils"? Les groupes qui pognent ici, me semble que ce sont les Scorpions, Ozzy Osbourne, Iron Maiden, pas les "big band"...? Pis moi, je suis pas sensé connaitre la musique un peu plus que la moyenne? Comment ça se fait que plein de filles de 20-25 ans sont présentes et semblent mieux connaitre Brian Setzer que moi? Et comble du tabarnac, quand je vois Brian Setzer arriver, je me demande vraiment quelle sorte d'affaire que c'est ça. Ce type a une allure de clown. Il me fait penser à un mélange entre mon coiffeur et Elvis Presley. Il se déplace lentement sur scène, un peu comme s'il prenait une marche dans la rue sauf qu'il est vêtu d'un "suit" argent et d'une cravate. Il a une face de gars sans opinion et sans émotions pis il joue du rock des années 50 avec sa gang de trompettistes. C'est pas mauvais, mais pourquoi tout le monde autour de nous capote à ce point là? Qu'est-ce qu'il y a de nouveau là-dedans? Buddy Holly faisait pas mieux que ça en 1955...!?!

En revenant à la maison, je regarde sur Wikipédia et je découvre que ce gars est supposément un des plus grands guitaristes au monde.

Ce soir là, Dieu s'est présenté à moi pis j'ai choisi de retourner à la maison après 4 tounes...

mercredi 8 juillet 2009

Et voilà l'gros

La mort est une tragédie et on ne devrait pas rire du décès de quelqu'un, sauf en de très rares circonstances comme celle-ci:

Lundi matin, aux environs de 9h, deux gars complètement saouls se promènent le long de la route 138, à Boischatel. On aperçoit les deux gars lancer une bouteille de boisson dans un stationnement et également rechercher un endroit pour acheter de la boisson malgré l'heure matinale.

À un moment donné, un des deux gars décide de traverser la route sans vérifier la circulation de chaque côté. Il se fait frapper par une voiture (limite de 90 km/h sur la 138) et meurt sur le coup.

Son ami, probablement un peu secoué par l'événement, mais pas trop, continue de boire. Il va s'acheter une king can de Wildcat (interprétation personnelle pour ce bout de l'histoire) et continue sur sa lancée. Les journalistes arrivent un peu plus tard sur place et le questionnent sur les événements.

En introduction de l'entrevue, le journaliste dit que le type interviewé a continué de boire tout au long de la journée et ne semblait pas prendre conscience de la gravité de ce qui s'est passé. Les mots du compagnon survivant ressemblaient à ceux-ci (à lire avec la gueule pâteuse):

"L'auto est passée sur la lumière jaune comme ça arrive souvent. Mon chum a décidé de traverser au mauvais moment. Il est mort sur le coup. Et voilà. Ça aurait pu m'arriver moi aussi l'gros (le gros étant le journaliste)".

lundi 6 juillet 2009

Mon mal-être

Vendredi dernier, je dinais avec Claudine, la blonde de Ygreck, sur la rue Cartier. On discutait de tout et de rien jusqu'à ce que Claudine m'annonce, en posant les yeux sur la table: "Ça fait longtemps que je veux te dire ça. Je pense que t'es le genre de personne pour qui une psychanalyse serait appropriée. Dans tes écrits, il y a une espèce de mal-être qui ressort et ça pourrait être exploré plus en profondeur au cours de ce genre de séances…".

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Je suis ouvert à creuser dans mon subconscient. C'est ce que je fais (ou essaie de faire) moi-même depuis plusieurs années. Je pense toutefois que les personnes qui ne se questionnent jamais à propos de leur existence sont celles qui auraient le plus à avantage à rencontrer un psychologue, un psychanalyste ou une personne qui les incite à se remettre en question (comme ce que j'essaie de faire avec certaines personnes).

Quoiqu'il en soit, je serais prêt à essayer la psychanalyse, à tout le moins pour le fun. Par contre, si ça coûte 200$ de la séance, je ne sais pas si le plaisir de la chose est maintenu. À ce prix là, j'opterais peut-être davantage pour une dépense relative à un aspect de la vie situé plus au bas de la pyramide de Maslow. Comme un kit de couches pour bébé, par exemple.

Toujours est-il que ce qui m'a le plus fait réfléchir là-dedans, c'est le terme "mal-être". Est-ce que c'était le bon terme pour me décrire? Peut-être aux yeux de certains. Aux miens, j'ai plutôt l'impression d'être inconfortable avec le monde (la vie en général) qu'avec moi-même. Je ne pense pas être mal dans ma peau ou malheureux avec ce que je suis. C'est plutôt ce qui est externe à ma personne qui me pose problème: tout ce qui aurait pu se passer autrement, tout ce qui ne se produira jamais, le fait que la plupart des gens (y compris moi-même, peut-être) resteront toute leur vie nettement en-dessous de leur potentiel, la faible quantité de gens qui me semblent intéressants et que j'ai le goût de connaître davantage, l'idée d'avoir perdu certaines des rares personnes que j'aurai considérées spéciales, etc.

Je pense aussi que je mène une vie où l'anticipation du deuil prend beaucoup de place. Je n'en parle pas souvent avec les gens qui m'entourent, mais j'y fais parfois référence par écrit: en trame de fond, je suis convaincu que toutes nos relations sont encore plus éphémères qu'on ne le croit. Je pense aussi que la vie, le temps, et tous les grandes choses à propos desquelles on réfléchit ne sont pas là pour nous. Nous sommes là par hasard et on essaie de trouver une signification à des choses qui existent par hasard.

Il y a un an ou deux, j'avais écrit que, de façon imagée, la vie était comme un grand champ désert enneigé balayé par un vent froid. Eh bien je maintiens cette idée là. Le grand vent froid, c'est l'indifférence de la vie par rapport à notre petite personne. Et puis le grand champ désert, c'est ce que nous sommes (rien).

Une fois qu'on a pris conscience que la vie peut grossièrement se résumer à: naître par hasard, tisser des liens avec des gens et les perdre à tour de rôle, mourir, disparaître physiquement et spirituellement, on ne peut plus l'oublier. Ça reste là et je ne comprends pas les gens qui ne tiennent pas compte de cette très possible explication de l'existence, dans leur vision de la vie.
Je pense que mon mal-être, si c'en est vraiment un, est issu de cette prise de conscience et de plusieurs autres idées du même type.

Dans ce cas, peut-être que si mon mal-être n'est pas partagé, c'est que les gens n'ont pas poussé leur réflexion autant que moi quant à l'absurdité de l'existence.

Ou bien peut-être qu'ils ont mieux compris que moi que ça ne servait à rien de réfléchir à tout ça.

vendredi 3 juillet 2009

Notre grossesse, en date du 3 juillet 2009

J'avais pensé écrire un ou des textes débutant par "je t'écris quelques phrases toi l'enfant que j'aurai", histoire d'imiter l'introduction de la très mauvaise chanson d'Okoumé.

J'ai aussi souvent en tête le film "Always", avec Micheal Keaton. Dans ce film, le personnage principal est atteint d'une maladie incurable et décide d'enregistrer divers vidéos de lui-même afin d'en faire bénéficier son enfant qui naîtra probablement après son décès. Je ne suis pas sensé décéder prochainement, mais le principe de laisser des traces à son enfant de ce qu'on était avant sa naissance, je trouve que c'est une bonne idée.

En date du 3 juillet 2009, à moins de 3 mois de la date prévue d'accouchement, je n'ai pas grand-chose à dire sur la grossesse. Ça ne m'a pas changé, ça ne me fait pas angoisser, ce n'est pas au cœur de mes discussions avec qui que ce soit. Mis à part les maux de cœur, vomissements, angoisses et remises en question des premières semaines, on en est maintenant rendus à une phase plus sereine.

J'hésite toujours à qualifier trop positivement une période de ma vie car j'ai l'impression que ça ne prend que ça pour que le vent tourne et que de gros nuages s'installent soudainement. Un peu comme ces filles qui racontent à quel point elles vivent le grand amour, à quel point leur chum est différent et mieux que tous les précédents... et qui se font crisser là ou qui crissent leur chum là 2 semaines plus tard.

Enfin, on vit notre vie sans trop porter attention à ce qui s'en vient. On n'émet pas de réflexions ésotérique par rapport aux changements psychologiques, physiologiques, biologiques qui sont en train de se produire. On s'en calisse. En tout cas, moi je m'en calisse et si Aimepé ne s'en calisse pas, elle ne casse les oreilles de personne avec ça.

J'ai beau entendre à l'occasion que ma vie va changer, que je vais moins dormir, avoir moins de temps libres, que toutes mes priorités vont changer et ainsi de suite, je suis incapable d'accorder de l'importance à ces commentaires. Plusieurs imbéciles ont eu des enfants avant moi et j'ai l'impression qu'ils ont réussi à s'arranger malgré leurs facultés limitées. J'imagine que je garde tout le temps ça en arrière-plan, dans ma tête.

Ces temps-ci, la seule anecdote marquante que je vis et que j'ai à raconter, c'est que j'ai récemment découvert que parfois, lorsque Aimepé dort en ronflant le matin, si je mets ma main sur son bedon, je peux sentir que le petit poupon est loin de ronfler lui. Il est bien actif et me donne de petits coups de pied.

Je trouve ça bien amusant d'être en contact avec mon bébé pendant que ma blonde est en train de ronfler.

jeudi 2 juillet 2009

Lucette Vachon

Hier, la chanteuse IMA était invitée à Sucré Salé.

Guy Jodoin lui a demandé pourquoi elle s'appelait ainsi. Elle a répondu que le choix de ce nom avait été fait pour imiter Bono et Sting qui ont tous les deux un petit nom simple qui sonne bien.

En entendant ça, Aimepé et moi, on s'est dit que cette fille devait avoir un nom anti-commercial, comme Lucette Vachon.

C'est vraiment pas cool, une belle fille de 30 ans qui s'appelle Lucette.