Parfois, je me dis que je devrais écrire de la poésie sur mon blog. J'aurais peut-être la paix et je pourrais faire du hamac l'esprit tranquille, sans avoir 2-3 crinqués sur mon dos qui sont déchainés à l'idée que quelqu'un comme moi puisse émettre une opinion qui ne fait pas leur affaire...
******
Vendredi, en début d'après-midi, le téléphone sonne. Au bout de la ligne, un type se présente et me dit qu'il est un blogueur comme moi et qu'il aimerait me poser quelques questions sur "l'identité numérique".
Premièrement, je n'ai jamais entendu parler de ce type. Deuxièmement, je ne me rappelle pas lui avoir donné mon numéro ni lui avoir dit qu'il pouvait m'appeler pour me parler de quoi que ce soit. Troisièmement, la seule fois dans ma vie où j'ai entendu parler "d'identité numérique", c'est sur le blog de Noisette Sociale, comme raison de fermeture de son blog. Quatrièmement, pourquoi ce gars là ne m'a pas écrit un osti d'email?
Il me répond qu'il croit encore au bon vieux téléphone et me dit qu'il a rejoint comme ça plusieurs blogueurs. Il ajoute qu'il me contacte pour son travail dans le domaine des technologies. Afin de savoir un peu plus à qui j'ai affaire, je lui demande s'il aime mon blog ou non. Il esquive la question en me disant que sa démarche est scientifique et qu'elle se situe au-delà de l'appréciation. Malgré ce supposé détachement scientifique, il me sort une couple de petites menaces détournées ou de sous-entendus désobligeants tels que "habituellement, les gens qui écrivent un blog comme le tien ne travaillent pas de jour" ou "si j'avais voulu te faire chanter, j'aurais publié ton nom et une photo de toi en train de jouer au Twister sur mon blog" (je lui demande en quoi une photo de moi en train de jouer au Twister est dangereuse et il me répond que, selon lui, ce ne serait pas bien vu), "Pauvre toi, parmi tous les blogueurs, tu es un de ceux qui laissent le plus de traces et qui est le plus facile à identifier" et finalement que parmi tous ceux qu'il a contactés, je suis un des plus "paranoïaques".
Comme je n'aime pas vraiment son ton et ses menaces plus ou moins subtiles, je dis que pour continuer la discussion, y va falloir qu'on aille prendre une bière ensemble et que je vois à qui j'ai affaire. Il me dit qu'il doit aller chercher ses enfants à Sorel dans 10 minutes…
Ce type me contacte pour discuter d'un sujet et doit quitter 10 minutes plus tard!? Quessé ça? Déjà en partant, ça ne tient pas debout. Malgré tout, il accepte mon offre de bière et décide de laisser bretter ses enfants pour aller rencontrer un blogueur qui ne devrait selon moi qu'occuper une place de divertissement dans la vie de toute personne équilibrée.
Comme ma blonde a pris congé avec moi cet après-midi là, elle m'accompagne. On se rend donc au Village Huron pour rencontrer le gars qui est plutôt sympathique à la première approche. Aimepé lui demande pourquoi on est là et quel est son objectif. Il répond qu'il veut me parler d'identité numérique afin de comprendre comment un gars comme moi perçoit cette notion. Je lui demande de préciser ce qu'il entend par là et il me répond qu'une photo de moi saoul en train de vomir en 1987, c'est mon identité numérique. Il veut savoir ce que je fais pour la préserver. Je lui réponds que je ne fais rien de précis: la preuve, il est tombé sur des photos de moi en train de jouer au Twister (d'ailleurs, est-ce que je devrais me sentir mal d'aimer jouer à ce jeu là?) et il a réussi à me retracer et m'appeler au téléphone.
J'ajoute que, bien entendu, je n'aimerais pas qu'on affiche des photos de moi en train de jouer à un jeu de société en m'identifiant, mais si ça arrive, je ne fermerai pas mon blog pour autant. Ça prendrait plutôt des photos de moi en train de vendre de la drogue à des enfants ou en train de faire l'amour à une chèvre ce qui, à ma connaissance, n'existe pas. D'ailleurs, la préservation de mon blog ne tient pas à mon anonymat. Depuis le début, je pense avoir choisi un semi-anonymat qui en dit assez pour que quelqu'un qui le veuille vraiment puisse m'identifier. La preuve, un de mes nouveaux collègues de travail m'a identifié en dedans de 48 heures. Et puis, même sans la mention d'un prénom, d'une ville de résidence ou d'un emploi occupé, je pense qu'à peu près tout le monde peut être retracé sans trop de difficulté. Je ne suis pas intouchable tout comme aucun blogueur n'est intouchable. Mais bon, tant qu'on reste dans la légalité, c'est quoi l'osti de problème?
Ça fait que je lui réponds à peu près ça. Mais ça ne l'empêche pas de me poser à nouveau la même question à propos de l'identité numérique 3-4 autres fois au cours de l'heure qui suit. Le problème, c'est que le ton monte pas mal à plusieurs reprises parce que ce type semble croire que je le niaise. Mais je le niaise pas: je ne comprends pas où il veut en venir avec ses questions de 80 mots et 12 verbes aucunement illustrées par un exemple précis. Ce que j'ai vite compris, c'est que ses questions sont presque toujours liées au gros scandale à propos de Noisette Sociale. Ce gars là est un émissaire chargé de me faire peur, de m'avertir qu'il pourrait m'arriver quelque chose si je continue à dire que je n'aime pas telle ou telle personne pour telle ou telle raison.
"À quel point fais-tu des vérifications d'antécédents de tristesse d'une personne avant de publier quelque chose sur cette personne? Ça fait peut-être 4 tentatives de suicide qu'elle fait et tu viens peut-être de la pousser à faire une 5ème tentative". Euh, premièrement, si c'est le cas, je pense qu'il faut être débile pour penser que j'écris sur mon blog pour pousser des gens au suicide. Je ne suis qu'un ti-coune qui écrit ses opinions sur son ordinateur dans son sous-sol. Deuxièmement, si quelqu'un se suicide à cause de ce que j'écris sur mon blog, faut que cette personne là soit très instable et ait déjà fait de nombreuses tentatives par le passé. Parce que la vie est remplie d'épreuves nettement plus pénibles que de se faire dire par un blogueur qu'on est niaiseux, cave, qu'on a pas rapport. Troisièmement, s'il faut que je me renseigne sur chaque personne à propos de qui j'émets mon opinion, je ne dirai plus jamais rien à propos de qui que ce soit et personne d'autre ne le fera non plus. Que tous ceux qui blastent Jean Charest en prennent conscience: vous faites peut-être beaucoup de peine à ce gars là et vous devriez chercher des explications dans son enfance avant de le juger...
Le problème, c'est que certains blogueurs veulent devenir des stars ou des personnes influentes mais n'acceptent pas (i.e. deviennent très agressifs et utilisent des mots beaucoup plus durs et violents que ceux adressés à leur endroit) lorsqu'on émet une opinion défavorable à leur sujet. Ça doit faire 10 fois que j'écris ça, mais j'ai toujours autant l'impression d'être le seul à l'avoir réalisé.
De retour à la discussion. Le ton monte souvent entre nous deux. J'ai encore droit à certaines menaces ou sous-entendus tels que: "avant de te voir, je te donnais 6 pouces de moins, parce que t'écris comme un ti-cul", "j'ai vu 3 poursuites à ton sujet à l'ADQ" (what the fuck!?!?!), "fais attention, parce que t'es à ça de ta luck (faire un signe de 2 cm avec son pouce et son index pour indiquer un tout petit espace), "je vais te sortir d'ici par le fond de culottes", "qu'est-ce que ça va prendre pour que ça arrête?", "Aimerais tu ça que je dise sur mon blog que ta blonde est enceinte d'un mongol et qu'elle a l'air d'une belle fille mais que ses vergetures la rendent dégueulasse?" et ainsi de suite.
Le pire, c'est qu'à chaque fois que je lui pose des questions pour clarifier où il veut en venir (notamment les supposées 3 poursuites à mon sujet à l'ADQ), il me répond que "c'est pas important" ou que je le niaise, ou que je suis pathétique de ne pas comprendre où il veut en venir. Sacrament, ça se peut tu que je trouve ça important d'essayer de comprendre ce que ce gars là essaie de me dire? En fait, une des seules calisse de question à laquelle il me répond précisément, c'est pour me dire le nom de sa chanson préférée de Michael Jackson.
Comme ça ne s'en va nulle part, que ça s'étire et que ça s'étire et que le gars n'a l'air que de vouloir me garrocher une petite menace une fois de temps en temps, entre deux questions ambigües, Aimepé décide de s'en aller en disant que ça ne sert d'être là et que le gars est trop agressif. Je décide de partir avec elle.
Juste avant de sortir du stationnement, je me dis que ça n'a pas de bon sens de m'être déplacé jusque là sans en être arrivé à quoi que ce soit de concret. Je décide donc de retourner le voir seul afin de comprendre précisément ce qu'il veut. Je me dis que, seul à seul, ça va peut-être aboutir à quelque chose. Il ne veut rien savoir de me parler sans la présence d'Aimepé (!?!?!?!) en me disant que j'aurais besoin d'une témoin pour entendre la suite de ce qu'il a à me dire. Comme je lui dis qu'elle ne veut plus rien savoir, il me dit "Bon, ben décalisse". La tension monte encore et on est à deux doigts de se sauter dessus. Je finis par crisser mon camp, en beau tabarnac d'avoir perdu mon temps avec un gars manifestement pas bien dans sa tête et assez débile pour me faire des menaces.
Je pense que ce gars là n'avait pour mission que de me faire peur, de me donner l'impression que mon "identité virtuelle" de marde pouvait être dévoilée sans difficulté. Je ne pense pas qu'un père de famille comme ce type puisse être assez débile pour jouer au justicier comme ça sans avoir reçu de commande de la part de quelqu'un d'autre. Pendant une heure ou une heure et demie, je l'ai entendu me parler d'un paquet de trucs évasifs et abstraits, allant de poursuites bientôt déposées contre Renart l'Éveillé (???), du fait que j'avais eu de la chance de n'avoir contre moi qu'un poids léger comme Renart alors que lui, il aurait pu me sacrer à terre n'importe quand et qu'il me tenait par les couilles. Il m'a dit qu'il était remonté à moi par Facebook à partir de gens qui ne se connaissent même pas entre eux, qu'il avait été classé parmi les blogueurs les plus influents par Radio-Canada et qu'il avait rencontré plus de 400 blogueurs. Bizarrement, j'ai vérifié après coup sur Google Reader, et il n'y avait que 10 abonnés à son blog. Aucun des blogueurs assez connus que j'ai interrogés n'avait ni entendu parler, ni rencontré ce gars là malgré ses innombrables rencontres. Bref, je me suis fait raconter un paquet de trucs, mais rien ne semble tenir debout.
Ce vendredi là, ça faisait exactement 4 ans que j'étais blogueur. Et, sans que je ne m'y attende, ça allait être la journée la plus intense de toute cette fabuleuse blogo-aventure. C'était la première fois que quelqu'un me rejoignait dans la vie de tous les jours et voulait me donner l'impression que j'avais un collet de serré très étroitement autour du cou, comme un petit lièvre. Le problème, c'est que je ne me suis fait rien dire de concret. C'était juste un avertissement détourné qui s'étirait à l'infini et qui était accompagné de menaces.
Ça m'a vraiment fait chier qu'un gars ose m'appeler à la maison pour ensuite me faire des menaces comme ça. Pour la première fois de ma calisse de vie, je songeais sérieusement à déposer une plainte à la police.
Y'a toujours ben des sacraments de limites à faire une psychose sur mon cas.
lundi 29 juin 2009
vendredi 26 juin 2009
Un autre texte sur Michael Jackson
Comme Elvis Presley, Michael Jackson était devenu une joke humaine un bon moment avant de mourir. En fait, depuis le début des années 90 et ses accusations de pédophilie, je ne pense pas que bien des gens aient fièrement affirmé qu'ils écoutaient ses disques. En tout cas, pas en dehors des États-Unis. Bizarrement, tous ses albums, même ceux qui ont suivi les scandales, ont été numéro 1. Selon ce que j'en ai vu sur Internet, son album le moins vendu a été Invincible en 2001 avec 11 millions d'exemplaires vendus!
Je n'ai jamais été un grand fan de Michael Jackson, en tout cas, pas depuis mon adolescence. Je le trouvais kétaine, je n'ai jamais vraiment aimé sa chanson "Black or white" qui a été un de ses derniers gros succès que j'ai entendus de façon fréquente à la radio ou à Musique Plus, vers 1991-92.
Par contre, j'ai toujours trouvé que l'album Thriller était très solide. La première fois que j'ai vu le vidéo de la chanson "Thriller", j'avais entre 4 et 7 ans et je me rappelle que ça m'avait beaucoup marqué, probablement comme tous ceux qui ont mon âge. Je me rappelle aussi avoir entendu des chansons de Michael Jackson dans les discos de mon enfance et ça mettait toujours beaucoup d'ambiance. Je pense que c'est surtout pour ça que sa mort me touche. Ça vient toucher directement aux premières années de ma vie.
J'ai récemment appris par moi-même, en fouillant sur Wikipedia, que Michael Jackson avait composé lui-même plusieurs de ses chansons. En fait, sur ses 15 plus grands succès (tirés du disque HIStory), seulement 3 pièces n'ont pas été écrites ou co-écrites par lui. Ça m'a impressionné, parce qu'avec le style de musique qu'il faisait, je n'aurais jamais pensé qu'il écrivait lui-même ses pièces. J'ai beaucoup plus de respect pour les auteurs-compositeurs-interprètes que pour les interprètes uniquement, ce qui fait que lorsque j'ai appris ça, Michael Jackson a remonté de beaucoup dans mon estime. Même si c'était rendu un détritus humain aux yeux de la plupart des gens.
Sa façon de chanter était différente de ce qui se fait dans la musique et ça, on l'oublie trop souvent je pense. Son style était murmuré, agressif, anxieux, irrité. Je ne sais pas trop comment décrire ça, mais on n'a qu'à écouter ses chansons les plus connues pour entendre. J'ai de la misère à décrire concrètement sa façon de chanter, mais tout le monde qui s'y arrête 2 secondes peut réaliser qu'il y avait là quelque chose de différent. Il faut le faire, inventer une façon de chanter comme ça. Je reviens souvent avec les exemples de chanteurs que je n'aime pas, mais y'a pas un osti de Bruno Pelletier ou autre chanteur à voix qui est sorti des sentiers battus à ce point là.
Je ne sais pas trop si Michael Jackson a vraiment tâté le pénis de petits garçons. Possiblement, mais l'histoire n'est pas claire là-dessus. Je pense que son enfance a été très pénible, que son père a été très dur avec lui et ses frères et que ça explique (ainsi que son succès acquis à un très jeune âge) pourquoi il est devenu si fucké au fil des années. Les gens devraient beaucoup plus éprouver de pitié que de mépris à son endroit. C'était un pauvre gars complètement débalancé.
Malgré tout, au-delà de sa triste existence qui s'est terminée hier, je pense qu'on ne peut diminuer l'œuvre d'un artiste qui a eu un style qui sortait autant de l'ordinaire. Trop de musiciens sont d'exécrables copieurs pour qu'on puisse nier l'originalité de ce qu'à fait Michael Jackson.
Je n'ai jamais été un grand fan de Michael Jackson, en tout cas, pas depuis mon adolescence. Je le trouvais kétaine, je n'ai jamais vraiment aimé sa chanson "Black or white" qui a été un de ses derniers gros succès que j'ai entendus de façon fréquente à la radio ou à Musique Plus, vers 1991-92.
Par contre, j'ai toujours trouvé que l'album Thriller était très solide. La première fois que j'ai vu le vidéo de la chanson "Thriller", j'avais entre 4 et 7 ans et je me rappelle que ça m'avait beaucoup marqué, probablement comme tous ceux qui ont mon âge. Je me rappelle aussi avoir entendu des chansons de Michael Jackson dans les discos de mon enfance et ça mettait toujours beaucoup d'ambiance. Je pense que c'est surtout pour ça que sa mort me touche. Ça vient toucher directement aux premières années de ma vie.
J'ai récemment appris par moi-même, en fouillant sur Wikipedia, que Michael Jackson avait composé lui-même plusieurs de ses chansons. En fait, sur ses 15 plus grands succès (tirés du disque HIStory), seulement 3 pièces n'ont pas été écrites ou co-écrites par lui. Ça m'a impressionné, parce qu'avec le style de musique qu'il faisait, je n'aurais jamais pensé qu'il écrivait lui-même ses pièces. J'ai beaucoup plus de respect pour les auteurs-compositeurs-interprètes que pour les interprètes uniquement, ce qui fait que lorsque j'ai appris ça, Michael Jackson a remonté de beaucoup dans mon estime. Même si c'était rendu un détritus humain aux yeux de la plupart des gens.
Sa façon de chanter était différente de ce qui se fait dans la musique et ça, on l'oublie trop souvent je pense. Son style était murmuré, agressif, anxieux, irrité. Je ne sais pas trop comment décrire ça, mais on n'a qu'à écouter ses chansons les plus connues pour entendre. J'ai de la misère à décrire concrètement sa façon de chanter, mais tout le monde qui s'y arrête 2 secondes peut réaliser qu'il y avait là quelque chose de différent. Il faut le faire, inventer une façon de chanter comme ça. Je reviens souvent avec les exemples de chanteurs que je n'aime pas, mais y'a pas un osti de Bruno Pelletier ou autre chanteur à voix qui est sorti des sentiers battus à ce point là.
Je ne sais pas trop si Michael Jackson a vraiment tâté le pénis de petits garçons. Possiblement, mais l'histoire n'est pas claire là-dessus. Je pense que son enfance a été très pénible, que son père a été très dur avec lui et ses frères et que ça explique (ainsi que son succès acquis à un très jeune âge) pourquoi il est devenu si fucké au fil des années. Les gens devraient beaucoup plus éprouver de pitié que de mépris à son endroit. C'était un pauvre gars complètement débalancé.
Malgré tout, au-delà de sa triste existence qui s'est terminée hier, je pense qu'on ne peut diminuer l'œuvre d'un artiste qui a eu un style qui sortait autant de l'ordinaire. Trop de musiciens sont d'exécrables copieurs pour qu'on puisse nier l'originalité de ce qu'à fait Michael Jackson.
jeudi 25 juin 2009
Quand c'est compliqué comme ça, ça me dérange pas de me faire fourrer
Au Québec, tous les gens qui ont un emploi et qui se font offrir une assurance médicaments par leur employeur sont obligés de souscrire à cette assurance.
Si l'employeur n'offre pas d'assurance médicaments, c'est la RAMQ qui nous assure selon un principe qui s'apparente aux assurances privées, mais en un peu moins dispendieux.
Depuis que je travaille et à chaque fois que j'y réfléchis, je ne comprends pas où réside l'avantage d'être obligé d'avoir à payer pour une assurance médicaments. Hormis quelques exceptions de gens maganés ou ayant des maladies rares, ça coûte combien en médicaments, en moyenne par année à la personne normale? 50, 100, 150$? Moi, en tout cas, ma moyenne annuelle doit être inférieure à 50$. Merci Jésus pour la santé dont tu m'as fais cadeau, mais est-ce que ça justifie vraiment que je doive payer 1 000$ par année à une compagnie avide de profits, sans jamais en retirer quoi que ce soit?
Et surtout, pourquoi suis-je obligé de payer pour ça? Est-ce que c'est dans la constitution canadienne?
J'ai fait un petit calcul afin de déterminer la rentabilité d'une assurance privée standard pour un célibataire. Les chiffres avancés peuvent varier légèrement d'un emploi à l'autre, mais je crois que mes calculs sont valables pour la majorité de la population:
Je sais qu'il y a des gens qui consomment beaucoup de médicaments et qui sont décrissés de partout. Mais le principe des assurances, c'est pas de faire payer certaines personnes pour redonner (en échange d'une contribution) à d'autres personnes dans le besoin? Est-ce qu'il y a assez de gens qui consomment plus de 1 200$ de médicaments par année pour justifier que tant de gens aient à payer près de 1 000$ en primes par année? Qui, dans la population active, consomme pour plus de 1 200$ de médicaments par année?
Depuis quand on met de l'avant des programmes obligatoires comme ça sans que la masse y trouve son compte?!
Mais tout le monde s'en calisse. C'est comme les REER, les impôts, etc. Vu que c'est un sujet plate qui implique des calculs, tout le monde laisse ça de côté en se disant: "Bof, quand c'est compliqué comme ça, ça me dérange pas de me faire fourrer. Quand j'ai un break dans mon esprit, j'aime mieux penser à quelque chose de le fun. Comme une rivière qui coule. Ou une future sacoche."
Si l'employeur n'offre pas d'assurance médicaments, c'est la RAMQ qui nous assure selon un principe qui s'apparente aux assurances privées, mais en un peu moins dispendieux.
Depuis que je travaille et à chaque fois que j'y réfléchis, je ne comprends pas où réside l'avantage d'être obligé d'avoir à payer pour une assurance médicaments. Hormis quelques exceptions de gens maganés ou ayant des maladies rares, ça coûte combien en médicaments, en moyenne par année à la personne normale? 50, 100, 150$? Moi, en tout cas, ma moyenne annuelle doit être inférieure à 50$. Merci Jésus pour la santé dont tu m'as fais cadeau, mais est-ce que ça justifie vraiment que je doive payer 1 000$ par année à une compagnie avide de profits, sans jamais en retirer quoi que ce soit?
Et surtout, pourquoi suis-je obligé de payer pour ça? Est-ce que c'est dans la constitution canadienne?
J'ai fait un petit calcul afin de déterminer la rentabilité d'une assurance privée standard pour un célibataire. Les chiffres avancés peuvent varier légèrement d'un emploi à l'autre, mais je crois que mes calculs sont valables pour la majorité de la population:
- Je paie environ 910$ par année en primes d'assurances médicaments (35$ par paye);
- Par la suite, si je consomme des médicaments, je dois payer 50$ en franchise. Ainsi, les 50 premiers dollars de médicaments sont à mes frais;
- 80% des dépenses qui suivent seront remboursées par ma compagnie d'assurance.
Je sais qu'il y a des gens qui consomment beaucoup de médicaments et qui sont décrissés de partout. Mais le principe des assurances, c'est pas de faire payer certaines personnes pour redonner (en échange d'une contribution) à d'autres personnes dans le besoin? Est-ce qu'il y a assez de gens qui consomment plus de 1 200$ de médicaments par année pour justifier que tant de gens aient à payer près de 1 000$ en primes par année? Qui, dans la population active, consomme pour plus de 1 200$ de médicaments par année?
Depuis quand on met de l'avant des programmes obligatoires comme ça sans que la masse y trouve son compte?!
Mais tout le monde s'en calisse. C'est comme les REER, les impôts, etc. Vu que c'est un sujet plate qui implique des calculs, tout le monde laisse ça de côté en se disant: "Bof, quand c'est compliqué comme ça, ça me dérange pas de me faire fourrer. Quand j'ai un break dans mon esprit, j'aime mieux penser à quelque chose de le fun. Comme une rivière qui coule. Ou une future sacoche."
lundi 22 juin 2009
L'échographie 4D
En mars dernier, chez Procréa, on avait pris le forfait combinant les tests de dépistage de maladies héréditaires (380$) et l'échographie 4D (en "spécial" à 105$ au lieu de 210$ à cause de l'achat des tests à 380$).
L'échographie 4D est plus précise qu'une échographie ordinaire puisqu'elle permet de faire des zooms sur certaines zones du corps, notamment le visage, afin de mieux voir le bébé, en relief et en couleurs (en orange mettons). Le but est en fait d'avoir un premier vrai aperçu de ce dont aura l'air le bébé, quoique, avec le liquide amniotique, ça donne souvent l'impression que le bébé est en train de fondre comme du plastique.
L'échographie avait lieu ce matin. Je n'avais pas particulièrement hâte. Du peu que j'en avais vu, les visages de bébés étaient un peu déformés dans ces échographies et j'avais peur de trouver mon bébé laid. Une échographie de ce type, c'est une très grosse révélation. C'est un peu comme un blind date au cours duquel on se fait annoncer que la personnee rencontrée partagera notre vie jusqu'à la fin. En fait, c'est encore pire, parce que notre bébé, c'est notre potentiel qui se matérialise en quelque sorte. Si on rate notre coup avec notre bébé, c'est peut être parce qu'on n'a aucun potentiel génétique?
Pendant presque toute la durée de l'échographie, le petit poupon avait le visage accoté sur le placenta, comme sur un oreiller. Il avait l'air de dormir confortablement. À un moment donné, il s'est même étiré les pieds et les bras pour les mettre dans sa bouche en même temps (c'est flexible un fœtus).
J'ai vu son visage: c'était moi quand j'étais petit. Trente ans plus tard, l'histoire se reproduisait. C'était un mini moi-même…
J'ai eu l'impression que le bébé allait marcher dans mes traces et revivre la même vie que moi.
L'échographie 4D est plus précise qu'une échographie ordinaire puisqu'elle permet de faire des zooms sur certaines zones du corps, notamment le visage, afin de mieux voir le bébé, en relief et en couleurs (en orange mettons). Le but est en fait d'avoir un premier vrai aperçu de ce dont aura l'air le bébé, quoique, avec le liquide amniotique, ça donne souvent l'impression que le bébé est en train de fondre comme du plastique.
L'échographie avait lieu ce matin. Je n'avais pas particulièrement hâte. Du peu que j'en avais vu, les visages de bébés étaient un peu déformés dans ces échographies et j'avais peur de trouver mon bébé laid. Une échographie de ce type, c'est une très grosse révélation. C'est un peu comme un blind date au cours duquel on se fait annoncer que la personnee rencontrée partagera notre vie jusqu'à la fin. En fait, c'est encore pire, parce que notre bébé, c'est notre potentiel qui se matérialise en quelque sorte. Si on rate notre coup avec notre bébé, c'est peut être parce qu'on n'a aucun potentiel génétique?
Pendant presque toute la durée de l'échographie, le petit poupon avait le visage accoté sur le placenta, comme sur un oreiller. Il avait l'air de dormir confortablement. À un moment donné, il s'est même étiré les pieds et les bras pour les mettre dans sa bouche en même temps (c'est flexible un fœtus).
J'ai vu son visage: c'était moi quand j'étais petit. Trente ans plus tard, l'histoire se reproduisait. C'était un mini moi-même…
J'ai eu l'impression que le bébé allait marcher dans mes traces et revivre la même vie que moi.
dimanche 21 juin 2009
La fille qui voulait peut-être me violer
Samedi soir, je suis allé dans mon bar de karaoké favori sur la rive-sud. J'utilise principalement le terme "favori" parce qu'il n'y a pas beaucoup d'endroits dans le grand Lévis où on peut s'adonner à ce genre de passe-temps.
Les bars karaoké ont habituellement l'air d'être détenus par des Hells Angels plus que tous les types de bars, ce qui me donne souvent l'impression que le bar pourrait sauter à tout moment pendant que j'y suis. Ça me rend un peu insécure. Quand je m'arrête à y penser, pendant que je suis dans un de ces endroits, je m'imagine toujours qu'un gros motard va rentrer dans le bar avec une mitraillette et tirer partout. J'aime pas vraiment ça.
Autre chose que je n'aime pas particulièrement, c'est quand je vois que plusieurs clients chantent des chansons comme du Okoumé/Jonathan Painchaud, du Marjo ou du Isabelle Boulay, ça me fait prendre conscience que je suis pas du tout dans un univers qui s'apparente au mien. Je ne connais personne d'équilibré entre 20 et 35 ans qui aime Jonathan Painchaud mais dans ces endroits, on dirait que je suis un des rares représentants de ma génération à ne pas apprécier ce chanteur de merde et tous les autres du même type (La Chicane, Boom Desjardins, Kaïn, etc).
Toujours est-il que ce samedi soir, je buvais ma grosse budweiser tranquillement en pensant à tout ce qui était écrit précédemment et en regardant les interprétations des autres clients. Lorsque soudain, une madame ressemblant à Linda Hamilton (celle qui joue la mère de John Connor dans Terminator) vint me voir et se colla à 5 centimètres de ma face pour me parler.
Je n'ai pas compté les centimètres mais elle s'était tout de même installée bien profondément dans mon espace vital. Je ne parle même pas à ma blonde à cette distance là.
La fille me dit : "Hey t'es donc ben tranquille! Tu chantes pas?"
- Ben peut-être tantôt, je suis en train de me réchauffer là... Toi, chantes-tu?
- Oui, moi je chante "Les chats sauvages"
- Ah ben!
- Ça me ressemble pas mal ça les chats sauvages...
- Ah ouin? C'est vrai que t'as l'air malcommode...
- T'as pas idée comment je peux être malcommode (ou quelque chose du genre avec un fort sous-entendu sexuel)
- Yes sir.
Je ne sais plus trop ce qui s'est dit pendant ce premier contact, mais je sais que la fille n'arrêtait pas de me donner des coups de nez dans la face tellement elle était près de moi. J'ai eu peur qu'elle me crève un oeil à un moment donné. Outre cette proximité extrême, elle avait un bras autour de mon épaule et/ou me flattait les cheveux en me faisant des sous-entendus sexuels par rapport à son côté félin. Ça commençait raide pas mal pour un premier contact.
Plus tard, elle est revenue me voir à quelques reprises. À chaque fois, elle me demandait si j'allais chanter ma toune bientôt et me donnait un ou des becs. À au moins deux reprises, j'ai dû esquiver ses baisers qui se dirigeaient directement sur ma bouche.
C'était la première fois où je voyais une fille être trop insistante avec moi et je ne savais pas du tout comment réagir* . Plusieurs filles sont passées maîtres dans l'art d'envoyer promener les gars qui s'incrustent ou qui sont trop entreprenants (même les gars qui ne font qu'essayer d'être gentils, sans arrière-pensée se font parfois revirer de bord). Je pense toutefois que la plupart des gars sont mal outillés pour réagir devant une fille trop entreprenante. Je me suis rendu compte que c'était mon cas.
La fille en question devait être âgée de 40-45 ans. Elle était dans un état d'alcoolisme avancé et s'est frottée sur au moins 3 gars différents pendant la soirée, dont plusieurs me semblaient être des rebuts (ex: monsieurs de 55 ans avec une moustache). Cette fille voulait se faire honorer par n'importe qui, aurait-on dit. À un moment donné, histoire de voir si elle se rendait compte de ce qu'elle faisait ou de la personne a qui elle s'adressait, je lui ai demandé si elle me trouvait beau. Elle m'a répondu "Oui, vraiment beau!" ce qui m'a prouvé qu'elle était sans aucun doute très saoule.
Ce matin, en me levant, je me suis senti un peu dégueulasse d'avoir reçu des becs d'une fille qui avait fait la même chose à une couple d'autres monsieurs dans la même soirée. Je bénis mes réflexes d'avoir réussi à esquiver ses baisers en direction de ma bouche. Parce que sinon, c'est clair que j'aurais l'impression de couver une lèpre ou de l'herpès.
* Ça m'est arrivé combien de fois dans ma vie de me faire cruiser par une fille? Quatre ou cinq en 13 ou 14 ans de sorties dans les bars, peut-être?
Les bars karaoké ont habituellement l'air d'être détenus par des Hells Angels plus que tous les types de bars, ce qui me donne souvent l'impression que le bar pourrait sauter à tout moment pendant que j'y suis. Ça me rend un peu insécure. Quand je m'arrête à y penser, pendant que je suis dans un de ces endroits, je m'imagine toujours qu'un gros motard va rentrer dans le bar avec une mitraillette et tirer partout. J'aime pas vraiment ça.
Autre chose que je n'aime pas particulièrement, c'est quand je vois que plusieurs clients chantent des chansons comme du Okoumé/Jonathan Painchaud, du Marjo ou du Isabelle Boulay, ça me fait prendre conscience que je suis pas du tout dans un univers qui s'apparente au mien. Je ne connais personne d'équilibré entre 20 et 35 ans qui aime Jonathan Painchaud mais dans ces endroits, on dirait que je suis un des rares représentants de ma génération à ne pas apprécier ce chanteur de merde et tous les autres du même type (La Chicane, Boom Desjardins, Kaïn, etc).
Toujours est-il que ce samedi soir, je buvais ma grosse budweiser tranquillement en pensant à tout ce qui était écrit précédemment et en regardant les interprétations des autres clients. Lorsque soudain, une madame ressemblant à Linda Hamilton (celle qui joue la mère de John Connor dans Terminator) vint me voir et se colla à 5 centimètres de ma face pour me parler.
Je n'ai pas compté les centimètres mais elle s'était tout de même installée bien profondément dans mon espace vital. Je ne parle même pas à ma blonde à cette distance là.
La fille me dit : "Hey t'es donc ben tranquille! Tu chantes pas?"
- Ben peut-être tantôt, je suis en train de me réchauffer là... Toi, chantes-tu?
- Oui, moi je chante "Les chats sauvages"
- Ah ben!
- Ça me ressemble pas mal ça les chats sauvages...
- Ah ouin? C'est vrai que t'as l'air malcommode...
- T'as pas idée comment je peux être malcommode (ou quelque chose du genre avec un fort sous-entendu sexuel)
- Yes sir.
Je ne sais plus trop ce qui s'est dit pendant ce premier contact, mais je sais que la fille n'arrêtait pas de me donner des coups de nez dans la face tellement elle était près de moi. J'ai eu peur qu'elle me crève un oeil à un moment donné. Outre cette proximité extrême, elle avait un bras autour de mon épaule et/ou me flattait les cheveux en me faisant des sous-entendus sexuels par rapport à son côté félin. Ça commençait raide pas mal pour un premier contact.
Plus tard, elle est revenue me voir à quelques reprises. À chaque fois, elle me demandait si j'allais chanter ma toune bientôt et me donnait un ou des becs. À au moins deux reprises, j'ai dû esquiver ses baisers qui se dirigeaient directement sur ma bouche.
C'était la première fois où je voyais une fille être trop insistante avec moi et je ne savais pas du tout comment réagir* . Plusieurs filles sont passées maîtres dans l'art d'envoyer promener les gars qui s'incrustent ou qui sont trop entreprenants (même les gars qui ne font qu'essayer d'être gentils, sans arrière-pensée se font parfois revirer de bord). Je pense toutefois que la plupart des gars sont mal outillés pour réagir devant une fille trop entreprenante. Je me suis rendu compte que c'était mon cas.
La fille en question devait être âgée de 40-45 ans. Elle était dans un état d'alcoolisme avancé et s'est frottée sur au moins 3 gars différents pendant la soirée, dont plusieurs me semblaient être des rebuts (ex: monsieurs de 55 ans avec une moustache). Cette fille voulait se faire honorer par n'importe qui, aurait-on dit. À un moment donné, histoire de voir si elle se rendait compte de ce qu'elle faisait ou de la personne a qui elle s'adressait, je lui ai demandé si elle me trouvait beau. Elle m'a répondu "Oui, vraiment beau!" ce qui m'a prouvé qu'elle était sans aucun doute très saoule.
Ce matin, en me levant, je me suis senti un peu dégueulasse d'avoir reçu des becs d'une fille qui avait fait la même chose à une couple d'autres monsieurs dans la même soirée. Je bénis mes réflexes d'avoir réussi à esquiver ses baisers en direction de ma bouche. Parce que sinon, c'est clair que j'aurais l'impression de couver une lèpre ou de l'herpès.
* Ça m'est arrivé combien de fois dans ma vie de me faire cruiser par une fille? Quatre ou cinq en 13 ou 14 ans de sorties dans les bars, peut-être?
vendredi 19 juin 2009
Rentabiliser son quotidien
Souvent, j'ai des idées imprécises qui me trottent en tête. Je sais que je ressens quelque chose, mais il faut que je me mette en mode réflexion pour prendre les balles de laine qui trainent dans mon cerveau afin d'en tisser quelque chose de concret.
Ce jeudi, dans un moment de dégoût profond de l'existence (principalement causé par une succession de réunions d'un ennui mortel dirigées par une bonne femme qui roulait ses R) je me suis mis à tisser des mailles à partir de mes quelques balles de laine à base de dégoût de l'humanité...
Je repensais à la fameuse idée qu'on nous inculque au primaire selon laquelle on apprend quelque chose de nouveau à chaque journée... Ou encore qu'une journée sans nouvel apprentissage est une journée perdue. Je me disais que ça faisait un bon moment que je n'avais rien appris de nouveau. Ainsi, j'incarnais peut-être à moi seul le cauchemar de tout enseignant qui vit dans l'espérance que ses élèves deviendront assoiffés de connaissance?
J'ai pensé à tout ça et j'avais le goût d'écrire quelque chose là-dessus. J'avais le goût de dire que l'important dans la vie, ce n'est pas nécessairement d'apprendre quelque chose de nouveau mais bien de tenter de vivre de nouvelles expériences à chaque journée. Mais, bien vite, je me suis demandé quelles étaient ces possibilités de nouvelles expériences?
Tenter de semer le bonheur sur son passage tel une Amélie Poulain? Ok, mais si on tombe sur une vieille madame qui ne nous remercie pas après lui avoir tenu la porte, ça va refroidir nos ardeurs et peut-être même tuer toute notre bonne volonté pour toujours.
Et faire de mauvais coups, ça nous fait nous sentir comme un adolescent retardé. Je suis allé essayer des guitares après avoir mangé une orange ce même jeudi midi. Je me trouvais bien drôle de beurrer des manches avec mes mains collantes, mais après coup, je me suis trouvé plutôt niaiseux.
Je pense que toute cette théorie relative au fait de rentabiliser son quotidien mériterait d'être raffinée. Il y a quelque chose qui peut être tiré de ça. Mais j'ai l'impression d'être bloqué pour le moment.
... Et puis je suis tombé sur cette pensée dans le petit livre de réflexions qui traîne sur mon trône:
"Même la mort n'est pas fiable. Au lieu de 0, elle pourrait être en fait une horrible hallucination comme la racine carrée de -1."
Wow, une fois de plus la mort m'enlevait toutes mes soucis de réflexion à propos de l'existence. On ne sait même pas à quoi va ressembler la mort (je me demande vraiment à quoi ça ressemble, la racine carrée de -1?) alors que celle-ci sera éternelle. Comment se soucier de l'existence et des questionnements suscités pendant celle-ci quand on sait que ce moment ne durera que 80 ou 100 années? Fourrons comme des animaux et cessons de nous poser des questions!
Ce jeudi, dans un moment de dégoût profond de l'existence (principalement causé par une succession de réunions d'un ennui mortel dirigées par une bonne femme qui roulait ses R) je me suis mis à tisser des mailles à partir de mes quelques balles de laine à base de dégoût de l'humanité...
Je repensais à la fameuse idée qu'on nous inculque au primaire selon laquelle on apprend quelque chose de nouveau à chaque journée... Ou encore qu'une journée sans nouvel apprentissage est une journée perdue. Je me disais que ça faisait un bon moment que je n'avais rien appris de nouveau. Ainsi, j'incarnais peut-être à moi seul le cauchemar de tout enseignant qui vit dans l'espérance que ses élèves deviendront assoiffés de connaissance?
J'ai pensé à tout ça et j'avais le goût d'écrire quelque chose là-dessus. J'avais le goût de dire que l'important dans la vie, ce n'est pas nécessairement d'apprendre quelque chose de nouveau mais bien de tenter de vivre de nouvelles expériences à chaque journée. Mais, bien vite, je me suis demandé quelles étaient ces possibilités de nouvelles expériences?
Tenter de semer le bonheur sur son passage tel une Amélie Poulain? Ok, mais si on tombe sur une vieille madame qui ne nous remercie pas après lui avoir tenu la porte, ça va refroidir nos ardeurs et peut-être même tuer toute notre bonne volonté pour toujours.
Et faire de mauvais coups, ça nous fait nous sentir comme un adolescent retardé. Je suis allé essayer des guitares après avoir mangé une orange ce même jeudi midi. Je me trouvais bien drôle de beurrer des manches avec mes mains collantes, mais après coup, je me suis trouvé plutôt niaiseux.
Je pense que toute cette théorie relative au fait de rentabiliser son quotidien mériterait d'être raffinée. Il y a quelque chose qui peut être tiré de ça. Mais j'ai l'impression d'être bloqué pour le moment.
... Et puis je suis tombé sur cette pensée dans le petit livre de réflexions qui traîne sur mon trône:
"Même la mort n'est pas fiable. Au lieu de 0, elle pourrait être en fait une horrible hallucination comme la racine carrée de -1."
Wow, une fois de plus la mort m'enlevait toutes mes soucis de réflexion à propos de l'existence. On ne sait même pas à quoi va ressembler la mort (je me demande vraiment à quoi ça ressemble, la racine carrée de -1?) alors que celle-ci sera éternelle. Comment se soucier de l'existence et des questionnements suscités pendant celle-ci quand on sait que ce moment ne durera que 80 ou 100 années? Fourrons comme des animaux et cessons de nous poser des questions!
mercredi 17 juin 2009
L'idiot du bureau
Ce midi, mon ami le Bleuet a qualifié notre collègue mâle pourvoyeur d'imbécile heureux. C'était dit à la blague mais avec un fond de sérieux à côté duquel on ne pouvait pas passer. Malgré tout, tout le monde a bien rigolé, y compris le dindon de la farce.
Pendant que tout le monde riait, je voyais que le souffre-douleur réfléchissait à ce qu'il allait répliquer. Après quelques secondes de réflexion, il a répondu une des choses les plus stupides auxquelles j'aurais pu m'attendre: Selon lui, mieux valait être un imbécile heureux qu'un intelligent malheureux.
Je n'aurais jamais pensé entendre quelqu'un affirmer ça avec sérieux, en donnant l'impression que son point de vue est réfléchi. Je sais que plusieurs personnes affirment que les gens limités doivent être heureux à ne pas se soucier des grands problèmes de la vie, de la fatalité de l'existence, des menaces qui planent mais qui ne viennent jamais… Mais je n'avais encore jamais entendu un gars se réclamer presque fièrement comme étant un imbécile heureux.
J'ai beau penser aux bons côtés de l'alternative de l'imbécilité heureuse, j'ai sincèrement l'impression qu'il vaut mieux être intelligent et malheureux. Mais peut-être que ça dépend de la définition du mot "imbécile".
Parce que pour moi, un imbécile, c'est quelqu'un qui rentre dans un mur mais qui continue d'avancer. Et je ne vois pas comment on peut être heureux en étant imbécile à ce point là.
Pendant que tout le monde riait, je voyais que le souffre-douleur réfléchissait à ce qu'il allait répliquer. Après quelques secondes de réflexion, il a répondu une des choses les plus stupides auxquelles j'aurais pu m'attendre: Selon lui, mieux valait être un imbécile heureux qu'un intelligent malheureux.
Je n'aurais jamais pensé entendre quelqu'un affirmer ça avec sérieux, en donnant l'impression que son point de vue est réfléchi. Je sais que plusieurs personnes affirment que les gens limités doivent être heureux à ne pas se soucier des grands problèmes de la vie, de la fatalité de l'existence, des menaces qui planent mais qui ne viennent jamais… Mais je n'avais encore jamais entendu un gars se réclamer presque fièrement comme étant un imbécile heureux.
J'ai beau penser aux bons côtés de l'alternative de l'imbécilité heureuse, j'ai sincèrement l'impression qu'il vaut mieux être intelligent et malheureux. Mais peut-être que ça dépend de la définition du mot "imbécile".
Parce que pour moi, un imbécile, c'est quelqu'un qui rentre dans un mur mais qui continue d'avancer. Et je ne vois pas comment on peut être heureux en étant imbécile à ce point là.
dimanche 14 juin 2009
Trois pichets de bière au Turf avec Mike Boy
Quand je suis en compagnie de Mike Boy, qu'on est pas trop fatigués et qu'on est moindrement inspirés, ça donne souvent d'excellents moments.
Ce vendredi soir, on s'est ramassés au Turf. La place était paquetée au maximum pour la dernière partie de la série de la coupe Stanley. Qu'est-ce qu'on faisait là, au milieu d'une foule d'universitaires criards et excités? On se le demandait. Mais heureusement, la partie tirait à sa fin et la couple Stanley allait enfin être gagnée, pratiquement rendu à la mi-juin.
On se réchauffait tranquillement à côté de la machine à pop-corn, en attente d'une place assise à quelque part.
Mike Boy m'a raconté une fois de plus l'histoire où il avait frenché une fille avec une moustache (style ado de 15 ans). On a ensuite eu un bref débat à savoir si c'était mieux de frencher une fille qui n'a pas de cheveux ou une fille qui a une moustache. J'étais bien embêté de répondre là-dessus. Mike a dit que selon lui, c'était moins pire une moustache qu'une calvitie féminine. Moi, je crois qu'il faudrait que j'y réfléchisse un peu plus. Y'a vraiment des endroits plus appropriés que d'autres pour une présence ou une absence de poil sur le corps féminin.
Il m'a aussi raconté l'épisode où il avait acheté un gros joint à la St-Jean Baptiste et avait mangé le reste du joint après ne pas avoir réussi à tout le fumer. J'ai bien rigolé là-dessus.
Le bar était tellement plein qu'on devait avoir un mètre carré d'espace vital pour chaque client. Étrangement, c'est un peu grâce à ça que la soirée a décollé.
Quelque part entre deux pichets, j'ai remarqué qu'un gars se tenait juste à côté de notre table. En fait, il empiétait sur notre minuscule espace vital. Ça fait que je lui ai adressé la parole en lui disant qu'il ressemblait au chanteur de la toune Video Killed the Radio Star. Je lui ai demandé quel était son groupe de musique préféré et la discussion s'est vite étendue au sujet du rock. Voyant qu'il était un grand fan de musique, je lui ai dit que Mike Boy travaillait pour le festival d'été de Québec et qu'il avait négocié avec Kiss pour la venue du groupe à Québec. Notre nouvel ami devint soudainement très excité. Il proposa à Mike Boy de l'argent pour obtenir des passes VIP. Mike est embarqué dans l'histoire sans problème, disant qu'il ne pouvait vendre ces passes VIP, ce qui a fait de cette histoire improvisée un franc succès. Le type a même demandé le nom complet de Mike pour l'ajouter sur Facebook. Mike s'est inventé un nom et j'imagine que notre ami le cherche toujours en ce moment, sur Facebook, à la recherche d'un contact pour serrer la main aux gars de Kiss.
Plus tard, on est sortis dehors et on a adressé la parole à quelques fumeurs. Un gars fêtait son 25ème anniversaire et, de fil en aiguille, nous a dit qu'il venait de Rivière-du-Loup. Je lui ai dit que Mike Boy et moi avions commencé à fumer en arrière du Provigo de Rivière-du-Loup. Quelle ne fut pas ma surprise de l'entendre nous dire que lui aussi avait commencer à fumer là! Et voilà qu'une belle relation amicale entre garçons s'établissait autour de récits communs. Nos histoires étaient peut-être inventées, mais elles suscitaient le bonheur et la sympathie autour de nous.
Ensuite, en se promenant, on a vu trois filles dans la rue, dont une qui était par terre et qui se faisait relever par ses amies (elle était sans doute trop saoule). J'ai dit à Mike Boy de faire semblant d'essayer d'ouvrir la porte d'un vieux char de style bateau qui était juste à côté de ces filles là. La nouvelle histoire improvisée débutait avec Mike Boy qui faisait semblant de ne pas être capable d'ouvrir la porte de son auto. On a alors demandé aux filles si elles avaient vu quelqu'un zigonner après la porte de l'auto parce que ce n'était pas la première fois que ça nous arrivait de ne pas être capable d'ouvrir la porte de l'auto après que quelqu'un ait joué avec la serrure. Les filles étaient bien sympathiques à la première approche mais se sont vite mises à douter de la véracité de notre histoire. Elles nous questionnaient sur la marque de l'auto, sur le numéro de plaque en étant à l'arrière de celle-ci alors que nous, on était à l'avant. Mike boy a répondu: "Ben là, y'a tu vraiment quelqu'un qui connait son numéro de plaque?" ce qui m'a bien fait rire. Ensuite, une des filles s'est sauvée avec les clés à Mike qui n'a eu d'autre choix que de courir après elle, bientôt suivi des 2 amies restantes qui eurent peur que son amie se fasse agresser par Mike. Mike a fini par récupérer ses clés et une des amies de la voleuse l'a envoyé chier sans raison alors qu'il ne voulait que récupérer son bien.
D'ailleurs, depuis le début de la soirée, Mike Boy s'était fait insulter sans aucune raison par 2 ou 3 filles. Une l'avait traité de "maudite tapette" parce qu'il lui avait coupé le chemin sans faire exprès dans le bar. Une ou deux autres avait été vraiment bête avec lui sans raison (Mike est pourtant une des personnes les plus sympathiques que je connaisse). On en est venus à la conclusion que la clientèle féminine de ce bar n'aimait pas les gars musclés et les considérait comme des crosseurs ou des prétentieux.
Ça fait qu'à la fin de la soirée, on est allés voir deux filles très ordinaires qui fumaient. Ce sontaient probablement les moins belles filles de tout le bar. On s'est dit qu'on ne pouvait pas se faire revirer de bord par des filles qui ne doivent jamais se faire approcher par des gars. On a simplement essayé d'être sympathiques avec elles afin de voir si on pouvait établir un contact agréable avec des filles une fois dans la soirée (ça s'était super bien déroulé avec les 5-6 gars avec qui on avait parlé jusque là mais toutes les filles avaient été froides avec nous même si on n'a rien fait de déplacé). On leur a demandé ce qui ne marchait pas avec Mike Boy. Pourquoi être désagréable avec lui sans raison? Quelles étaient les raisons selon elles? Eh bien une des filles nous a dit que c'était peut-être parce qu'on était laids.
Euh, moi, peut-être que je suis laid, mais pour avoir vu Mike Boy se faire cruiser plusieurs fois par de belles filles, j'ai de la misère avec cette hypothèse. Et me semble que la fille la plus laide d'un bar est mal amenchée pour émettre son opinion à propos de la beauté des autres? Les filles nous ont ensuite demandé notre âge, ce a quoi Mike a répondu : "Nous autres, on a 29, pis Pat y'a 23". Ahahaha! Nous autres, c'est lui dans le fond. Suite à quoi les filles se sont en allées en disant qu'on était trop jeunes.
Enfin, cette soirée m'a principalement rappelé à quel point les filles n'étaient pas sympathiques dans les bars. Avec une approche semblable, sympathique et sans arrière-pensée, les filles sont beaucoup moins agréables à aborder que les gars.
Ce vendredi soir, on s'est ramassés au Turf. La place était paquetée au maximum pour la dernière partie de la série de la coupe Stanley. Qu'est-ce qu'on faisait là, au milieu d'une foule d'universitaires criards et excités? On se le demandait. Mais heureusement, la partie tirait à sa fin et la couple Stanley allait enfin être gagnée, pratiquement rendu à la mi-juin.
On se réchauffait tranquillement à côté de la machine à pop-corn, en attente d'une place assise à quelque part.
Mike Boy m'a raconté une fois de plus l'histoire où il avait frenché une fille avec une moustache (style ado de 15 ans). On a ensuite eu un bref débat à savoir si c'était mieux de frencher une fille qui n'a pas de cheveux ou une fille qui a une moustache. J'étais bien embêté de répondre là-dessus. Mike a dit que selon lui, c'était moins pire une moustache qu'une calvitie féminine. Moi, je crois qu'il faudrait que j'y réfléchisse un peu plus. Y'a vraiment des endroits plus appropriés que d'autres pour une présence ou une absence de poil sur le corps féminin.
Il m'a aussi raconté l'épisode où il avait acheté un gros joint à la St-Jean Baptiste et avait mangé le reste du joint après ne pas avoir réussi à tout le fumer. J'ai bien rigolé là-dessus.
Le bar était tellement plein qu'on devait avoir un mètre carré d'espace vital pour chaque client. Étrangement, c'est un peu grâce à ça que la soirée a décollé.
Quelque part entre deux pichets, j'ai remarqué qu'un gars se tenait juste à côté de notre table. En fait, il empiétait sur notre minuscule espace vital. Ça fait que je lui ai adressé la parole en lui disant qu'il ressemblait au chanteur de la toune Video Killed the Radio Star. Je lui ai demandé quel était son groupe de musique préféré et la discussion s'est vite étendue au sujet du rock. Voyant qu'il était un grand fan de musique, je lui ai dit que Mike Boy travaillait pour le festival d'été de Québec et qu'il avait négocié avec Kiss pour la venue du groupe à Québec. Notre nouvel ami devint soudainement très excité. Il proposa à Mike Boy de l'argent pour obtenir des passes VIP. Mike est embarqué dans l'histoire sans problème, disant qu'il ne pouvait vendre ces passes VIP, ce qui a fait de cette histoire improvisée un franc succès. Le type a même demandé le nom complet de Mike pour l'ajouter sur Facebook. Mike s'est inventé un nom et j'imagine que notre ami le cherche toujours en ce moment, sur Facebook, à la recherche d'un contact pour serrer la main aux gars de Kiss.
Plus tard, on est sortis dehors et on a adressé la parole à quelques fumeurs. Un gars fêtait son 25ème anniversaire et, de fil en aiguille, nous a dit qu'il venait de Rivière-du-Loup. Je lui ai dit que Mike Boy et moi avions commencé à fumer en arrière du Provigo de Rivière-du-Loup. Quelle ne fut pas ma surprise de l'entendre nous dire que lui aussi avait commencer à fumer là! Et voilà qu'une belle relation amicale entre garçons s'établissait autour de récits communs. Nos histoires étaient peut-être inventées, mais elles suscitaient le bonheur et la sympathie autour de nous.
Ensuite, en se promenant, on a vu trois filles dans la rue, dont une qui était par terre et qui se faisait relever par ses amies (elle était sans doute trop saoule). J'ai dit à Mike Boy de faire semblant d'essayer d'ouvrir la porte d'un vieux char de style bateau qui était juste à côté de ces filles là. La nouvelle histoire improvisée débutait avec Mike Boy qui faisait semblant de ne pas être capable d'ouvrir la porte de son auto. On a alors demandé aux filles si elles avaient vu quelqu'un zigonner après la porte de l'auto parce que ce n'était pas la première fois que ça nous arrivait de ne pas être capable d'ouvrir la porte de l'auto après que quelqu'un ait joué avec la serrure. Les filles étaient bien sympathiques à la première approche mais se sont vite mises à douter de la véracité de notre histoire. Elles nous questionnaient sur la marque de l'auto, sur le numéro de plaque en étant à l'arrière de celle-ci alors que nous, on était à l'avant. Mike boy a répondu: "Ben là, y'a tu vraiment quelqu'un qui connait son numéro de plaque?" ce qui m'a bien fait rire. Ensuite, une des filles s'est sauvée avec les clés à Mike qui n'a eu d'autre choix que de courir après elle, bientôt suivi des 2 amies restantes qui eurent peur que son amie se fasse agresser par Mike. Mike a fini par récupérer ses clés et une des amies de la voleuse l'a envoyé chier sans raison alors qu'il ne voulait que récupérer son bien.
D'ailleurs, depuis le début de la soirée, Mike Boy s'était fait insulter sans aucune raison par 2 ou 3 filles. Une l'avait traité de "maudite tapette" parce qu'il lui avait coupé le chemin sans faire exprès dans le bar. Une ou deux autres avait été vraiment bête avec lui sans raison (Mike est pourtant une des personnes les plus sympathiques que je connaisse). On en est venus à la conclusion que la clientèle féminine de ce bar n'aimait pas les gars musclés et les considérait comme des crosseurs ou des prétentieux.
Ça fait qu'à la fin de la soirée, on est allés voir deux filles très ordinaires qui fumaient. Ce sontaient probablement les moins belles filles de tout le bar. On s'est dit qu'on ne pouvait pas se faire revirer de bord par des filles qui ne doivent jamais se faire approcher par des gars. On a simplement essayé d'être sympathiques avec elles afin de voir si on pouvait établir un contact agréable avec des filles une fois dans la soirée (ça s'était super bien déroulé avec les 5-6 gars avec qui on avait parlé jusque là mais toutes les filles avaient été froides avec nous même si on n'a rien fait de déplacé). On leur a demandé ce qui ne marchait pas avec Mike Boy. Pourquoi être désagréable avec lui sans raison? Quelles étaient les raisons selon elles? Eh bien une des filles nous a dit que c'était peut-être parce qu'on était laids.
Euh, moi, peut-être que je suis laid, mais pour avoir vu Mike Boy se faire cruiser plusieurs fois par de belles filles, j'ai de la misère avec cette hypothèse. Et me semble que la fille la plus laide d'un bar est mal amenchée pour émettre son opinion à propos de la beauté des autres? Les filles nous ont ensuite demandé notre âge, ce a quoi Mike a répondu : "Nous autres, on a 29, pis Pat y'a 23". Ahahaha! Nous autres, c'est lui dans le fond. Suite à quoi les filles se sont en allées en disant qu'on était trop jeunes.
Enfin, cette soirée m'a principalement rappelé à quel point les filles n'étaient pas sympathiques dans les bars. Avec une approche semblable, sympathique et sans arrière-pensée, les filles sont beaucoup moins agréables à aborder que les gars.
vendredi 12 juin 2009
Autopsie d'un scandale
Je suis persuadé qu'il y a des gens qui croient que j'écris sur mon blog pour me faire un nom, pour créer de la polémique, pour être le blogueur le plus méchant et mesquin de l'insipidosphère. Pour ces gens là, je suis un gars qui prend un malin plaisir à dénigrer les autres avant de m'installer bien confortablement devant mon ordinateur avec une bon breuvage en attendant de voir le monde capoter sur leurs blogs respectifs. Pis, une fois que le bal est parti, moi, je ris de bon coeur entre deux gorgées de tisane.
MAIS NON C'EST PAS LE CAS PANTOUTE. J'HALLUCINE À CHAQUE FOIS. Il n'y a pas que l'être humain en moi qui capote. Même mon personnage inventé et pas du tout conforme à ce que je suis vraiment se demande : "que tabarnac se passe t-il?".
Je m'inquiète vraiment. J'ai peur qu'une grosse vague de suicides ne déferle sur les gens qui fréquentent ou tiennent un blog. Les gens ont tellement l'air mal dans leur peau, insécures, complexés et soucieux du maintien de la pureté de leur réputation virtuelle que ça me semble indiquer quelque chose de bien plus profond.
Un peu de chaleur humaine véritable aurait sans doute un impact chez ces gens-là. J'aimerais serrer dans mes bras chaque personne qui m'a traité d'imbécile ces derniers temps. Je suis sincèrement convaincu que plusieurs personnes ne sont sur Internet que pour recevoir de l'amour et de l'attention. Mais je ne pense pas que ce soit le meilleur endroit pour recevoir quelque chose de concret. Je pense aussi que plusieurs ont de sérieuses tendances suicidaires ou sinon, une personnalité aux limites de la maniaco-dépression. Il faudrait vraiment que quelqu'un dise à ces gens là qu'il les aime avant qu'il ne soit trop tard...
MAIS NON C'EST PAS LE CAS PANTOUTE. J'HALLUCINE À CHAQUE FOIS. Il n'y a pas que l'être humain en moi qui capote. Même mon personnage inventé et pas du tout conforme à ce que je suis vraiment se demande : "que tabarnac se passe t-il?".
Je m'inquiète vraiment. J'ai peur qu'une grosse vague de suicides ne déferle sur les gens qui fréquentent ou tiennent un blog. Les gens ont tellement l'air mal dans leur peau, insécures, complexés et soucieux du maintien de la pureté de leur réputation virtuelle que ça me semble indiquer quelque chose de bien plus profond.
Un peu de chaleur humaine véritable aurait sans doute un impact chez ces gens-là. J'aimerais serrer dans mes bras chaque personne qui m'a traité d'imbécile ces derniers temps. Je suis sincèrement convaincu que plusieurs personnes ne sont sur Internet que pour recevoir de l'amour et de l'attention. Mais je ne pense pas que ce soit le meilleur endroit pour recevoir quelque chose de concret. Je pense aussi que plusieurs ont de sérieuses tendances suicidaires ou sinon, une personnalité aux limites de la maniaco-dépression. Il faudrait vraiment que quelqu'un dise à ces gens là qu'il les aime avant qu'il ne soit trop tard...
mardi 9 juin 2009
S'intéresser de tout coeur à un blogueur
Récemment, Hispong Elbayne écrivait un texte relatif à l'émotivité sur les blogs. J'ai commenté en disant que je me demandais à quoi ça servait de s'intéresser à ce qui se passe sur les blogs. Surtout, à quoi ça sert de s'intéresser aux nouveaux blogueurs?
Je sais que j'ai toujours été fataliste dans la vie tout comme dans la beurkosphère. Les faits me donnent raison. Parmi la gang qui s'était rassemblée à la dernière rencontre de blogueurs de la région de Québec (juin 2007), nous ne devons plus être que 2 ou 3 à être réellement actifs. Comment je pourrais avoir le goût de m'intéresser à du nouveau monde quand les 10-15 blogueurs que j'ai le mieux connus sont disparus à tour de rôle? Ma supposée communauté virtuelle s'est éteinte depuis un bon moment mais j'ai quand même poursuivi mon chemin au travers des carcasses de Vanheu, Virginie, Gharl, du gangréneux Brem et d'un paquet d'autres. Je trouve ça plate un peu, mais j'ai toujours su que ça tournerait comme ça.
Une chose que je trouve particulièrement hypocrite dans la vie (mais que j'ai aussi pu observer sur la blogopatenteàgosse), c'est de voir que les gens qui se font critiquer répliquent aussitôt que leur détracteur est un épais, un cave, une personne d'intelligence inférieure, etc. Pourquoi faut-il toujours attendre de se faire critiquer pour rabaisser l'autre en retour? Si on aime VRAIMENT pas quelqu'un, est-ce qu'on a besoin d'attendre un prétexte pour le dire?
Aujourd'hui, tout est beau et tout va bien. C'est l'harmonie dans ma vie de blogueur plate qui ne brasse pas trop d'air. Je crois qu'Hispong Elbayne me "respecte" (sans penser qu'il m'admire ou m'aime, j'imagine qu'il me trouve "adéquat"). Eh ben si demain j'écrivais mes questionnements à propos de son existence, peut-être bien qu'il répliquerait qu'il n'a jamais aimé mon blog, que je suis un cave ou que tel ou tel élément écrit sur mon blog dénote que je suis stupide. Mettons que j'écrivais un texte disant que je ne comprends pas comment ce gars là a pu jouer et perdre 100 000$ à la bourse en ayant une job qui doit payer entre 30 000 et 40 000$ par année, j'émettrais probablement l'hypothèse qu'il a dû (et doit encore) se nourrir de beurrées de mélasse en vivant dans un appartement insalubre (tout comme son ami Tchendoh) pour réussir à se mettre autant de cash de côté. Comment peut-on accumuler une telle somme avec un salaire de dépanneur informatique en menant une vie remplie et intéressante?
Eh ben si j'écrivais un texte comme ça, Hispong, ou bien d'autres coeurs sensibles répliqueraient sans doute que je suis un cave, que j'envoie chier tout le monde, que blablabla, juste parce que j'ai porté un jugement de ce genre là. Pis si j'écrivais rien de négatif sur Hispong, je serais un gars correct qui mérite probablement d'être lu une fois de temps en temps.
En tout cas, je verrai ce que ça donne comme réaction si j'écris un texte comme ça sur Hispong Elbayne un de ces jours...
Même chose pour une autre blogueuse dont je n'ai pas parlé depuis belle lurette. Mettons que Noisette Sociale m'aimait et que je l'aimais aussi (peut-être dans une autre vie?) et qu'un jour j'écrivais que je ne comprends pas comment cette fille peut recevoir de l'attention et de l'intérêt de tant de gens après avoir écrit sur son blog qu'elle était obèse, bipolaire, bisexuelle, gothique, qu'elle avait les dents croches comme le criss, qu'elle était, jusqu'à récemment, dopée à tous les jours, etc. J'aurais jamais pensé qu'un être humain pouvait incarner toutes ces caractéristiques. Encore moins que quelqu'un pourrait avoir le goût d'énumérer ses tares à ce point là.
Ben mettons que j'écrivais ça et que Noisette Sociale m'aimait, j'ai l'impression qu'elle ne m'aimerait plus. Ok, j'arrête de radoter avec la petite Noisette, c'était juste un exemple de plus pour illustrer mon raisonnement.
Je sais que j'ai toujours été fataliste dans la vie tout comme dans la beurkosphère. Les faits me donnent raison. Parmi la gang qui s'était rassemblée à la dernière rencontre de blogueurs de la région de Québec (juin 2007), nous ne devons plus être que 2 ou 3 à être réellement actifs. Comment je pourrais avoir le goût de m'intéresser à du nouveau monde quand les 10-15 blogueurs que j'ai le mieux connus sont disparus à tour de rôle? Ma supposée communauté virtuelle s'est éteinte depuis un bon moment mais j'ai quand même poursuivi mon chemin au travers des carcasses de Vanheu, Virginie, Gharl, du gangréneux Brem et d'un paquet d'autres. Je trouve ça plate un peu, mais j'ai toujours su que ça tournerait comme ça.
Une chose que je trouve particulièrement hypocrite dans la vie (mais que j'ai aussi pu observer sur la blogopatenteàgosse), c'est de voir que les gens qui se font critiquer répliquent aussitôt que leur détracteur est un épais, un cave, une personne d'intelligence inférieure, etc. Pourquoi faut-il toujours attendre de se faire critiquer pour rabaisser l'autre en retour? Si on aime VRAIMENT pas quelqu'un, est-ce qu'on a besoin d'attendre un prétexte pour le dire?
Aujourd'hui, tout est beau et tout va bien. C'est l'harmonie dans ma vie de blogueur plate qui ne brasse pas trop d'air. Je crois qu'Hispong Elbayne me "respecte" (sans penser qu'il m'admire ou m'aime, j'imagine qu'il me trouve "adéquat"). Eh ben si demain j'écrivais mes questionnements à propos de son existence, peut-être bien qu'il répliquerait qu'il n'a jamais aimé mon blog, que je suis un cave ou que tel ou tel élément écrit sur mon blog dénote que je suis stupide. Mettons que j'écrivais un texte disant que je ne comprends pas comment ce gars là a pu jouer et perdre 100 000$ à la bourse en ayant une job qui doit payer entre 30 000 et 40 000$ par année, j'émettrais probablement l'hypothèse qu'il a dû (et doit encore) se nourrir de beurrées de mélasse en vivant dans un appartement insalubre (tout comme son ami Tchendoh) pour réussir à se mettre autant de cash de côté. Comment peut-on accumuler une telle somme avec un salaire de dépanneur informatique en menant une vie remplie et intéressante?
Eh ben si j'écrivais un texte comme ça, Hispong, ou bien d'autres coeurs sensibles répliqueraient sans doute que je suis un cave, que j'envoie chier tout le monde, que blablabla, juste parce que j'ai porté un jugement de ce genre là. Pis si j'écrivais rien de négatif sur Hispong, je serais un gars correct qui mérite probablement d'être lu une fois de temps en temps.
En tout cas, je verrai ce que ça donne comme réaction si j'écris un texte comme ça sur Hispong Elbayne un de ces jours...
Même chose pour une autre blogueuse dont je n'ai pas parlé depuis belle lurette. Mettons que Noisette Sociale m'aimait et que je l'aimais aussi (peut-être dans une autre vie?) et qu'un jour j'écrivais que je ne comprends pas comment cette fille peut recevoir de l'attention et de l'intérêt de tant de gens après avoir écrit sur son blog qu'elle était obèse, bipolaire, bisexuelle, gothique, qu'elle avait les dents croches comme le criss, qu'elle était, jusqu'à récemment, dopée à tous les jours, etc. J'aurais jamais pensé qu'un être humain pouvait incarner toutes ces caractéristiques. Encore moins que quelqu'un pourrait avoir le goût d'énumérer ses tares à ce point là.
Ben mettons que j'écrivais ça et que Noisette Sociale m'aimait, j'ai l'impression qu'elle ne m'aimerait plus. Ok, j'arrête de radoter avec la petite Noisette, c'était juste un exemple de plus pour illustrer mon raisonnement.
dimanche 7 juin 2009
Le soir, dans mon lit, je pleure
- "As-tu lu le Voyou du Bayou? Il tourne en rond, c'est l'enfer. Quand il ne blaste pas la fonction publique, comme il le fait depuis 2-3 ans, c'est rendu qu'il parle de son amour des cours d'eau."
- "Je sais pas, je le lis plus depuis un bout. Depuis qu'il a une blonde, il n'est plus en tabarnac après la vie et il écrit des textes aussi plates que tous les autres blogueurs. C'était ça que j'aimais moi. Il a perdu son sens du punch. Ça me dérangerait pas s'il mourrait, asteur qu'il ne me divertit plus."
- "Moi je suis une fille célibataire et j'aimais bien lire les écrits d'un célibataire masculin qui se posait toutes sortes de question. Ça me faisait comprendre un peu ce qui peut trotter dans la tête des gars célibataires. Et puis, j'aimais bien fantasmer sur lui, mais depuis qu'il a une blonde, je suis passé à un autre blogueur célibataire ou bedon aux blogs de bonnes femmes qui ont plein de flots."
Il y a toujours eu 4-5 blogueurs dans le vent et mon tour est passé. Je fais mon tough sur mon blog, mais le soir, dans mon lit, je pleure.
----------
Cette fin de semaine, je suis allé au ciné-parc pour voir Terminator 4 (mettons que c'est le 4ème même si ça se passe avant les 3 premiers...).
Quelle ne fut pas ma surprise de constater que le premier film du programme double n'était pas Terminator mais bien "Lendemain de veille". Mais quel propriétaire de ciné-parc pouvait bien mettre un film avec un aussi mauvais titre en premier et faire comme si Terminator n'était qu'un minable film sans intérêt sur lequel on peut s'endormir? En plus, sur Cinoche.com, "Lendemain de veille" était coté 6 sur 10, ce qui me laissait présager un film de marde. Je m'attendais donc à deux pénibles heures de première partie.
Eh bien, contre toute attente, j'ai beaucoup aimé le film et je me suis surpris à rire de bon coeur à plusieurs reprises pendant que ma blonde dormait la bouche ouverte à côté de moi.
Le film relate l'histoire de 4 gars se rendant à Las Vegas pour l'enterrement de vie de garçon d'un des leurs. Le groupe est constitué du nouveau marié, d'un ami équilibré, d'un homme soumis devant sa blonde castratrice et du frère de la mariée qui est un peu retardé et/ou autiste.
L'histoire est que les 4 gars prennent un sérieux coup le soir de leur arrivée et ne se rappellent plus de rien le lendemain. Dans leur appartement, tout est décrissé. Il y a un tigre dans la salle de bain, un bébé ailleurs dans l'appart, l'homme soumis a une dent d'arrachée et le nouveau marié est disparu. Le reste du film visera à élucider le mystère de ce qui s'est passé et surtout, à retrouver le futur marié disparu à temps pour son mariage.
Plusieurs excellentes répliques sont dites dans le film, comme ce passage où on dit à l'homme soumis: "Ta femme est folle et en plus, elle te bat!". L'homme soumis y va de la réponse classique: "Ce n'est arrivé que 2 fois et je le méritais!". Toujours très drôle à entendre, dans la vraie vie ou dans la fiction.
Une autre réplique que j'ai bien aimée survient en référence à la disparition du futur marié. Un des gars dit: "À l'heure où il est, Doug est probablement mort dans un fossé et en train de se faire enculer par un nécrophile..." Ça fait changement des jokes de "Histoires de filles" où Guy Jodoin dit à sa blonde qui sent la friture "Je vais avoir l'impression de faire l'amour avec une patate frite".
Ainsi, mes faibles attentes n'ont pas été difficiles à contenter.
Après, c'était Terminator. Je ne sais pas si c'est l'effet de ma grosse bière Trois-Pistoles à 9% d'alcool où bien l'heure tardive (il était 23h15 quand le film a débuté), mais je n'ai vraiment pas aimé le film. Ça m'a semblé comparable à Indiana Jones 4, quoi que moins ridicule. Mais aussi plate.
La semaine passée ou l'autre avant, quelqu'un m'avait dit détester Christian Bale, l'acteur personnifiant le mythique John Connor. Je ne comprenais pas ce jugement si sévère mais en voyant le film j'ai moi aussi détesté Christian Bale. J'aimais mieux le petit bum qui jouait le rôle du jeune John Connor dans Terminator 2. Lui au moins, il avait de l'attitude et il piratait des guichets automatiques. Le John Connor adulte est trop sérieux et sévère. Pis il évolue dans un monde sombre et gris de dévastation nucléaire. C'est sûr que les robots n'y vont pas avec le dos de la cuillère en garrochant plein de bombes partout, mais ça donne un film plus désagréable à regarder quand c'est filmé de façon si sombre. Surtout quand il est minuit et qu'on s'endort (bref, ma critique comporte quand même une bonne partie de "y commençait à être tard").
Et je n'ai pas vraiment compris la fin où John Connor se fait empaler par un robot mais ressuscite (ou semble ressusciter) vers la fin. Tant pis si je raconte un punch du film, anyway mes 3 lecteurs préférés ne lisent plus mon blog. Ils ont exposé leurs raisons plus haut.
La cote Voyou du Bayou:
Lendemain de veille: 8 bayous sur 10
Terminator, Redemption: 5 bayous sur 10
- "Je sais pas, je le lis plus depuis un bout. Depuis qu'il a une blonde, il n'est plus en tabarnac après la vie et il écrit des textes aussi plates que tous les autres blogueurs. C'était ça que j'aimais moi. Il a perdu son sens du punch. Ça me dérangerait pas s'il mourrait, asteur qu'il ne me divertit plus."
- "Moi je suis une fille célibataire et j'aimais bien lire les écrits d'un célibataire masculin qui se posait toutes sortes de question. Ça me faisait comprendre un peu ce qui peut trotter dans la tête des gars célibataires. Et puis, j'aimais bien fantasmer sur lui, mais depuis qu'il a une blonde, je suis passé à un autre blogueur célibataire ou bedon aux blogs de bonnes femmes qui ont plein de flots."
Il y a toujours eu 4-5 blogueurs dans le vent et mon tour est passé. Je fais mon tough sur mon blog, mais le soir, dans mon lit, je pleure.
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Cette fin de semaine, je suis allé au ciné-parc pour voir Terminator 4 (mettons que c'est le 4ème même si ça se passe avant les 3 premiers...).
Quelle ne fut pas ma surprise de constater que le premier film du programme double n'était pas Terminator mais bien "Lendemain de veille". Mais quel propriétaire de ciné-parc pouvait bien mettre un film avec un aussi mauvais titre en premier et faire comme si Terminator n'était qu'un minable film sans intérêt sur lequel on peut s'endormir? En plus, sur Cinoche.com, "Lendemain de veille" était coté 6 sur 10, ce qui me laissait présager un film de marde. Je m'attendais donc à deux pénibles heures de première partie.
Eh bien, contre toute attente, j'ai beaucoup aimé le film et je me suis surpris à rire de bon coeur à plusieurs reprises pendant que ma blonde dormait la bouche ouverte à côté de moi.
Le film relate l'histoire de 4 gars se rendant à Las Vegas pour l'enterrement de vie de garçon d'un des leurs. Le groupe est constitué du nouveau marié, d'un ami équilibré, d'un homme soumis devant sa blonde castratrice et du frère de la mariée qui est un peu retardé et/ou autiste.
L'histoire est que les 4 gars prennent un sérieux coup le soir de leur arrivée et ne se rappellent plus de rien le lendemain. Dans leur appartement, tout est décrissé. Il y a un tigre dans la salle de bain, un bébé ailleurs dans l'appart, l'homme soumis a une dent d'arrachée et le nouveau marié est disparu. Le reste du film visera à élucider le mystère de ce qui s'est passé et surtout, à retrouver le futur marié disparu à temps pour son mariage.
Plusieurs excellentes répliques sont dites dans le film, comme ce passage où on dit à l'homme soumis: "Ta femme est folle et en plus, elle te bat!". L'homme soumis y va de la réponse classique: "Ce n'est arrivé que 2 fois et je le méritais!". Toujours très drôle à entendre, dans la vraie vie ou dans la fiction.
Une autre réplique que j'ai bien aimée survient en référence à la disparition du futur marié. Un des gars dit: "À l'heure où il est, Doug est probablement mort dans un fossé et en train de se faire enculer par un nécrophile..." Ça fait changement des jokes de "Histoires de filles" où Guy Jodoin dit à sa blonde qui sent la friture "Je vais avoir l'impression de faire l'amour avec une patate frite".
Ainsi, mes faibles attentes n'ont pas été difficiles à contenter.
Après, c'était Terminator. Je ne sais pas si c'est l'effet de ma grosse bière Trois-Pistoles à 9% d'alcool où bien l'heure tardive (il était 23h15 quand le film a débuté), mais je n'ai vraiment pas aimé le film. Ça m'a semblé comparable à Indiana Jones 4, quoi que moins ridicule. Mais aussi plate.
La semaine passée ou l'autre avant, quelqu'un m'avait dit détester Christian Bale, l'acteur personnifiant le mythique John Connor. Je ne comprenais pas ce jugement si sévère mais en voyant le film j'ai moi aussi détesté Christian Bale. J'aimais mieux le petit bum qui jouait le rôle du jeune John Connor dans Terminator 2. Lui au moins, il avait de l'attitude et il piratait des guichets automatiques. Le John Connor adulte est trop sérieux et sévère. Pis il évolue dans un monde sombre et gris de dévastation nucléaire. C'est sûr que les robots n'y vont pas avec le dos de la cuillère en garrochant plein de bombes partout, mais ça donne un film plus désagréable à regarder quand c'est filmé de façon si sombre. Surtout quand il est minuit et qu'on s'endort (bref, ma critique comporte quand même une bonne partie de "y commençait à être tard").
Et je n'ai pas vraiment compris la fin où John Connor se fait empaler par un robot mais ressuscite (ou semble ressusciter) vers la fin. Tant pis si je raconte un punch du film, anyway mes 3 lecteurs préférés ne lisent plus mon blog. Ils ont exposé leurs raisons plus haut.
La cote Voyou du Bayou:
Lendemain de veille: 8 bayous sur 10
Terminator, Redemption: 5 bayous sur 10
vendredi 5 juin 2009
Drogue, neutralité, rock and roll, etc
Chacune de mes heures de diner se déroule en compagnie de deux collègues dont un est assez particulier. Presque tous ses points de vue me font sourciller tant ils ne tiennent pas debout et/ou manquent de profondeur.
On a beau commencer une discussion en parlant de drains de piscine (sujet à propos duquel je n'ai rien à ajouter), ça finit presque toujours par se retourner en discussion philosophique, parce le type en question expose à chaque fois un point de vue qui dénote assez peu de réflexion dans sa vie de tous les jours.
La drogue et le rock and roll
Puisque notre acolyte s'oppose vigoureusement à la drogue sous quelque forme que ce soit, je lui ai demandé s'il croyait que la drogue avait ou non été bénéfique pour le rock and roll. Il a répondu que la drogue avait probablement fait stagner et même régresser la musique. En fait, selon lui, s'il n'y avait pas eu de drogue, la musique actuelle serait encore meilleure qu'elle ne l'est. Et tous les groupes qui ont supposément excellé pendant leur prise abusive de substances illicites auraient probablement encore mieux fait sans drogue.
J'ai bien entendu cité les Beatles, Rolling Stones, David Bowie, Jimi Hendrix, Elton John, Eric Clapton, Led Zeppelin, Lou Reed, The Who, Kurt Cobain (Nirvana), Jim Morrisson (The Doors), Janis Joplin, Syd Barrett (Pink Floyd) ainsi que Bon Scott (AC/DC) mort dans son vomi pour exposer l'immensité des grands bâtisseurs de la musique rock qui abusaient de la drogue et/ou de l'alcool. J'ai ajouté que tous ces groupes et artistes avaient connu leur phase la plus influente lors de leurs années d'abus. Suite à quoi je me suis fait répondre: "Ça se peut, je connais pas ça le rock".
La neutralité
Une discussion avait probablement débuté en parlant de piscines résidentielles ou d'un autre truc du genre et ça a bien vite dérivé sur quelque chose d'autre qui m'a fait lui demander: "Que penses-tu de la neutralité?". Je me suis alors fait répondre que la neutralité n'existait pas. J'ai demandé à mon compagnon s'il avait une opinion sur les fourmis. Il m'a répondu que oui. Ensuite, je lui ai demandé ce qu'il pensait des séquoias et il m'a dit qu'il n'avait pas d'opinion là-dessus (parce qu'il ne savait pas ce qu'était un séquoia). Je lui ai annoncé avec fierté qu'il venait de faire la preuve que la neutralité existait.
Jean Leloup
-"Jean Leloup a passé une partie de sa jeunesse en Afrique."
- "Oui, il est resté un bout de temps en Algérie…"
- "Ah ouin? Es-tu sûr? Moi j'avais entendu dire qu'il avait grandi en Afrique."
- "Ben c'est ça, où est-ce que tu penses que c'est l'Algérie?"
- "C'est pas en Europe?"
Travailler avec des gars ou des filles (les gens insociables)
Je le questionnais à savoir s'il préférait travailler avec des gars ou des filles. J'ai me suis fait répondre que je posais des questions embêtantes (moi qui pensait avoir été soft avec celle-là), qu'il ne fallait pas généraliser parce qu'il y avait des gens insociables dans les deux catégories et finalement qu'il n'avait pas vraiment d'opinion là-dessus.
Ça m'a fait plaisir de lui annoncer qu'il venait une fois de plus de prouver l'existence de la neutralité.
Et finalement, après lui avoir dit que moi, je préférais travailler avec des gars parce que je les trouvais plus cools, que les gars en situation de pouvoir avaient moins tendance à se prendre au sérieux ou à devenir tit-boss des bécosses, il m'a dit: "C'est un bon point, j'avais pas pensé à ça".
Je trouve ça vraiment spécial de constater qu'un gars qui a 20 ans de plus que moi semble avoir réfléchi à 10 fois moins de choses que moi au cours de son existence... En plus que cette même personne me répète constamment que je vais comprendre ou apprendre telle ou telle affaire quand je vais avoir un enfant.
On a beau commencer une discussion en parlant de drains de piscine (sujet à propos duquel je n'ai rien à ajouter), ça finit presque toujours par se retourner en discussion philosophique, parce le type en question expose à chaque fois un point de vue qui dénote assez peu de réflexion dans sa vie de tous les jours.
La drogue et le rock and roll
Puisque notre acolyte s'oppose vigoureusement à la drogue sous quelque forme que ce soit, je lui ai demandé s'il croyait que la drogue avait ou non été bénéfique pour le rock and roll. Il a répondu que la drogue avait probablement fait stagner et même régresser la musique. En fait, selon lui, s'il n'y avait pas eu de drogue, la musique actuelle serait encore meilleure qu'elle ne l'est. Et tous les groupes qui ont supposément excellé pendant leur prise abusive de substances illicites auraient probablement encore mieux fait sans drogue.
J'ai bien entendu cité les Beatles, Rolling Stones, David Bowie, Jimi Hendrix, Elton John, Eric Clapton, Led Zeppelin, Lou Reed, The Who, Kurt Cobain (Nirvana), Jim Morrisson (The Doors), Janis Joplin, Syd Barrett (Pink Floyd) ainsi que Bon Scott (AC/DC) mort dans son vomi pour exposer l'immensité des grands bâtisseurs de la musique rock qui abusaient de la drogue et/ou de l'alcool. J'ai ajouté que tous ces groupes et artistes avaient connu leur phase la plus influente lors de leurs années d'abus. Suite à quoi je me suis fait répondre: "Ça se peut, je connais pas ça le rock".
La neutralité
Une discussion avait probablement débuté en parlant de piscines résidentielles ou d'un autre truc du genre et ça a bien vite dérivé sur quelque chose d'autre qui m'a fait lui demander: "Que penses-tu de la neutralité?". Je me suis alors fait répondre que la neutralité n'existait pas. J'ai demandé à mon compagnon s'il avait une opinion sur les fourmis. Il m'a répondu que oui. Ensuite, je lui ai demandé ce qu'il pensait des séquoias et il m'a dit qu'il n'avait pas d'opinion là-dessus (parce qu'il ne savait pas ce qu'était un séquoia). Je lui ai annoncé avec fierté qu'il venait de faire la preuve que la neutralité existait.
Jean Leloup
-"Jean Leloup a passé une partie de sa jeunesse en Afrique."
- "Oui, il est resté un bout de temps en Algérie…"
- "Ah ouin? Es-tu sûr? Moi j'avais entendu dire qu'il avait grandi en Afrique."
- "Ben c'est ça, où est-ce que tu penses que c'est l'Algérie?"
- "C'est pas en Europe?"
Travailler avec des gars ou des filles (les gens insociables)
Je le questionnais à savoir s'il préférait travailler avec des gars ou des filles. J'ai me suis fait répondre que je posais des questions embêtantes (moi qui pensait avoir été soft avec celle-là), qu'il ne fallait pas généraliser parce qu'il y avait des gens insociables dans les deux catégories et finalement qu'il n'avait pas vraiment d'opinion là-dessus.
Ça m'a fait plaisir de lui annoncer qu'il venait une fois de plus de prouver l'existence de la neutralité.
Et finalement, après lui avoir dit que moi, je préférais travailler avec des gars parce que je les trouvais plus cools, que les gars en situation de pouvoir avaient moins tendance à se prendre au sérieux ou à devenir tit-boss des bécosses, il m'a dit: "C'est un bon point, j'avais pas pensé à ça".
Je trouve ça vraiment spécial de constater qu'un gars qui a 20 ans de plus que moi semble avoir réfléchi à 10 fois moins de choses que moi au cours de son existence... En plus que cette même personne me répète constamment que je vais comprendre ou apprendre telle ou telle affaire quand je vais avoir un enfant.
mardi 2 juin 2009
Quarante-neuf piastres
Il y a quelques temps, j'avais écrit sur mon blog que je me cherchais un nouveau compagnon pour aller jouer de la musique à Québec suite à mon délestage définitif de Sébastien. Un type nommé Sylvain m'avait écrit pour me proposer sa compagnie et j'avais accepté.
C'était ce soir qu'avait lieu notre première rencontre (disons la deuxième, car on s'était déjà rencontrés à l'automne 2005). En tout cas, c'était la première fois où l'on se rencontrait dans le but de jouer ensemble de la musique en public.
On ne s'était pas préparés du tout à l'avance. Tout ce que j'avais, c'était le souvenir de la plupart des chansons que je jouais à Québec depuis 5 ans. Je n'avais aucune partition avec moi et lui non plus. On y est donc allés avec ce qu'on savait et en s'inspirant d'une liste de tounes que j'avais imprimée au préalable.
Au risque de passer pour un Jos Connaissant, j'ai inculqué à mon compagnon quelques notions de psychologie des passants (si ce sont des jeunes filles, c'est mieux de faire telle toune, des jeunes gars, tel type de toune, des baby boomers tel autre type de tounes). Il ne faut pas non plus hésiter à laisser tomber une chanson à peine débutée pour une chanson plus appropriée si un groupe de passants s'approche. La manne se retrouve dans les groupes de passants et il faut s'en rappeler en tout temps. Au diable la noblesse de l'art.
Les nombreux groupes d'étudiants anglophones m'ont permis de valider ma théorie quant aux goûts musicaux selon le sexe et l'âge ainsi que sur l'effet d'entrainement de générosité des grands groupes. Encore une fois, les chansons "Basket Case" et "The Lion Sleeps Tonight" ont contribué à rapporter au minimum 50% des recettes totales de la soirée. C'était de toute beauté de voir tous ces jeunes de 13 ou 14 ans nous garrocher leur petite monnaie à nous qui gagnions un salaire annuel possiblement supérieur à celui de leurs parents. Que voulez-vous, c'est ça le show business.
Parlant de show business, de scrupules, de cupidité ou de capitalisme, mon nouveau compagnon avait de purs idéaux. Il m'a confié qu'il ne s'était pas du tout déplacé pour l'argent et que ça ne lui aurait rien fait de jouer dans un endroit où il n'y avait aucun passant. Je lui ai dit que le but de l'opération était pour moi de faire un show, de mettre de la vie et idéalement de recevoir de l'appréciation des passants (sous forme de dons, pourquoi pas?). De toute façon, avant d'avoir une vision précise de la chose, il fallait nous lancer. Ce que nous fimes.
Ça a commencé mollo. Notre première piastre s'est fait attendre. Mais à partir de ce moment là, les groupes d'étudiants se sont succédé et plus la soirée avançait, plus mon étui se remplissait.
Nous avons reçu deux 5$ et une quantité substantielle de 1$ et de 2$. Une madame nous a regardé chanter "Losing my religion" en étant émue. Une autre dame dans la cinquantaine s'est mise à danser comme en transe pendant une chanson de Green Day. Mon comparse a chanté quelques nouvelles tounes comme "Living on a prayer" de Bon Jovi, "Invisible Touch" de Genesis et une pièce de Porcupine Tree. On a discuté un peu avec quelques américains et on s'est fait prendre en photo par au moins 5-6 personnes dont la plupart devaient être des touristes. On a joué "Message in a bottle" en harmonie tous les deux. Sylvain jouant les accords en tierce (ou quinte?) avec un capo sur sa guitare. Pas mal cool celle-là.
Lorsqu'est venu le temps de compter les sommes amassées, j'ai vu que l'anti-capitalisme de mon compagnon se diluait tranquillement. En arrivant au compte de 32 ou 34$, je l'ai entendu manifester sa surprise de voir autant d'argent dans mon étui.
Le compte final étant de 49$ pour 1h30 de musique (de 19h30 à 21h environ), il a accepté sa part sans broncher et sans que je ne perçoive de dégoût du capital dans son visage. Une fois de plus, l'appât du gain triomphait sur les valeurs morales et les principes.
Cette somme fut, je le crois, un record en 5 années de musique de rue à Québec. Plutôt impressionnant pour une première soirée avec un nouveau compagnon...
Qu'est-ce que je vais faire avec tout cet argent? Eh bien peut-être irai-je voir Terminator 4 au cinéma.
C'était ce soir qu'avait lieu notre première rencontre (disons la deuxième, car on s'était déjà rencontrés à l'automne 2005). En tout cas, c'était la première fois où l'on se rencontrait dans le but de jouer ensemble de la musique en public.
On ne s'était pas préparés du tout à l'avance. Tout ce que j'avais, c'était le souvenir de la plupart des chansons que je jouais à Québec depuis 5 ans. Je n'avais aucune partition avec moi et lui non plus. On y est donc allés avec ce qu'on savait et en s'inspirant d'une liste de tounes que j'avais imprimée au préalable.
Au risque de passer pour un Jos Connaissant, j'ai inculqué à mon compagnon quelques notions de psychologie des passants (si ce sont des jeunes filles, c'est mieux de faire telle toune, des jeunes gars, tel type de toune, des baby boomers tel autre type de tounes). Il ne faut pas non plus hésiter à laisser tomber une chanson à peine débutée pour une chanson plus appropriée si un groupe de passants s'approche. La manne se retrouve dans les groupes de passants et il faut s'en rappeler en tout temps. Au diable la noblesse de l'art.
Les nombreux groupes d'étudiants anglophones m'ont permis de valider ma théorie quant aux goûts musicaux selon le sexe et l'âge ainsi que sur l'effet d'entrainement de générosité des grands groupes. Encore une fois, les chansons "Basket Case" et "The Lion Sleeps Tonight" ont contribué à rapporter au minimum 50% des recettes totales de la soirée. C'était de toute beauté de voir tous ces jeunes de 13 ou 14 ans nous garrocher leur petite monnaie à nous qui gagnions un salaire annuel possiblement supérieur à celui de leurs parents. Que voulez-vous, c'est ça le show business.
Parlant de show business, de scrupules, de cupidité ou de capitalisme, mon nouveau compagnon avait de purs idéaux. Il m'a confié qu'il ne s'était pas du tout déplacé pour l'argent et que ça ne lui aurait rien fait de jouer dans un endroit où il n'y avait aucun passant. Je lui ai dit que le but de l'opération était pour moi de faire un show, de mettre de la vie et idéalement de recevoir de l'appréciation des passants (sous forme de dons, pourquoi pas?). De toute façon, avant d'avoir une vision précise de la chose, il fallait nous lancer. Ce que nous fimes.
Ça a commencé mollo. Notre première piastre s'est fait attendre. Mais à partir de ce moment là, les groupes d'étudiants se sont succédé et plus la soirée avançait, plus mon étui se remplissait.
Nous avons reçu deux 5$ et une quantité substantielle de 1$ et de 2$. Une madame nous a regardé chanter "Losing my religion" en étant émue. Une autre dame dans la cinquantaine s'est mise à danser comme en transe pendant une chanson de Green Day. Mon comparse a chanté quelques nouvelles tounes comme "Living on a prayer" de Bon Jovi, "Invisible Touch" de Genesis et une pièce de Porcupine Tree. On a discuté un peu avec quelques américains et on s'est fait prendre en photo par au moins 5-6 personnes dont la plupart devaient être des touristes. On a joué "Message in a bottle" en harmonie tous les deux. Sylvain jouant les accords en tierce (ou quinte?) avec un capo sur sa guitare. Pas mal cool celle-là.
Lorsqu'est venu le temps de compter les sommes amassées, j'ai vu que l'anti-capitalisme de mon compagnon se diluait tranquillement. En arrivant au compte de 32 ou 34$, je l'ai entendu manifester sa surprise de voir autant d'argent dans mon étui.
Le compte final étant de 49$ pour 1h30 de musique (de 19h30 à 21h environ), il a accepté sa part sans broncher et sans que je ne perçoive de dégoût du capital dans son visage. Une fois de plus, l'appât du gain triomphait sur les valeurs morales et les principes.
Cette somme fut, je le crois, un record en 5 années de musique de rue à Québec. Plutôt impressionnant pour une première soirée avec un nouveau compagnon...
Qu'est-ce que je vais faire avec tout cet argent? Eh bien peut-être irai-je voir Terminator 4 au cinéma.
lundi 1 juin 2009
Les étapes d'aisance au travail
Aujourd'hui, j'ai installé dans mon bureau une petite fontaine électrique dont le bruit ambiant entraine supposément la sérénité. Quelle ne fut pas ma déception de constater que le bruit du moteur étouffe celui de l'eau qui coule.
Ça faisait longtemps que je voulais essayer ce type de truc nouvel âge. D'ailleurs, au cours des dernières années, je me suis efforcé d'ajouter une petite touche d'originalité à mon bureau (comme mon paravent rempli de diplômes parascolaires à mon ancien boulot).
Après une familiarisation de quelques semaines, j'essaie donc d'ajouter ma touche personnelle à mon nouvel environnement. Étant donné le léger bruit d'aspirateur de l'ornement en question, je ne penserais jamais le faire fonctionner plus de 30 secondes d'affilée. Mais il n'en demeure pas moins que ça s'inscrit à quelque part (je ne sais pas trop où toutefois) dans les étapes graduelles d'aisance au travail:
1- Afficher des trucs personnels dans son bureau (photos de famille, dessins des enfants, décorations, etc.);
2- Discuter avec les voisins au-dessus des paravents;
3- Prendre toutes ses pauses;
4- Ne rien faire et ne pas s'en cacher;
5- Aller sur Internet, jouer à tetris ou jouer à des jeux de carte sur les heures de bureau;
6- Renifler sa morve, la râcler dans sa gorge, étouffer un rot;
7- Péter;
8- Prendre des pauses allongées régulièrement (45 ou 60 minutes);
9- Aller magasiner sur les heures de bureau;
10- Abuser du système et/ou frauder (exemple: s'inscrire à deux formations la même journée et déclarer du temps supplémentaire sans en avoir fait).
Ça faisait longtemps que je voulais essayer ce type de truc nouvel âge. D'ailleurs, au cours des dernières années, je me suis efforcé d'ajouter une petite touche d'originalité à mon bureau (comme mon paravent rempli de diplômes parascolaires à mon ancien boulot).
Après une familiarisation de quelques semaines, j'essaie donc d'ajouter ma touche personnelle à mon nouvel environnement. Étant donné le léger bruit d'aspirateur de l'ornement en question, je ne penserais jamais le faire fonctionner plus de 30 secondes d'affilée. Mais il n'en demeure pas moins que ça s'inscrit à quelque part (je ne sais pas trop où toutefois) dans les étapes graduelles d'aisance au travail:
1- Afficher des trucs personnels dans son bureau (photos de famille, dessins des enfants, décorations, etc.);
2- Discuter avec les voisins au-dessus des paravents;
3- Prendre toutes ses pauses;
4- Ne rien faire et ne pas s'en cacher;
5- Aller sur Internet, jouer à tetris ou jouer à des jeux de carte sur les heures de bureau;
6- Renifler sa morve, la râcler dans sa gorge, étouffer un rot;
7- Péter;
8- Prendre des pauses allongées régulièrement (45 ou 60 minutes);
9- Aller magasiner sur les heures de bureau;
10- Abuser du système et/ou frauder (exemple: s'inscrire à deux formations la même journée et déclarer du temps supplémentaire sans en avoir fait).
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