jeudi 26 février 2009

Le poupon

Un jour, j'ai entendu le comédien Ghislain Taschereau dire à la télé qu'il ne voulait pas d'enfants parce qu'il n'avait pas le goût d'imposer ce monde pourri et tous les malheurs de l'existence à un être humain. J'avais trouvé ça assez débile comme raisonnement. Pourquoi tu te suicide pas si tu trouves que le monde est aussi pourri?

Moi, j'ai toujours voulu des enfants. En fait, je ne sais pas si j'en veux depuis toujours, mais depuis une bonne dizaine d'années à tout le moins. J'aime la compagnie des enfants, je les trouve stimulant. J'aime leur faire découvrir des choses, leur montrer des grenouilles, les canards, leur faire découvrir les joies de manger un milk shake, les accompagner au dépanneur pour acheter des bonbons, etc.

Je me demande pourquoi j'aime tant les enfants et pourquoi j'en veux depuis si longtemps? Parce que j'ai l'impression que, tôt ou tard, même nos plus vieux amis nous laisseront tomber pour des motifs banals (mais pas notre famille)? Parce que j'ai le besoin de ressentir que je constitue un modèle pour quelqu'un d'autre? Parce que les enfants sont des êtres sans malice, curieux et amusants contrairement à la plupart des adultes? Parce qu'on peut les forger à notre image et ainsi se sentir un peu moins seul? Parce que je ne veux pas me retrouver seul à 70 ans à compter mon argent, comme tous ces vieux monsieurs dans les films qui sont riches mais aigris?

Probablement pour un mélange de toutes ces raisons et d'autres du même acabit qui ne me viennent pas en tête pour le moment.

Enfin, quelle que soit la raison, elle ne serait pas si mauvaise que ça. Après tout, il y a bien des gens qui semblent faire des enfants pour des motifs pas très valables comme pour avoir des prestations du gouvernement, pour changer la routine ou encore simplement pour avoir quelque chose à écrire sur leur blog...

C'est le dimanche 25 janvier en après-midi, au retour d'une fin de semaine à Montréal, que j'ai appris que j'allais avoir un enfant. En fait, on s'en doutait depuis quelques jours à cause du retard dans les règles d'Aimepé et de certains symptômes classiques. Quand on a vu la petite barre rouge s'afficher, je ne savais pas trop comment réagir. Je m'y attendais et je ne vois pas comment on pourrait être surpris de ce qui survient lorsqu'on n'applique pas les enseignements reçus dans nos cours de FPS.

On n'a pas su immédiatement ce que l'on allait faire. Allait-on garder le poupon ou allait-on attendre un meilleur moment? Dure décision. Mais y'avait-il vraiment un meilleur moment que celui-là? Je ne sais pas, personne ne sait vraiment. Mis à part les filles qui ont 16 ans, j'imagine.

Par contre, quelques jours après avoir vu la deuxième petite barre rouge s'afficher sur le test de grossesse, j'ai entendu à la télé qu'un couple sur 8 était infertile. Ça m'a fessé et/ou attristé et/ou je sais pas trop quoi. En tout cas, ça m'a fait prendre conscience de la chance que j'avais. La plus grande déception de ma vie aurait probablement été de savoir que je n'aurais jamais d'enfants.

On a vécu les semaines suivantes sans trop savoir où on s'en allait. En fait, encore aujourd'hui, je ne sais pas trop où je m'en vais même si nous savons que nous allons garder le poupon. Je ne suis pas du tout malheureux, mais je ne suis pas non plus heureux outre mesure. C'est difficile de déborder de bonheur devant quelque chose d'aussi mystérieux que le fait d'avoir un premier enfant. Si on avait essayé depuis 5 ans sans succès, probablement qu'on serait soulagés et heureux comme des gagnants de la 6/49. Mais ça s'est passé très rapidement et sans aucun trouble de fertilité, alors il n'y a pas de "félicitations" qui soient appropriées puisque c'est arrivé sans efforts et sans persévérance. C'est du moins ma vision de la chose.

Tout ça pour dire que mon état est songeur par les temps qui courent. Je pense au cycle de la vie, ou au cercle de la vie, Hakuna Matata. Je n'ai aucune émotion précise parce que je n'ai aucune idée de ce qui m'attend. J'ai un peu peur de certaines maladies ou déficiences même si les chances sont minces que la génétique du bébé soit altérée. On ne sait jamais et je ne suis pas le type de personne à envisager le scénario optimiste dans les situations inconnues qui se présentent à moi. Je n'angoisse pas du tout mais je sais qu'une bad luck est possible et c'est suffisant pour que je ne m'égaie pas trop vite. De toute façon, mon existence m'a appris qu'avoir trop d'attentes n'était jamais souhaitable.

Dans la séquence des événements, ça s'est passé à peu près comme ça:

Le matin du 14 février, on était maintenant certains de garder poupon. J'ai donc appelé ma soeur pour lui chanter une chanson lui annonçant qu'elle deviendrait marraine d'ici la fin de l'année 2009.

En soirée, on a annoncé la nouvelle à mes parents, juste avant d'aller au restaurant pour la St-Valentin. Mon père l'a pris à la légère alors que je pensais qu'il allait être fortement déstabilisé. Il s'est même mis à chercher des prénoms dans sa petite encyclopédie du Reader's Digest de dessus de bol de toilette. Ma mère avait l'air un peu plus troublée, mais ça n'a pas duré longtemps. Je sais qu'ils ont trouvé que c'était allé vite, mais puisque j'aurai bientôt 30 ans, ils n'ont sûrement pas angoissé trop longtemps à mon sujet. Je sais aussi qu'ils aiment Aimepé et qu'ils trouvent que je suis bien accompagné.

En fin de semaine dernière, ma soeur nous a donné deux pyjamas et un kit de suces en cadeau. Elle nous a aussi donné une carte de félicitations dans laquelle mon filleul Thomas avait écrit "Je t'aime bébé". J'ai trouvé ça bien drôle.

Cette même fin de semaine, soit le samedi 21 février, on se rendait à l'hôpital où travaille ma soeur pour essayer d'entendre le coeur de poupon. Après peut-être 10 minutes à promener la machine sur le ventre d'Aimepé, on a finalement entendu des battements de coeur très rapides qui ne pouvaient pas être autres que ceux de la petite créature. Il y avait bel et bien là un tout petit quelque chose avec un minuscule coeur qui battait très fort. J'écris ça et je me mets automatiquement en mode songeur. C'est vraiment très spécial comme sensation d'entendre quelque chose issu de nous-même qui est en train de prendre vie.

La vie est étrange et imprévisible. Parfois, on a l'impression de s'en aller en ligne droite au travers des steppes de la Mongolie tellement il ne se passe rien. Et puis, soudainement, les choses changent drastiquement du jour au lendemain. Parfois, c'est un grand vent froid qui se lève lorsqu'on apprend qu'un de nos proches est atteint d'une grave maladie. Parfois, on arrive mystérieusement à un endroit qui n'était pas sur la carte...

lundi 23 février 2009

Run Like Hell

Comme Patate, il fut une période de ma vie où j'ai consommé pas mal de drogues dures. En fait, il faut dire que, pour Patate, c'est le seul exutoire disponible pour un gars né en région n'ayant rien de mieux à faire pour passer son temps. Il y a fort à parier qu'il ne serait pas aussi prolifique sans l'influence quasi quotidienne de puissants psychotropes.

Pour moi, la drogue a d'abord et avant tout été une compagne d'exploration musicale.

Je me rappelle encore avec clarté mes mémorables trips d'acide en écoutant les 4 faces vinyles de l'album The Wall. Ah les jeunes et leur Britney Spears ou leurs New Kids on the Block, s'ils avaient connu cette époque là, ils auraient peut-être un peu plus de plomb dans la cervelle. Le jour où la consommation d'acide reviendra à ce qu'elle était en 1979, il y aura peut-être un peu d'espoir.

J'ai décidé de m'enregistrer en train de jouer une des meilleures pièces de cet excellent album. Le but étant de m'occuper et de montrer ma guitare à Brem (qui ne semble plus lire mon blog). Le célèbre blogueur m'a dit qu'il me l'achèterait peut-être si sa blonde lui permettait de faire cette dépense. Brem ne semble pas tenir les cordons de la bourse familiale et je me dis que ce petit vidéo pourrait peut-être le stimuler à demander de la monnaie à sa blonde pour ses dépenses personnelles.

mercredi 18 février 2009

Hockey et politique

Hier soir, je suis allé au Colisée pour assister à un match des Remparts contre les Saguenéens. Dans ma tête, et dans celle de la plupart des spectateurs, ça promettait de brasser étant donné que le plus grand événement sportif de 2008 semble avoir été l'assaut assoiffé de sang de Jonathan Roy contre le gardien des Saguenéens. Bref, avec cette unique image de hockey semi-pro en tête, je m'étais dit que ça allait brasser et que je ne risquais pas de m'endormir (ce qui est bien souvent le cas lorsque je dois rester assis immobile devant quelque chose pendant plus d'une heure).

Tout au long du match, un paquet de petits accrochages à la limite de l'acceptable ont eu lieu. Je ne sais pas si mon expérience de hockeyeur amateur de niveau inférieur me rend plus sensible à la souffrance des joueurs, mais j'ai trouvé que les deux équipes se "piquaient" pas mal et que plusieurs joueurs couraient après le trouble. Un petit coup de bâton par-ci, un accrochage par là et sans doute plein de compliments tels que "Ta mère est une chienne" échangés entre les joueurs.

À un moment donné, une bagarre a éclaté entre un joueur des Remparts et un autre des Saguenéens. Les deux fessaient l'un sur l'autre avec détermination jusqu'à ce que le joueur des Saguenéens tombe par terre, pendant que l'autre continuait de le frapper. À ce moment précis où le joueur adverse est tombé sur la glace, des milliers de spectateurs se sont levés de leur siège en explosant de joie.

D'innombrables et bruyantes personnes avaient soudainement l'air de se réjouir à l'idée qu'un joueur de l'équipe adverse puisse se faire encastrer la tête dans la glace de la patinoire.

Ce fut un autre de ces moments où je me suis dit: "Euh? Quessé ça? Où suis-je? Le monde est donc ben malade?". Je n'ai alors pu faire autrement que me téléporter mentalement 2 000 ans plus tôt, dans un Colisée romain, alors que des esclaves se faisaient manger les bras par des lions pendant que la foule hurlait de bonheur. Oui, je sais que la comparaison est forte, mais en quoi c'est réjouissant de voir deux gars se fesser sans raison et être à deux doigts d'une commotion cérébrale? Et pourquoi tous ces spectateurs semblent plus joyeux lorsqu'un joueur de l'autre équipe mange une volée plutôt que lorsque cette même équipe se fait compter un but?

Y'a rien de le fun là-dedans. C'est pas comme si un des deux était un meurtrier reconnu et qu'on était content de le voir se faire arranger le portrait. C'est juste deux ti-gars de 18 ans.

Après mon voyage dans le temps jusque dans les Colisées de l'Antiquité, je me suis mis à faire un autre parallèle: la politique et le hockey sont deux domaines qui se ressemblent beaucoup. Dans ces deux domaines là, il existe une quantité impressionnante de fans brainwashés (ou simplement débiles), qui se laissent porter par les effets d'entrainement. Même les agissements les plus caves de leur parti/équipe leur paraitront acceptable alors que la moindre petite niaiserie de l'équipe/parti adverse leur semblera être un affront. Et ceux qui n'auront pas de parti pris entre les deux partis/équipes les regarderont péter les plombs comme une belle gang de malades mentaux.

lundi 16 février 2009

Constat personnel: je me sens comme Tom Cochrane

"... le jeune professionnel typique détient une formation universitaire, a une situation financière satisfaisante, mange des sushis, enchaine ensuite avec une crème glacée raffinée puis va s'acheter des livres d'auteurs reconnus et développe une philosophie de vie en fonction de ces livres là."

-moi-même, avril 2008

Les choses changent pour moi, et de plus en plus chaque jour.

Je mange maintenant des sushis occasionnellement. Je mange aussi de la crème glacée raffinée en période appropriée. J'en suis même rendu à m'acheter des actions une fois de temps en temps, ce qui est une coche au-dessus du mode de vie du professionnel typique. En fait, on pourrait aller jusqu'à dire que c'est l'achèvement ultime du "monsieur".

Avec tout ça, je suis capable de déterminer qu'en moins d'une année, le réactionnaire en moi s'est mis en mode latent et/ou somnolent. La vie change parfois très vite, et les habitudes alimentaires et financières peuvent n'être que la pointe de l'iceberg.

Je me sens comme un peu comme Tom Cochrane dans la toune "The Boy Inside the Man" même si je ne sais pas vraiment où il veut en venir dans cette chanson là...

dimanche 15 février 2009

Les médecins québécois

Ma mère est infirmière et travaille en étroite collaboration avec plusieurs médecins. Ce qui fait que, depuis des années, j'ai eu l'occasion de me forger une opinion assez fondée sur les gens membres de cette profession.

Je pense que le médecin typique est une personne un peu prétentieuse qui aime s'entendre parler. Conditionné depuis ses années d'université à se faire dire qu'il fait partie de l'élite de la société, il en vient à le croire et son attitude parfois désinvolte et arrogante le dénote très bien. Certains sont bien sympathiques et d'agréable compagnie, mais, règle générale, lorsqu'on se trouve face-à-face à un médecin on n'a pas l'impression d'être d'égal à égal. Y'a t-il des infirmières qui peuvent ajouter leur grain de sel à cette opinion personnelle?

Jusque là, ça peut aller. Parce qu'on a encore le droit d'avoir la personnalité qu'on a. Le problème est que, depuis un certain temps, j'entends des histoires pas très amusantes qui me font prendre conscience que les gens membres de la profession la plus admirée par le peuple ne sont pas aussi honorables qu'on a tendance à la croire. Mais comme ils forment un groupe littéralement intouchable (si on les écoeure trop, ils vont sacrer leur camp aux États-Unis et on va perdre nos "cerveaux"), leurs agissements louches sont très peu ébruités.

Tout récemment, ma mère a eu conscience du cas d'un homme de La Tuque venu à Québec pour des examens de résonance magnétique dans les jambes. À l'hôpital, on lui a dit qu'il fallait attendre 24 heures entre chaque résonance magnétique. Ainsi, les deux jambes ne pouvaient être examinées en même temps.

Évidemment, quand on se fait dire par notre médecin qu'un délai est nécessaire, on ne conteste pas. On ferme notre gueule.

Mais le médecin savait, lui, que le service rendu deux fois était plus payant que rendu une seule fois. C'est ce que l'infirmière assistante du médecin a dit à ma mère.

Je pense qu'il est important de rappeler que le patient s'était déplacé de La Tuque et avait dû faire 150 ou 200 km de voiture pour se rendre à Québec. Il avait dû se payer un stationnement à l'hôpital, se payer du restaurant, etc. Et le sacrament de médecin lui, il facturait tranquillement, s'en crissant pas mal qu'un homme perde deux fois 5 heures au lieu d'une seule fois 5 heures. Et il s'en crissait aussi que les délais d'attente pour le rencontrer soient aussi élevés. Dédoublez les visites de vos patients et vous contribuerez avec brio à augmenter les listes d'attente.

Ce n'est qu'un cas parmi tant d'autres. Je ne me base pas que là-dessus pour forger mon opinion des médecins. Ma mère m'a raconté assez de trucs pour que les fondations de mon jugement soient assez solides. Mais voilà. Tout part du fait que les médecins, dans leur tête, ne gagnent pas assez cher. Peu importe si leurs études leur ont coûté 10 fois moins cher qu'aux États-Unis et que leur maison coûte ici 5 fois moins cher qu'aux États-Unis. Ils devraient quand même avoir un salaire équivalent à celui des médecins des États-Unis, ou à tout le moins, à celui des médecins des autres provinces.

Ça fait qu'ils se rendent justice en s'octroyant un salaire supérieur en examinant une jambe par jour au lieu de deux jambes d'une seule shot.

Pis ils s'en calissent pas mal du bien-être collectif. Pis nous, on s'en calisse aussi, parce que l'argent qu'on paye en taxes et en impôts, c'est tellement abstrait qu'on ne sait pas trop trop où ça s'en va. Et même si on le savait, est-ce qu'on s'insurgerait?

Je me demande ce qui se passerait avec une petite caissière travaillant dans un dépanneur qui facturerait de faux prix pour des Caramilk et empocherait la différence. Je gage que, si elle chargeait 25 cents de plus pour ses barres de chocolat et qu'elle se faisait prendre par son patron, elle perdrait sa job, même si elle n'avait appliqué son manège que 2 ou 3 jours.

Pourtant, le médecin qui se fait prendre lui, il va conserver sa job. La radiation des médecins n'est possible que pour des cas d'incompétence ou de gestes criminels posés dans le cadre de ses fonctions.

C'est quoi la différence entre une caissière qui fourre ses clients pis un médecin qui fourre le gouvernement?

La différence c'est que le médecin, c'est Dieu.

mercredi 11 février 2009

Poésie

Ces derniers jours, j'ai opté pour la retraite fermée. Je me suis isolé, j'ai débranché le téléphone, écouté beaucoup de Loreena McKennith et d'Enya. Je voulais me repositionner par rapport à ma place sur la planète. Un renouveau était nécessaire et c'est ce pourquoi j'ai décidé d'écrire de la poésie.

Je me suis vêtu d'une écharpe, j'ai utilisé mes poches de tisane qui trainaient dans le garde-manger depuis trop longtemps. Et j'ai écrit, écrit, écrit sans arrêt. J'ai composé des poèmes à propos du temps qui passe, à propos des rivières qui coulent pour rejoindre l'océan, à propos de la vie et de la mort. À propos des rares choses qui méritent vraiment notre attention au cours de cette vie éphémère.


Tendre est ma barre tendre

Quaker, créateur
Pâtissier chevronné
Tu crées pour mes papilles
Un céleste festin
Qui lorsque je roupille
M'éveille parfois soudain
Mon ventre te réclame
Au milieu de la nuit
Miam miam je m'exclame
Ma barre tendre chérie!

Tisane et poulet frit

Petits oiseaux frigorifiés
Près du foyer, je vous regarde, gelés
Lourd est votre fardeau, triste est votre destin
Je me ris de votre état, ma tisane à la main
Je mange du poulet frit
Mes artères rétrécissent
Mon espérance de vie
Sombre dans une abysse

Mollets

Mais dis-moi est-ce bien vrai?
Ils t'ont enlevé tes mollets?
Gangrénés par ces abcès
apparus d'où? Nul ne le sait

Ta mine est celle d'un chien
tes ambitions d'autrefois
de devenir marathonien
volent maintenant en éclats

LOL

LOL je ris
Pourquoi, tu me dis?
Je ne sais pas, c'est ainsi

Ta mère est décédée
Tu me l'as annoncé
Clavardant le coeur serré

Le réflexe est installé
Souvent, sans raison, je ris
Je n'ai pas pu m'empêcher
D'écrire un LOL bien senti

jeudi 5 février 2009

Bye bye fonctionnaires, bonjour fission nucléaire!

Près de 7 années après mon entrée dans la fonction publique, je quitterai, dans une semaine, mon poste pour un milieu de travail totalement différent et beaucoup plus instable (plaisanterie nucléaire).

Au cours de toutes ces années, j'en aurai vu du monde bizarre et sous-performant. Des gens payés 50 000 ou 70 000$ par année pour se lever et aller faire la plante sur une chaise, 12 mois par année. La photosynthèse est un processus bénéfique pour la biosphère, mais je me demande encore si les salaires défrayés en valent la chandelle.

J'y reviendrai sans doute plus en profondeur un jour. Je pense qu'il y a beaucoup de choses qui sont inconnues du public et qui sont révoltantes, comme tous ces projets de 5 ou 10 millions de dollars qui sont annulés en cours de route après avoir fait travailler pendant des années des gens pour rien. Tous les gens équilibrés que je connais sont de plus en plus désabusés par rapport à la fonction publique. Plusieurs en sont venus à la conclusion qu'on y fait travailler les gens pour les occuper et non pas parce que c'est important de faire ce qu'il y a à faire. Hey c'est grave d'en arriver à ce constat là. Mais pour en arriver à penser ainsi, il faut bien avoir observé que des trucs ne tournaient pas rond...

Pour l'instant, je tente toutefois d'être positif puisque je suis fébrile par rapport à mon nouveau travail. Plus qu'une semaine et j'entrerai en fonction dans un poste qui me permettra, entre autres, de visiter les centrales nucléaires de la province. Mon rêve de petit garçon de pouvoir entrer en contact avec du plutonium deviendra peut-être réalité?

Un meilleur salaire, un boulot mobile et des radiations en quantité. Que demander de plus?

mardi 3 février 2009

Éric Lapointe, le Syd Barrett du Québec?

En 1968, Pink Floyd perdait son leader, Syd Barrett, devenu fou suite à des abus répétés avec l'acide.

Quarante années plus tard, serait-ce le tour à Éric Lapointe de quitter le showbusiness après avoir appliqué le concept de la star qui s'autodétruit? Et, si jamais le Québec perd Éric Lapointe, deviendra t-il une légende au même titre que Syd Barrett pour les Anglais et Kurt Cobain pour les Américains?

Selon Cyberpresse, Éric Lapointe serait hospitalisé depuis jeudi dernier (soit 5 jours) pour un malaise non précisé. On dit qu'il serait sous calmants.

Quand les détails divulgués sont aussi restreints, qu'est-ce que ça signifie? Que le Bon Jovi québécois âgé de 39 ans (mais ayant probablement l'intérieur du corps d'un gars de 75 ans) est sur le point de trépasser? Qu'on est en train de lui greffer un nouveau foie? Qu'il est désormais pluggué en permanence sur une machine qui fait la job de ses 3 ou 4 organes internes putréfiés?

-Le Voyou du Bayou, un blog à vocation sensationnaliste