samedi 31 janvier 2009

Ma contribution pour la faillite des dentistes

Je me rappellerai toujours de cette inoubliable journée où j'étais ressorti de chez le dentiste avec une facture potentielle de 1 166$ pour le plombage de 5 caries et la réparation de jolies cavités à la base de certaines dents que j'avais brossées trop fort, dans un souci de minutie un peu trop vigoureuse.

Outre le fait que j'aie été en beau tabarnac, j'avais trouvé assez bizarre le fait que je me ramasse avec autant de caries alors que, depuis 3 ou 4 ans, tout était correct.

Cette facture salée survenait l'année même où mon dentiste des 25 dernières années se retirait de la clinique pour laisser la place à un jeune dentiste fraîchement diplômé. Ça coincidait également avec de nouveaux investissements dans la clinique, tel un ordinateur drette à côté de la chaise du patient pour lui montrer des photos de sa dentition prises par un appareil hi-tech, quelques secondes auparavant. Je me rappelle m'être dit que ça avait dû coûter une couple de mille piastres d'installer ça.

Nouveaux investissements substantiels dans la clinique + nouveau dentiste + soumission supérieure à tout ce que j'avais payé au cours des 10 années précédentes = doute. Et comme les dentistes ont la manie de posséder des BMW et des maisons à Sillery, j'ai tendance à me dire que leur train de vie peut justifier de voir des caries là où il n'y en a pas. Ou, dans une moindre mesure, à affirmer qu'il faut agir immédiatement alors qu'il n'y a rien de vraiment pressant.

Depuis ce temps là, je ne suis pas retourné chez le dentiste. Je suis par contre devenu un obsessif compulsif de l'hygiène buccale: je me suis mis à acheter ma soie dentaire au Club Price et à passer au moins 4-5 minutes par soir à me faire le ménage entre les dents.

Le temps a passé sans trop que je ne sache quand j'allais retourner chez le dentiste maudit. Mais, cette semaine, j'ai eu connaissance qu'un cégep de la région de Québec offrait un service de clinique dentaire à frais modique. On demandait environ 40$ pour un examen et un nettoyage (alors que ça coûte au moins 80$ dans une clinique). Pour une dent cariée, on demandait 15$ par surface (3 surfaces = 45$ au lieu de 150-200$ chez le dentiste) et réparer une dent usée, ça coûte 5$ (au lieu de 80$ chez le dentiste). Qui peut rester indifférent à de pareilles aubaines? Même chez Wal-Mart, la compétition n'est pas écrasée à ce point là!

Bien sûr, ça prend des disponibilités de jour et le temps requis est plus important que dans une clinique normale. Aussi, on ne donne probablement pas de cadeaux comme une brosse à dents neuve ou des petits échantillons de pâte à dents. Je suis tout de même prêt à faire une croix sur ces petites gâteries pour sauver 500$.

Oui, la qualité du service, c'est important. Mais payer l'équivalent d'une semaine de son salaire pour deux ou trois heures de job de son dentiste, c'est tabarnaquement débile.

mercredi 28 janvier 2009

Avoir les mamelons percés et être une personne équilibrée, est-ce possible?

Moi, les gars avec les totons percés, ça m'écoeure. J'ai mal à leur place quand je les regarde et je trouve ça vraiment débile de vouloir avoir cette allure là. Bref, j'ai de gros préjugés à leur endroit et même si j'ai connu très peu de gars ainsi percés, je suis convaincu qu'on ne peut pas être une personne équilibrée en optant pour ce genre d'ornements tribaux.

Ça adonne que, dans ma ligue de hockey cosom, le gars le plus agressif a les deux totons percés, ce qui n'est rien pour redorer l'image de ces gens paraissant déjà débalancés. Le gars en question est du style à devenir super intense lorsque son équipe tire de l'arrière ou si l'équipe adverse remonte la pente. En plus de tout ça, il a vraiment une gueule de bum et une attitude d'enfoiré.

Une de mes amies ayant travaillé avec lui me disait, l'année dernière, qu'il parlait toujours de sa blonde en la qualifiant de "criss de folle" et ça, pas longtemps après être entré en fonction au bureau. Ça donne quand même une bonne idée du personnage. On n'a pas besoin d'en savoir beaucoup plus sur quelqu'un pour le qualifier de trou de cul.

Bref, ce gars là, je l'haïs depuis longtemps et quand il est sur le jeu en même temps que moi, j'essaie de me tenir à distance pour éviter les frictions étant donné que je suis du genre à sacrer et à pogner les nerfs quand on est raide avec moi.

Hier, son équipe menait 1-0 jusqu'à ce qu'on compte un but pour égaliser la marque, à 2 minutes de la fin. À ce moment là, c'était prévisible, dans le cerveau de mamelons percés, il y a eu une réaction chimique du "style bicarbonate de soude et vinaigre". C'est alors que son niveau de jeu est devenu pas mal plus intense. Il voulait scorer au plus tabarnac.

On s'est ramassés ensemble dans un coin et j'ai essayé de lui enlever la rondelle. De mon souvenir, je n'ai rien fait de déplacé mais il s'est arrêté de jouer pour me dire "Ton osti de hockey, vas-tu arrêter de t'en servir pour donner des coups dans les côtes?". Ah ben tabarnac, j'étais en train de me faire reprocher d'être raide par le joueur le plus agressif de la ligue!

Ça fait que j'ai répliqué: "C'est quoi l'affaire, tu chiales parce que tu te rends compte que tu vas pas gagner la game? Criss de cave!" etc. Pendant ce temps là, le gars s'approchait de moi comme un criss de malade qui veut se battre. J'étais encore plus en sacrament parce que cet enculé là était à deux doigts de me sauter dessus. C'est alors qu'un gars de mon équipe est arrivé sur le jeu en me recommandant d'aller m'asseoir sur le banc. Sinon, on serait probablement restés là à nous complimenter amoureusement...

Depuis le début de la saison, j'avais mangé la claque comme jamais au cours des saisons précédentes: je m'étais fait péter un doigt, j'avais eu les tibias en sang et des éraflures à presque chaque partie. Pis là en plus, de ma collection d'ecchymoses, je me rendais compte qu'il y avait un gars assez malade pour se battre parce que l'équipe adverse fait montre de 50% de l'intensité dont lui fait montre.

Ouais, j'ai de plus en plus conscience du fait que je dois apprendre à laisser aller les choses un peu plus, et pas juste au hockey cosom. Ce qui fait que, pour une des rares fois dans ma vie, je me suis dit que je devrais peut-être laisser tomber cette activité qui devient un peu trop intense. Mais si je quitte, je devrai me reprendre dans les corridors du bureau en l'appelant Rambo lorsque je le croiserai.

Et ça me fera un grand plaisir de le voir péter les plombs en se demandant si ça serait conveanble pour lui de me sauter dessus dans notre milieu de travail. Il est probablement assez fou pour le faire, et j'ai le goût de tenter l'expérience.

****

Ah ouin, hier soir à l'émission "Le Cercle", il parait qu'à la question "Quelle est la moustache préférée des Québécois?" la troisième position est allée à Adolf Hitler. J'ai trouvé ça un peu spécial d'entendre ça. En plus qu'Hitler n'avait qu'une demie-moustache. Il ne s'assumait pas ben ben en tant que moustachu.

lundi 26 janvier 2009

Pogné à la maison, telle une ménagère

Ce matin, il fait -30 degrés et pour la première fois de ma vie, je suis confronté à un problème de voiture qui ne démarre pas.

Mon premier réflexe est de me réjouir à l'idée de vivre une nouvelle expérience dans un monde où les jours se suivent et se ressemblent sans que la routine ne soit altérée.

Toutefois, en y repensant un peu plus, je me dis qu'avec ce raisonnement là, je serai content le jour où j'apprendrai que j'ai un cancer.

LOL LOL LOLLL!

Pis là je me rends compte que même en écrivant LOL à répétition, ça ne change rien. C'est toujours aussi plate d'avoir une batterie de char à terre.

Le conditionnement positif par le LOL, c'est pas pour moi.

jeudi 22 janvier 2009

Le médecin et la coiffeuse

Depuis un jour ou deux, tout le monde parle du mystérieux milliardaire québécois à qui son ex réclame 56 000$ par mois en pension alimentaire.

Y'a t-il encore quelqu'un qui se demande qui est cet homme, quand on apprend qu'il a rencontré sa conjointe brésilienne à l'âge de 32 ans alors que cette dernière n'avait que 17 ans, en 1991? Quel milliardaire québécois est assez jeune pour être né en 1959?

Ceci étant dit, il semble que, s'il y a procès, on visera à ce que la définition du terme "conjoint de fait" soit modifiée au Québec. On voudrait, si j'ai bien compris, que 3 ans de cohabitation ou un an de cohabitation avec enfant(s) soit considéré comme un mariage. S'il y a rupture après cette période, la totalité des avoirs du couple serait répartie entre les deux ex-conjoints.

Je trouve cette loi un peu débile, si appliquée à la lettre. Qui voudra former un couple avec quelqu'un n'ayant pas de possessions équivalentes aux nôtres? Et si on se fait "saigner" par notre première ex, comment on pourrait vouloir prendre la chance de cohabiter à nouveau avec quelqu'un d'autre pour possiblement se faire saigner une deuxième fois?

Je pourrais continuer longtemps là-dessus, mais je pense qu'une seule idée peut tout exprimer:

Si la loi change, comment un médecin pourrait vouloir former un couple avec une coiffeuse?

mardi 20 janvier 2009

Un grand joueur de basketball: Barack Obama

Depuis l'an 2000, j'ai lu et entendu beaucoup de gens affirmer que la moitié des américains (c'est-à-dire les 50% qui avaient voté pour George W. Bush) étaient des malades mentaux ou des criminels.

Pendant les 8 années qui ont suivi, j'ai continué d'entendre et de lire régulièrement un paquet de gens qui se sont prononcé sur ce qui se passait aux États-Unis en y allant de jugements plus sévères qu'envers n'importe quelle dictature d'Afrique ou d'Amérique du Sud. À chaque fois, je ressentais un certain malaise par rapport à tous ces gens de mon pays, et surtout de ma province, qui ont de la misère à comprendre ce qui se passe chez eux mais qui croient pouvoir juger de façon éclairée ce qui se passe ailleurs.

À les écouter, beaucoup de Québécois (et beaucoup d'autres nationalités vivant dans de merveilleux pays où les droits de l'homme sont à un niveau inférieur à celui des États-Unis depuis le début de son histoire), savent mieux que les Américains ce qui est bon pour eux. Comble de la contradiction, ce sont ces mêmes Québécois qui détestent se faire critiquer par les étrangers qui jouent aux moralisateurs avec les Américains.

Avec les 2-3 variables visibles pour nous (principalement la politique étrangère), on juge de la valeur d'un gouvernement américain qui a à manipuler 50 000 variables au cours de son mandat. Bref, si l'économie va bien aux États-Unis (ce qui n'est pas le cas actuellement, mais admettons que ça irait bien), mais que la politique étrangère américaine ne fait pas notre affaire, on va affirmer que George Bush doit démissionner, être jugé pour crime contre l'humanité et se faire fusiller. On s'en fout, nous autres, que la criminalité diminue ou que l'économie soit en santé aux États-Unis. On veut que les Américains plantent des arbres, dépolluent les océans et envoient du manger en Afrique. On ne juge les Américains que sur ce qui est visible chez nous.

S'il n'y avait que des sources d'information objectives et pas d'éditoriaux, je me demande si les gens se seraient forgé un jugement aussi sévère à l'endroit des républicains. Je crois que non. Je pense vraiment que l'être humain moyen est un mouton incapable de penser par lui-même. Presque à chaque fois où j'ai lu quelqu'un démolir George Bush, j'ai constaté que cette personne ne faisait que répéter ce qui avait été dit 100 fois durant la semaine à la télé et à la radio, dans les émissions d'opinion.

Je n'irai pas plus loin parce que ce n'est pas du tout mon intention de prendre la défense de Bush. Je ne pense pas que ce fut un grand Président ni un homme particulièrement intelligent. Du peu que je connais d'eux (j'attends toujours que les plus vigoureux anti-américains avouent qu'ils ne connaissent pas grand chose aux États-Unis et qu'ils n'ont jamais visité le pays), les républicains m'apparaissent comme des preachers cheaps qui ramènent trop de choses à Dieu et à Jésus.

Aujourd'hui, Barack Obama devient Président. En plus de me sembler très intelligent, c'est un excellent joueur de basketball qui m'a beaucoup impressionné lorsque je l'ai vu faire un "dunk" à la télé. En voilà un bon argument en sa faveur.

Est-ce que le monde va changer à partir d'aujourd'hui? Ça me surprendrait en maudit. Mais c'est quand même agréable de sentir qu'il y a de l'optimisme partout sur la terre présentement. Je n'ai jamais connu ça, je crois. Ça fait changement.

samedi 17 janvier 2009

Quand je mets de l'essence dans mon hummer, ça me met de mauvaise hummer

Tout comme Brem, je possède un Hummer et à chaque fois où je vais mettre de l'essence, je trouve que ça me coûte cher.

L'été dernier, le baril d'essence coûtait environ 150$ US et le prix au litre était de 1,50$ approximativement. Le rapport était donc de 1:100 entre le litre et le baril.

En date d'hier, le baril d'essence coûtait environ 35$ US. Si on applique le principe de la règle de trois, ça voudrait dire que l'essence aurait dû coûter 35 cents le litre. Mais non, hier à Québec, le prix était de 87 cents le litre.

En fouillant un peu sur le sujet, j'ai pu constater que les taxes fédérales et provinciales sur l'essence étaient d'environ 25 cents. On ajoute ensuite la TPS et la TVQ. Ainsi, l'essence commence à 25 cents et non pas à 0 cents. Bon ok, mais est-ce que ça peut justifier que le prix du baril de pétrole ait baissé de quatre fois depuis l'été dernier alors que le litre n'a même pas baissé de moitié? (Bref, le baril est à 25% de son prix d'il y a 6 mois et le litre est à environ 60% de son prix de l'été dernier).

Pourquoi est-ce que, sur les blogs, les gens s'indignent à propos d'un paquet de niaiseries mais pas là-dessus? Les blogueurs seraient-ils une grosse gang de piétons?

***

Du coq à l'âne, j'ai noté que le froid intense des dernières journées avait causé des phénomènes jusque là jamais vécus dans ma demeure. Il y a plein de glace à l'intérieur des vitres de la maison. Mêmes les pentures de la porte d'entrée sont givrées. Le métal (c'est en métal?) est vraiment un excellent conducteur parce que le gel a traversé dans ma maison. Je me sens comme dans le film "The day after tomorrow" alors que le froid meurtrier court littéralement après les gentils.

mercredi 14 janvier 2009

Sexe et shopping, suite et fin

Lundi, je suis sensé donner mon cours de guitare à ce garçon rencontré la semaine dernière qui se révélait être un amateur de sexe et shopping sur une fiche de présentation trouvée sur Internet.

Comme on avait convenu qu'il me confirmerait si le deuxième cours allait bel et bien avoir lieu à l'heure entendue, j'ai attendu de ses nouvelles. Lundi, le jour du cours, n'ayant reçu aucun appel de sa part, je décide de l'appeler sur l'heure du dîner pour voir ce qu'il en est.

Il me répond alors qu'il ne sera pas en mesure de recevoir le cours et que ça lui coûte de l'argent de me parler. Bizarre, parce que les autres fois, ça n'avait pas l'air d'être un problème de discuter sur son cellulaire. Il conclut rapidement en me disant qu'il va me rappeler.

Mercredi, soit deux jours après le cours avorté, je n'ai toujours pas de ses nouvelles et je décide de lui écrire. Mon message plutôt banal donne lieu à une réponse assez hallucinante.

Comment le seul amateur encore vivant de Roch Voisine peut-il être aussi arrogant? Et comble du sciage de jambes, bien que j'aie réussi - contre toute attente - à rester poli dans mon courriel, je me faisais maintenant donner des leçons de maturité émotionnelle par un non-résident canadien sans doute issu d'une tribu cannibale africaine.

Il me reste à savoir ce que je vais lui répondre.



Mercredi 14 janvier 2009
De: Moi
À: Sexe et Shopping


Salut Sexe et Shopping,

Étant donné que tu ne m'as pas redonné de nouvelles ni rappelé, je considère que les cours avec toi sont terminés.

___________________

Mercredi 14 janvier 2009
De: Sexe et Shopping
À: Moi

je regrette fortement ton imaturité émotionnelle mais il n'empeche que ceci revèle ta réelle motivation...
alors tes cours tu ferais mieux de les garder car ils me sont pas du tout indispensables pour cette guitare que je joue si bien.
salut

lundi 12 janvier 2009

Véro vous aime pis le Voyou du Bayou itou!


Ça, c'est ma nouvelle signature de blogueur. Ce n'est pas d'hier que j'affectionne les coeurs, seulement, j'essaie de jouer aux durs à cuire. Mais ça aura pris l'approche de la trentaine pour que je me laisse un peu plus aller à mes impulsions sentimentales.

Jadis, naguère, autrefois, certains ont sous-entendu que j'avais le profil d'un fanatique d'extrême-droite. J'imagine qu'ils auraient plutôt envisagé une signature comme celle-là:


J'ai fait de l'infographie de haut-niveau parce, suite à tous ces remous entourant l'excellent Bye Bye 2008, j'ai décidé, pour je ne sais trop quelle raison d'aller faire un tour sur le site de Novem, la compagnie de production de Véronique Cloutier. Et puis, après avoir consulté l'offre d'emploi de comptable pour la compagnie Novem, j'ai suivi un lien qui m'a renvoyé sur le site de Véronique Cloutier.

J'ai lu le petit mot d'accueil et j'ai trouvé ça super personnalisé. On dira ce qu'on voudra sur Véro, qu'elle ressemble à Michèle Richard, qu'elle a une voix de chauffeuse de truck, que son père est un pédophile qui pue, c'est quand même une fille proche du peuple. Ceux qui en doutent n'ont qu'à regarder sa signature pour changer d'idée. Ça marche, ça change les perceptions. Ça fait que j'ai décidé de faire comme elle parce qu'elle est tellement fine que je me dis qu'une signature comme ça pourrait permettre à mon capital de sympathie de prendre de l'ampleur.


P.S. Mélou affirme qu'elle aime mieux Véronique Cloutier que Wayne Gretzky.

vendredi 9 janvier 2009

L'art de la guerre

Sur le trône, ces temps-ci, je lis le livre "L'art de la guerre".

En fait, le terme "livre" me semble plus ou moins approprié puisqu'il s'agit d'un recueil de réflexions écrit par un militaire de l'Antiquité dénommé Sun Tzu. Le livre, écrit en Chine il y a 2500 ans, présente plusieurs idées relatives à la façon de gagner une guerre. Bien entendu, au fil des siècles, le monde s'est complexifié et le concept de "guerre" a fini par pouvoir s'adapter à différentes réalités.

Plusieurs génies de la politique tels que Staline, Mao Tsé-Toung et Jean Charest ont semble t-il lu le livre. Les étudiants en finance l'apprennent dans certains pays, selon la note inscrite au verso de mon livre. Même mon idole, Tony Soprano, s'est basé sur ce livre dans l'excellente série américaine "Les Sopranos".

Mais bien au-delà des sujets pour l'élite tels que la politique ou l'économie, je pense qu'on peut appliquer partiellement certains enseignements de ce livre à des aspects bien concrets de notre vie tels que nos relations humaines ou notre carrière. Ce n'est pas parce qu'on n'est pas en guerre que certaines notions stratégiques ne sont pas bénéfiques.

On pourrait qualifier certaines notions véhiculées dans le livre de manipulation, mais les gens qui s'indignent contre ces pratiques semblent ne pas avoir encore compris que la manipulation est partout dans le monde moderne (religion, publicité, économie, marché de l'emploi où on essaie de nous vendre des emplois plus plates qu'ils ne le paraissent, etc). Quoi qu'il en soit, au-delà de la manipulation, je considère que "L'art de la guerre" peut enseigner aux gens à penser un peu plus aux conséquences des gestes posés et des réactions qui en découleront. Et ça, c'est bon pour tout le monde.

Un bon exemple tiré du livre (et de Wikipédia) est le suivant:

"Le point de vue de Sun Tzu est qu'il faut permettre à l'ennemi de s'enfuir, sinon il se bat avec la « rage du désespoir » et risque d'infliger des pertes sévères, surtout s'il se sait perdu. De plus, Sun Tzu dit aussi qu'il faut tromper l'adversaire en fuite, toujours lui laisser croire qu'il peut s'enfuir".

En effet, quand on n'a plus rien à perdre, on s'en fout de perdre une jambe ou un bras. On va aller jusqu'au bout, se venger et faire le plus de dommages possibles avant de mourir, si c'est la seule issue qui nous apparait possible.

Un autre passage que j'ai trouvé excellent est celui où on expose que, dans la Chine de cette époque, les généraux avaient l'habitude de s'échanger des offrandes avant les combats. Un général avait décidé d'envoyer une cruche d'urine (pisse) au général adverse au lieu de l'habituelle cruche de vin. Le général ayant reçu le pot d'urine devint fou de rage et décida de lancer son attaque immédiatement contre les murs de la ville de son ennemi. Malheureusement pour lui, son armée fut ravagée puisqu'il avait attaqué un type de fortifications reconnues comme étant très difficiles à percer. Bref, la susceptibilité de l'adversaire avait été piquée afin d'en tirer avantage.

Ces idées peuvent sembler évidentes comme ça, mais il fallait que quelqu'un en prenne conscience initialement et l'écrive de façon concrète. D'ailleurs, ce qui me fascine le plus, c'est que 2500 ans plus tard, on n'entend pas beaucoup de réflexions simples mais exactes comme celle-là. C'est troublant de constater que l'être humain n'a pas vraiment changé depuis 2500 ans. Des réflexions et des observations émises il y a deux millénaires et demi s'appliquent encore aujourd'hui car l'humain est toujours aussi prévisible dans ses réactions. On peut encore manipuler ou vaincre une armée (ou quelqu'un) par les mêmes méthodes, en les adaptant au monde d'aujourd'hui.

Combien de gens mourront sans avoir pensé à quoi que ce soit qui se rapproche de ça? Y'a encore des gens qui se prennent pour d'autres avec pas grand chose. Ben sacrament, ils devraient prendre conscience de l'existence de ce livre là (et de plusieurs autres) pour réaliser que tout ce qui peut sortir de leur tête a déjà été écrit plusieurs centaines d'années avant leur naissance.

En vérité, je vous le dis, l'être humain se croit souvent intelligent, instruit et futé. Mais bien des gens morts depuis des siècles ont réfléchi et mis sur papier des idées plus profondes que nos arrières-petits-enfants, avec la meilleure alimentation et la meilleure éducation reçue, ne le feront.

mardi 6 janvier 2009

Sexe et Shopping

Il y a environ une semaine, j'ai reçu un courriel de la part d'un type qui me faisait part de son intérêt pour suivre des cours de guitare. Comme il voulait que je l'appelle pour lui donner un peu plus de détails, j'ai tenté de le joindre. Mais il n'était pas là et je suis tombé sur sa boîte vocale.

Dès le déclic annonçant le début du message, je réalise que j'ai affaire à un gars particulier: une petite pièce reggae se met en marche en trame de fond et joue pendant un bon 5 secondes avant que le gars ne se mette à parler. J'entends alors l'accent français et je note immédiatement son attitude cool et zen qui fitte avec le "mood" de la toune reggae.

Ce message de boîte vocale me fait rire de bon coeur et je décide de raccrocher pour ne pas lui manquer de respect en riant de lui dès les premiers mots qui sortiraient de ma bouche. Mais comme le gars a l'air pas mal spécial, je décide d'effectuer une recherche sur Internet à partir de son adresse email pour essayer de voir à quel genre de joyeux naufragé j'ai affaire.

Je tombe alors sur un site me présentant la photo du garçon de race noire ainsi qu'une courte description de sa personne:

HYPER COOL COMME GARÇON. J'AIME FAIRE LES 400 COUPS AVEC LES COPAINS MAIS JE ME LA JOUE PARFOIS SOLO... MON PECHE MIGNON C'EST LE DUO SEXE&SHOPPING. IL M'ARRIVE DE BOUQUINER AUSSI CAR JE VEUX PAS MOURIR IDIOT. JE PARTAGE CERTAINES VISIONS DU MONDE COMME L'EGALITE DES RACES ET LE RELATIVISME CULTUREL. JE M'INSURGE CONTRE LA GUERRE ET FORCEMMENT JE SUIS PAS COPAIN AVEC BUSH.

Évidemment, encore une fois, je ris de bon coeur. Mais j'ai quelques craintes et certains passages, dont la mention "sexe et shopping" me perturbent. Si je donne un cours de guitare à ce type, va t-il tenter de me droguer pour ensuite me violer?

***

Les jours qui ont précédé notre rencontre se sont déroulés dans l'angoisse, pour ma part.

Je lui ai donné son premier cours hier soir et je dois dire que oui, le gars est effectivement cool. Type sympathique, mais je dois dire que ça m'a fait bizarre de donner un cours de guitare à un gars qui a eu son capuchon de gilet-capuchon sur la tête pendant la majeure partie du cours.

Par contre, c'est définitivement un "lover" qui vit près de ses émotions. Il m'a mentionné lui-même être romantique et désirer jouer des ballades, comme du James Blunt ou du Francis Cabrel.

Désirant évaluer son niveau à la guitare, je lui ai demandé de me jouer un petit quelque chose et il s'est exécuté avec "Hélène" de Roch Voisine. Je l'ai écouter sans trop réagir, mais intérieurement, je vivais un véritable tsunami cérébral. Quessé ça? Quel gars normal peut sérieusement jouer "Hélène" en 2009?

Toujours pendant le cours, j'ai mentionné (pour je ne sais quelle raison) qu'une fille suivait des cours avec moi. Dès que j'en ai fait mention, il m'a demandé promptement son âge et si elle avait un copain. Je lui ai répondu que oui, malheureusement, elle semblait être en couple.

Non mais pour s'exciter comme ça sur une inconnue, une fraction de seconde après qu'on ait appris son existence, faut vraiment être un pénis sur deux pattes...?

Je pense que ce gars là veut suivre des cours de guitare pour séduire les filles et, éventuellement, en honorer quelques unes. La mention "sexe et shopping" disait vraiment tout.

À SUIVRE...

samedi 3 janvier 2009

Le fou du village

Deux jours avant le jour de l'an, j'étais en train de faire la file de l'épicerie pour échanger mes bouteilles vides. En avant de moi se trouvait un bonhomme étrange d'une cinquantaine d'années qui était en train de rire avec éclat à propos de je ne sais trop quoi.

Comme il se retournait pour me jeter un coup d'oeil, je lui ai dit: "Vous êtes jovial vous!". Il m'a répondu quelque chose comme: "Je ris de l'humanité! La simplicité volontaire, les gens l'ont pas compris... Des vanités partout, y'a juste ça!".

Qu'est-ce qu'on peut répondre à ça? Pas grand chose, en tout cas, pas vraiment dans la file menant au guichet des 12 articles ou moins. Ça fait que j'ai répondu quelque chose comme "Ah ben coudonc".

Mais le bonhomme continuait de rire de l'humanité avec éclat sans raison particulière. À chaque fois, il souriait un peu comme Jack Nicholson, en montrant ses dents et en faisant un sourire un peu menaçant. Il m'a répété encore une ou deux fois qu'il n'y avait que des "vanités" partout et qu'il ne fallait pas écouter les hommes.

Une place s'est libérée à un autre comptoir et je m'y suis dirigé pour échanger mes bouteilles vides. Je n'avais pas eu l'occasion d'aller au bout de ma discussion avec l'étrange monsieur qui riait de l'humanité dans les files d'épicerie.

Mais, après l'échange de mes bouteilles, il me restait quelques canettes à mettre dans la machine compacteuse de cannettes. Et c'est alors que surgit à nouveau le délirant monsieur. Considérant qu'il me fallait approfondir ma compréhension de sa vision de la vie, je lui ai posé quelques questions relatives à ses homards achetés, à savoir s'il allait les manger le soir même. À ce moment là, il m'a paru laisser tomber son personnage de gars fou, ou à tout le moins, avoir un instant de lucidité. Il m'a dit qu'il allait le manger bientôt. Je lui ai dit que selon l'émission "L'épicerie", il fallait le manger tout de suite sinon la chair allait être moins tendre. J'inventais tout ça, je voulais juste le confronter avec quelque chose de concret, en lien direct avec sa vie, pour l'emmener sur un autre territoire que les théories par rapport à la simplicité volontaire ou les "vanités". Mais il s'est mis à me répéter qu'il n'écoutait jamais les hommes, qu'il n'écoutait que la nature ou je sais pas trop quoi du genre. Enfin, peu importe les mots exacts, ça revenait à la même idée qu'au début.

Réalisant que ça n'irait nulle part, je lui ai demandé: "Quessé vous pensez de ça vous Pink Floyd?", pensant pouvoir le désarçonner un peu avec cette habile question en lien avec la musique populaire. Ma tentative fut un échec puisqu'il m'a encore répondu qu'il n'écoutait pas les orchestres, ni les hommes.

Ouin, ben rendu là, quand toutes les tentatives de discussion obtiennent une réplique du genre "J'écoute pas ça moi, les hommes!", on est aussi bien d'aller acheter sa poche de patates et de passer à un autre appel. J'aurai au moins essayé d'échanger.

vendredi 2 janvier 2009

Drôles de manières

Il paraitrait que l'humoriste Cathy Gauthier a une manière bien particulière de déboucher ses bouteilles de bière.

Au lieu d'enlever le bouchon comme tout le monde, elle casserait le goulot sur une table pour ensuite boire directement sur son tesson de bouteille.