jeudi 19 novembre 2009

2012

Je suis allé voir le film "2012" hier soir et ça me tentait de revenir là-dessus pour brûler plein de punchs du film.

Quand on a vu un minimum de films de catastrophes ou de fin du monde, on sait, en partant, assez bien de quoi ça va avoir l'air:

1- Au début du film, un scientifique pas trop laid découvre que quelque chose cloche à quelque part;
2- Il essaie de faire passer son message et n'est pas pris au sérieux à prime abord;
3- Ce scientifique ou un autre personnage important est un père célibataire avec un ou des enfants. Il va se pogner une belle fille célibataire dans le courant du film;
4- Les phénomènes inquiétants vont prendre de l'ampleur tranquillement pendant la première moitié du film. Soudainement, ça va être le bordel partout en même temps et la fin sera proche;
5- Un espoir va naitre pour que quelques personnes puissent s'en tirer;
6- Ça va être dur d'atteindre le lieu de sauvegarde espéré;
7- Malgré le bref délai avant la fin du monde ou l'arrivée de la terrible menace, il y aura le temps de se passer au moins une ou deux histoires d'amour entre des personnages. On aura peut-être même droit à la naissance d'un bébé mammouth avant la fin du film si c'est une réalisation de Pixar.

Je pourrais sans doute en rajouter plus, parce que c'est pas mal toujours la même formule. Que ce soit "The day after tomorrow", "Knowing" (le récent film de Nicolas Cage sur la fin du monde), "L'événement" ou un paquet d'autres dans le même style, on peut généralement s'attendre à la formule habituelle.

Résumé: En 2009, on se rend compte que des éruptions solaires majeures entrainent le bombardement de la terre par des neutrinos. Ces derniers font bouillonner le centre de la terre et ça entraine un très important réchauffement de l'écorce terrestre. Ainsi, plusieurs grosses fissures prennent naissance, des volcans explosent, des tsunamis sont créés et réussissent même à atteindre des hauteurs suffisantes pour se rendre dans l'Himalaya, près du sommet du Mont Everest (8848 mètres). Moi, j'ai pas de misère à croire à ça, des vagues capables de pénétrer des chaines de montagnes hautes de plus de 8000 mètres.

Évidemment, y'a toujours des gens qui chialent quand un film est invraisemblable. La plupart des films d'action ou de science fiction le sont et je n'ai généralement pas de misère avec ça quand c'est modéré. Le problème, c'est que 2012 veut vraiment trop nous en mettre plein la vue. Y'auraient pu se contenter d'inonder les grandes villes côtières ou des plaines me semble? Pourquoi est-ce que les vagues se rendent dans l'Himalaya pis on apprend à la fin que l'Afrique au complet n'a à peu près pas été touchée? What the fuck tabarnac?

Notons également que le héros du film est poursuivi à deux ou trois reprises par des méga fissures qui prennent naissance derrière lui et qui suivent sa trajectoire. Ce sont des fissures à tête chercheuse. Pendant que tout le reste de la Californie tombe dans la fissure ou subit les contrecoups mortels de celle-ci (soulèvement du sol, effondrements d'édifices, etc), notre héros est talonné par cette dernière qui le suit sur son parcours en auto ou en avion. En plus de se diriger en ligne droite sur la route, la fissure s'étire à une vitesse juste assez suffisante pour challenger notre héros.

Au final, le héros aura réussi à échapper à la mort (qui semble le poursuivre plus directement que tous les autres habitants de la Californie) près d'une dizaine de fois alors que la majorité de la population non poursuivie par les fissures sera morte rapidement, des suites des premières crevasses ou secousses sismiques.

Pis la fin, c'est très hot. L'ex-femme du héros rematchée avec un autre gars voit ce dernier mourir en étant écrasé par des engrenages. Son deuil est de courte durée car 10 ou 20 minutes après l'horrible mort de son conjoint, elle retrouve son amour pour son ex-mari et l'embrasse en semblant se calisser complètement de ce qui vient de se passer avec le gars qui la fourrait 2-3 jours auparavant.

Moi, je me demande si je serais capable de flatter mon chat 10 minutes après que mon voisin de siège (pour lequel je n'éprouve aucune émotion) ait été écrapouti par l'autobus après avoir glissé sur une plaque de glace.

Ma cote: 6,5 bayous sur 10.

5 commentaires:

mélou a dit…

"Moi, j'ai pas de misère à croire à ça, des vagues capables de pénétrer des chaines de montagnes hautes de plus de 8000 mètres."

Yo, Man. C'est la fin du monde. Toute se peut!

zazou a dit…

Merci pour le récit! Ça confirme que je ne voulais pas aller voir ce film là!

Bleuet a dit…

c'est encourageant un 6,5 je vais quand même attendre le DVD.

Malorie a dit…

Ben le zigonage avec la plus haute chaîne de montagne, les arches etc. j'ai juste vu ça comme un vaste clin d'oeil biblique, même chose avec l'Afrique, berseau de l'humanité. mais ce qui m'a le plus choqué, c'est la alideur physique et psychologique des deux petits Russes laites. Ça pis la famille de BS qui ont amené leur enfant de 4 ans voir le film à 21h un mardi. Gang de sans génie caves, vous pensez que le kid va pas brailler tout le long, c'est super bruyant pis tout le monde crève!

L'artiste a dit…

Comme tout bon film à catastrophe, les États-Unis sauvent le monde!!!!!!!

J'ai pas vu le film mais j'ai entendu dire qu'ils avaient construit 4 gros bâteaux, un pour l'europe, un pour l'asie pis évidemment un pour les États-Unis seulement!

Tk, bref, le film est à bannir!